Deux périodes : Six films néo-réalistes depuis Les feux du music hall (1951), jusqu'à Les nuits de Cabiria (1957), puis deux films charnières La dolce vita (1960) et Huit et demi (1962), et enfin douze films accordant une plus grande place à l'imaginaire.
Dans ses six premiers films les personnages appartiennent à des corporations marginales et flouées. La transition puis la seconde période marquent un attachement plus grand aux personnages socialement hauts placés (journalistes, intellectuels, artistes) pour décrire l'imaginaire de l'Italie.
Quand Fellini et et Moraldo Rossi, son ami et assitant se séparent, c'est le rapport de Fellini à la réalité qui change, explique le critique Mario Sesti. Moraldo Rossi est le script de Fellini sur son premier film, Courrier du cur. Entre le cinéaste est lui démarre une longue amitié. Moraldo et Fellini font leurs sorties nocturnes ensemble et Moraldo récolte et complète nombre d'anecdotes que Fellini transfigure notamment dans La dolce vita. Tous les grands créateurs ont besoin de gens qu'ils "pillent" puis qu'ils abandonnent. Pour Fellini, lâcher Moraldo Rossi n'a pas été sans conséquences. On sait que pour Huit et demi, Fellini avait mis en scène une dernière séquence onirique, un peu inquiétante ; Mastroiani retrouvait les différents personnages dans un train à la blancheur immaculée. Puis le cinéaste avait imaginé une ronde joyeuse sur la plage. La séquence lui plus tellement qu'il décida de la substituer à la précédente. Au lieu de finir sur ce train qui est le symbole de sa tristesse ; d'une destination inconnue, il a préféré garder le burlesque, le cirque. Si l'on compare à la noirceur de La Dolce vita, notamment le suicide de Steiner, on comprend que c'est à cette période là que Fellini fait définitivement le choix de l'imaginaire, de la farce fellinienne. La vraie vie- et la mort qui l'accompagne forcement n'entreront plus qu'au compte-gouttes dans son uvre, ou d'une façon totalement fantasmée.
L'attitude de Fellini devant ses personnages restera toujours néanmoins la même. Il se situe comme un témoin à décharge qui réprouve peut être les actes tout en s'attachant à la personnalité de ceux qui les commettent. Ce sont des êtres fatigués, engoncés dans leur néant intellectuel, moral ou spirituel ou des simples ou des fous. Ils sont promis aux hasards des rencontres et à beaucoup de désarroi. L'aurore est le signe de la minute de vérité, d'angoisse, d'amertume, de peur et de solitude. La griserie dissipée on se retrouve seul et frileux, abandonné et pitoyable sans forces ni illusions. Les héros négatifs de Fellini lancent un appel déchirant à la compassion. Ils ignorent le redressement intégral, ils sont soumis à la pesanteur du monde Fellinien. Pourtant la grâce existe et redonne sens à ces parcours.
Fellini et Rossellini ont en commun une inspiration franciscaine, fondée sur l'éloge du commandement suprême : "heureux les simples d'esprit". L'ange en est la figure suprême. Les films de Fellini sont surpeuplés de passants, d'inconnus dont la fonction dramatique est à peu près nulle mais qui existent avec une intensité fulgurante. On y retrouve un univers : le cortège, ou le défilé ; la manifestation religieuse ; les promenades de groupe , qui révèlent souvent le caractère fantastique des errances mythologiques ; le carrefour ou la place avec fontaine, la nuit, propices à la rencontre et au dialogue ; les horizons dégagés : immenses terrains nus, profondeur visuelle, espace du rêve ou de l'ennui ; la présence saugrenue de quelque architecture isolée dressée dans le vide comme un épouvantail ; la fiesta: ambiance de frénésie et désordre la confrérie des gens du voyage.
Fellini a entièrement reconstruit en studio, Rimini, station balnéaire d'Emilie-Romagne pour Amarcord. Dans une interview de Fellini, recueillie par le cinéaste Luciano Ulmer pour la RAI, Fellini dit son amour pour l'EUR, ce quartier rectiligne, monumental, "buzzatien", un héritage du fascisme situé au sud de Rome. C'est là que débute La dolce Vita : les filles en bikini sur la terrasse découvrant la statue du Christ héliportée ; c'est là qu'habite Steiner, l'intellectuel du film ; c'est là aussi qu'a été tourné l'épisode du Bocacce 70 : "il y a quelque chose de métaphysique dans ce quartier, explique Federico, quelque chose de Chirico, mais aussi une légèreté, comme habiter dans un tableau ! C'est un espace de liberté. Au fond c'est comme un studio de cinéma."
Révolution du récit : L'histoire est déterminée par les thèmes et les personnages. Il n'y a plus d'intrigue ni même d'action. Tout effet de suspens, ou seulement tout effet dramatique n'appartient pas au système Fellinien. La thématique verticale de l'auteur remplace les exigences horizontales du récit. Le temps ne sert pas de cadre abstrait et dynamique, de cadre a priori à la structure du récit. Le temps existe seulement comme milieu amorphe des accidents qui modifient, sans nécessité externe, le destin des héros.. les événements n'y "arrivent" pas, ils y tombent ou ils en surgissent, c'est à dire toujours selon une gravitation verticale et non pour obéir aux lois d'une causalité horizontale. Les personnages n'existent et ne change qu'en référence à une pure durée intérieure. Ils n'arrivent pas à la crise finale par l'enchaînement progressif du drame mais parce que les circonstances dont il est en quelque sorte frappé s'accumulent en eux. Le scénario ne possède aucun enchaînement dramatique. Les péripéties importantes (la mort du fou) font office de raccord, et ce sont les grandes séquences descriptives apparemment sans incidences sur le déroulement de l'action qui constituent les scènes vraiment importantes et révélatrices (déambulations nocturnes, visite au couvent).
Pour Bazin, Fellini est le réalisateur qui pousse le plus loin l'esthétique néo réaliste, si loin qu'il la traverse et se retrouve de l'autre côté des apparences. Fellini ne juge pas ses personnages il les définit par leur apparence (visage démarche, cheveu, moustache, vêtements, lunettes...). Parvenu à ce degré d'intérêt aux apparences, nous apercevons les personnages, non plus parmi les objets, mais par transparence à travers eux. Le critique appelle cela le "processus de surnaturalisation": "le monde est passé de la signification à l'analogie, puis de l'analogie à l'identification au surnaturel". Bazin voit dans Cabiria à travers la "métaphore de l'ange": l'ange y est la mesure ultime de l'être, mais apparaît toujours chez Fellini à travers la réalité des personnages, par exemple ce moine portant un fagot de bois, dessinant subrepticement sur l'écran un archange et ses ailes.
L'idée de satire dans le sens de généralisation lui est étrangère et chacun de ses personnages, même s'il ressemble à un type, est inépuisablement nouveau, par quelque trait de maquillage, quelque regard, quelque posture de sorte qu'on ne rencontre pas chez lui deux visages semblables. Au risque d'ailleurs que cette extrême individualisation, monumentale, de chaque détail de la fresque, génère une impression d'égalisation et de monotonie. C'est au même problème que s'est affronté Flaubert dans plusieurs de ses romans. De L'éducation sentimentale celui ci disait, avec lucidité, que si ce roman, auquel il avait consacré tout son art et une gigantesque préparation documentaire, ne plaisait pas, c'est que tout cela "ne faisait pas pyramide". Entendez que dans sa richesse de détail, il ne dégageait pas l'idée d'une structure progressant vers une fin impliquée par son début.
Ainsi, logiquement, la télévision devient la cible de Fellini, car, avec son défilé d'individualités, son catalogue non hiérarchisé de visages et de paroles, elle est la caricature de son univers.
La mort de Fellini, le 31 octobre 1993, a provisoirement clôt les polémiques dont le cinéaste a toujours été l'objet. Il est défendu aux Cahiers du Cinéma par Bazin, Kast, Martin et Doniol. Mais, en 1954, La Strada est vivement attaqué par Truffaut ("putanat, ficelage épais, symbolisme grossier"), Rohmer et Rivette ("recherche de l'effet, présence de clichés d'école, exhibitionnismes felliniens"). Les trois jeunes critiques choisissent Le voyage en Italie de Rossellini comme film moderne contre La Strada. En 1957, au moment de Cabiria, Fellini a pris pour Bazin la place de Rossellini, rejoignant puis dépassant Orson Welles dans son panthéon personnel. Pourtant, en 1960, les critiques des Cahiers encensent Antonioni et L'avventura au détriment de Fellini qui reçoit la palme d'or pour La dolce Vita .
Durant les années 70, Fellini Roma et Amarcord sont sous estimés de même que Ginger et Fred en 1985.
Filmographie :
| 1950 | Les feux du
music-hall |
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(Luci del varietà). Avec : Peppino De Filippo, Carla Del Poggio, Giulietta Masina. Dans des trains et des gares sans confort, une troupe d'actrices et d'acteurs de variétés traverse le pays de part en part et donne des représentations quand et où elle le peut. Ce sont des spectacles d'une grande indigence artistique qui sont généralement sifflés par un public fruste et tapageur. L'animateur de la tournée est un certain Checco. Il est fanfaron, hâbleur, pitoyable et a pour compagne la douce et fidèle Melina qui l'entretient avec ses économies. |
| 1952 | Le courrier
du coeur (ou le Cheikh blanc) |
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(Lo Sceicco bianco) . Avec : Alberto Sordi, Brunella Bovo, Leopoldo Trieste. En voyage de noce à Rome, une provinciale vit une aventure dérisoire en voulant rencontrer le "Cheik blanc", héros de la presse du coeur, acteur veule et vulgaire, marié à une virago aux formes opulentes. |
| 1953 | Les vitelloni |
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(I Vitelloni). Avec : Franco
Interlenghi, Franco Fabrizi, Alberto Sordi.
L'été s'achève dans une station balnéaire italienne. Les estivants ont quitté la plage et les cafés. Dans les rues désertées, un groupe de copains se promène oisivement. Ils sont cinq. Âge moyen : la trentaine. On les surnomme "Vitelloni". Pas de métier pas de projets sérieux, pas d'horizon, mais une grande aptitude au farniente et le goût des longues discussions creuses qui se poursuivent tard dans la nuit. .. |
| 1954 | La
Strada |
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Avec : Giulietta Masina (Gelsomina), Anthony Quinn (Zampano), Richard Basehart (il Matto). 1h34. Zampano, une brute qui gagne sa vie dans un cirque en tant que cracheur de feu, achète Gelsomina, une jeune fille naïve. D'abord effrayée par cet homme, elle va se mettre à l'aimer en secret. Lorsque Gelsomina meurt, Zampano réalise qu'il l'aimait et pour la première fois de sa vie, se met à pleurer. |
| 1955 | Il bidone |
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Avec : Broderick Crawford, Richard Basehart, Franco Fabrizi. Un trio d'escrocs sans envergure, Augusto, Roberto et " Picasso ", sillonne les villes et les campagnes italiennes, cherchant qui gruger. Augusto, le doyen, est un homme secret, taciturne et comme accablé. Roberto est un bellâtre superficiel et avantageux. Quant à " Picasso " (ainsi surnommé à cause de ses dons artistiques), il mène innocemment la double vie du parfait père de famille (il adore sa femme Iris et sa fille) et du truand farceur... |
| 1956 | Les nuits de Cabiria
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(Le Notti di Cabiria). Avec :
Giulietta Masina, Amedeo Nazzari, François Perier.
Cabiria est une prostituée romaine qui exerce son métier sur la Promenade Archéologique. C'est une fille candide que l'on abuse facilement. Ainsi, Giorgio, son amant, la pousse dans le Tibre pour lui voler son sac et son argent. Elle est sauvée de la noyade par des enfants... |
| 1959 | La
dolce Vita |
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Avec : Marcello Mastroianni (Marcello Rubini), Anita Ekberg (Sylvia), Anouk Aimée (Maddalena), Alain Cuny (Steiner), Walter Santesso (Paparazzo), Annibale Ninchi (le père de Marcello). 2h58. Marcello est chroniqueur mondain dans un journal spécialisé dans les indiscrétions et fréquente la faune romaine en quête d'échos croustillants. Au cours d'une tournée de routine, il rencontre son amie Maddalena, une riche héritière désoeuvrée. Ils passent la nuit dans la chambre d'une prostituée complaisante. Le lendemain matin, Marcello trouve Emma, sa compagne régulière, inanimée auprès d'un tube vide de comprimés. Il la conduit à l'hôpital. Elle en réchappe... |
| 1961 | La tentation du docteur Antonio
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Episode de Bocacce 70, film à sketches de Federico Fellini (La tentation du docteur Antonio), Luchino Visconti (Le Travail) et Vittorio De Sica (La Loterie). |
| 1963 | 8 1/2
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(Otto e mezzo). Avec : Marcello Mastroianni (Guido Anselmi), Claudia Cardinale (Claudia), Anouk Aimée (Luisa), Sandra Milo (Carla). 1h42. ll fait chaud et lourd à Rome. La circulation est paralysée par un gigantesque embouteillage. À l'intérieur d'une des voitures immobilisées, un homme suffoque. Comment s'évader de cet étouffoir ? Par la pensée. L'homme s'élève dans les airs. Attaché à un filin comme un cerf-volant, il survole une plage. Un étrange cavalier maintient l'autre bout de la corde... |
| 1965 | Juliette des
esprits |
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(Giulietta degli spiriti). Avec : Giulietta Masina, Sandra Milo, Mario Pisu. Juliette, jeune femme aimable, mariée, bourgeoise, conformiste, vit dans un joli pavillon propret de la banlieue aisée de Rome. Elle a deux soubrettes simplettes, de la famille et des amis qui viennent lui rendre de nombreuses visites. Cette existence comblée et monotone est bouleversée par des soupçons. Son mari, qu'elle vénère et qui semble l'aimer, aurait une liaison... |
| 1969 | Fellini-Satyricon
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| (Satyricon). Avec : Martin Potter,
Hiram Keller, Max Born.
Dans l'Italie de l'Antiquité, deux jeunes étudiants à demi vagabonds, Encolpe et Ascylte, vont d'aventures en aventures, guidés par leur instinct de jouissance. Pour commencer, ils se disputent les faveurs d'un adolescent vaguement pervers, Giton, qu'Ascylte a vendu à une troupe théâtrale. Encolpe, éconduit et humilié, va trouver son ami le vieux poète Eumolpe qui l'entraîne à un monumental festin qu'offre Trimalcion, un nouveau riche orgueilleux et cruel. Encolpe, Ascylte et Giton se retrouvent dans les cales d'un navire, prisonniers d'un notable de la cour impériale, Lychas, à qui il prend la fantaisie d'épouser Encolpe.... |
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| 1970 | Les clowns |
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(I clowns). Avec :Billi Scotti,
Pierre Etaix, Annie Fratellini. 1h32.
Dans une petite ville de province, à la nuit tombée, un enfant contemple de sa fenêtre l'installation quasi magique d'un chapiteau de cirque. Le lendemain, le même enfant se rend au cirque. Les grimaces et les grimages des clowns l'effraient autant que les anomalies physiques des phénomènes de foire. Cet enfant, à n'en pas douter, est l'image de Fellini enfant... |
| 1972 | Fellini-Roma
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(Roma). Avec Peter Gonzales,
Fiona Florence, Britta Barnes.
Pour les élèves de l'école primaire italienne, Rome est "la ville éternelle", chargée d'Histoire et de gloire antique. Pour le jeune provincial qui y débarque vers la fin des années trente c'est tout autre chose : une cité grouillante peuplée de personnages pittoresques... Aujourd'hui c'est encore un autre panorama. Une circulation intense occupe les voies multiples du Boulevard Périphérique qui ceinture la ville.... |
| 1973 | Amarcord |
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Avec : Bruno Zanin (Titta Biondi) Pupella Maggio (Miranda Biondi, sa mère), Armando Brancia (Aurelio Biondi, son père), Magali Noël (La Gradisca). 2h17. Un bourg italien près de la mer à lheure du fascisme triomphant . Au gré des petits et grands événements qui scandent le retour des saisons, la vie provinciale sécoule inexorablement. Le « corso » (rue principale) est le rendez-vous dune population installée dans ses douillettes habitudes. Les notables pontifient, les braves gens déambulent, les enfants traînassent, cherchant des victimes pour leurs blagues innocentes. Lun de ces enfants, Titta, va connaître, en lespace dune année, une série dexpériences tour à tour drôles, savoureuses et poignantes. |
| 1976 | Le Casanova de Fellini
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(Il Casanova di Federico Fellini).
Avec : Donald Sutherland, Margaret Clementi, Chesty Morgan.
Giacomo Casanova, habillé en Pierrot, se rend à l'invitation que lui a fait parvenir une coquette et coquine religieuse. Leurs ébats érotiques sont observés par l'ambassadeur de France, de Bernis, amant de la nonne et voyeur complaisant. C'est le point de départ d'une série d'aventures galantes et sinistres racontées sans vergogne par le célèbre séducteur. |
| 1978 | Répétition
d' orchestre |
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(Prova d'orchestra). Avec : Balduin
Baas, Clara Colosimo, Elisabeth Labi.
Une grande salle nue et presque vide. La répétition commence. Le chef d'orchestre, peu patient, s'énerve. Il a un accent germanique très prononcé. A la suite d'un différend avec le délégué syndical, la répétition s'interrompt. Pendant cet entracte, les musiciens s'ébrouent. Le maestro répond à son tour à l' " interviewer " de la télévision. Il se montre hautain, blasé, cassant... |
| 1980 | La cité
des femmes |
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(La città dette donne).
Avec : Marcello Mastroianni, Ettore Manni, Anna Prucnal, Bernice Stegers,
Donatella Damiani. 2h20.
Au hasard d'un voyage, Marcello Snaporaz fringant quinquagénaire, aborde et poursuit une inconnue rencontrée dans un train. Elle est aguichante et coquette, semble accessible mais se dérobe. Elle entraîne son admirateur à travers bois jusqu'à un hôtel isolé où se tiennent les assises d'un grand congrès féministe. Les militantes, pittoresques et agressives, donnent libre cours à leur exaltation. |
| 1983 | Et
vogue le navire |
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(E la nave va) Avec : Freddie
Jones, Barbara Jefford, Victor Poletti, Peter Cellier, Elisa Mainardi,
Norma West. 2h12.
Juillet 1914. Le -Gloria N. " se prépare à quitter le port pour une étrange croisière. Le reporter Orlando, filmé par l'équipe de cinéma présente, explique qu'au terme de ce voyage, les cendres de la grande cantatrice Edmea Tetua seront dispersées au large d'une île de l'Adriatique.. |
| 1985 | Ginger
et Fred |
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(Ginger e Fred) Avec : Marcello Mastroiani (Fred) et Giulietta Masina (Ginger-Amélia). 2 h 05. Ginger, ancienne danseuse de claquettes, arrive à la gare de Rome où l'attendent des membres de la télévision. Après quelque trente ans d'interruption, pour Ginger, il y a à la fois le plaisir de paraître à nouveau devant le public, la peur de ne plus être à la hauteur, et une certaine crainte de retrouver Fred son partenaire d'autrefois avec lequel elle imitait le célèbre duo Fred Astaire - Ginger Rogers.... |
| 1987 | Intervista
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Avec : Sergio Rubini, Maurizio
Mein, Laura Vende. 1h52.
Une fois de plus, Federico Fellini se retrouve dans l'enceinte magique de Cinecitta. Il s'apprête à tourner une adaptation de "L'Amérique" de Kafka. Une équipe de la télévision japonaise, venue observer son travail, l'amène à se souvenir de ses débuts. C'était en 1940. Cinecitta, le Hollywood italien, venait d'être construite. On y réalisait des peplums, des fantaisies orientales et des mélodrames sentimentaux. |
| 1990 | La voix de la lune
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(La voce della luna). Avec :
Roberto Benigni, Paolo Villagio, Nadia Ottaviani, Marisa Tomasi, Sim,
Suzy Blady, Angelo Orlando. 1h58.
Ivo Salvini le rêveur aime la campagne, la nuit éclairée par la Lune qui, d'ailleurs, lui parle : il entend sa voix féminine et enjôleuse chaque fois qu'il se penche sur un puit. Un soir, après avoir retrouvé le préfet Gonnella, curieux bonhomme qui en veut à l'humanité depuis sa destitution, il assiste au strip-tease d'une solide paysanne. Plus tard. Ivo observe pendant son sommeil la belle Aldina, qu'il prend pour la Lune incarnée. Mais elle se réveille et le chasse. |
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(1920 -1993)
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| 20 films | ||
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