Numéro deux
1975

La vie d'un jeune couple au travers d'un reportage vidéo. Les images se succèdent, présentées sous formes de tableaux présentant les membres de la famille et leurs activités.

Le titre, énigmatique au premier abord, fait référence aux conditions de productions car le film est réalisé sur la base du même budget qu’À bout de souffle. Il se réfère également à la vidéo comme médium parallèle au cinéma. il annonce enfin les films qui seront faits en collaboration (et dont les titres évoqueront le plus souvent les notions de dualité ou d’altérité : Soft and Hard, Ici et ailleurs, 2x50 ans de cinéma).

Dans Numéro 2, au milieu de ses "machines" : postes de télévision, écrans et régie vidéo, caméra, pellicule et table de montage, Godard parle de lui, définissant sa nouvelle situation dans le cinéma après de nombreuses années de silence. C’est un film-programme du travail vidéo que le cinéaste sera amené à développer au cours d’une carrière partagée à égalité entre cinéma et vidéo.

Cherchant sa position dans le cinéma de ces années-là, entre le drame bourgeois de Claude Sautet, le cinéma introspectif d’Ingmar Bergman et le film pornographique dont l’exploitation en salle explose véritablement à l’époque, Godard fait une sorte de portrait, ou mieux d’état des lieux, d’une famille française ordinaire.

 

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(co-réalisé avec Anne-Marie Miéville). Avec : Sandrine Battistella (La femme), Pierre Oudrey (Le mari), Alexandre Rignault (le garnd-père), Rachel Stefanopoli (la grand-mère), Jean-Luc Godard. 1h28.