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Un été torride dans le Tokyo d'après-guerre : dans un
tramway bondé, le jeune policier Murakami s'aperçoit qu'on lui
a volé son revolver, ce qui est considéré comme un fait
très grave. Terriblement culpabilisé, il présente sa
démission à son chef. Il se pose en effet des questions d'éthique
: son pistolet contenant 7 balles, combien de meurtres aura-t-il sur la conscience
s'il ne retrouve pas l'arme avant qu'elle ait servi ? Son chef, loin d'accepter
la démission, demande au contraire au jeune policier d'effectuer lui-même
l'enquête sur ce vol, avec l'aide d'un policier beaucoup plus âgé,
le commissaire Sato. Grâce aux fichiers de la police, Murakami finit
par retrouver une fille, " voleuse à la tire ", qui était
auprès de lui dans le tram. Elle commence par nier, mais, comme il
la suit toute une journée, finit par lui donner une indication pour
contacter les revendeurs d'armes dans les bas-fonds. Il poursuit alors seul
son enquête, ce qui l'amène à fréquenter les milieux
les plus divers : déguisé en ancien combattant, il s'introduit
peu à peu dans les couches les plus marginales d'une population qui
survit difficilement à la défaite.
Murakami et le commissaire Sato sont enfin sur la piste d'un suspect, Honda, qu'ils coincent à l'occasion d'un match de base-ball. Mais il s'avère que ce n'est pas lui le coupable, et, pendant ce temps, le revolver tue deux fois, et blesse un policier qui collaborait avec Murakami. Celui-ci, sous le coup de la honte et du sentiment de responsabilité personnelle, décide de retrouver le voleur coûte que coûte. Traquant son amie, la danseuse Harumi, il finit par surprendre le voleur, Yusa, dans une gare, à l'aube. Une poursuite s'ensuit dans la nature, et Murakami se bat sauvagement avec Yusa dans un champ de fleurs, au son d'un piano voisin... Finalement, il lui met les menottes, et les deux hommes s'écroulent, épuisés -
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L'un
des thèmes récurrent dans le cinéma asiatique, est la
proximité entre le policier et le voleur : les deux hommes ont sensiblement
le même âge ; ils se sont tous les deux fait volé leurs
affaires à leur retour de la guerre ; et Murakami confesse un jour
à Sato qu'il lui semble comprendre le geste du voleur : policier ou
hors-la-loi, ce n'est qu'une question de milieu, de destin. Murakami comprend
que Yusa n'est comme lui qu'une victime de la guerre et de la défaite.
Yuza, n'avait pas au départ l'intention de se servir de son arme. Il
se trouve pris dans une spirale de la violence (" Chien perdu devient
enragé
", dit le commissaire Sato à propos du voleur).
scène finale dans la grande tradition des films de Kurosawa : dans les bois à proximité de la gare, les deux hommes se roulent dans les hautes herbes, disparaissant parfois complètement de l'écran. Le policier arrive à passer les menottes au meurtrier et les deux hommes, exténués, s'écroulent dans l'herbe, dans une attitude parfaitement symétrique.
On trouve aussi le thème de la confrontation de deux mondes : un jeune policier encore enthousiaste et un vieux commissaire désabusé sont conduits à travailler ensemble et, au delà, à devenir amis.
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Editeur : Wild Side Video, 2006. Japonais Mono | 2.35 - 16/9e comp. 4/3 | Sous-titres : Français |
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Bonus :
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(Norainu). Avec :Toshiro Mifune (l'inspecteur de police Goro Murakami), Takashi Shimura (le commissaire Sato), Isao Kimura (Yusa, le voleur) , Gen Shimizu, Yasushi Nagata, Keiko Awaji. 2h02.