Vivre aujourd'hui avec la mémoire d'un événement fort conduit souvant les personnages de Resnais à devenir des fantômes du monde habité.
Comme l'analyse Thierry Jousse, l'attrait irrésistible envers le modèle cérébral fait de Resnais un cinéaste de la composition plus que de l'intrigue et du développement. A la difference des auteur comme Mankiewickz, Ford ou Eastwood qui interrogent la mémoire à partir d'une seule pointe de présent, le présent se déplace aussi sans cesse chez Resnais faisant de ses films un labyrinthe dans lequel errent ses personnages et ses spectateurs.
Le sujet le plus facilement identifiable du cinéma de Resnais est la mémoire.
Mémoire des grands traumatismes du siècle : Guernica, Auschwitz, Hiroshima,
L'Algérie, l'Afrique colonisée, La guerre d'Espagne, L'affaire Stavisky ;
mais aussi des blessures plus intimes, Nevers ou Boulogne sur Mer, ou encore
mémoire comme totalité borgésienne de la Bibliothèque nationale, du palace
de Marienbad de la maison de Providence ou du Laboratoire de Laborit. Mémoire
fragmenté que Resnais, tel un archéologue - c'est le métier de Pierre Arditi
dans l'amour à mort- fait remonter à la surface.
Contre la reconstitution, Resnais confronte les lambeaux de cette mémoire avec la réalité d'aujourd'hui, espaces vides ou reconstruits qui ont recouvert les plaies et les gouffres. Cette mémoire au présent suppose l'oubli ; elle est trouée ; elle est fondée sur des vides et ces par ces interstices que l'image fait retour. Elle suppose une interrogation sur elle-même et une fragilité de son fonctionnement, comme dans Marienbad et, plus subtilement encore, dans Muriel, où l'on ne sait jamais exactement quelle est la version authentique des faits et où l'on doute toujours de la réalité des événements. Gilles Deleuze parle ainsi de "nappes de passé" pour distinguer les strates du temps et de la mémoire de la simple image souvenir.
Autant que la mémoire, la question des survivants et de leur existence dans un monde d'après la catastrophe est fondamentale chez Resnais. Aux fameuses et multiples interrogations sur comment écrire et comment filmer après Auschwitz, Resnais répond par un comment survivre qui n'est pas séparable d'une poétique de la ruine, plus mentale que physique. La plupart des personnages de Resnais sont des survivants passés par l'expérience de la mort, l'oubli pouvant être considéré comme une des formes possibles de la mort, et qui sont hantés par les traces à la fois obsédantes et effacées de leur passé. La voix qui lit les commentaires de Jean Cayrol dans "Nuit et Brouillard" et les corps des acteurs d'Hiroshima mon amour ont quelque chose de fantomatique, de même que les créatures étranges de "Marienbad", qu'Alexandre Stavisky en spectre sur la scène du théâtre, que les personnages familiers et familiaux qui peuplent le cerveau de l'écrivain malade et alcoolique dans "Providence", que les revenants du théâtre d'avant-guerre dans "Mélo" ou que les couples semblables et multiples dans "Smoking/no smoking". De ce point de vue le film le plus explicite est évidemment l'amour à mort. La question du passage, de la limite entre la vie et la mort y est directement abordée. L'objet du film c'est cet outre-monde, ce pays des morts-vivants dans lequel se meut Pierre Arditi, lui qui meurt à la première séquence du film et ressuscite immédiatement avant de mourir une seconde fois aux deux-tiers du récit.
Ces histoires de revenants, sont dans la plupart des films de Resnais liés à une demeure hantée, machine à distribuer les souvenirs. C'est le rôle de la Bibliothèque Nationale dans "Toute la mémoire du monde", celui de l'hôtel d'Hiroshima, du palace de Marienbad, de l'appartement dans Muriel, de la villa de banlieue de Mélo ou, bien sûr, de la maison cévenole de "L'amour à mort". Ces histoires de revenants et de maisons hantées laissent à penser que Resnais est peut-être le plus grand cinéaste fantastique français. Le cinéma est pour lui l'art de faire revenir les fantômes, d'inventer un monde où les lois physiques ne sont plus seulement celles qui régissent la vie. Providence est le film le plus directement fantastique de Resnais, son titre même faisant référence à l'écrivain américain d'anticipation Lovecraft et à la ville de Providence dans laquelle il situe toutes ses histoires de cryptes et de morts-vivants La demeure hantée évoque chez Resnais le fonctionnement de la mémoire. Elle est un peu comme un cerveau, dont chaque pièce est reliée avec chacune des autres, à l'instar d'un cortex où synapses et neurones sont autant de ramification du Tout. De même les fréquentes incursions dans la science fiction sont autant d'excursions dans le cerveau, dans "Je t'aime, je t'aime", dans "Providence".
Cet attrait irrésistible envers le modèle cérébral fait de Resnais un cinéaste de la composition plus que de l'intrigue et du développement. Il ne s'agit pourtant pas pour lui de rompre avec le récit, mais bien au contraire d'en multiplier les modes et ainsi d'accroître les possibilités romanesques. La composition, au sens le plus musical du terme, permet à Resnais d'ouvrir le cinéma à la fragmentation, au multiple, à la polyphonie, à la virtualité et à la recomposition de ce matériau éclaté. Le spectateur est face à un ensemble d'affects, d'histoires de souvenirs, de pensées, de mots, de cops qui intègrent la multiplicité du monde, passé/présent, physique/mental, langage/musique. Il s'agit de recomposer cet ensemble à la manière d'un puzzle qui donne à voir la complexité de l'homme moderne et de son histoire. Autant que de composition, on peut parler de mise en réseau des récits et des sentiments dont le metteur en scène est un architecte et le spectateur une sorte d'opérateur qui peut cliquer sur les différents possibles de ce labyrinthe narratif.
Resnais a d'abord envisagé la version totalitaire de la programmation et son horreur pure -Les camps, la bombe atomique- avant de lancer lui même des hypothèses en résonance avec la science contemporaine, ses principes d'incertitude et ses sous-ensembles flous, qui introduisent l'aléatoire dans la machine. Ainsi le hasard source d'angoisse dans Marienbad et surtout dans Muriel, devient ensuite dans "Je t'aime, je t'aime", "Mon oncle d'Amérique" ou "Smoking/no smoking", la source et le principe d'une nouvelle liberté pour l'homme contemporain ;au labyrinthe c'est substitué le diagramme.
La mélodie secrète , cette part de la réalité qui nous échappe et qui nous
hante, qu'on pressent chez Stavisky, n'est-elle pas en dernière instance le
véritable objet de la quête d'Alain Resnais ? Ses dispositifs, parfois très
proches des mathématiques, n'ont-ils pas pour fonction de capturer cette mélodie
secrète, bien plus profonde que les apparences de la profondeur ?
"
Bibliographie.
Courts et moyens métrages :
L’aventure de Guy (1936), Schéma d'une identification (1946),
Ouvert pour cause d'inventaire (1946), Visite à Oscar Dominguez (1947), Visite
à Lucien Coutaud (1947,) Visite à Hans Hartnung (1947), Visite à Félix Labisse
(1947), Visite à César Doméla (1947), Portrait d'Henri Goetz (1947), Le Lait
Nestlé (1947), Journée naturelle (1947), La bague (1947), L’alcool tue (1947),
Van Gogh (1948), Malfray (1948), Les jardins de
Paris (1948), Châteaux de France (1948), Guernica (1950), Gauguin (1950),
Pictura (1952), Les statues meurent aussi (1953), Nuit
et Brouillard (
,
1955), Toute la mémoire du monde (1956), Le mystère de l'atelier quinze (1957),
Le chant du Styrène (1958), Gershwin (1992).
| 1959 | Hiroshima
mon amour |
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Avec : Emmanuelle Riva (Elle), Eiji Okada (Lui), Stella Dassas (Mère), Pierre Barbaud (Père), Bernard Fresson (Amant allemand). 1h31. NB En août 1957, à Hiroshima. Dans la pénombre d'une chambre un couple nu, enlacé. Elle, une Française d'une trentaine d'années venue à Hiroshima pour jouer dans un film sur la paix. Lui un Japonais. Elle lui parle d'Hiroshima mais il ne cesse de lui répéter " tu n'as rien vu à Hiroshima"... |
| 1961 | L'année
dernière à Marienbad |
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Avec : Delphine Seyrig (A), Giorgio Albertazzi (X), Sascha Pitoëff (M), Françoise Bertin, Luce Garcia-Ville. 1h35. Une longue exploration de couloirs somptueux, au cours de laquelle on n'entend que des lambeaux de phrases, précède le spectacle d'une représentation théâtrale donnée à l'issue d'une soirée mondaine. Un inconnu à l'accent italien regarde constamment une jeune femme brune, avant qu'un jeu de société ne l'oppose à un homme au visage maigre apparemment invincible. L'inconnu essaye de persuader la femme qu'ils se sont déjà rencontrés et que des liens amoureux existent entre eux... |
| 1963 | Muriel
ou le temps d'un retour |
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Avec : Delphine Seyrig (Hélène), Jean-Pierre Kérien (Alphonse), Nita Klein (Françoise), Jean-Baptiste Thierrée (Bernard). 1h55. Le mois de novembre 1962 à Boulogne-sur-Mer. Une veuve, jeune encore, Hélène Aughain exerce avec l'aide de son beau-fils Bernard, la profession d'antiquaire. Son amant, de Smoke, s'occupe d'une entreprise de démolition. Bernard essaie de trouver auprès de son amie Marie-Dominique un peu d'apaisement aux souvenirs atroces que lui a laissés la guerre d'Algérie.. |
| 1966 | La guerre est
finie |
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Avec : Yves Montand (Diego), Ingrid Thulin (Marianne), Geneviève Bujold (Nadine), Dominique Rozan (Jude), . 2h01. Diégo, qui se fait parfois appeler Carlos, Domingo, voire René Sallanches lorsque celui-ci lui prête son passeport pour passer la frontière d'Espagne, est un cadre permanent du Parti Communiste Espagnol en exil à Paris depuis l'accession du Général Franco au pouvoir. Sa dernière mission clandestine outre Pyrénées a été périlleuse et il en revient sceptique sur les perspectives de la lutte anti-franquiste... |
| 1967 | Loin du Vietnam |
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Episode de Loin du Vietnam, film en onze segments de Joris Ivens, William Klein, Claude Lelouch, Chris Marker, Alain Resnais, Agnès Varda, Jean-Luc Godard montrant leur sympathie pour l'armée nord-vietnamienne lors de la guerre du Viet-Nâm. |
| 1968 | Je t'aime, je
t'aime |
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Avec : Claude Rich, Olga Georges-Picot,
Anouk Ferjac, Georges Jamin, Van Doude, Ray Verhaege. 1h31
Dans une clinique, Claude Ridder se débat entre la vie et la mort à la suite d'une tentative de suicide. Un mystérieux personnage s'intéresse à son cas. Dès sa sortie de clinique, on lui propose d'aller dans un centre de recherches afin de devenir le sujet d'une expérience sans précédent que les savants s'apprêtent à réaliser dans le plus grand secret : un voyage dans le temps d'une durée de une minute. |
| 1974 | Stavisky |
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Avec : Jean-Paul Belmondo (Serge Alexandre / Stavisky), François Périer (Albert Borelli), Anny Duperey (Arlette). 1h55. Lundi 24 juillet 1933. Trotsky, révolutionnaire bolchevique, fait une discrète arrivée à Cassis : il vient d'obtenir l'asile politique en France. À Paris, commence pour Serge-Alexandre, homme d'affaires joueur et séducteur, une semaine comme les autres, entièrement vouée à l'argent. .. |
| 1977 | Providence |
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Avec : Dirk Bogarde, Sir John Gielgud, Ellen Burstyn, David Warner, Elaine Stritch, Cyril Lawson. Les chemins tortueux de la création. L'histoire se passe dans l'imagination de Clive Langham, un écrivain célèbre, au cours d'une nuit solitaire, la veille de son anniversaire... Le narrateur se meurt : il se débat pour concevoir sa dernière uvre, un roman dans lequel il explore des aspects de lui-même. En même temps, il est submergé de cauchemars : au cours d'un coup d'état, de nombreuses personnes arrêtées sont parquées dans un stade de football... |
| 1980 | Mon oncle d'Amérique
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Avec : Gérard Depardieu (René Ragueneau), Nicole Garcia (Janine Garnier), Roger Pierre (Jean Le Gall). 2h05. Trois destinées, celles d'un journaliste directeur des informations d'un poste de radio, d'un fils d'agriculteur recyclé dans une industrie textile elle-même en mutation, et celle d'une fille d'ouvrier devenue styliste, s'entrecroisent en contrepoint des théories formulées depuis son laboratoire par le professeur Laborit, biologiste et analyste des comportements des rats et des hommes vivant en société. |
| 1983 | La vie est un roman |
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Avec : Vittorio Gassman (Walter Guarini), Ruggero Raimondi (Count Michel Forbek), Fanny Ardant (Livia Cerasquier). 1h51. En 1914, le comte Michel Forbek montre la maquette d'un fabuleux château dont il veut faire un " temple du bonheur " pour lui-même et ses amis - notamment la femme qu'il aime, Livia. Mais ce n'est qu'en 1919, après la guerre, qu'il les réunit tous dans le seul bâtiment construit. Forbek soumet ses invités à une sorte d'expérience chimique qui va préparer leurs sens au " bonheur éternel". |
| 1984 | L’amour à mort |
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Avec : Sabine Azéma (Elisabeth Sutter), Fanny Ardant (Judith Martignac), Pierre Arditi (Simon Roche), André Dussollier (Jérôme Martignac), Jean Dasté (Doctor Rozier). 1h32. Archéologue dans le Gard, Simon vit depuis quelques mois un amour passionné avec Elisabeth. Un soir, dans leur maison près d'Uzès, il s'effondre, frappé d'une atroce douleur à la poitrine ; le médecin arrive et ne peut que constater la mort... Et pourtant, à peine quelques instants plus tard, alors que le docteur Rozier vient de quitter la maison, Simon réapparaît devant Elisabeth.. |
| 1986 | Mélo |
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Avec : Sabine Azéma (Romaine Belcroix), Fanny Ardant (Christiane Levesque), Pierre Arditi (Pierre Belcroix), André Dussollier (Marcel Blanc). 1h50. Un soir de juin 1926. Marcel Blanc, grand violoniste qui parcourt le monde pour faire apprécier son talent, dîne chez son vieil ami Pierre Belcroix, musicien plus modeste que Marcel a connu au Conservatoire. Dans son petit pavillon de la banlieue parisienne, à Montrouge, Pierre vit une vie beaucoup moins exaltante, aux côtés de sa charmante femme Romaine... |
| 1989 | I want to go home
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Avec : Laura Benson, Adolph Green, Linda Lavin, Gérard Depardieu, Geraldine Chaplin, John Ashton.1h45 Elsie en a assez de Cleveland, de l'étroitesse d'esprit des Américains, de son père et des bandes dessinées qui font son succès. "Je m'évade, Molière, Racine, j'arrive! " s'écrie-t-elle dans l'avion de Paris. La jeune étudiante veut se consacrer à une vraie culture et travailler à la Sorbonne... |
| 1993 | Smoking
No Smoking |
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Avec Sabine Azéma, Pierre Arditi, Peter Hudson. 2h25. Un village du Yorkshire. Celia Teasdale, femme du directeur de lécole, fait le ménage dans son cottage. Sur la terrasse, lors dune pause, elle hésite à prendre une cigarette et sabstient. Entre Miles Coombes, ami de son mari Toby, gêné dévoquer livrognerie de ce dernier et ses carences sentimentales et professionnelles. |
| 1997 | On
connaît la chanson |
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Avec : Pierre Arditi (Claude), Sabine Azéma (Odile), Jean-Pierre Bacri (Nicolas), André Dussollier (Simon), Agnès Jaoui (Camille Lalande), Lambert Wilson (Marc Duveyrier), Jane Birkin (Jane). 2h00. Auteur de pièces radiophoniques et - il faut bien vivre ! - employé d'agence immobilière, Simon aime secrètement Camille, brillante chercheuse en histoire et guide de tourisme à Paris, au point qu'il perturbe par sa présence les visites qu'elle organise. Mais suite à un malentendu, Camille s'éprend du patron de Simon, le beau Marc, un coureur impénitent... |
| 2003 | Pas
sur la bouche |
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Avec : Sabine Azéma, Isabelle Nanty, Audrey Tautou, Pierre Arditi, Lambert Wilson, Jalil Lespert. 1h55 Gilberte et Georges Valandray forment un couple bourgeois harmonieux dans le Paris de 1925. Monsieur est un riche homme d'affaires spécialisé dans la métallurgie. Madame est une femme coquette qui aime faire craquer les hommes. Mais voilà qu'arrive celui que personne n'attendait : Eric Thomson, industriel américain qui fut le premier mari de Gilberte. |
| 2006 | Coeurs
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Avec : Sabine Azéma, Isabelle Nanty, Audrey Tautou, Pierre Arditi, Lambert Wilson, Jalil Lespert. 1h55 Gilberte et Georges Valandray forment un couple bourgeois harmonieux dans le Paris de 1925. Monsieur est un riche homme d'affaires spécialisé dans la métallurgie. Madame est une femme coquette qui aime faire craquer les hommes. Mais voilà qu'arrive celui que personne n'attendait : Eric Thomson, industriel américain qui fut le premier mari de Gilberte. |
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né en 1922
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| 17 films | ||
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| 4 | ||
| histoire du cinéma : Cinéma du cerveau | ||