(1853-1890)
Post-impressionnisme

Peintre autodidacte, Vincent van Gogh peint son premier chef d'œuvre en avril 1885.  Pour ces Mangeurs de pommes de terre, il s'inspire de ses compatriotes Rembrandt et Franz Hals. Lorsqu'il part pour Anvers en novembre, Van Gogh découvre la couleur de Rubens, les estampes japonaises mais aussi l'expressionisme de James Ensor. A Paris, entre février 1886 et février 1888, son utilisation de la couleur est encore modérée. Mais, sous l'influence de Gauguin et de Lautrec, il utilise le pouvoir symbolique de celle-ci et la déformation expressionniste de la ligne. Van Gogh accentue ce mouvement après son arrivée à Arles en 1888, où le choc de la lumière méridionale le pousse à la conquête de la couleur. Il s'autorise toute liberté de modifier les couleurs naturelles pour favoriser l'expression de ces sujets. Par la dramatisation des scènes, la simplification, voire la caricature,  les traces empâtées et granuleuses des coups de pinceaux qui caractérisent  alors son œuvre, jusqu'à Racines d'arbre, son dernier tableau en juillet 1890, il annonce l'expressionnisme.

Les mangeurs de pommes de terre 1885 Amsterdam, Musée Van Gogh
Les souliers 1886 Amsterdam, Musée Van Gogh
Agostina Segatori 1887 Amsterdam, Musée Van Gogh
Le père Tanguy 1887 Paris, Musée Rodin
Ponts sur la Seine à Asnières 1887 Zurich, Fondation E. G. Bührle
Autoportrait 1888 Amsterdam, Musée Van Gogh
Le semeur au soleil couchant 1888 Otterlo, Musée Kröller-Müller
Quatrorze tournesols dans un vase 1888 Londres, National Gallery
Terrasse du café le soir 1888 Otterlo, Musée Kröller-Müller
Le café de nuit 1888 New Haven, Yale University
Chambre de Vincent à Arles 1888 Amsterdam, Musée Van Gogh
La vigne rouge 1888 Moscou, Musée Pouchkine
Souvenir du jardin à Etten 1888 Leningrad, Musée de l'Ermitage
Le semeur au coucher du soleil 1888 Zurich, Fondation E. G. Bührle
L'Arlésienne 1888 New York, Metropolitan
Portrait d'Armand Roulin 1888 Essen, Museum Folkwang
Quatrorze tournesols dans un vase 1889 Tokyo, Yasuda insurance company
Quatrorze tournesols dans un vase 1889 Amsterdam, Musée Van Gogh
Autoportrait (L'homme à la pipe) 1889 Chicago, Collection Leigh B. Block
Portrait du docteur Felix Rey 1889 Moscou, Musée Pouchkine
Iris 1889 Malibu, Paul Getty Museum
La nuit étoilée 1889 New York, M.O.M.A.
Le surveillant en chef Trabuc 1889 Solothurn, Kuntsmuseum
Autoportrait sans barbe 1889 Collection particulière
Pieta (d'après Delacroix) 1889 Amsterdam, Musée Van Gogh.
Champ de blé avec cyprès 1889 Collection privée
Chambre de Vincent à Arles 1889 Chicago, The art institute
Chambre de Vincent à Arles 1889 Paris, Musée d'Orsay
Autoportrait à Saint Remy 1889 Paris, Musée d'Orsay
La méridienne ou La sieste 1890 Paris, Musée d'Orsay
Branches fleuries d'amandier 1890 Amsterdam, Musée Van Gogh.
Marguerite Gachet dans son jardin 1890 Paris, Musée d'Orsay
Eglise d'Auvers 1890 Paris, Musée d'Orsay
Portrait du docteur Gachet à digitale 1890 Paris, Musée d'Orsay
Portrait du docteur Gachet 1890 Collection particulière
Epis de blé 1890 Amsterdam, Musée Van Gogh
Portrait de jeune paysanne assise 1890 Berne, collection H. R. Hahloser
L'homme au bleuet 1890 Lieu inconnu
Marguerite Gachet au Piano 1890 Bâle, Offentliche Kunstsammlung
Champ de blé sous un ciel orageux 1890 Amsterdam, Musée Van Gogh
Plaine près d'Auvers avec ciel nuageux 1890 Munich, Neue Pinacothèque
Les bords de l'Oise à Auvers 1890 Detroit, Detroit Institute of Arts
La plaine d'Auvers avec ciel nuageux 1890 Pittsburgh, Museum of art
Champ de blé aux corbeaux 1890 Amsterdam, Musée Van Gogh
Racines d'arbre 1890 Amsterdam, Musée Van Gogh

Né aux Pays-Bas, Vincent Van Gogh est le fils aîné d’un pasteur. Issu d’une famille bourgeoise, il doit son prénom à son oncle Vincent «Cent» Van Gogh qui avait bâti sa fortune en s’imposant comme le plus important marchand d’art de Hollande. Autant dire que ses parents, en lui octroyant ce prénom, souhaitaient qu’il reprenne ce commerce lucratif. D’ailleurs, Vincent s’y emploie dès l’âge de 16 ans. Bien que, dans son enfance, il ne se soit pas spécialement intéressé à l’art et n’ait pas fait preuve d’aptitude particulière en la matière, Vincent tente d’apprendre tout ce qu’il peut sur la peinture. Entre 1869 et 1877, il est employé de la galerie d'art Goupil et voyage entre La Haye, Londres et Paris. Ses goûts littéraires le portent vers La Bible, Zola, Dickens, Michelet, Hugo Ses influences picturales le portent vers Rembrandt, Daumier, Millet :

"Pour moi ce n'est pas Manet qui est le peintre extrêmement moderne, mais Millet, qui pour beaucoup de gens ouvre des perspectives lointaines." Lettre à Théo depuis Saint-Rémy.

Mais son bagage encyclopédique ne l’empêche pas d’être écarté au sein de l’entreprise, puis d’en être licencié définitivement, car on estime qu’il n’a pas l’esprit commercial.

Son échec est très humiliant pour ses parents et Vincent tente de se racheter en voulant devenir pasteur comme son père, après avoir cherché vainement à être enseignant en Angleterre et vendeur dans une librairie de La Haye. Pourtant, lorsqu’il s’avère qu’il n’a pas le niveau académique pour réussir ses études de pastorat, ses parents vivent ce nouvel échec comme une humiliation de plus – d’autant qu’ils lui ont payé des cours particuliers pendant un an. Malgré tout, son père lui obtient le poste subalterne d’assistant de prédicateur – tout en bas de l’échelle hiérarchique de l’Église protestante – dans la région minière très pauvre du Borinage. Là encore, Vincent est licencié car il est jugé "excessivement religieux". En effet, il offre les biens de l’Église, ses propres repas et même ses vêtements aux mineurs de fond.

Refusant désormais toute aide de sa famille, Vincent est au plus mal et se voit réduit à vivre dans une grange du Borinage. Son frère cadet tant aimé, Theo Van Gogh, qui prospère dans le commerce de l’art, lui rend visite pour tenter de le sortir de sa dépression. Theo suggère à Vincent de tirer profit de sa passion pour la peinture… et de devenir artiste. Âgé de 27 ans, Vincent voit là une occasion de s’en sortir et se met à étudier le dessin à partir des manuels que lui procure son frère. Bien qu’il n’ait pas une prédisposition pour le dessin, il finit par progresser, grâce à son dévouement absolu, n’hésitant pas à s’entraîner toute la journée et même la nuit.

Son oncle par alliance Anton Mauve, plus célèbre peintre hollandais alors en activité, décide de le prendre sous sa protection. Cependant, Vincent se brouille avec lui, notamment parce qu’il héberge une prostituée et ses enfants dans son atelier ("Sorrow", un dessin de femme représentant sa triste compagne d'alors) Toute sa famille est scandalisée. Theo, qui jusque-là subvenait entièrement à ses besoins, lui coupe les vivres et le contraint à revenir vivre chez ses parents. A Nuenen (dec 1883 - nov 1885), décidé définitivement à devenir peintre, Van-Gogh signe avec son prénom : Vincent. Il s'inspire de Rembrandt et Hals pour les empattements et le clair-obscur. "Je ne suis pas mécontent que certains peintres actuels nous privent du bistre et du bitume avec quoi on a peint tant de choses magnifiques". Les mangeurs de pommes de terre est son premier chef-d'oeuvre.

Mais ses rapports avec ses proches se dégradent. Vincent s’est déclaré profondément hostile à l’Église et s’est disputé âprement avec son père. Lorsque ce dernier succombe prématurément à une attaque cardiaque, ses soeurs et sa mère lui en font porter la responsabilité, déclarant qu’il a fait subir un tel calvaire à son père qu’il en est mort. Il part pour Anvers (nov 1885 - fev 1886) où il découvre Rubens au musée et qui le sensibilise à la couleur et les estampes japonaises. (Tête de mort à la cigarette, résonances Ensoriennes).

Puis Vincent se tourne de nouveau vers son frère qu’il vient voir à Paris en février 1886. Son utilisation de la couleur est encore modérée. Mais sous l'influence de Gauguin et de Lautrec, il utilise le pouvoir symbolique de celle-ci et la déformation expressionniste de la ligne. Autoportrait , Portrait du père Tanguy. Grâce aux contacts de Théo, le peintre fréquente l’atelier Cormon où il croise de jeunes peintres brillants comme Toulouse-Lautrec et Émile Bernard. Vincent est plutôt boudé par les artistes plus jeunes jusqu’à ce que Theo, à la demande de sa galerie, se mette à acheter des toiles impressionnistes. Le marchand devient alors l’ami le plus courtisé des peintres attachés à ce nouveau courant… tout comme Vincent dont on recherche désormais la compagnie. Pendant trois mois, Vincent, accompagné de Theo, est la nouvelle coqueluche des cercles de peintres les plus novateurs. Pourtant, la santé de Theo pâtit gravement de ce style de vie dissolue et Vincent a le sentiment de stagner.

C’est alors que le peintre décide, en février 1888, de mettre le cap sur le sud de la France, en quête de climat ensoleillé et d’arbres en fleurs, comme dans les estampes japonaises qu’il adore. Il va chercher dans le midi, dont Lautrec lui a parlé, plus de lumière, plus de couleur. On voit aussi naître un nouveau style chez Vincent croisant sa période hollandaise, les approches esthétiques découvertes à Paris et son étude des estampes japonaises. Il dépasse la dispersion impressionniste et son caractère allusif avec son dessin aux accents forts et une couleur étale et tenue ainsi de L' Arlésienne ou Café la nuit.

Devenu extrêmement prolifique, Vincent souhaite créer un atelier d’artistes ouvert à ses confrères parisiens. Il loue ainsi la Maison jaune. Seul Gauguin, séduit par la perspective d’un logement gratuit, fait le déplacement. Si les deux hommes s’entendent d’abord à merveille, ils se considèrent bientôt comme des rivaux et la rancoeur empoisonne leurs relations. Ils se déchirent de plus en plus violemment et un soir, après une terrible dispute, le 23 décembre 1888, Vincent se tranche l’oreille et l’offre en trophée à sa putain préférée. Gauguin quitte Arles dès le lendemain matin et Vincent est placé dans l’asile psychiatrique de la région, l'Hôtel-dieu en mars. Au bout de deux semaines, Vincent semble totalement rétabli.

Mais un mois plus tard, sa santé se dégrade à nouveau. Des voisins, adressent une pétition au maire d’Arles, dans laquelle ils se plaignent du comportement de l’artiste qui "se livre à des excès de boisson après lesquels il ne se trouve dans un état de surexcitation tel qu’il ne sait plus ni ce qu’il fait ni ce qu’il dit". Et d’ajouter qu’il est par conséquent : "Un sujet de crainte pour tout [sic] les habitants du quartier, et principalement pour les femmes et les enfants". Une trentaine de personnes signent ce texte qui réclame que des "mesures énergiques prises". Le message sera entendu et Vincent est admis de son plein gré à l’asile psychiatrique de Saint-Rémy dans les Alpilles, l'hospice de Saint-Paul de Mausole. Pendant un an, de mai 1889 à mai 1890, il développe un dessin souple et sinueux avec une densité de matière plus nette, plus expressionniste. Il veut "exprimer avec le rouge et le vert les terribles passions humaines."

Vincent alterne entre des phases où il se sent parfaitement sain d’esprit et des épisodes psychotiques aigus, jusqu’à ce qu’il se considère suffisamment rétabli pour quitter l’établissement.

Il repart vers le nord du pays pour se rapprocher de Theo, mais il souhaite malgré tout se tenir à distance de l’effervescence et des distractions de Paris et il s’installe donc en mai 1890 dans le paisible village d’Auvers-sur-Oise à une heure de la capitale.

La commune attire depuis longtemps les peintres, dans la droite ligne de Charles Daubigny, et la plupart des grosses propriétés sont les résidences secondaires de Parisiens fortunés. Outre la bienveillance affichée à l’égard des peintres, Vincent est venu à Auvers parce que c’est là qu’exerce le docteur Paul Gachet, spécialiste des dépressions chez les artistes et fervent partisan de l’école impressionniste. Il soigne d’ailleurs d’autres peintres comme Pissaro, ami des Van Gogh. Gachet est lui-même peintre à l’occasion et aurait bien aimé être davantage qu’un ami des artistes. Au départ, le cadre d’Auvers-sur-Oise semble bénéfique à Vincent : il s’investit pleinement dans son travail et se lie d’amitié avec le docteur Gachet. De Marguerite Gachet dans son jardin à Champ de blé aux corbeaux, les chefs-doeuvre se succèdent. Pourtant, Vincent continue à se sentir préoccupé par sa survie financière, son état de santé, son frère et le nouveau-né de ce dernier, et sa grande solitude. Ses rapports chaleureux avec le docteur Gachet se dégradent et, deux mois et demi seulement après son arrivée au village où il a peint 70 toiles, Vincent revient à l’auberge Ravoux un dimanche soir, le 27 juillet, grièvement blessé à la poitrine. Il explique qu’il s’est tiré une balle. Il meurt deux jours après, le 29 juillet 1890, son frère Theo à ses côtés.


Les raisons d'un sucide.

Les Américains Steven Naifeh et Gregory White Smith, dans un livre publié en 2011, Van Gogh, The Life, avancent que Van Gogh ne s'est pas suicidé. Le peintre aurait été tué, accidentellement ou intentionnellement, par les frères Secrétan, deux adolescents d'une grande famille parisienne qui lui cherchaient des ennuis depuis des semaines. Cette thèse repose sur trois éléments principaux : la disparition de l'arme du "suicide", la blessure de Van Gogh décrite par un médecin, et un dessin de l'artiste montrant l'un des frères Secrétan jouer au cowboy avec une arme.

Cependant, en 2016 à Amsterdam, est expose un pistolet rongé par la rouille qui aurait été mis au jour dans le champ où Van Gogh se serait donné la mort. On sait par ailleurs que l’aubergiste Arthur Gustave Ravoux qui hébergeait Van Gogh à Auvers possédait le même revolver. Le peintre lui aurait donc subtilisé pour se tirer une balle dans le ventre. Comme le projectile était de petite taille, la blessure ne fut pas immédiatement fatale. L’agonie de Van Gogh dura une trentaine d’heures, agonie au cours de laquelle il aurait déclaré (comme en témoigne une lettre du peintre Emile Bernard exposée à Amsterdam) que "son suicide était absolument calculé et voulu en toute lucidité".

Revolver
Revolvers type Lefaucheux
L'angelus de Millet
L'Angélus (Jean-François Millet, 1859)

En effet, en juillet 1889, L'Angélus de Millet avait été vendu aux enchères. Le tableau avait soudain rapporté plus d'un demi-million de francs, maintenant que le peintre était mort. Van Gogh trouvait cette situation tout simplement misérable : "Et les prix élevés dont on entend parler, qui sont payés pour des oeuvres de peintres qui sont morts et n'ont pas été payés de la sorte de leur vivant retirent plus d'inconvénients que d'avantages. (Lettre 612)"

"Et pourtant, et pourtant", scande-t-il dans la lettre 638 "Certains de mes tableaux trouveront un jour des amateurs. Mais tout le bruit fait à propos des prix élevés qui ont été payés ces temps derniers pour des Millets, etc., aggrave à mon avis la situation. "

Dans sa dernière lettre il exprime encore plus clairement encore les raisons d'un suicide. Cette lettre, la 652, a été retrouvée dans la veste de Vincent après sa mort. Il n'avait pas souhaité l'envoyer à son frère. Elle lui semblait sans doute trop rude, trop profondément expressive, pour vouloir importuner Théo qui était fourré dans les difficultés jusqu'au cou. Il écrivit à la place une lettre plus neutre et plus superficielle. C'est ainsi que la première lettre, la lettre 652 qui ne partit pas devint le testament de Vincent. Elle se terminait par ces phrases :"Dans un moment où la situation entre marchands de tableaux d'artistes décédés et marchands de tableaux d'artistes vivants est très tendue. Et mon propre travail, eh bien, je mets ma vie en jeu, et mon esprit y est resté pour moitié -bon-, mais pour autant que je sache, tu ne fais pas partie des marchands d'esclaves et tu peux, je trouve, prendre position et agir vraiment humainement- mais que faire ?" Du fait de son suicide, son frère ferait bientôt partie de la première catégorie.

Reconnaissance posthume

Un premier article critique sur Van Gogh parait en janvier 1890. En février 1890, achat de "La vigne rouge" par un peintre belge pour 400F. Ainsi, c'est dès l'année même de sa mort que Van-Gogh, dont la première oeuvre d'importance a été peinte tout juste cinq ans auparavant qui ne peintcommençait à être connu. Il a tout de suite eu une influence profonde sur les peintres modernes adeptes de l'expressionnisme. Les fauves français utiliseront la construction du tableau par la touche colorée. Les expressionnisme allemand retiendront la valeur symbolique de la couleur et l'xpressionnisme abstrait, la rapidité fébrile de l'exécution.

Jo van Gogh-Bonger, belle-soeur de Vincent et veuve de Theo, a publié pour la première fois au cours des années 1914/15, les lettres gardées par son mari. 652 lettres en tout dont on a conservé la numérotation jusqu'à nos jours. En 1911 Emile Bernard, l'un des amis les plus intimes de Vincent, avait déjà fait publier les lettres qui lui avaient été adressées. Celles-ci ont été numérotées de façon autonome et leur numéro est précédé d'un B. En 1937, Anton Van Rappard, un collègue hollandais de Vincent, rendit accessible les lettres que lui envoya celui-ci. Elles sont marquées d'un R van leur numéro. En 1954, parut enfin un recueil imprimé des lettres adressées à sa soeur Willemina, lettres dont la numérotation est précédée d'un W. On publia également de 1952 à 1954, les réponses de Theo et sa femme, 41 en tout, toutes marquées d'un T. Ce sont au total plus de 800 lettres qui ont pu être conservées.

BIBLIOGRAPHIE,

FILMOGRAPHIE