Basilique supérieure de Saint François à Assise
Giotto , 1290-1300

Le cycle de St. François est habituellement daté des années postérieures à 1296 (Vasari rapporte que les fresques ont été commandées par Giovanni da Murro, qui est devenu général des franciscains en 1296 seulement). Cependant, selon quelques experts, Giotto travaillait probablement à Assise vers 1290 et le cycle a été peint vers cette époque.

Cette datation antérieure repose sur les différences stylistiques entre les fresques d'Assise et celles de Padoue qui ne peuvent s'expliquer que par un long interval temporel.

Les murs sur lesquels figurent les scènes de la vie de saint François ont été élaborées à partir d'un cadre architectural en trompe l'oeil, depuis le rideau peint au desssus des scènes de la vie de saint François jusqu'au cadre architectural fictif qui encadre chacune d'elles. Chaque baie de la nef est divisée en trois parties (quatre dans le cas de la baie la plus large près de l'entrée) par des colonnes torsadées s'élevant depuis la base de la peinture. Les scènes de la vie de Saint François sont ainsi peintes comme si elles avaient été conçues dès la construction de l'église.

Les scènes utilisent les principes de la perspective qui a été d'abord formulée dans les deux scènes de la vie d'Isaac sur les murs du tarnsept et dont l'attribution est incertaine mais qui pourraient avoir été peintes par Giotto jeune

Malgré le manque de connaissance les années formatrices de Giotto, ces fresques peuvent être considérées comme le tournant de la première partie de sa carrière qui trouvera son aboutissement plus tard avec les fresques de la Chapelle de lArèna de Padou.

Malgré l'impression d'unité créée par les fresques de l''Église Supérieures, celles de Giotto sont facilement reconnaissables, non seulement pour leur style, mais aussi parce qu'elles montrent un nouveau traitement dans la technique de la fresque. La conservation désastreuse des fresques de Cimabue (déjà mentionnée par Vasari) est certes due à l'utilisation du blanc de céruse qui s'est dégradé mais aussi à la vieille pratique de l'application d'un enduit sur un aussi grand secteur que l'échafaudage le permettait. Giotto a peint sur des pièces relativement petites d'enduit pouvant être peintes en un jour. Comme l'enduit est toujours humide, le pigment pénétre profondément et uniformément, assurant la conservation des couleurs.

La technique n'était pourtant pas la seule nouveauté, puisque la conception même de la fresque avait changé. Cimabue et ses contemporains considéraient le mur comme une surface à couvrir de représentations bidimensionnelles. Les décorations autour du cadre des peintures ont été conçues comme une ornementation plate, semblable à celui d'une tapisserie où la miniature est incluse dans de grands motifs décoratitfs (rubans et autres éléments ornementaux). Les fresques de Giotto créent l'impression d'être encadrées par des éléments architecturaux appartenant à l'église et les scènes représentées sont en trois dimensions, comme si elles appartenaient au monde réel.

texte en anglais

1. Homage of a Simple Man

2. St Francis Giving his Mantle to a Poor Man

3. Dream of the Palace

4. Miracle of the Crucifix

5. Renunciation of Wordly Goods

6. Dream of Innocent III

7. Confirmation of the Rule

8. Vision of the Flaming Chariot

9. Vision of the Thrones

10. Exorcism of the Demons at Arezzo

11. St Francis before the Sultan (Trial by Fire)

12. Ecstasy of St Francis

13. Institution of the Crib at Greccio

14. Miracle of the Spring

15. Sermon to the Birds

16. Death of the Knight of Celano

17. St Francis Preaching before Honorius III

18. Apparition at Arles

19. Stigmatization of St Francis

20. Death and Ascension of St Francis

21. Apparition to Fra Agostino and to Bishop Guido of Arezzo

22. Verification of the Stigmata

23. St. Francis Mourned by St. Clare

24. Canonization of St Francis

25. Dream of St Gregory