Les différentes étapes de la vie du Christ :

 

Le baptême du Christ

La passion du Christ

Le premier traitement complet de la Passion est réalisé par La Maesta de Duccio. Dans vingt-six scènes il énumère la plupart des moments significatifs de l'histoire. Presque toutes les versions commencent par l'entrée triomphante de Jésus dans Jérusalem quelques jours avant la Pâque juive où il est salué comme le Messie par les gens et se termine avec sa Crucifixion où on le raille et le méprise quelques jours plus tard. Jésus doit tout accepter pour racheter l'humanité coupable : trahison, calomnie, humiliation publique et torture brutale.

L'entrée de Christ dans Jérusalem
Le Christ se prépare pour la mort en allant dans la ville de Jérusalem sur un âne. Malgré cette entrée humble, les gens qui ont entendu parler de ses miracles saluent comme le Messie. Voir Duccio.

Le Christ lavant les Pieds de ses disciples
Pour montrer à son humilité, le Christ étonne ses disciples en leur lavant les pieds avant qu'ils ne mangent. Voir Tintoretto.

La derniere Cène
Deux moments du repas sont plus souvent dépeints : la révélation qu'un des disciples trahira Jésus et la Communion des Disciples.

"L'un d'entre vous me livrera" (Matthieu 26,21 ; Marc 14,18 ; Luc 22,21, Jean 13,21).

Matthieu 26, 20-25. Le soir venu, il se mit à table avec les douze. Et comme il mangeait, il dit : Oui je vous le dis, l'un de vous va me livrer. Très tristes, ils commencèrent chacun à lui dire : Est-ce moi, seigneur ? Il répondit : celui qui a trempé le pain dans le plat avec moi, c'est lui qui va me livrer. Le fils de l'homme s'en va, selon ce qui est écrit de lui ; mais malheur à l'homme par qui le fils de l'homme est livré ! Il aurait été bon pour cet homme de ne pas naitre ! Judas qui le livrait lui dit à part : est-ce moi rabbi ? Il lui répondit : Tu l'as dit.

Marc 14,17-21. Le soir venu, il vient avec les douze. Comme ils étaient à table et mangeaient, Jésus dit : oui je vous le dis, l'un de vous va me livrer, un qui mange avec moi. Ils commencèrent à s'attrister et à lui dire un par un : est-ce moi ? Il leur dit : un des douze, un qui trempe au plat avec moi. Car le fils de l'homme s'en va, selon ce qui est écrit de lui ; mais malheur à l'homme par qui le fils de l'homme est livré ! Il aurait été bon pour cet homme de ne pas naitre !

Luc 21,21-23 (après l'eucharistie). Mais voila que la main de celui qui me livre est à table avec moi. Car le fils de l'homme doit en passer par ce qui a été établi, mais malheur à l'homme par qui il est livré ! Et ils commencèrent à se demander les uns aux autres quel était donc celui d'entre eux qui allait faire cela ?

Jean 13, 21-30 Oui oui, je vous le dis, l'un de vous me livrera. Les disciples se regardaient les uns les autres, incertains de qui il parlait. Un des disciples, celui que jésus aimait, était à table contre le sein de Jésus. Simon Pierre lui fait signe : Demande lui de qui il parle. Lui, placé ainsi contre la poitrine de Jésus, lui dit : Seigneur qui est-ce ? Jésus lui répond : c'est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper. Alors il trempe la bouchée, la prend et la donne à Judas, fis de Simon Iscariote. Aussitôt après la bouchée, Satan entra en lui. Et Jésus lui dit : ce que tu fais, fais-le vite. Mais aucun des convives ne sut pourquoi, il disait cela. Comme Judas avait la bourse, certains pensèrent que Jésus lui disait d'acheter ce qu'il faut pour la fête ou de donner quelque chose aux pauvres. Il sortit aussitôt la bouchée prise. C'était la nuit.

 

Le Jardin de Gethsémani
Après la cène, Jésus se rend au jardin de Gethsémani, au pied du mont des Oliviers (le mot hébreu Gethsémani veut dire pressoir à huile). Il laisse les disciples à l'entrée du jardin, mais prend avec lui Pierre, Jacques et Jean. Se prosternant, face contre terre, il prie son père : "il est possible que cette coupe apsse loin de moi". Selon Luc (22,41) jésus quitte els disciples et s'éloigne à un jet de pierre seul. Il prie. Cependant les Trois Evangélistes (Mt 26,36-46 ; Mc14, 32-42 ; Lc 22,40-46) s'accordent à montrer Jésus en proie à une angoisse mortelle mais faisan confiance à on père. Luc fait intervenir un ange qui le fortifie. Les trois Evangélistes montre ensuite Jésus allant réveiller trois fois les disciples, et els invitant à veiller. Jean ne mentionne pas cet épisode, et évoque aussitôt la trahison de Judas (Jn 18,1-2)

L'agonie du christ au jardin des Oliviers a été rarement traitée avant le XIème siècle, et toujours avec une grande retenue. Après le XIè siècle, cette scène apparaît dans les cycles de la Passion. La réserve, de règle tout au long du Moyen Age, fait place, à partir du XVème siècle, au désir de rendre sensible, l'angoisse du Christ (Dürer, eaux-fortes, 1515 ; dessin, 1521, Francfort, Städelsches Kunstinstitut ; Le Greco, 1605-1610, Andajar, Santa maria).

L'influence croissante de la Devotio moderna, l'ardeur mystique, qui s'exprime à travers les représentations du mystère de la passion, se traduisent dans un grand nombre de groupes sculptés du XVème siècle, en Allemagne du Sud et en Autriche. A partir du XIV, Jésus à genoux devant un rocher, occupe le centre de la composition, avec au premier plan trois disciples endormis : Pierre, Jacques et Jean, bien individualisés à partir du XVème. La main de Dieu qui dominait la scène est remplacée vers le XV par des anges (Mantegna, retable de Sanzano, 1459-1460, Musée de Tours). Le calice mentionné par le Christ dans sa prière ("si cette coupe ne peut passer sans que je la boive", Mt 26,42 est désormais intégré à la scène ; il est placé dans la main de l'ange qui porte parfois une croix (Durer, Petite passion, 1507)

A la fin du Moyen Age, l'accent est mis sur l'angoisse du Christ et la scène se fait de plus en plus pathétique (Delacroix 1826, église Saint-Paul-Saint-Louis à Paris)

 

Le Baiser de Judas et l'Arrestation
Comme le Christ et ses disciples quittent le jardin de Gethsémani, une troupe armée d'épées le saisit. Judas identifie Jésus en l'embrassant : "quiconque j' embrasserai ;prenez-le et emmenez-le sans risque." ( 14:44)
Voir Giotto, Caravaggio.

Le Christ aux outrages
Après son arrestation, Jésus comparait chez le grand prêtre Caïphe devant le Sanhédrin. Caïphe le livre aux gardes, qui le frappent, lui crachent au visage, et le couvrent de sarcasmes (Mt 26,67 ; Mc 14,65 ; Lc 22'63-65). Luc situe cette scène avant l'interrogatoire : "Les hommes qui gardaient Jésus, se moquaient de lui et le battaient. Ils lui avaient voilé le visage et demandaient : fais le prophète ! Qui t'a frappé ?". Cette scène est parfois confondue avec celle du couronnement d'épines qui survient au prétoire après l'interrogatoire par Pilate. Jésus porte alors la couronne d'épines, le manteau et le sceptre de roseau.
Le christ aux outrages a les yeux bandés ses mains sont enserrées par des liens. Grünewald introduit des musiciens parmi les personnages qui s'acharnent contre Jésus (La dérision du Christ 1504 Munich Alte Pinakothek) Les artistes ont tendance a multiplier les personanges et à dramatiser l'action.

La Flagellation du Christ
Après avoir interrogé Jésus, Pilate se lave les mains, fait relâcher Barabbas puis livre Jésus aux soldats qui le flagellent à coups de fouets munis de morceaux d'os et de plomb. Les évangélistes Matthieu (27,26) Marc (15,15) et Jean (19,1) se contentent d'une simple indication "il livra Jésus, après l'avoir fait flageller, pour qu'il soit crucifié" (Mc 15,15)
Le Christ est attaché à une colonne, haute et mince jusqu'au XVIème, le modèle étant la colonne de l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Après le concile de Trente, les artistes ont adopté la colonne basse, d'après la colonne en forme de balustrade conservée depuis le XIIème siècle dans la basilique saint Praxède de Rome. Jusqu'au XIV siècle, les bourreaux sont au nombre de deux armés de fouet faits de lanières munis de nœuds ou de boules de métal, ou de bâtons.

Duccio (Sienne) introduit le personnage de Pilate et des spectateurs juifs. Giotto peint un noir parmi les bourreaux (Arena Padoue). Piero della Francesca (1455 galerie nationale des Marches) place trois personnages contemporains parmi les spectateurs et flagellation (du Caravage 1607, Capodimonte). Greco

Le christ à la colonne
A partir du XVème siècle, on voit apparaître puis se multiplier des images montrant le Christ après la flagellation. Le Christ aux mains liées est assis sur le sol à côté de la colonne, un ange le désigne à un enfant en prière, Christ à la colonne (Caravage 1607, Rouen)

Le Couronnement d'épines
Après que Pilate eut décidé de relâcher Barabbas, "il livra Jésus, après l'avoir fait flageller, pour qu'il soit crucifié" (Mc 15,15) L'épisode du couronnement d'épines intervient alors, à l'intérieur du prétoire où les soldats ont conduit Jésus ; "ils le revêtent de pourpre, et ils lui mettent sur la tête une couronne d'épines qu'ils ont tressée" (Mt 27,29) Puis, en une odieuse parodie, la soldatesque défile devant lui en criant "Salut roi des juifs" ; on lui crache au visage et on le frappe du roseau qu'il tient à la main.
En 1239, saint Louis achète à un marchand vénitien une relique vénérée comme l'authentique couronne d'épines. Pour l'abriter, il construit la Sainte-Chapelle en son palais de la Cité. Le culte de la couronne d'épines trouve son point de départ dans cet événement. Dürer passion 1495 Vienne Albertina, Titien Louvre van Dyck Prado Rubens, Rembrandt, Bosch, Correggio, Daumier.

Ecce homo
L'expression "Ecce homo" est la forme latine de l'annonce de Pilate "Voici l'homme". La tradition de cet épisode a pour origine l'évangile de Jean. Cette scène de "l'ostentation du Christ" se situe après la comparution de Jésus devant Pilate, après la flagellation et le couronnement d'épines. Tandis que les soldats tournent en dérision le Christ en lui criant "salut roi des Juifs", Pilate sort de nouveau ; il annonce qu'il va emmener l'accusé dehors. "Jésus vint alors à l'extérieur ; il portait la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Pilate leur dit [aux Juifs] : "Voici l'homme" (Jn 19,4-6) Dès que les grands prêtres et leurs hommes voient Jésus, ils se mettent à crier "Crucifie-le !"
Caravage (Gênes Palais Rosso)

Mantegna, 1500
Caravage, 1606

Le chemin de croix
La crucifixion de Jésus est rapportée par les quatres Evangélistes (Mt 27,32-56 ; Mc 15, 21-41 ; Lc 23, 26-49 ; Jn 19,16-37). Un passant que Matthieu nomme "Simon, un homme de Cyrène", est requis pour porter la croix c'est égalment la version de Marc et de Luc alors que Jean dit que le Christ a porté sa croix. Les représentations de la scène suivent le plus souvent la version de Jean. La représentation de Christ portant sa croix au Calvaire montre traditionnellement à Christ épuisé tombant à Terre, se soutenant d'une main. On peut voir Simon de Cyrene debout avec Jésus-Christ, peint avec des cheveux gris , barbu et portant une tunique courte. Le Christ porte la Croix sur ses épaules, avec des soldats à pied et à cheval autour de lui. Derrière le Christ : la Vierge Marie, saint Jean et des femmes pleurantes. Veronique est parfois présente, tenant un voile.

La Crucifixion
La crucifixion de Jésus est rapportée par les quatres Evangélistes (Mt 27,32-56 ; Mc 15, 21-41 ; Lc 23, 26-49 ; Jn 19,16-37). Au lieu du Crâne, le Golgotha, Jésus est crucifié.
"Il lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel". Mais Jésus refuse d'en boire. Après l'avoir crucifié "Ils partagent ses vêtements en les tirant au sort". Un écriteau au dessu de la tête du crucifié procalme "Jésus le nazaréen, le roi des Juifs" (Jn 19,19). Près de la croix, indique Jean "se tenaient debout sa mère, la sœur de sa mère, marie femme de Clopas, et marie de magdala " (Jn 19,25).

La crucifixion était considérée par les peuples de la Méditerranée antique comme la plus honteuse des tortures, réservée seulement aux plus mauvais criminels. En l'acceptant, le Christ montre le plus haut degré de sacrifice. L'image honteuse de la crucifixion est devenue le symbole majeur de la nouvelle religion. Tandis que d'autres religions ont célébré l'invulnérabilité et le pouvoir de leurs Dieux, l'Église s'est concentrée sur la vulnérabilité humaine et la souffrance de Jésus, la pure fragilité de la peau et des os sous les coups de fouet et les clous. Seul parmi des religions du monde, le Christianisme a d'un air provoquant montré le cadavre tordu de Dieu en ses places les plus sacrées.

La Crucifixion a fini par symboliser beaucoup plus que l'événement historique et religieux lui-même. Rendu dans des temps modernes par des artistes comme Paul Gauguin, Pablo Picasso, Chagall et Barnett Newman, ce thème dénote l'homme souffrant à une échelle universelle et comme une adresse au monde de la douleur individuelle de l'artiste.

Cimabue, 1283
Tintoret, 1565

La Déposition, ou Descente de la Croix
Le corps de Christ est démonté de la croix. Joseph d'Arimathie, un homme riche et respecté qui était secrètement un disciple de Christ, obtient la permission de Pilate pour enterrer le corps. Les représentations traditionnelles montrent une échelle contre la croix, avec Joseph d'Arimathie monté sur l'échelle descendant le corps. La Vierge Marie reçoit le corps et embrasse le visage. Marie Madeleine embrasse la main gauche et saint Jean embrasse la droite. Nicodeme extrait les clous des pieds. Voir van der Weyden, Rembrandt, Rubens.

Mise au tombeau
Joseph d'Arimathie et Nicodeme se préparent à placer le corps de Christ dans le tombeau. La Vierge Marie peut étreindre le corps et saint Jean se pencher pour soutenir les pieds de Christ. Voir Titien, Fra Angelico .

Noli mi tangere (Ne me touche pas)
Les événements de la Passion de Christ sont suivis trois jours plus tard par la Résurrection. Marie et Marie Madeleine s'approchent du tombeau et constatent que l'on a roulé la pierre loin devant la porte.

Après la découverte du tombeau vide, l'ignorance de ce qui est arrivé au corps du Christ entraine les larmes de Marie Madeleine. Jésus lui apparait, mais elle ne le reconnaît pas d'abord, le prenant pour un jardinier. Quand elle se rend compte que c'est Jésus Christ, il lui dit "Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté à mon Père." - Jean 20:17

Voir : Giotto: chapelle Scrovegni, Padoue (1305), Fra Angelico : Couvent Saint Marc, Florence (1410)

 

La résurrection
Piero della Francesca (1465, Borgo San Sepolcro)

Sur la route d'Emmaus
Le Christ apparait ensuite à deux disciples voyageant à Emmaus, mais ils ne le reconnaissent d'abord pas non plus. Plus tard, quand ils ont mangé ensemble, "il a pris du pain et l'a béni et le leur a donné. Et leurs yeux ont été ouverts et ils le reconnaissaient ; et il a disparu de leur vue." - Luc 24:30-31

L'Ascension
"Et il les a emmenés jusqu'à Bethany et il a levé les mains et les a bénis. Et après les avoir bénis, il s'est séparé d'eux et s'est élevé dans le ciel." - Luc 24:50-51

La Pentecôte

Pentecôte, du grec pentecosti, désigne une période de cinquante jours. Dans la religion chrétienne, la Pentecôte célèbre la descente du Saint-Esprit sur les apôtres, cinquante jours après la résurrection de Jésus Christ. Les flammèches matérialisent le don des langues pour aller évangéliser le monde.

Le jour de son Ascension vers le Père, le Christ dit à ses disciples de "ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre ce que le Père avait promis" (Actes 1, 4-5). Il leur demanda de demeurer ensemble pour recevoir le don de l’Esprit : "...Vous allez recevoir une puissance, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre" (Actes 1, 8). C’est ainsi que les disciples se trouvaient réunis au Cénacle, quand eut lieu l’événement : "Quand les jours de la Pentecôte furent accomplis, les disciples étaient tous ensemble en un même lieu, et soudain un bruit s’entendit venant du ciel : et il emplit toute la maison ; et ils virent comme des langues de feu qui se partageaient et il s’en posa sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler d’autres langues comme l’esprit leur donnait de s’exprimer » (Act. II, 1, 2).

Cette période de cinquante jours qui  débute avec la Résurrection (1er jour) et se poursuit avec l’Ascension (le 40e jour) et le don de l’Esprit était célébrée comme une période festive de sept semaines dans l’Eglise primitive. La fête de la Pentecôte est le jour de clôture de cette cinquantaine pascale, célébrée dès les I-IIe siècles pour être officiellement instituée au IVe siècle.

Mais avant d'être une fête chrétienne, la Pentecôte est une fête juive, Shavouot en hébreu, célébrée fidèlement chaque année. La fête de Pâque commémore chez les Juifs la délivrance de la servitude en Égypte et la traversée de la mer Rouge. Cinquante jours plus tard, sur le mont Sinaï : Moise reçoit de Dieu les tables de la Loi. C’est en ce jour anniversaire que les apôtres reçoivent l’Esprit Saint. Aux tables de la Loi, succède l’enseignement du Christ éclairé par l’Esprit.

Ainsi, alors que les apôtres sont réunis dans le cénacle (lieu où s’est déroulée la Cène), 10 jours après l’Ascension, l’Esprit Saint, sous forme de langue de feu les touche et leurs permet de parler toutes les langues du monde pour diffuser la parole évangélique. C’est une fête importante dans le monde chrétien car elle célèbre l’Esprit Saint en tant que partie intégrante de la Sainte Trinité et elle marque la naissance de l’Eglise universelle.

Giotto, 1303-1306
Eglise de l'Arena à Padoue.
Greco,
1600
Jean Restout, 1732
Musée du Louvre

Comme toutes les fêtes religieuses majeures de la chrétienté, la Pentecôte a suscité de nombreuses représentation iconographique. Sur les les icones grecques et à l’époque médiévale, en dessous du ciel, les apôtres sont en demi-cercle autour de Pierre et Paul (il n’était pas présent historiquement ce jour-là, et même pas encore converti, mais on ne peut imaginer l'Église sans Saint Paul). La place centrale est vide, c’est celle du Christ monté au ciel.

A partir du XIVe siècle, Pierre prend parfois cette place (Chez Giotto notamment)  puis, systématiquement, c'est la Vierge Marie qui prend cette place centrale. Les Actes signalent sa présence dans les réunions de prière des apôtres (Actes 1 : 14). Mais surtout elle a enfanté le Verbe et occupe alors son rôle d’incarnation de l’Eglise.

L’Esprit Saint peut revêtir plusieurs aspects, la traditionnelle colombe qui fait directement référence à celle du Baptême ou une main divine d’où partent des rayons lumineux sortant du ciel.