L'action se situe au XVIlle siècle. Les rues, pontons et canaux de
Venise sont animés par le traditionnel carnaval qui déploie
les pompes d'une grande fête païenne.
Giacomo Casanova, habillé en Pierrot, se rend à l'invitation que lui a fait parvenir une coquette et coquine religieuse. Leurs ébats érotiques sont observés par l'ambassadeur de France, de Bernis, amant de la nonne et voyeur complaisant.
C'est le point de départ d'une série d'aventures galantes et sinistres racontées sans vergogne par le célèbre séducteur.
Arrêté et emprisonné par les agents de l'Inquisition (pour hérésie et conduite licencieuse), Casanova s'évade. On le retrouve à Paris, dans les salons - et bientôt dans le lit - de la marquise d'Urfé qui le fait participer à une bien étrange séance de magie. Après avoir vécu une idylle presque sentimentale avec une jeune femme de rencontre, Enrichetta, qui l'abandonne, Casanova connaît d'autres déconvenues. Il songe à se suicider dans les eaux de la Tamise, mais renonce à son projet à la vue d'une femme gigantesque. C'est une lutteuse de foire qui, entre deux pugilats, chante de douces berceuses.
Le débauché poursuit, de capitales en châteaux, sa vie jalonnée d'orgies répétées. Il participe à une compétition sexuelle, s'accouple avec une poupée mécanique et finit piteusement son existence à Dux, comme bibliothécaire du Prince de Waldenstein. Il est vieux, décrépi, souffreteux et ridicule.
Budget
colossal (6 milliards de lires) pour une superproduction tournée, non sans
obstacles et interruptions, entièrement à Cinecitta.
Fellini qui deteste le personnage de Casanova, s'est acharné à détruire la légende, faisant de son héros, un homme machine sexuelle, pantin fanfaron de son sexe qui ne lui apporte ni joie ni plaisir.
