Une femme coquette
1956

La coquette écrit et lit une lettre : "Tu me demandes si je suis heureuse depuis mon mariage. Oui très. Mais là, je suis très malheureuse : je viens de tromper mon mari, sans le faire exprès, avec un amant de passage. Voilà exactement ce qui s'est passé..."

Voulant imiter le signe qu'adresse une prostituée à un client, depuis sa fenêtre, la coquette se trouve embarrassée d'un homme, qu'elle tente de dissuader, puis auquel elle cède de peur d'être accusée de racolage sur la voie publique.

Godard part d'une nouvelle de Maupassant, Le signe, qu'il adapte à la ville contemporaine. L'argument est rohmérien mais la prostitution, ses rouages et surtout ses effets, la description de son mécanisme sont essentiellement godardiennes. Godard joue d'ailleurs lui-même, lunettes noires sur le nez et cigarette au bec, le premier client hésitant devant la vraie prostituée draguant depuis sa fenêtre

Une femme coquette ne sortira pas officiellement en salle et, longtemps, on l'a cru perdu. Source : Antoine de Baecque : Godard. (P. 73-74).

 

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Avec: Maria Lysandre (La coquette) Roland Tolmatchof (le séducteur), Carmen Mirando, Jean-Luc Godard. 0h09.