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(1910-1998)
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| 31 films | ||
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| histoire du cinéma : L'image-action | ||
Le monde presque exclusivement masculin de Kurosawa s'oppose à l'univers féminin de Mizoguchi. L'uvre de Kurosawa appartient à l'image-action, celle où l'action répond par un duel à une situation magnifiée. Mais Kurosawa fait subir à l'image-action un élargissement qui vaut pour une transformation sur place : avant d'agir, il faut connaitre ce qui se cache sous la situation.
La technique et la métaphysique de Kurosawa sont finalement assez proches de la peinture chinoise et japonaise qui invoque les principes du vide primordial et du souffle vital qui imprègne toute chose en un, les réunit en un tout et les transforme suivant le mouvement d'un grand cercle ou d'une spirale organique.
Dilaté ou contracté le grand espace souffle de Kurosawa se comprend mieux si on se rapporte à une topologie japonaise : on ne commence pas par un individu, pour indiquer le numéro, la rue, le quartier, la ville, on part au contraire de l'enceinte, de la ville, et l'on désigne le grand bloc, puis le quartier, enfin l'aire où chercher l'inconnue. On ne va pas d'une inconnue aux données capables de la déterminer. On part de toutes les données, on en descend pour marquer les limites entre lesquelles se tient l'inconnue. C'est une forme Situation-Action très pure : il faut connaître toutes les données avant d'agir et pour agir. Kurosawa dit que le plus difficile, pour lui, c'est "avant que le personnage ne commence à agir : pour en arriver là, il me faut réfléchir pendant plusieurs mois (1)". Mais, justement, ce n'est difficile que parce que cela vaut pour le personnage lui-même : il lui fallait d'abord toutes les données.
C'est pourquoi les films de Kurosawa ont souvent deux parties bien distinctes, l'une qui consiste en une longue exposition, l'autre où l'on commence à agir intensément, brutalement (Chien enragé, Entre le ciel et l'enfer). C'est pourquoi aussi l'espace de Kurosawa peut-être un espace théâtral contracté, où le héros a toutes les données sous les yeux, et ne les quitte pas des yeux pour agir (Le garde du corps). C'est pourquoi enfin l'espace se dilate, et constitue un grand cercle qui joint le monde des riches et le monde des pauvres, le haut et le bas, le ciel et l'enfer ; il faut une exploration des bas-fonds en même temps qu'une exposition des sommets pour dessiner ce cercle de la grande forme, traversé latéralement par un diamètre où se teint et se meurt le héros (Entre le ciel et l'enfer).
Mais s'il n'y avait rien d'autre, Kurosawa serait seulement un auteur éminent qui aurait développé l'image-action, et se laisserait comprendre d'après des critères occidentaux devenus classiques. Son exploration des bas-fonds correspondrait bien au film criminel et misérabiliste ; son grand cercle du monde des pauvres et du monde des riches renverrait à la conception humaniste libérale que Griffith avait su imposer, à la fois comme donnée de l'Univers et comme base de montage (et, en effet cette vision griffithienne existe chez Kurosawa : il y a des riches et des pauvres, et ils devraient se comprendre, s'entendre ). Bref, l'exigence d'une exposition, avant l'action, répondrait tout à fait à la formule SA : de la situation à l'action.
Pourtant, dans le cadre de cette grande forme, Kurosawa témoigne d'une originalité profonde, qu'on peut certainement rattacher à des traditions japonaises, mais qui sont aussi redevables à son génie propre.
Les données dont il faut faire l'exposition complète ne sont en effet pas simplement celles de la situation. Ce sont les données d'une question qui est cachée dans la situation, enveloppée dans la situation, et que le héros doit dégager, pour pouvoir agir, pour pouvoir répondre à la situation.
La réponse n'est donc pas seulement celle de l'action à la situation, mais, plus profondément, une réponse à la question ou au problème que la situation ne suffisait pas à dévoiler. S'il y a une affinité de Kurosawa avec Dostoïevski, elle porte sur ce point précis : chez Dostoïevski, l'urgence d'une situation, si grande soit-elle, est délibérément négligée par le héros, qui veut d'abord chercher qu'elle est la question plus pressante encore. C'est ce que Kurosawa aime dans la littérature russe, la jonction qu'il établit entre Russie-Japon. Il faut arracher à une situation la question qu'elle contient, découvrir les données de la question secrète qui seules, permettent d'y répondre, et sans lesquelles l'action même ne serait pas une réponse.
Né à Tokyo, le 23 mars 1910, d'une famille dont le père était militaire de carrière, Akira Kurosawa termine ses études secondaires en 1927, et se destine d'abord à la peinture (dont il lui restera toujours quelque chose puisqu'il dessinera et peindra les plans de la plupart de ses films, et notamment ceux de Kagemusha). Mais, ne pouvant assurer sa subsistance par ses seuls travaux d'illustrateur, il participe en 1936 à un concours organisé par la firme Photo Chemical Laboratories (PCL, ancêtre de la Compagnie Toho), et fait un stage d'assistant-réalisateur.
En 1940, Kurosawa, bien qu'officiellement assistant, réalise quelques séquences du film de K. Yamamoto, Uma (les chevaux), qui marquent ses véritables débuts dans la mise en scène. Mais c'est en pleine guerre, en 1943, qu'il écrit et réalise son premier long métrage La légende du grand judo, film sur la naissance du sport martial du Judo opposé à l'ancienne école du Ju-Jitsu.
La célébrité internationale viendra en 1951 lorsque Rashomon (tourné en 1950) remportera de façon inattendue le Lion d'Or du festival de Venise, ouvrant ainsi les portes de l'Occident au cinéma japonais, resté jusque-là presque totalement ignoré. Vivre, seul film où Takashi Shimura tenait le rôle principal, et Les sept samouraïs, vaste fresque historique et humaniste, devaient consacrer Kurosawa comme un grand maître du cinéma japonais. Il adapte trois auteurs classiques de la littérature occidentale : L'Idiot (1951, d'après Dostoïevski), Le Chateau de l'araignée (1957, d'après Macbeth ) et Les bas-fonds (1957 d'après la pièce de Gorki), Ran (1985, d'après le Roi Lear de Shakespeare).
L'échec commercial de son premier film en couleurs, Dodes's Kaden et sa tentative de suicide consécutive marquent le point le plus bas de sa carrière. Ce n'est ensuite que grâce aux Soviétiques qu'il peut tourner Derzou Ouzala et aux Américains (Coppola et Lucas) qu'il doit de réaliser Kagemusha, Palme d'Or à Cannes, dont le succès marque son retour sur la scène internationale.
Akira Kurosawa est mort le 6 septembre 1998 à Tokyo.
Source :
Gilles Deleuze, L'image-mouvement
, chapitre 11
Bibliographie :
(1) Kurosawa : Entretien avec Shimizu, Etudes cinématographiques
Kurosawa, p. 7
Ressources internet :
| 1943 | La légende
du grand Judo |
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(Sugata Sanshiro). Avec : Susumu Fujita (Sanshiro Sugata), Denjiro Okochi (Shogoro Yano, maître de judo). 1h40. En 1882, dans un port japonais, arrive Sanshiro Sugata, un jeune homme qui veut apprendre le "jujitsu" auprès du maître Momma. Au cours d'une réunion, les adeptes du jujitsu parlent avec mépris d'une nouvelle technique appelée "judo", dont les émules pensent détrôner le jujitsu comme principal art martial. Pourtant Sugata assiste sur un quai à un duel nocturne où le maître Shogoro Yano fait la preuve éclatante de la supériorité du judo, en envoyant tous ses adversaires dans l'eau. Subjugué, Sugata jete ses sandales, qui sont emportées doucement par la pluie et suit Yano... |
| 1944 | Le plus beau |
| (Ichiban utsukushiku.) | |
| 1945 | La nouvelle légende du grand Judo |
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(Zoku Sugata Sanshiro). Le redouté Sugata Sanshiro, dont La Légende du grand judo retraçait l'apprentissage, doit défendre son art, le Judo, contre deux personnages, adeptes du karaté, nouvelle discipline de combat. Ce sont les frères de l'homme dont eut raison Sanshiro à la fin du premier volet... |
| 1945 | Les hommes qui marchent sur la queue du tigre |
| (Tora no o o furmu otokotachi). | |
| 1946 | Ceux qui batissent l'avenir |
| (Asu o tsukuru hitobito). Co-Réalalisé avec Kajiro Yamamoto et Hideo Sekigawa | |
| 1946 | Je ne regrette rien de ma jeunesse |
| (Waga seishun ni Kui nashi) | |
| 1947 | Un
merveilleux dimanche |
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(Subarashiki nichiyobi) Deux jeunes gens sans le sou passent le dimanche ensemble. A l'occasion d'une publicité pour une maison à louer et de la visite de la maison modèle, ils rêvent de leur installation future. Ils jouent avec des enfants, puis recherchent un ami devenu directeur d'une boite de nuit. Après la visite du zoo, ils décident d'aller écouter en concert La symphonie inachevée de Shubert, mais les places sont trop chères... |
| 1948 | L'ange ivre
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(Yoidore tenshi). Avec : Takashi Shimura (le Dr. Sanada), Toshiro Mifune (Matsunaga, le gangster).1h38. Appelé en pleine nuit à soigner un jeune gangster pour une blessure à la main, un médecin alcoolique décèle une infection plus grave, la tuberculose. Il tente de soigner le jeune homme qui ne veut rien entendre, et malgré les disputes et les menaces, il se prend d'amitié pour lui. |
| 1949 | Le duel silencieux |
| (Shizukanaru ketto) | |
| 1949 | Chien enragé
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(Norainu). Avec :Toshiro Mifune (l'inspecteur de police Goro Murakami), Takashi Shimura (le commissaire Sato). 2h02. Un été torride dans le Tokyo d'après-guerre : dans un tramway bondé, le jeune policier Murakami s'aperçoit qu'on lui a volé son revolver, ce qui est considéré comme un fait très grave. Terriblement culpabilisé, il présente sa démission à son chef. Celui-ci, loin d'accepter la démission, demande au contraire au jeune policier d'effectuer lui-même l'enquête sur ce vol, avec l'aide d'un policier beaucoup plus âgé, le commissaire Sato.... |
| 1950 | Scandale |
| (Shubun). Avec : Toshiro Mifune,
Yoshiko Yamaguchi, Takashi Shimura.
Au cours d'une excursion à la montagne, un peintre. Ichiro Aoye,
rencontre par hasard une jeune chanteuse à la mode, Miyako Saijo,
et, après un violent orage, ils partagent une chambre dans une
auberge voisine -, mais des photographes d'un journal à scandales
avaient suivi Miyako, et le journal en question (ironiquement intitulé
" Amour ") publie des photos du couple comme s'il s'agissait
d'une " idylle secrète". Furieux du scandale créé,
le peintre décide de poursuivre le journal en justice, mais l'avocat
qu'on leur a indiqué, Hiruta, se laisse " acheter "
par l'éditeur du journal pour payer les frais de maladie de sa
fille Masako, atteinte de tuberculose.
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| 1950 | Rashomon
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Avec : Toshiro Mifune (le bandit Tajomaru), Machiko Kyo (a femme),
Masayuki Mori (le samouraï, son mari), Takashi Shimura (le bûcheron),
Minoru Chiaki (le prêtre). 1h28. Le corps d'un samouraï a été retrouvé mort, tué vraisemblablement par le bandit Tajomaru. On va assister à quatre témoignages, tous sensiblement différents, sur le déroulement de l'affaire : tout d'abord celui du bandit, puis celui de la femme du samouraï tué, qui était présente. Un médium invoque l'esprit du samouraï mort, qui raconte sa propre version des faits. Enfin, le bûcheron, seul témoin direct de l'affaire, donnera la version qu'il considère comme la seule objective. |
| 1951 | L'idiot |
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(Hakuchi). Avec : Masayuki Mori, Toshiro Mifune, Setsuko Hara. " L'Idiot ", transposé dans le Japon hivernal de l'immédiat après-guerre. Après sa démobilisation, Kinji Kameda retourne dans l'île septentrionale de Hokkaido, frappé d'une sorte " d'idiotie " qui l'a rendu excessivement naïf et altruiste. Sur le ferry-boat, il fait la connaissance de Denkichi Akama. qui rentre pour assister aux funérailles de son père, un notable local. Il lui avoue avoir quitté Hokkaido après qu'on l'a accusé d'avoir volé de l'argent à son père pour acheter une bague à une fille nommée Taeko Nasu. Or, plus tard, Kameda tombe amoureux d'une photo. Celle de Taeko. Chez ses cousins Ono, il apprend que Kayama, secrétaire d'un notaire, veut épouser Taeko pour récupérer la dot promise par son tuteur. Mais Denkichi Akama, apprenant cela, " rachète " Taeko à son père pour un million de yens. Écurée, Taeko jette l'argent dans une cheminée devant tout le monde et part avec Akama. Sur ce, Ayako, fille de son cousin Ono, déclare à Kameda qu'elle est amoureuse de lui, mais Kameda ressent toujours une puissante attirance pour Taeko. Désespérée, Ayako décide d'épouser Kayama, délaissé par Taeko. Alors que Kameda estime Akama, celui-ci est violemment jaloux et projette même de le tuer, même si le sentiment qui l'unit à Taeko est purement idéal. Finalement, Akama tuera Taeko, Kameda deviendra fou. |
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| 1952 | Vivre |
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(Ikiru). Avec : Takashi Shimura, Nobuo Kaneko, Kyoko Seki.
Lorsqu'il est mort, tous ses camarades de bureau se réunissent pour la veillée funèbre, et, buvant force saké, évoquent le passé du disparu et ses derniers mois : tout d'abord, Watanabe avait quitté le bureau pour chercher un nouveau genre de vie, sous l'influence d'un écrivain " existentialiste " et d'une jeune fille, Toyo Odagiri, en qui il pensait trouver un réconfort. Puis, réalisant l'inanité des plaisirs terrestres, il décide de lutter contre la bureaucratie dont il est issu, et de financer et réaliser un projet d'aménagement pour un terrain de jeux dans un quartier déshérité. Malgré l'inertie des administrations, qui se renvoient toutes le projet sur le dos, il y parvient et viendra mourir sur une balançoire du parc à jeux, sous la neige, en chantant une vieille chanson. Après avoir évoqué sa vie, ses camarades jurent de suivre son exemple, mais, le lendemain, ils reprennent leur routine. Le fils de Watanabe rage, impuissant. |
| 1954 | Les
sept samouraïs |
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Avec : Takashi Shimura (Kambei, le chef des samouraïs), Toshiro Mifune (Kikuchiyo, le paysan samouraï), Yoshio Inaba (Gorobei).3h20. En 1572, au Japon. Las des incursions répétées des brigands qui s'emparent de leurs récoltes et de leurs femmes, les paysans d'un petit village décident de faire appel à des samouraïs... Il leur faudra trouver des samouraïs suffisamment pauvres pour accepter de combattre pour de la nourriture. Ils réussissent à convaincre le samouraï Kambei de les aider : celui-ci va recruter ses compagnons en leur faisant passer des épreuves. C'est finalement six samouraïs et Kikuchiyo, un jeune paysan qui veut se faire passer pour tel, qui arrivent dans le village.... |
| 1955 | Vivre dans la
peur |
| Chronique d'un être vivant
ou Si les oiseaux savaient (Ikimono no kiroku). Avec : Toshiro Mifune,
Eiko Miyoshi, Yutaka Sada.
Un vieil homme, Kiichi Nakajima, propriétaire d'usine, est obsédé
par la menace atomique qui, croit-il, pèse encore sur le Japon
après Hiroshima et Nagasaki. Pour échapper à cette
menace, il fait construire un abri souterrain, puis pense à émigrer
au Brésil avec toute sa famille. Mais celle-ci le croit fou,
et se tourne vers les médecins et la justice pour le faire reconnaître
irresponsable. |
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| 1957 | Le
chateau de l'arraignée |
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(Kumonosu-Jo). Avec : Toshirô
Mifune (Taketori Washizu), Isuzu Yamada (Lady Asaji Washizu), Akira Kubo
(Yoshiteru Miki). 1h39.
Au Moyen Age japonais, deux généraux, Washizu et Miki, sont perdus dans les brumes et la forêt, au retour d'une bataille victorieuse. Ils rencontrent une sorcière qui leur prédit que Washizu deviendra commandant du Fort Septentrional, et succédera à son seigneur Tsuzuki, mais que ce sera pourtant le fils de son ami Miki qui régnera.. |
| 1957 | Les bas-fonds |
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Avec : Toshiro Mifune (Sutekichi, le voleur), Isuzu Yamada (Osugi, la propriétaire de l'asile), Ganjiro Nakamura (son mari). 2h07. Dans les bas fonds d'Edo, vers 1860, sous un mur d'enceinte où l'on déverse les ordures, vit un petit monde de déshérités dans un misérable asile tenu par Rokubei et sa femme Osugi, couple de propriétaires avares et impitoyables. On y trouve entre autres un acteur déchu et alcoolique, qui pense qu'il va remonter sur scène, un ex-samurai se vantant d'exploits improbables, un ferrailleur et sa femme moribonde, un joueur invétéré, une prostituée de bas étage, et un voleur qui n'a pas froid aux yeux, ni peur de la police, Sutekichi. |
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| 1958 | La
forteresse cachée |
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(Kakushi toride no san akunin). Avec : Toshiro Mifune (le général Rokurota Makabe), Misa Uehara (la princessei), Minoru Chiaki (le gros paysan), Kamatari Fujiwara (le second paysan). 2h19 Au cours des guerres civiles dans le Japon du XVI, siècle, deux paysans avides, Tahei et Matashichi, rencontrent par hasard des samouraïs poursuivant un soldat, et apprennent que la Princesse Yukihime, héritière du clan Akiz'uki qui vient d'être vaincu, se cache avec le trésor de guerre du clan, constitué de barres d'or.... |
| 1960 | Les salauds dorment en paix |
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(Warni yatsu hodo yoku nemuru). Avec :Toshiro Mifune, Takashi Kato, Masayuki Mori, Takashi Shimura, Akira Nishimura. Au moment où Iwabuchi, président d'une société pour la mise en valeur des terrains inutilisés, marie sa fille Yoshiko à son secrétaire, Koichi Nishi, le sous-directeur Wada est arrêté par la police. Wada et le comptable Miura sont accusés d'avoir reçu des pots de vin d'une compagnie de construction. Mais la police ne réussit pas à leur tirer le moindre renseignement et les relâche. Miura se suicide, et l'on pense que Wada a suivi son exemple, en trouvant un message près d'un volcan. En fait, Wada a été sauvé par Nishi, le gendre d'Iwabuchi, mais on le croit mort. Nishi séquestre Wada et se sert de lui pour obtenir de Shirai, le chef de l'entreprise, et de Moriyama, agent administratif de la société, une confession sur la mort de son père, qui s'était suicidé en se jetant d'une fenêtre. Quand Nishi décide de s'attaquer à Iwabuchi, il découvre qu'il est très amoureux de Yoshiko. Un fâcheux concours de circonstances l'empêche de mener à bien la tâche qu'il s'était assignée : rendre justice à son père. Et Iwabuchi, pour qui il est devenu une menace permanente, le fait tuer par des hommes de main au volant de sa voiture. Il rédige un rapport destiné à un supérieur mystérieux, sans doute un politicien. |
| 1961 | Le garde du
corps |
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(Yojimbo). Avec : Toshiro Mifune (Sanjuro Kuwabatake, ronin), Eijiro Tono (vendeur de saké), Kamatari Fujiwara (Tazaemon, marchand de soie), Takashi Shimura (Tokuemon, brasseur de saké). 1h50. Sanjuro, un samouraï sans maître arrive dans le village de Manomedivisé par une lutte impitoyable entre deux clans, celui d'un brasseur de saké, Tokuemon, et celui d'un marchand de soie, Tazaemon. Sanjuro va comprendre le bénéfice qu'il peut tirer de la situation. Il va vendre alternativement ses talents aux deux bandes rivales. |
| 1962 | Sanjuro |
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(Tsubaki Sanjuro). Avec : Toshiro Mifune (Sanjuro Tsubaki, ronin), Tatsuya Nakadai (Hanbei Muroto). 1h36 Sanjuro Tsubaki, alias Sanjuro Kuwabatake du précédent Yojimbo, surprend une réunion secrète de jeunes samouraïs, qui veulent lutter contre la corruption du clan dont ils rendent responsable le chambellan Kurofuji. Le chef des samouraïs, Iiro Izaka, n'est autre que le neveu du chambellan, et il a obtenu l'appui de Kikui, le chef de la police. Sanjuro leur explique (sans qu'ils aient rien demandé) qu'à son avis, l'accord de Kikui était trop beau pour être honnête... |
| 1963 | Entre
le ciel et l'enfer |
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(Tengoku to jigoku). Avec : Toshiro Mifune, Kyoko Kagawa, Tatsuya Mihashi, Yutaka Sada. Dans un luxueux appartement qui domine Tokyo, a lieu une réunion entre Kingo Gondo, fondé de pouvoir d'une importante fabrique de chaussures, et les membres du conseil d'administration, qui tentent d'imposer une nouvelle politique de " chaussures bon marché ", à laquelle s'oppose Gondo, hypothéquant ses biens pour pouvoir racheter la majorité des parts. Soudain, on annonce que son jeune fils a été enlevé, ce qui sème la panique, car le kidnapper demande une rançon de 30 millions de yens. Mais un délicat dilemme survient lorsqu'on apprend que le ravisseur s'est trompé et a en fait enlevé le fils du chauffeur de Gondo. Après une longue hésitation, et sous la surveillance secrète de la police, menée par l'inspecteur Tokuro, il décide de payer la rançon, qui doit être jetée par les fenêtres du super-rapide japonais, le " Shinkansen". Après quoi, l'enquête pour retrouver le kidnapper commence, avec tous les moyens possibles de la police. Au bout d'une longue investigation, l'inspecteur Tokuro découvre les cadavres de deux complices, et finit par traquer le ravisseur dans les bas fonds de Tokyo, où se retrouvent drogués et pourvoyeurs de drogue. Il arrête le kidnapper, Takeuchi, un jeune étudiant en médecine, qui, au cours d'une entrevue avec Gondo en prison, dénonce sa richesse insultante... |
| 1965 | Barberousse |
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(Akahige). Avec Toshiro Mifune (Kyojo Niide, dit Barberousse, chirurgien), Yuzo Kayama (Noboru Yasumoto). 3h05. En 1820, à Edo, le jeune médecin Yasumoto est nommé interne à la clinique du docteur Kyojo Niide, surnommé Barberousse, le médecin des pauvres. Au terme dexpériences parfois éprouvantes, Yasumoto découvre ainsi la misère des quartiers et souvre au monde par lintermédiaire de Barberousse, devenu son mentor. |
| 1970 | Dodes'kaden |
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Avec : Yoshitaka Zushi (Rokkuchan), Kin Sugai (Mère de Rokkuchan), Kazuo Kato (Peintre), Junzaburo Ban (Yukichi Shima) Un jeune garçon un peu " attardé " conduit un tramway sorti de son imagination, dont il reproduit le bruit par une onomatopée locale : "Dodes'kaden, dodes'kaden". Il part ainsi à la découverte d'un quartier déshérité, reflet négatif du Japon industriel, où cohabitent divers personnages tous plus fous les uns que les autres,où le rêve est la seule façon d'échapper à la dureté du quotidien, au manque d'argent, au manque d'avenir... |
| 1975 | Dersou
Ouzala |
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(Dersu Uzala). Avec : Maxime Munzuk (Dersou Ouzala), Yuri Solomine (Vladimir Arseniev), Svetania Danilchenko (Anna, son épouse). 2h21. En 1902, en compagnie d'un petit groupe Vladimir Arseniev procède à des relevés topographiques de la région d'Oussouri. Ils rencontre un chasseur, un mongol. Dersou connaît la taïga comme sa poche, leur fait éviter les pièges, trouver de la nourriture, gagner du temps... |
| 1980 | Kagemusha |
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Avec : Tatsuya Nakadai (Shingen Takeda et son double, le Kagemusha), Tsutomu Yamazaki (Nobukado Takeda, frère de Shingen). 2h59. En 1572, le Japon est en proie aux guerres incessantes entre clans rivaux. Lors du siège du puissant château de Noda, Shingen Takeda est blessé à mort par un tireur embusqué - c'est la première fois que l'on se sert des armes à feu importées d'Europe au Japon. La nouvelle se répand vite chez ses ennemis, mais aucun n'a la preuve que Shingen est vraiment mort. Fort de ce doute, celui-ci fait promettre à ses généraux de garder le secret de sa mort pendant trois ans, période durant laquelle il sera remplacé par un "Kagemusha" (littéralement : "Ombre du guerrier" ou "Double").... |
| 1985 | Ran |
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Avec : Tatsuya Nakadai (Hidetora Ichimonji, le seigneur) Akira Terao (Taro Takatora Ichimonji, son fils aîné) Jinpachi Nezu (Jiro Masarora Ichimonji, son fils cadet). 2h40.
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| 1990 | Rêve |
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(Konna yume o mita). Avec : Akira Terao ("Moi"), Mitsunori Isaki ("Moi" jeune garçon"),Toshihiko Nakano ("Moi" à 5 ans). 2h00. Recréation filmée de huit des rêves que Kurosawa a faits à diverses époques de sa vie |
| 1991 | Rhapsodie
en août |
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(Rhapsoy in August). Avec : Sachiko Murase, Hidetaka Yoshioka, Tomoko Otakara. L'été 1990, quatre des petits-enfants de Kané vont passer leurs vacances chez elle, dans la région de Nagasaki, au sud du Japon. Ce sont des vacances un peu inhabituelles, car la grand-mère a reçu au début de cet été-là une lettre de son frère émigré à Hawaii. Celui-ci, très malade, a exprimé le désir de revoir sa vieille sur avant de mourir. Mais Suzujiro est mort, et c'est son fils Clark qui vient à sa place pour leur rendre visite... |
| 1993 | Madadayo |
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(Le maître). Avec Tatsuo Matsumura, Kyoko Kagawa, Hisashi Igawa. En 1943, après trente ans d'enseignement de l'allemand, le professeur Hyakken Uchida annonce à ses élèves qu'il prend sa retraite pour mieux se consacrer à sa carrière d'écrivain. Il est ovationné par ses jeunes élèves, qui lui donnent le titre respectueux de Sensei (Maître), et vont continuer à lui témoigner une attentive affection... |