Six fois deux
1976

Chaque dimanche pendant six semaines, FR3 diffuse un épisode de la série produite par l'INA. L'épisode, d'environ une heure est divisé en deux volets de durée sensiblement égale dont le premier présente un événement, un document ou une personne (un ouvrier, un paysan, une femme de ménage, une illuminée qui voulait épouser le pape, un horloger cinéaste amateur perfectionniste à ses heures, une photographie de grand reporter sur une mise à mort au Bangladesh) et le second prend la forme d'une réflexion, d'un essai pour composer un diptyque de leçon de choses et de langage imbriqués.

Godard et Mieville adoptent l'outil télévision pour mieux en dénoncer le contenu. Ils réalisent à Grenoble en 1975-1976 une série de six programmes de cent minutes, subdivisés chacun en deux émissions, pensée en vue d'une diffusion destinée au plus grand nombre.

La série d'émissions, montrée six dimanches successifs tard dans la soirée pendant l'été 1976, avec un avertissement de la troisième chaîne spécifiant que "cette émission n'offre pas les caractéristiques habituelles à nos programmes", est une réflexion sur les moyens de communication (sur), qui dénonce « ceux qui étouffent le vrai » pour proposer en contrepartie une télévision autre (sous), plus proche des réalités sociales et plus critique.

 

Retour à la page d'accueil

(Six fois deux : Sur et sous la communication, coréalisé avec Anne-Marie Miéville). 1a : Y'a personne (58'), 1b : Louison (42'), 2a : Leçons de choses (52'), 2b : Jean-Luc (48'), 3a : Photos et Cie (45'), 3b : Marcel (55'), 4a : Pas d'histoire (57'), 4b : Nanas (43'), 5a : Nous trois (52'), 5b : René(e)s (53'), 6a : Avant et après (55'), 6b : Jacqueline et Ludovic (50'). 10h10 (ou 10h27 avec l'entretien avec Claude-Jean Philippe non diffusé).