né en 1930
46 films (103 opus)
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histoire du cinéma : Pensée et cinéma
Voir : Quiz Jean-Luc Godard

"L'œuvre de Jean-Luc Godard est un torrent d'idées, d'inventions, de liberté, de puissance émancipatrice, de dévouement idéaliste, d'exigence, de mélancolie, d'amour fou pour l'intelligence. Avec Godard, le cinéma devient un levier critique, un atelier où l'on peut observer les découpages des phénomènes, un chantier où l'on travaille à déplacer les limites du symbolique (…) Chez Godard, tout geste, toute pratique, toute phase dans la création, depuis sa création jusqu'à sa diffusion dans l'espace public, se transforme en proposition sur l'art. Mais le terme "art", ici ne renvoie pas à des idéaux constitués et à des circuits symboliques institués, il indique une recherche permanente, critique et parfois violente, concernant l'ensemble des croyances et des règles relatives à la représentation - ses paramètres, ses outils, ses formes, ses fonctions et ses mythes. Avec Godard "art" reste le nom usuel d'une pratique inédite de l'insoumission créatrice. En cela l'auteur des Histoire(s) du cinéma a produit la notion d'art eu XXe et XXIe siècles, au même titre que Francesco de Goya, Friedrich Schiller ou Arthur Rimbaud pour leur temps" (Nicole Brenez et Michael Witt 1).

Après une présentation de la mise en scène à partir de l'analyse de Gilles Deleuze nous proposerons un découpage chronologique en quatre époques des 102 opus réalisés par Jean-Luc Godard entre 1955 et 2014, une bibliographie et la liste des œuvres.

I - Pensée et cinéma

Godard est, autant qu'un réalisateur, un détective, un scientifique de l'image. Son rêve serait peut-être, comme il l'énonce dans la Lettre à Freddy Buache (1982), d'être une sorte de sonde intersidérale comme Voyageur dont deux photos de Saturne ont donné quatre ans de travail aux scientifiques. Lorsqu'un carton de Vent d'Est (1970) affirme "Ce n'est pas une image juste, c'est juste une image", ce n'est pas seulement pour dire qu'il n'existe pas en soi d'image juste mais pas davantage pour dire que l'on doit se contenter de juste une image. Le but du film est d'interroger cette image, de la faire travailler, correspondre, voir avec d'autres pour produire de l'émotion.

Comme l'analyse Gilles Deleuze, chaque film de Godard est donc l'occasion de se poser de nouveaux problèmes. Ce qui ne varie pas, c'est de les traiter en créant et distinguant des catégories. Ces juxtapositions de catégories génèrent des séries d'images pour provoquer de la réflexion à partir des différences au sein de ces catégories et entre catégories. Elles ne doivent pas dériver les unes des autres, si bien que leur relation est du type "ET", mais ce "ET" doit accéder à la nécessité. Il arrive souvent que le mot écrit indique la catégorie, tandis que les images visuelles constituent les séries : d'où le primat très spécial du mot sur l'image, et la présentation de l'écran comme tableau noir.

Les catégories prolifèrent : l'amour, le rouge, le romanesque, la shoah, le conflit israélo palestinien, l'épopée, le théâtre, le roman, la danse, le cinéma lui-même, catégories psychiques (l'imagination, la mémoire, l'oubli…) et Godard aime à y revenir de films en films, les réorganisant pour mieux les faire jouer entre elle et interroger le monde. Le problème du rapport entre images n'est plus de savoir si "ça va" ou si "ça ne va pas", mais de savoir "comment ça va".

Le collage correspond parfaitement à cette pratique du ET. Un film se construit par l'opération du montage qui consiste à coller un plan et un autre plan, à coller une phrase (bande son) sur le visage de celui qui la prononce (bande image). Dès 1965, Louis Aragon dans l'émission Cinéastes de notre temps utilisera le terme de collage pour qualifier le travail de Godard. Chez le cinéaste, la collure, souvent volontairement visible, est soit du domaine du visuel, soulignée par le faux-raccord soit du domaine de l’auditif par la répétition d’une phrase, par l’irruption d’une musique ou sa brusque interruption. L’interruption est souvent signalée, soulignée par un espace vide : un bref écran noir, par exemple. L'image noire devient alors une image en soi mettant en valeur le plan qui précède et celui-ci qui suit. Par ailleurs, plusieurs films de Godard "collent" deux histoires ensemble. One + One (1968) fait alterner les répétitions en studio d’une chanson, Sympathy for the Devil, des Rollings Stones et des scènes de militantisme politique dans un cimetière de voitures londonien. Dans Passion (1982), l’histoire de la jeune employée licenciée de son usine croise celle du metteur en scène polonais, en échec dans sa tentative de retrouver la lumière des tableaux de maîtres. Avec Nouvelle Vague (1990), nous assistons à la répétition en symétrie de la même histoire. Par la pratique de la vidéo, Godard a diversifié et intensifié sa pratique du collage. Cette technique lui a fourni la possibilité de jouer avec des images captées à la télévision ou sur d’autres enregistrements vidéo, d’incruster des textes à l’image. Ses films-essais, comme Histoire(s) du cinéma, s’offrent comme un collage très composite de citations de films de fiction, de bandes d’actualité, de reportages, de photographies d’archives, de tableaux de maîtres, de citations de philosophes, de bandes son de films, de musiques, de commentaires personnels, etc.

C’est un cinéma qui entre, chaque fois davantage, dans le domaine de la poésie. Mais le cinéaste ne filme pratiquement plus dans ce type de cinéma-là. Il recadre, il assemble, il monte, il colle un matériau pré-existant qu’il métamorphose. L'apport principal de Jean-Luc Godard au cinéma est ainsi d'abandonner le discours intérieur comme guide de la mise en scène. Certes Dziga Vertov l'avait fait avant lui, mais Godard a progressivement et systématiquement fait éclater le discours unicentré pour soumettre la narration au discours indirect libre et lui donner, souvent, une dimension cosmique.

II - Quatre périodes pour 103 opus

La période moderne dure de 1955 à 1967, des premiers essais d'Opération béton (1955) à Week-end (1967) avec ces deux chefs-d'œuvre que sont A bout de souffle (1960) et Le mépris (1963).

La seconde période, militante, commence avec Le gai savoir (1968) et s'achève avec Comment ça va ? (1978). La troisième période, postmoderne, s'ouvre en 1980 avec Sauve qui peut (la vie) et s'achève en 1994 avec JLG/JLG - autoportrait de décembre. Deux chefs-d'œuvre aussi durant cette période : Passion (1982) et Hélas pour moi (1993).

La quatrième période, mondialiste, s'ouvre avec Deux fois cinquante ans de cinéma français en 1995. On ne voyait effectivement pas à quel autre cinéaste français aurait pu être confié la célébration du centenaire du cinéma. Elle s'achève provisoirement avec les ponts de Sarajevo (2014). Les Histoire(s) du cinéma (1999) et Notre musique (2003) portent alors à six les films de Godard qui comptent parmi les plus grands de l'histoire du cinéma.

 

II-1 La période moderne

Né à Paris, le 3 décembre 1930, d'une famille issue à la fois de la petite (par son père) et de la grande (par sa mère) bourgeoisie protestante, Jean-Luc Godard grandit entre la France et la Suisse. La découverte du cinéma dans la France de l'après-guerre est à l'origine de sa vocation.

Ancien élève du collège de Nyon en Suisse, Jean-Luc Godard entre au Lycée Buffon à Paris en 1946. Après avoir passé son baccalauréat en 1949, il s'inscrit à la Sorbonne en Propédeutique et certificat d'ethnologie. Le jeune homme fréquente surtout les ciné-clubs et la Cinémathèque Française d’Henri Langlois, installée rue de Messine depuis 1948. Au "ciné-club du Quartier Latin", Jean-Luc Godard fait la connaissance des futurs cinéastes de la Nouvelle Vague, Jacques Rivette et Eric Rohmer, qui fondent La Gazette du cinéma. C'est dans cette toute jeune revue qu’il signe ses premiers textes, adoptant parfois le pseudonyme de Hans Lucas (« Jean-Luc » en allemand). Le rêve de Godard est alors de publier un roman chez Gallimard. Afin d’échapper au service militaire en France, il opte pour la nationalité suisse. Puis il voyage avec son père en Amérique du Nord et du Sud pour éviter le service militaire suisse. En janvier 1952, paraît pour la première fois la signature de Hans Lucas dans le numéro 8 des Cahiers du cinéma, la revue à couverture jaune, fondée en avril 1951 par André Bazin.

Que ce soit dans La Gazette du cinéma ou les Cahiers, Godard mène déjà une réflexion sur le cinéma. Le texte qu’il signe pour le premier numéro des Amis du cinéma, en 1952, a pour titre Qu'est-ce que le Cinéma ? et se termine par cette phrase : "Aussi, à la question Qu'est-ce que le Cinéma ?, je répondrai d'abord : l'expression des beaux sentiments". Toutefois, son texte théorique le plus important est "Défense et illustration du découpage classique" ; le jeune homme s’en prend, dans les pages même des Cahiers, à la pensée d’André Bazin qui s’enthousiasme sur la profondeur de champ et le plan séquence, défini par ce dernier comme marque de la modernité au cinéma. Cette défense d’un langage classique réapparaît en décembre 1956 avec Montage, mon beau souci qui figure dans le même dossier sur le montage que Montage interdit d’André Bazin. De 1956 à 1959, dans les Cahiers du cinéma, mais également dans les pages de l’hebdomadaire Arts, Godard livre ses grands textes sur Frank Tashlin, Alfred Hitchcock, Nicholas Ray, Ingmar Bergman, Anthony Mann, Douglas Sirk, Fritz Lang, Boris Barnet, Roberto Rossellini, Jean Renoir et Jean Rouch. Il aime ce qu’il appelle "l’art et la théorie de l’art", un cinéma qui montre, et qui s’interroge sur lui-même.

En 1954 et 1955, Godard tourne deux courts métrages en Suisse : Opération béton et Une femme coquette. Le premier est un documentaire sur le barrage de la Grande-Dixence sur lequel Godard a été manœuvre. De son côté, Une femme coquette est une fiction d’après Le Signe, une nouvelle de Guy de Maupassant.

Pierre Braunberger, pour la société de qui Godard fait du montage, produit les trois courts métrages suivants : Tous les garçons s'appellent Patrick en 1957 sur un scénario d'Eric Rohmer, Une histoire d'eau, l’année suivante, que Godard monte et commente sur des images de François Truffaut, enfin la même année Charlotte et son Jules dont il signe le scénario et la réalisation. Ces films annonciateurs de ce que sera la Nouvelle Vague, donnent par la jeunesse des acteurs, la liberté de la narration, les méthodes de tournage, le travail sur la bande son, en mineur, le ton à venir du cinéma de Godard.

Godard remplace Claude Chabrol comme attaché de presse au bureau de la Fox à Paris. À l’occasion d’une projection, il fait la connaissance de Georges de Beauregard qui devient le producteur d'A bout de souffle, un film à tout petit budget, d’après une idée de François Truffaut. Tourné en décors réel, éclairé sans lumière d'appoint, joué par deux acteurs qui deviendront dès lors des icônes de la modernité, monté avec un sens génial et permanant de l'invention, du sens du rythme et de la beauté, A bout de souffle touche juste et fort à chacun de ses plans et reste, à chacune de ses visions, un des films les plus lyriques de toute l'histoire du cinéma. Y est mis en scène la nécessaire trahison de l'homme à bout de souffle par la femme, tragédie de l'existence que seul l'art peut rétribuer.

Anna Karina, qui paraît pour la première fois dans Le petit soldat, devient la femme de Godard en 1961. Elle sera l’héroïne de presque tous ses films jusqu’à Made in USA (1966) : Une femme est une femme, Vivre sa vie, Bande à part, Alphaville, Pierrot le fou ainsi qu’Anticipation. Les années 1960 sont sans conteste dans l’œuvre de Godard « les années Karina ».

De tous les films que tourne alors le jeune cinéaste, Le mépris (1963), occupe une place à part : à la fin sereine du cinéma classique incarné par le cinéaste allemand, Fritz Lang « dans son propre rôle », s’oppose le début angoissé du cinéma moderne personnifié par Michel Piccoli, à qui Godard a prêté certains de ses propres traits. Ce film pose les deux grands thèmes de Jean-Luc Godard : la fin du cinéma classique et la relation du couple au sacré. Le mépris place Godard comme héritier d’une histoire du cinéma, lui-même tenant le rôle de l’assistant de Fritz Lang.

Dixième long métrage, Pierrot le fou (1965), peut-être son film le plus célèbre, constitue un premier bilan dans l’œuvre. Godard y maîtrise mieux que jamais son art et se livre à un véritable feu d’artifice narratif et visuel, où éclatent à chaque image les couleurs primaires : bleu, jaune, rouge. Il suspend la narration par une accumulation d'annotations poétiques avant d'en reprendre le fils un peu plus loin. Au-dessus de l'histoire se condensent ainsi un certain nombre d'archétypes, une succession de catégories

Après Pierrot le fou, Godard réalise Masculin féminin (1966), dont un carton "Les enfants de Marx et de Coca-Cola" servira aussitôt à désigner toute une génération, et La Chinoise qui annonce Mai 68 avec six mois d’avance.

Deux ou trois choses que je sais d'elle (1966) par son aspect sociologique, s'inscrit dans la lignée de Vivre sa vie (1962) ou Une femme mariée (1964). Godard aborde une forme nouvelle en cherchant un équilibre entre la fiction et le documentaire. Week-end (1967) clôt la première période de l’œuvre de Godard et reste célèbre pour un des plus longs travellings du cinéma, montrant un embouteillage, que Godard par refus de la performance coupe en deux.

 

II-2 La période militante

Renonçant aux facilités du système et à son statut enviable de porte drapeau du cinéma d'auteur, Godard plonge pendant de longues années dans le militantisme. Au faîte de sa popularité en 1967, Godard est oublié trois ans plus tard. La difficulté à tenir les paris de 1968 est particulièrement évidente chez Godard dont le cas est exemplaire des conflits entre volonté de témoignage anonyme et tentation d'expression personnelle. En effet d'abord sincèrement désireux de privilégier le travail en commun, Godard en vient vite à un simple dualisme pour arriver trois ans après à réaffirmer son moi à travers un regard purement subjectif.

Le groupe Dziga Vertov se soumet aux décisions conjuguées de Godard-Gorin et ne peut tenir longtemps sa ligne "révolutionnaire" dans un pays et un cinéma bientôt normalisés. Il est donc possible de suivre la filmographie de Godard à travers l'Italie (Vent d'Est, 1969), la Tchécoslovaquie (Pravda, 1969) ou l'Allemagne (Vladimir et Rosa, 1970) jusqu'à son retour à la production classique en 1972.

En février 1970, au Musée d'art moderne de Paris, lors d'une projection de Pravda qui s’intéresse à la Tchécoslovaquie après le Printemps de Prague, Godard se montre sévère envers son film : "Un tournage soi-disant politique, en fait, du tourisme politique, ni plus ni moins ; des images et des sons enregistrés un peu au hasard : les cadres, les ouvriers, les étudiants, les rapports de production, l'américanisme, le révisionnisme, etc.". Le cinéaste en conclut que le groupe "a tourné un film politique au lieu de tourner politiquement un film". L’expression devient aussitôt le mot d’ordre du groupe. Vent d'Est, co-écrit avec Daniel Cohn-Bendit, est conçu comme un faux western.

En 1972, avec Tout va bien, qui n'est plus un film du Groupe Dziga Vertov, Godard cherche à toucher un public plus large. Mais bien que produit par Gaumont et interprété par Jane Fonda et Yves Montand, le film est un échec commercial et restera une expérience sans lendemain.

Le projet le plus ambitieux du Groupe Dziga Vertov avait été, en 1970, une commande du Comité Central de l'Organisation de Libération de la Palestine (l’OLP), Jusqu'à la victoire, un film sur le camp palestinien d'Amman en Jordanie. Mais, après le "Septembre noir", le projet fut mis de côté. Quatre ans plus tard, Godard reprend avec Anne-Marie Miéville les images de 1970 qu'ils confrontent avec celles de la France de 1975. Le film a désormais pour titre Ici et ailleurs. Avec lui, Godard et Miéville créent l'atelier "Sonimage" domicilié à Grenoble. Cependant, le premier titre distribué par la société est Numéro 2. On retrouve le même souci de décrypter les relations entre l’intime et le politique dans les films suivants. Ainsi Comment ça va ? s’intéresse au traitement de l'information à travers deux photographies, l'une du Portugal au lendemain de la révolution des Œillets et l'autre des usines Renault à Flins.

À la fin de la décennie, Godard et Anne-Marie Miéville réalisent deux séries pour la télévision, qui témoignent d'une volonté pédagogique après la démarche militante des années précédentes : 6 x 2 sur et sous la communication et France tour détour deux enfants qui repose sur des questions-réponses entre Godard et deux enfants.

II-3 La période post-moderne

Selon les termes mêmes de Godard, Sauve qui peut (la vie) (1980) est son "deuxième premier film". L’annonce du retour de Godard au cinéma de fiction ainsi qu’une distribution brillante, Jacques Dutronc, Isabelle Huppert et Nathalie Baye, ont un réel écho dans le public et, de fait, le film est son plus grand succès après À bout de souffle. C’est au moment où le cinéaste était retourné vivre en Suisse avec Anne-Marie Miéville. La nature, et plus précisément les rives du Lac Léman, prend une place de plus en plus grande dans son travail. À l'itinéraire d'Isabelle (Isabelle Huppert) qui se prostitue en ville répond celui de Denise (Nathalie Baye) qui retourne à la campagne. Face à ces deux femmes résolues, Paul Godard (Jacques Dutronc) apparaît comme un personnage profondément velléitaire.

Dans Passion (1982), Jerzy, un metteur en scène polonais, cherche à reconstituer des tableaux célèbres de Rembrandt, Goya, Delacroix, dans un studio. Renvoyée de l’usine toute proche, une jeune ouvrière y provoque une grève. Passion montre le désir de confronter le monde moderne avec des références classiques. L’idée de confrontation des grands mythes au monde moderne irradie les films suivants. Avec Prénom Carmen (1983) le mythe de Carmen incarne l’image de la femme émancipée.

En 1984 François Truffaut meurt et Godard n'a plus à se disputer l'hégémonie pour définir ce que c'est, fondamentalement, que le cinéma. Il doit ainsi assumer quasiment seul ce rôle (avec Daney, Garrel et Pialat). Il devient un personnage public dont les esclandres télévisuels sont plus attendus que ses films.

Je vous salue Marie (1985) croise les lumières du mythe de l’incarnation et de la psychanalyse à partir des écrits de Françoise Dolto (L’Évangile au risque de la psychanalyse, 1980). Soigne ta droite (1987) interroge la création dans un film composite qui réunit les Rita Mitsouko, Jane Birkin, Pauline Laffont, Jacques Villeret, Michel Galabru et Jean-Luc Godard lui-même dans le rôle de l'idiot.

Tourné entièrement au bord du lac Léman, Nouvelle vague (1990) avec Alain Delon est une histoire de résurrection qu'il associe, par le cycle des saisons, au renouvellement de la nature.

Né d’une commande d’Antenne 2 pour la série "Solitude, un état et des variations", Allemagne neuf zéro (1991) mêle stylistiquement la pratique du cinéma et de la vidéo. En suivant dans son odyssée Lemmy Caution - le héros de Peter Cheney dont le cinéaste avait raconté une aventure dans Alphaville (1965) -, Godard aborde la mémoire allemande au moyen de citations cinématographiques, littéraires, picturales et musicales. Passé littéraire : Goethe, Kafka, Rilke et ses Lettres à un jeune poète, passé cinématographique : Allemagne année zéro, 1951, de Roberto Rosselini, Les Hommes le dimanche, 1931, de Robert Siodmak et Edgar G. Ulmer, passé musical : la septième symphonie de Beethoven, qui traverse toute l’œuvre… Le film se réfère autant au roman qu'à la poésie ou à la philosophie.

Le film suivant, jamais distribué, est le survivant d’une production américaine d’un film à sketches auquel devait participer, entre autres, Federico Fellini. Les enfants jouent à la Russie (1993) met en scène les descendants des émigrés russes qui souhaitent retourner dans leur patrie.

Avec Hélas pour moi (1993), Godard revisite les grands figures mythologiques de notre civilisation en les confrontant au monde moderne. Il reprend la légende d’Amphitryon qui inspira Plaute, Molière, Kleist et Giraudoux, dont Allemagne neuf zéro citait un passage de Siegfried et le Limousin. L’action se situe de nos jours aux bords du Lac Léman. Simon quitte Rachel pour se rendre en Italie où il doit visiter un hôtel. Le soir, Rachel reçoit la visite de Dieu qui a pris l'apparence de Simon. Elle refuse l’immortalité et préfère rester humaine, c'est-à-dire mortelle, auprès de l’homme qu’elle aime. Avec ce film, Jean-Luc Godard abandonne pour la première fois le thème récurrent chez lui de la trahison féminine.

En 1994, JLG/JLG, autoportrait de décembre montre le cinéaste chez lui dans son activité de tous les jours. On le voit écrire, lire, mettre en parallèle des tableaux, travailler au montage d’un film pour un autoportrait qui se termine sur un écran noir, comme en suspens.

 

II - 4 La période mondialiste

Entre JLG/JLG, autoportrait de décembre et Deux fois cinquante ans de cinéma français (1995) s'opère le basculement entre un cinéaste qui a définitivement tout dit de lui-même et celui, qui s'appuyant sur le cinéma français va développer une réflexion historique qui donne à l'œuvre une perspective nouvelle.

Celle-ci est annoncée dès les premiers épisodes des Histoire(s) du cinéma dont une version définitive est donnée en 1999 et qu'analyse ainsi Jean-Michel Frodon :

"la thèse centrale de la recherche de Godard est que le cinéma était fait pour penser, et singulièrement pour penser le XXè siècle, et que le XXème siècle n'en a pas voulu, le cantonnant à d'autres rôles. Histoires(s) du cinéma est une démonstration de comment le cinéma aurait pu être un outil de pensée et, ainsi, de liberté. Et, du même coup, les films se situent, à regret, hors du cinéma, puisqu'il n'a pas été cela. Chaque épisode pris isolément mais aussi dans leur ensemble, fonctionne sur le mode d'un ressassement qui est à la fois celui du savant remettant ses résultats à l'épreuve de l'expérience et de l'artiste cherchant dans l'expérience des formes une approche supérieure de la réalité. Cent fois remis sur le métier, l'ouvrage progresse comme révélateur, au sens chimique et comme révélation, au sens mystique. Ces contributions en apparence éclatées évoquent le projet qu'avait eu Eisenstein d'écrire un livre sphérique, où toutes les parties communiqueraient entre elles sans aucune linéarité contrainte." (le Monde du 6 octobre 1995).

La Yougoslavie est la grande obsession de Godard, annoncée par Je vous salue Sarajevo (1993, 2'). La première partie de For ever Mozart (1996) a pour titre "On ne badine pas avec l’amour à Sarajevo". Le film aborde les thèmes de la résistance et de la transmission, thèmes que reprendra Éloge de l’amour (2001), construit en deux parties comme le film précédent. Tourné à Paris et en Bretagne, il présente un vieux couple joué par Françoise Verny et Jean Davy, détenteur d’une mémoire qu’il n’arrive pas à transmettre. C’est à Sarajevo encore que se déroule toute la deuxième partie, la plus longue, intitulée "Purgatoire", de Notre musique (2003).

Du 11 mai au 14 aout 2006, Godard a proposé Voyage(s) en utopie au Centre Georges Pompidou. Cette exposition n'a bien souvent fait l'objet que d'un regard superficiel de la critique qui accorde plus d'attention aux films de Godard. Pourtant, comme dans ses films, il y bousculait le spectateur dans la simple réception passive d'une histoire, et proposait au visiteur les éléments d'un collage aux multiples associations possibles. Oeuvre qui ne se projette pas sur un écran mais se déploie dans l'espace, Voyage(s) en utopie répondait à la même logique de la transmission que dans ses Histoire(s) du cinéma comme l'indiquait le premier titre, Collage(s) de France, qui s'appliquait au premier projet d'exposition avortée de cet infatigable pédagogue facétieux qu'est Jean-Luc Godard.

En 2010, Godard réalise Film socialisme, sélectionné au festival de Cannes dans la section Un certain regard. Avant sa diffusion, il met en ligne sur internet plusieurs versions condensées de son film avec des images en accéléré. En novembre, il reçoit un oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. À cette occasion surgit une polémique sur son l'antisionisme que certains qualifient d'antisémitisme.

Après Film socialisme, Jean-Luc Godard expérimente le cinéma en 3D. Il tourne Les trois désastres court-métrage inclus dans le triptyque 3x3D, coréalisé avec Peter Greenaway et Edgar Pêra, présenté à la semaine de la critique du festival de Cannes 2013. Adieu au langage est sélectionné en compétition au festival de Cannes 2014. Godard ne va pas à Cannes pour présenter son film mais envoie une lettre filmée à Gilles Jacob et à Thierry Frémaux, Khan Khanne, sélection naturelle 2014. Malgré son désir de ne recevoir aucun prix, il se voit décerner sa première récompense cannoise après huit sélections : le Prix du jury. En juillet 2014 sort Les ponts de Sarajevo, film collectif auquel participe Jean-Luc Godard, toujours très impliqué dans les suites du conflit des Balkans.

 

III - Biblio-vidéographie :

Alain Fleisher : Morceaux de conversations avec Jean-Luc Godard. Editions Montparnasse. 2010. DVD 1 : Morceaux de conversations avec Jean-Luc Godard. DVD 2 à 4 : Ensemble et séparés- Sept rendez-vous avec Jean-Luc Godard. Entretiens avec Dominique Païni, André S. Labarthe , Jean Douchet, Jean-Michel Frodon, Jean-Claude Conesa, Nicole Brenez et Jean Narboni. Durée du film : 1h58, durée totale : 9h30. 40 €.

../../analyse/livres/debaecquegodard.htm

Antoine de Baecque, Godard. Broché : 944 pages. Editeur : Grasset (10 mars 2010). 25 €.

Alain Bergala, Godard au travail , Cahiers du cinéma, 2006.
Jean-Luc Godard, documents. Jean-Luc Godard, documents, Coordonné par Nicole Brenez, Michael Witt, David Faroult, Augustin Gimel. 460 pages (26,6 x 19,2)+1DVD. Editeur : Centre Georges Pompidou, mai 2006. 45 Euros.
Alain Bergala, Nul mieux que Godard , Cahiers du cinéma, 1999.
Gilles Deleuze : L'image-temps (Chapitre 7 : La pensée et le cinéma), 1995
  Marc Cerisuelo, Jean-Luc Godard, Lherminier, 1989

 

IV- Filmographie :

L'œuvre de Godard se compose de 42 longs-métrages sortis en salle, de 4 longs métrages en vidéo dont les Histoire(s) du cinéma (ci-après avec affiches), de 39 courts et moyens métrages, inclus ou non dans des longs-métrages collectifs, et de 18 très courts métrages de moins de dix minutes. Dans ces 103 opus, ne sont pas comptabilisées les différentes versions partielles d'Histoire(s) du cinéma ; quelques films publicitaires sont égalements regroupés.

1955 Opération béton
  Avec la voix Jean-Luc Godard. 0h20.

Film documentaire sur la construction du Barrage de la Grande-Dixence.

   
1956 Une femme coquette
  Avec : Maria Lysandre (La coquette) Roland Tolmatchof (le séducteur), Carmen Mirando, Jean-Luc Godard. 0h10.

Une femme mariée cède à un amant de passage de peur d'être accusée de racolage sur la voie publique.

   
1957 Tous les garçons s'appellent Patrick
  (Charlotte et Véronique). Avec : Nicole Berger, Anne Colette, Jean-Claude Brialy. 0h21.

Deux amies, Charlotte et Véronique, partagent une chambre à Paris. Dans la même journée, chacune fait la connaissance de Patrick...

   
1958 Une histoire d'eau
  Avec : Jean-Claude Brialy, Caroline Dim. 0h20.

C'est l'inondation à Villeneuve saint Georges. L'étudiante aimerait se rendre à Paris. Le père Franju lui ayant hurlé qu'il n'y avait pas d'autobus, elle fait de l'auto-stop et monte à bord de la Ford Taunus du séducteur. Ils essaient de rejoindre la nationale....

   
1958 Charlotte et son Jules
  Avec : Jean-Paul Belmondo, Anne Colette, Gérard Blain. 0h20.

Une voiture dépose Charlotte chez son ancien jules, celui-ci croit qu'elle revient.

   
1960 A bout de souffle
Avec : Jean-Paul Belmondo (Michel Poiccard), Jean Seberg (Patricia Franchini), Jean-Pierre Melville (Parvulesco). 1h30.

Michel Poiccard vole une voiture à Marseille et abat un policier au bord de la route. A Paris, il retrouve Patricia, une jeune américaine qui vend le New York Herald Tribune sur les Champs Elysées. Elle l'héberge, ils errent d'une rive à l'autre, il cherche de l'argent auprès de ses anciens amis...

   
1963 Le petit soldat
Avec : Michel Subor (Bruno Forestier), Anna Karina (Veronica Dreyer), Henri-Jacques Huet (Jacques). 1h28.

"Pour moi, le temps de l'action a passé. J'ai vieilli. Le temps de la réflexion commence". Première phrase off du film prononcé par Bruno Forestier, déserteur français, réfugié en Suisse au temps de la guerre d'Algérie....

   
1961 Une femme est une femme
Avec : Jean-Claude Brialy (Emile Recamier), Anna Karina (Angela), Jean-Paul Belmondo (Alfred Lubitsch). 1h24.

Angela est belle et beaucoup le savent puisqu'elle est strip-teaseuse au Zodiac. Mais son mari, Emile, semble l'ignorer. A moins que ça ne soit sa passion pour la bicyclette qui l'aveugle au point de ne pas s'occuper assez de sa femme pour lui faire un enfant... Alors Angela est malheureuse car cet enfant, elle le veut et le plus tôt possible !

   
1962 La paresse
  Episode des Sept péchés capitaux, film à sketches coréalisé avec Philippe de Broca, Claude Chabrol, Jacques Demy, Sylvain Dhomme, Edouard Molinaro et Roger Vadim. Avec : Eddie Constantine (Lui-même), Nicole Mirel (La starlette). 0h13.

Nicole interpelle monsieur Constantine qui sort des studios de Billancourt. Il accepte la ramener sur Paris.

   
1962 Vivre sa vie

Avec : Anna Karina (Nana Kleinfrankenheim), Sady Rebbot (Raoul), André S. Labarthe (Paul), Guylaine Schlumberger (Yvette). 1h25.

Nana est vendeuse dans un magasin de disques à Paris. Elle fréquente Paul, un journaliste raté, avec qui elle a eu un enfant que, d'un commun accord, ils ont placé en nourrice. Nana s'ennuie et pourtant elle éprouve toujours de la tendresse pour Paul. Ce mois-ci, il manque deux mille francs à Nana pour payer sa chambre. La concierge devant son impossibilité de s'acquitter de son loyer lui interdit l'accès de l'immeuble. Déprimée, Nana va au cinéma puis accpet l'hospitalité intéressé d'un photographe. Le problème de l'argent manquant n'est pas résolu. Nana se prostitue. Plus tard, Nana se promène sur les boulevards où elle rencontre une amie, Yvette. Celle-ci, autrefois poinçonneuse dans le métro, se prostitue dans le quartier Réaumur-Sébastopol. Yvette la présente à Raoul. Mais une rafle interrompt brusquement cette rencontre. Grâce à une adresse communiquée par Yvette, Nana retrouve Raoul. C'est un souteneur. Nana vit sa première journée de prostituée. Par la suite, elle quitte Raoul pour un autre souteneur, lequel sera remplacé par un troisième. Au cours d'une altercation, Raoul abattra involontairement Nana.

   
1963 Le nouveau monde
 

Episode de Rogopag, film à sketches de Roberto Rossellini, Jean-Luc Godard, Pier Paolo Pasolini, et Ugo Gregoretti. Avec : Alexandra Stewart (Alexandra). 0h20.

Les journaux annoncent une explosion atomique à 120 kilomètres au-dessus de Paris. Tout se dérègle Alexandra ex-aime Jean, le trompe en ne lui donnant aucune explication sur son comportement...

   
1963 Les carabiniers

Avec : Albert Juross (Michel-Ange), Marino Masé (Ulysses), Catherine Ribeiro (Cleopatre), Geneviève Galéa (Venus). 1h20.

Ce n'est pas un film "sur" la guerre, pour la magnifier ou la dénoncer. Ce qui est filmé ce sont les catégories de la guerre. Or comme le dit Godard, ce peut être des choses précises : armées de terre, de mer et d'air, ou bien des " idées précises" : occupation, campagne, résistance ou bien des "sentiments précis" : violence, débandade, absence de passion, dérision, désordre...

   
1963 Le grand escroc
 

Episode de Les plus belles escroqueries du monde. Avec : Jean Seberg (Patricia Leacock), Charles Denner (Le garnd escroc). 0h23.

Une journaliste américaine se fait interpeller sur un marché de Marrakech en possession de fausse monnaie. Interrogée puis relâchée, elle retrouve la trace de celui qui distribue les fausses coupures...

   
1963

Le mépris

Avec : Brigitte Bardot (Camille Javal) Michel Piccoli (Paul Javal), Jack Palance (Jérémie Prokosch) Fritz Lang (lui-même). 1h50.

Camille Javal est mariée à Paul. Ecrivain, celui-ci est appellé à Cinecitta pour "replâtrer" L'Odyssée tournée par Fritz Lang et qui ne satisfait pas le producteur Jérémie Prokosch. Un matin, Camille monte dans la voiture de Jérémie Prokosch et le drame se noue dans un regard entre elle et son mari. Ils comprennent tous les deux la pensée qui a traversé l'esprit de Camille : son mari l'a utilisée pour séduire le producteur...

   
1964 Bande à part

Avec : Anna Karina (Odile), Claude Brasseur (Arthur), Sami Frey (Frantz), Jean-Luc Godard (Le narrateur). 1h37.

En fréquentant un cours d'anglais, Frantz et Arthur, deux jeunes oisifs, font la connaissance d'Odile. Celle-ci, naïvement, leur apprend qu'une vieille femme, Mme Victoria, cache son magot dans un placard !

   
1964 Une femme mariée

Avec : Bernard Noël (Robert), Macha Méril (Charlotte), Philippe Leroy (Pierre), Roger Leenhardt (Lui-même). 1h38.

Mariée avec Pierre, pilote de ligne, Charlotte a un amant, Robert, acteur qui lui demande de quitter son mari. En compagnie de son petit garçon Nicolas, elle se rend à l'aéroport pour accueillir Pierre. Les époux s'embrassent furtivement. Pierre présente son compagnon de voyage, Roger Leenhardt, qui revient d'une séance du procès d'Auschwitz.

   
1965 Alphaville

Avec : Eddie Constantine (Lemmy Caution), Anna Karina (Natacha Von Braun), Akim Tamiroff (Henry Dickson), Howard Vernon (Professor von Braun). 1h38.

Dans les ténèbres d'une galaxie lointaine, l'agent secret Lemmy Caution se fait passer pour un journaliste afin de dénicher l'inquiétant savant Von Braun. Alphaville, est une monstrueuse termitière dont les habitants sont dominés par les ordinateurs. Une tyrannique technologie qui règne sur toute conscience, toute mémoire et tout sentiment.

   
1965 Montparnasse-Levallois
 

5ème court-métrage du film Paris vu par... de Jean Douchet, Jean Rouch, Jean-Daniel Pollet, Éric Rohmer, Jean-Luc Godard et Claude Chabrol. Avec : Joanna Shimkus, Philippe Hiquily, Serge Davri. 0h18.

Une jeune femme envoie une lettre à chacun de ses deux amants, l'un sculpteur à Montparnasse, l'autre carrossier à Levallois-Perret. Mais à qui est destinée la lettre d'amour et qui doit recevoir la lettre de rupture ?

   
1965 Pierrot le fou
Avec : Jean-Paul Belmondo (Ferdinand), Anna Karina (Marianne), Dirk Sanders (le frère), Raymond Devos (l'homme du port), Roger Dutoit et Hans Meyer (les gangsters). 1h52.

Ferdinand Griffon, ex professeur d'Espagnol, ex stagiaire à la télévision, marié à une richissime italienne, lit à sa petite fille des pages d'Elie Faure consacrées à Velazquez. Une jeune fille, Marianne, vient garder les enfants. Les Griffon se rendent à une réception bourgeoise chez des amis, où chacun débite des slogans publicitaires, exception faite de Samuel Fuller qui parle de cinéma. Ferdinand jette un gâteau au visage des invités et, retrouvant Marianne qu'il a jadis aimée chez lui, part à l'aventure. Mais Marianne déclare qu'il faut d'abord se débarrasser d'un cadavre et lui confie que son frère Fred l'a placée dans une bande rivale de la sienne pour l'espionner. Le couple est poursuivi par la police. Ils vivent quelques jours comme des naufragés sur une île déserte. Un nain, membre de la bande, emmène Marianne. Ferdinand le découvre assassiné et se fait matraquer par deux complices. Ferdinand retrouve enfin Marianne. Elle le présente à Fred qui lui propose de participer à un hold-up. Le coup réussit mais Ferdinand comprend qu'on l'a joué lorsqu'il voit Marianne embrasser l'homme qu'elle prétendait être son frère. Il abat son rival puis la jeune femme et téléphone ensuite à la police. Puis, le visage peint en bleu, il se barde d'explosifs auxquels il met le feu.

   
1966 Masculin féminin

Avec : Jean-Pierre Léaud (Paul), Chantal Goya (Madeleine), Marlène Jobert (Elisabeth), Michel Debord (Robert), Catherine-Isabelle Duport (Catherine-Isabelle). 1h50.

Le film prétend montrer "15 faits précis" annoncés par des cartons. Ces derniers sont aussi utilisés à des fins de commentaire et l'un d'entre eux livre la célébrissime formule qui servira de définition à toute une génération hésitante entre une conscience politisée et l'insouciance : "Les enfants de Marx et du coca cola. Comprenne qui voudra."

   
1966 Made in USA

Avec : Anna Karina (Paula Nelson), Jean-Pierre Léaud (Donald Siegel), Laszló Szábó (Richard Widmark), Marianne Faithfull (Elle-même), Ernest Menzer (Edgar Typhus), Jean-Luc Godard (voix de Richard Politzer). 1h30.

Richard Politzer, un journaliste, est mort dans des circontances étranges. Sa fiancée décide de mener son enquête et pour le venger, va tuer plusieurs personnes

   
1966 Deux ou trois choses que je sais d'elle

Avec : Marina Vlady (Juliette Jeanson), Joseph Gehrard (Monsieur Gérard), Anny Duperey (Marianne). 1h30.

Les deux ou trois choses que nous savons d'elle sont les suivantes. Elle, tout d'abord, c'est la banlieue parisienne avec ses immeubles de béton, ses quartiers en éternelles constructions, ses terrains vagues, ses ruines, sa désolation. Mais elle, c'est également Juliette Janson. Elle vit dans l'un de ces grands ensembles campés dans la périphérie de la cité tentaculaire qu'est Paris.

   
1967 Anticipation
 

Episode de Le plus vieux métier du monde , film à sketches coréalisé avec Claude Autant-Lara, Mauro Bolognini, Philippe de Broca, Franco Indovina et Michael Pfleghar. Avec : Jacques Charrier (John Dimitrios), Anna Karina (Eléonore Roméovitch), Marilù Tolo (l'amour physique). 0h23.

Conte philosophique d'anticipation entre une prostituée et un voyageur de la galaxie 4.

   
1967 La Chinoise

Avec : Anne Wiazemsky (Veronique), Jean-Pierre Léaud (Guillaume), Michel Semeniako (Henri), Lex De Bruijn (Kirilov), Juliet Berto (Yvonne), Omar Diop (Omar), Francis Jeanson. 1h30.

Véronique étudie la pensée marxisteléniniste avec d'autres jeunes gens, et propose d'assassiner une haute personnalité. Elle éxécute son projet et se rend compte qu'elle n'a fait que les premiers pas d'une longue marche.

   
1967 Caméra-oeil
 

Avec : Jean-Luc Godard. 0h15.

Episode de Loin du Vietnam, film en onze segments de Joris Ivens, William Klein, Claude Lelouch, Chris Marker, Alain Resnais, Agnès Varda, Jean-Luc Godard montrant leur sympathie pour l'armée nord-vietnamienne lors de la guerre du Viet-Nâm.

   
1967 Week end

Avec : Mireille Darc (Corinne), Jean Yanne (Roland), Jean-Pierre Kalfon (Leader du FLSO), Jean-Pierre Léaud (Saint-Just). 1h35.

Un couple, Corinne et Roland, partent en week-end. Sur la route, il ne vont rencontrer qu'embouteillages et accidents et seront capturés par le Front de Liberation de Seine et Oise. Roland est tué et Corinne partage les restes de son mari avec les maquisards.

   
1968 Le gai savoir

Avec : Juliet Berto (Patricia Lumumba), Jean-Pierre Léaud (Emile Rousseau), Jean-Luc Godard (Le narrateur). 1h31.

Filmés sur fond noir, deux personnages s'interrogent sur les sons, les mots, les signes et les images. Elle, c'est Patricia, la fille de Lumumba et de la révolution culturelle. Déléguée du Tiers Monde aux nouvelles usines Citroën, elle a été congédiée parce qu'elle donnait des magnétophones aux ouvriers. Lui, c'est Emile Rousseau, personnage-idée par excellence...

   
1968 Cinétracts
 

courts métrages de 0h03 réalisés par Jean-Luc Godard (7 à 10; 12 à 16, 23, 40), Chris Marker et Alain Resnais. Rouge, film tract n° 1968.

   
1968 Un film comme les autres

1h40.

Godard va rencontrer quelques-uns uns des acteurs de mai 68, des ouvriers et des étudiants et les filme sur une pelouse à côté de l'usine Renault Flint.

   
1968 One plus one

Avec : Mick Jagger, Keith Richards, Brian Jones, Bill Wyman, Charlie Watts, Anne Wiazemsky. 1h39.

Les Rolling Stones, phénomène social et culturel, enregistrent Sympathy for the Devil, pour leur futur album Beggar's Banquet. Point de départ et toile de fond à une suite de chocs politico-poétiques : Les Black Panthers fusillent des femmes blanches en lisant les pensées des principaux leaders Noirs...

   
1969 L'amour
 

(Amore). 4ème segment du film à épisodes La constation (Amore e rabbia ou L'Evangile 70) de Bellochio, Bertolluci, Godard, Lizzani et Pasolini. Avec : Christine Guého, Nino Castelnuovo. 0h28.

Un jardin sur le toit d’un immeuble. Un homme et une femme observent à distance un couple comme un film et commentent leur histoire interdite qui se défait...

   
1970 British sounds
 

(coréalisé avec Jean-Henri Roger). 0h52.

Jean-Luc Godard et Jean-Henri Roger s’interrogent sur la “situation britannique”. Film commandé puis refusé par la BBC.

   
1970 Pravda
  (réalisation du groupe Dziga Vertov). Avec : Vera Chytilová (Elle-même), Jean-Luc Godard (voix). 0h58.
   
1970 Vent d'est
(réalisation du groupe Dziga Vertov). Avec : Gian Maria Volontè (Le ranger nordiste), Anne Wiazemsky (La révolutionnaire). 1h40.

Dans un decor de western, un couple de prisonniers git a terre, un soldat monte la garde, puis tire un indien attache a une corde, alors que les comediens se maquillent... Une grève.

   
1971 Schick
 

Film publicitaire pour Schick, l'after-shave. 1'.

   
1971 Luttes en Italie

(Lotte in Italia). Réalisation du groupe Dziga Vertov. Avec : Cristiana Tullio-Altan (Paola Taviani), Paolo Pozzesi (le père, le policier, le narrateur), Jerome Hinstin (le jeune homme), Anne Wiazemsky. 1h02.

   
1971 Vladimir et Rosa

(réalisation du groupe Dziga Vertov). Avec : Jean-Luc Godard (Vladimir Lenin), Jean-Pierre Gorin (Karl Rosa). 1h46.

Théories originales et grosses farces s'accumulent au cours du proces de huit personnages accusés de tous les mefaits.

   
1971 One Parallel Movie
 

Coréalisé avec Alan Pennebaker et Richard Leacock.

   
1972 Tout va bien

(co-réalisé avec Jean-Pierre Gorin). Avec : Jane Fonda (Elle), Yves Montand (Lui), Vittorio Caprioli (Manager de l’usine), Jean Pignol (Delegate), Pierre Oudrey (Frederic). 1h35.

Une journaliste américaine enquêtant sur le patronat français est séquestrée avec le cinéaste qui l'a introduite dans l'usine par des ouvriers en grève. Amoureux, ils subissent de violentes polémiques avant d'être enfin libérés. Leurs rapports avec la société et la perception de leur bonheur ont désormais changés

   
1972 Letter to Jane
  (co-réalisé avec Jean-Pierre Gorin). Avec les voix de Jane Fonda, Jean-Luc Godard, Jean-Pierre Gorin. 0h52.
   
1975 Numéro deux
(co-réalisé avec Anne-Marie Miéville). Avec : Sandrine Battistella (La femme), Pierre Oudrey (Le mari), Alexandre Rignault (le garnd-père), Rachel Stefanopoli (la grand-mère), Jean-Luc Godard. 1h28.

La vie d'un jeune couple au travers d'un reportage vidéo. Les images se succèdent, présentées sous formes de tableaux présentant les membres de la famille et leurs activités.

   
1976 Six fois deux

(Sur et sous la communication - co-réalisé avec Anne-Marie Miéville). 10h00.

Chaque dimanche pendant six semaines, tard dans la soirée, FR3 diffuse un épisode de la série produite par l'INA. L'épisode, d'environ une heure est divisé en deux volets de durée sensiblement égale dont le premier présente un événement, un document ou une personne (un ouvrier, un paysan, une femme de ménage, une illuminée qui voulait épouser le pape, un horloger cinéaste amateur perfectionniste à ses heures, une photographie de grand reporter sur une mise à mort au Bangladesh) et le second prend la forme d'une réflexion, d'un essai pour composer un diptyque de leçon de choses et de langage imbriqués.

   
1976 Ici et ailleurs
(co-réalisé avec Anne-Marie Miéville). 1h00.

Ici : une famille francaise qui regarde la television. Ailleurs : des images de la revolution palestinienne. Apprendre à voir ici pour entendre ailleurs. Apprendre à s'entendre parler pour voir ce que font les autres.

   
1977 Faut pas rêver
  Vidéoclip de 0h03 pour la chanson de Patrick Juvet.
   
1978 France tour détour deux enfants
(co-réalisé avec Anne-Marie Miéville). D'après Le tour de la France par deux enfants, roman de G. Bruno. Avec : Betty Berr , Albert Dray, Arnaud Martin, Camille Virolleaud. 5h12 en douze fois 0h26.
   
1978 Comment ça va ?

(co-réalisé avec Anne-Marie Miéville). Avec : Michel Marot (le rédacteur en chef), Anne-Marie Miéville (Odette). 1h15.

Dans l'imprimerie d'un journal communiste, une militante gauchiste remet en cause le procèdé de fabrication de l'information.

   
1979 Scénario de Sauve qui peut (la vie)
 

Quelques remarques sur la réalisation et la production du film Sauve qui peut (la vie). 0h21.

   
1980 Sauve qui peut (la vie)

Avec : Isabelle Huppert (Isabelle Rivière), Jacques Dutronc (Paul Godard), Nathalie Baye (Denise Rimbaud). 1h27.

Denise Rimbaud laisse son travail à la télévision pour aller travailler dans une ferme au bord d'un lac dans la montagne. Elle a besoin de changer de cadre de vie mais elle ne s'imagine pas combien le jeu peut être violent. Son trajet s'intitule : "l'imaginaire". Celui de Paul Godard s'intitule : "la peur". ..

   
1982 Lettre à Freddy Buache
 

0h11. Godard répond à une commande des édiles de Lausanne pour commémorer la naissance de leur ville par une lettre cinématographique adressée à son ami Freddy Buache, directeur de la cinémathèque suisse.

   
1982 Changer d'image - Lettre à la bien-aimée
  Vidéo. 0h10. Pour la série Changement à plus d'un titre.
   
1982 Passion

Avec : Isabelle Huppert (Isabelle), Michel Piccoli (Michel), Jerzy Radziwilowicz (Jerzy), Hanna Schygulla (Hanna). 1h27.

Une petite ville de province. Une usine avec une vingtaine d'ouvrières, jeunes pour la plupart et qui acceptent n'importe quel salaire pourvu qu'il y ait du travail. Depuis six mois, une guerre d'usure entre le proprio de l'entreprise et une jeune femme qui s'acharne à vouloir créer une section syndicale...

   
1982 Scénario du film Passion
 

Avec : Isabelle Huppert, Jerzy Radziwilowicz, Hanna Schygulla, Jean-Claude Carrière. 0h54.

   
1983 Prénom Carmen

Avec: Maruschka Detmers (Carmen X), Jacques Bonnaffé (Joseph Bonnaffe), Myriem Roussel (Claire). 1h25.

Une jeune femme pénètre dans la chambre d'un malade. Carmen vient demander à son oncle Jean, cinéaste à l'esprit fatigué, s'il ne pourrait pas lui prêter son appartement pour un certain temps, afin de tourner un film avec des amis. Elle souhaite également qu'il revienne au cinéma en travaillant avec eux...

   
1983 Petites notes à propos du film Je vous salue, Marie
 

Avec : Jean-Luc Godard, Myriam Roussel, Anne-Marie Mièville. 0h21.

Godard tape les dialogues de son dernier film (Prénom Carmen) et imagine le prochain (Je vous salue Marie). Il faut autre chose qu'une caméra pour faire un film dit-il. Il demande à Myriam Roussel d'évoquer la Piéta et La Strada...

   
1985 Je vous salue Marie

Avec : Myriem Roussel (Mary), Thierry Rode (Joseph), Philippe Lacoste (Gabriel). 1h46.

En ce temps-là... l'Eau, la Terre... la Vie et ses origines... le hasard scientifique ou le fruit de la volonté divine ? A l'aéroport de Genève, l'archange Gabriel, accompagné d'une fillette, monte dans un taxi dont le chauffeur se nomme Joseph...

   
1985 Détective

Avec : Nathalie Baye (Françoise Chenal), Claude Brasseur (Emile Chenal), Johnny Hallyday (Jim Fox Warner). 1h35.

Un grand hôtel à Paris. Deux détectives enquêtent sur le meurtre d'un mystérieux prince, prétendument assassiné dans cette chambre même. Dans une autre chambre, toute une équipe prépare le match de boxe du jeune poulain Tiger Jones dont l'organisateur est Jim Fox Warner...

   
1985 Soft and hard
 

(Co-réalisé avec Anne-Marie Miéville). Avec : Jean-Luc Godard et Anne-Marie Miéville. 0h52.

"Soft conversation on a hard subjetc between two friends." Conversation entre Godard et Mieville où se raconte l'histoire, leur histoire, un monde d'images en perte de sujet.

   
1986 Grandeur et décadence d'un petit commerce de cinéma
Avec : Jean-Pierre Mocky, Jean-Pierre Léaud, Marie Valéra, Jean-Luc Godard, et des chômeurs de l'ANPE. 1h31.

Dans une petite société de production, un réalisateur auditionne des comédiens et des chômeurs pour un film.

   
1986 A la rencontre de Woody Allen
 

(Meetin' WA). Avec : Woody Allen et Jean-Luc Godard. 0h26.

   
1987 King Lear

Avec : Jean-Luc Godard (Pluggy), Burgess Meredith (Lear), Molly Ringwald (Cordelia), Leos Carax (Edgar). 1h30.

Après la catastrophe de Tchernobyl, le monde est revenu à la normale, sauf l'art, qui a complétement disparu. William Shakespeare Junior, 5ème du nom, part à la recherche d'oeuvres disparues. Il rencontre un ponte de la mafia, Don Léaro, et sa fille, Cordélia, qui entretiennent des rapports conflictuels.

   
1987 Armide
 

Segment de Aria, film collectif coréalisé avec Robert Altman, Bruce Beresford, Bill Bryden, Derek Jarman, Franc Roddam, Nicolas Roeg, Ken Russell, Charles Sturridge et Julien Temple. Avec : Marion Peterson, Valérie Alain, Luke Corre, Jacques Neuville. 0h12.

   
1987 Soigne ta droite

Avec : Jacques Villeret, Dominique Lavanant, Les Rita Mitsouko, Michel Galabru. 1h30.

Les différents personnages de ce film sont l'idiot, l'homme, l'individu, un pilote d'avion et sa femme et un groupe de rock en pleine répétition.

   
1988 Closed
 

Spots publicitaires pour Marithé et François Girbaud.

   
1988 Puissance de la parole
 

Avec : Lydia Andrei, Jean Bouise, Laurence Côte, Jean-Michel Irribaren. 0h27.

Trois lignes directrices : la conversation téléphonique d'un couple, une discussion cosmique entre Agathos et Mlle Wanos et de splendides images de la nature.

   
1988 On s'est tous défilé
 

Clip de 13 minutes réalisé pour les deux stylistes de mode Marithé et François Girbaud. Des glissements successifs entre la peinture, la danse, la musique, un texte de Beaudelaire, le théâtre et la rue.

   
1988 Le dernier mot
 

Clip de 27 mn pour le dixième anniversaire du Figaro Littéraire.

   
1988 Histoire(s) du cinéma
  Les deux premiers épisodes sont diffusés sur C+ : Une vague nouvelle, Seul le cinéma. Ils seront légèrement remaniés dans la version finale de 1998.
   
1989 Le rapport Darty
 

Vidéo coréalisée avec Anne-Marie Mieville. Avec : Anne-Marie Mieville (Mlle Clio), Jean-Luc Godard (Le robot Nathanael). 0h50.

Les dirigeants de Darty commandent à Mademoiselle Clio et à un vieux robot un rapport sur l'économie.

   
1990 Metamorphojean
 

Cinq spots publicitaires de 20 secondes pour Marithé et François Girbaud

   
1990 Nouvelle vague

Avec : Alain Delon (lui : Roger Lennox, Richard Lennow) Domiziana Giordano (elle : Elena Torlato-Favrini) . 1h29.

Elena Torlato-Favrini, Comtesse italienne, héritière d'industries, renverse un homme en voiture. Elle le secoure puis l'héberge dans sa luxueuse demeure. L'homme devient l'amant de cette femme altière avec qui, dit-on dans son entourage, aucun homme n'a jamais été à la hauteur. L'homme, Roger Lennox faible, mou, lointain, conduit Elena, par son attitude, à se détacher de ses affaires....

   
1990 Parisienne People
 

Vidéo coréalisé avec Anne-Marie Mieville. 0h08. Publicité pour Parisienne, marque de cigarettes suisses

   
1991 Pour Thomas Wainggai
 

Vidéo coréalisée avec Anne-Marie Mieville. 0h03. Episode de Contre l'oubli produit par Amnesty International. André Rousselet, PDG de Canal Plus, écrit au président indonésien pour obtenir la libération d'un détenu.

   
1991 Allemagne 90 neuf zéro

Avec : Eddie Constantine (Lemmy Caution), Hanns Zischler (Le comte Zelten), Claudia Michelsen (Charlotte Kestner/Dora). 1h02

Entre documentaire et fiction, Lemmy Caution, le dernier espion de la Guerre Froide, revient à Berlin Ouest après la chute du Mur. Six épisodes mettent en scènes des variations sur les situations possibles après un tel événement, tandis que notre homme s'avance et que sont diffusés des reportages d'archives.

   
1992 L'enfance de l'art
 

Vidéo coréalisé avec Anne-Marie Mieville. 0h08. Episode de Comment vont les enfants ? produit par l'Unicef.

   
1993 Je vous salue Sarajevo
  0h02. Sur une photo.
   
1993 Les enfants jouent à la Russsie
Avec : László Szabó (Jack Valenti, le producteur), Jean-Luc Godard (L'idiot : le Prince Mishkin), Bernard Eisenschitz (Harry Blount), André S. Labarthe (Alcide Jolivet). 1h00.
   
1993 Hélas pour moi

Avec : Gérard Depardieu (Simon Donnadieu), Laurence Masliah (Rachel Donnadieu), Bernard Verley (Abraham Klimt). 1h35.

Simon est garagiste. Il vit avec sa femme Rachel dans un petit village au bord du lac, où tout le monde se connaît : le libraire , le pasteur, le médecin, Benjamin- le jeune homme qui tient la boutique de vidéo-, deux jeunes filles : Aude, la brune et Nelly, la blonde. Le 23 juillet, Simon, pressé par son ami et homme d'affaires, Paul, a annoncé à Rachel qu'il partait en Italie pour quelques heures...

   
1994 JLG/JLG - autoportrait de décembre

Avec : Jean-Luc Godard (Lui-même), Denis Jadót, Elisabeth Kaza 1h02.

Un chant funèbre, quelque part entre un deuil revendiqué et une mort à venir, un autoportrait, un genre de retour sur soi, animé par un mouvement interne difficile à saisir, un surplace qui avance en même temps. Reconstruction d'un cosmos intime, avec ses démons familiers et ses gestes domestiques.

   
1995 Deux fois cinquante ans de cinéma français
 

Avec : Jean-Luc Godard, Michel Piccoli, Cécile Reigher (La serveuse), Dominique Jacquet. 0h51.

   
1996 Plus Oh !
 

Vidéo. 6'. Clip pour la chanson Plus haut de France Gall

   
1996 Le monde comme il ne va pas
 

Vidéo. 2'. À l’occasion de la sortie de For ever Mozart, Godard, participe à l’émission Le Cercle de Minuit. Il se livre à un premier exercice constitué d'un unique plan en travelling avant.

   
1996 Espoir / Microcosmos
 

Vidéo. 2'. À l’occasion de la sortie de For ever Mozart, Godard, participe à l’émission Le Cercle de Minuit. Il se livre à un second exercice en reprenant des images de Microcosmos.

   
1996 For ever Mozart

Avec : Madeleine Assas (Camille), Ghalia Lacroix (Rosette), Bérangère Allaux (Actrice), Vicky Messica (Metteur en scène), Frédéric Pierrot (Jérôme), Harry Cleven (Grand écrivain). 1h20.

Dans la maison familiale, Jérôme, Camille et Djamila veulent partir pour Sarajevo. La route est longue. Ils sont pris en otage dans une maison à l'abandon qui est devenue le quartier général du général Madlic. Et commence l'épisode du tournage d'un film....

   
1998 Histoire(s) du cinéma

1A : Toutes les histoires - 1B : Une histoire seule - 2A : Seul le cinéma - 2B : Fatale beauté - 3A : La monnaie de l'absolu - 3B : Une vague nouvelle- 4A : Le contrôle de l'univers - 4B : Les signes parmi nous. 4h24.

   
1998 Adieu au TNS
 

Vidéo. 7'.

   
2000 L'origine du XXIe siècle
  Vidéo. 0h17.
   
2000 The old place
 

Vidéo coréalisée avec Anne-Marie Mieville. 0h49.

Essai sur le rôle des arts à la fin du XXe siècle commandé par le MoMA.

   
2001 Eloge de l'Amour

Avec : Bruno Putzulu (Edgar), Cecile Camp (La Femme), Jean Davy (le grand-père), Françoise Verny (la grande-mère). 1h38.

"Penser à quelque chose implique de penser à une autre chose", dit le film. Et même parfois à deux autres choses, par exemple aux jeunes et aux vieux pour cerner, par comparaison, l'âge adulte...

   
2002 Liberté et patrie
  Vidéo coréalisée avec Anne-Marie Mièville. 0h22.
   
2002 Dans le noir du temps
 

Episode (0h10) du film collectif Ten Minutes Older : The Cello coréalisé avec de Bernardo Bertolucci, Claire Denis, Mike Figgis, Jirí Menzel, Michael Radford, Volker Schlöndorff et István Szabó.

   
2004 Prières pour refuzniks
 

Vidéo. 0h10. Reprise d'une séquence des Carabiniers et La croix juive en surimpression de photos symboliques de conflits en Palestine à Berlin ou en Chine.

   
2004 Notre musique
Avec : Sarah Adler (Judith Lerner), Nade Dieu (Olga Brodsky), Rony Kramer (Ramos Garcia), Jean-Luc Godard, Mahmoud Darwich. 1h20.

"L'enfer" avec diverses images de guerre, sans ordre chronologique ni historique. "Le purgatoire" se déroule de nos jours dans la ville de Sarajevo à l'occasion des Rencontres Européennes du Livre puis"Le paradis".

   
2004 Moments choisis des histoire(s) du cinéma
 

1h24

   
2006 Vrai faux passeport
 

Vidéo réalisée pour l'exposition Voyage(s) en utopie. 0h55.

   
2006 Ecce homo
  Vidéo. 2'. La rumeur indique que c’est dans le cadre de l'exposition Voyage(s) en utopie que JLG présenta "Ecce Homo ; Excès oh! Mot".
   
2006 Reportage amateur (Maquette expo)
 

0h47

   
2006 Une bonne à tout faire
  Vidéo. 6'.
   
2008 Journal des Réalisateurs de Jean-Luc Godard
  Vidéo. 4'. La télévision Suisse-Romande confie une séquence de son Journal d'actualités à Jean-Luc Godard, qui livre son regard sur le cinéma en 2008.
   
2008 Une catastrophe
  Vidéo. 1'. Bande-annonce de la Viennale 2008.
   
2010 Hommage à Eric Rohmer
  Vidéo. 4'. Très court métrage, commandé par Les Films du Losange pour un hommage à Eric Rohmer par son ami.
   
2010 Film socialisme
Avec : Catherine Tanvier (La Mère), Christian Sinniger (Le Père), Jean-marc Stehlé (Otto Goldberg). 1h42.

Des choses comme ça: Deux perroquets puis la mer, noire. En Méditerranée, la croisière du paquebot. Une africaine et son compagnon photographe sur le pont parlent de lumière et d'obscurité....

   
2013 Les trois désastres
  Segment de 3x3D, coréalisé avec Peter Greenaway et Edgar Pêra. 0h17.

Guimarães, capitale de la culture 2012, a demandé à Peter Greenaway, Edgar Pêra et Jean-Luc Godard d'explorer la 3D et son influence sur notre perception du cinéma.

   
2014 Khan Khanne, sélection naturelle 2014
  Lettre filmée à Gilles Jacob et Thierry Frémaux. Avec : Jean-Luc Godard. 9'.
   
2014 Adieu au langage
Avec : Roxy Miéville (Le chien), Christian Gregori (Davidson), Zoé Bruneau (Ivitch), Richard Chevallier (Marcus). 1h10.

Une femme mariée et un homme libre se rencontrent. Ils s'aiment et se disputent. Un chien erre entre ville et campagne. Les saisons passent. L'homme et la femme se retrouvent. Le chien se trouve entre eux. L'ancien mari fait tout exploser. Un deuxième film commence. Le même que le premier. Et pourtant pas. De l'espèce humaine on passe à la métaphore.

   
2014 Ponts de Sarajevo
  Segment du film collectif coréalisé avec Aida Begic, Leonardo di Costanzo, Kamen Kalev, Isild Le Besco, Sergey Loznitsa, Vincenzo Marra, Ursula Meier, Vladimir Perisic, Cristi Puiu, Marc Recha, Angela Schanelec, Teresa Villaverde. 1h54.

À travers le regard de 13 cinéastes européens, le film explore ce que Sarajevo représente dans l’histoire européenne depuis un siècle et de ce qu’elle incarne dans l’Europe d’aujourd’hui.

   
2015 Prix suisse, remerciements, mort ou vif
  Avec : Jean-Luc Godard. 5'.

Godard rentre chez lui, pose sa canne, s’effondre sur le tapis, disserte sur le cinéma passé, se releve pour mettre un point final à sa lettre de remerciements à l’Académie du cinéma suisse.