(1900-1973)
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histoire du cinéma : expressionnisme

En 1993, le festival de La Rochelle rendait hommage à Robert Siodmak. Pour Hervé Dumont :


" Au premier abord, les films de Siodmak se veulent un témoignage lucide, souvent sardonique, de leur époque, dont ils éclairent les insuffisances, les interrogations, les angoisses. Siodmak s'est sans cesse évertué à dénoncer le trompe-l'oeil d'un monde qui vit du mensonge, qui se ment à lui-même comme aux autres. En fustigeant l'honorabilité contraignante de la petite-bourgeoisie allemande, française ou belge, le cosmopolitisme faisandé des cercles mondains, les traditions puritaines de la Nouvelle-Angleterre ou "l'ordre nouveau" du Troisième Reich, Siodmak a sciemment confectionné une série de films-baromètres, des bandes qui livrent la "température psychologique" de l'époque.

L'homme y apparaît foncièrement seul dans un univers déboussolé, ses sentiments sont plus ambigus qu'il ne veut (ou ne peut) l'admettre, et les valeurs morales honteusement travesties, quand elles ne sont pas de simples alibis. Dès lors, ses films doivent être vus comme des constats : ils montrent, sans analyser ni expliquer. Il y a comme un seuil infranchissable, peut-être non intentionnel, et qui contribue à prolonger cette impression de désenchantement et de frustration véhiculée par les images. Au spectateur d'être sensible à leur parfum et d'en saisir les coordonnées secrètes.

La façon incisive de montrer ce qu'il ressent dénote évidemment chez Siodmak une implication très profonde. On peut lire dans sa vision amère de la nature humaine toute l'impuissance de l'artiste face à ce constat. Car Siodmak ne réclame pas le droit à la lucidité pour agir en conséquence, mais le droit à la lucidité pour elle-même. A travers l'impuissance de ses personnages confrontés aux pressions castratrices de la société ou aux pulsions inavouables que celle-ci a engendré en eux, Siodmak jouit du spectacle masochiste de sa propre paralysie. Les mécanismes de l'oppression apparaissent en filigrane, un peu malgré lui, dans un flux d'images synthétiques, mais la prise de conscience, le discernement dynamique et salvateur n'ont pas lieu.

Et pour cause : cette impuissance relevée de film en film avec désespoir, rage au coeur, faux détachement ou éclat de rire sarcastique, marque ses limites ; elle explique peut-être aussi un vague sentiment d'inachevé, de privation ressenti à la vision de plusieurs de ses ouvrages. Ce facteur, qui s'intègre fort bien aux singularités du "film noir", est lié à la nature intime du cinéaste, et par conséquent à son univers fantasmatique... Siodmak greffe sur un constat socio-culturel spécifique la transposition d'un certain nombre d'obsessions personnelles. Il faut souligner que Siodmak n'est pas la révélation d'un mode ou d'un genre particulier, mais que les composantes de ses "films noirs" des années quarante ont mis en valeur ce qui préexistait déjà, parfois à l'état embryonnaire, dans ses ouvrages antérieurs. Affirmer, comme l'ont fait certains, qu'aux états-Unis, Siodmak avait gâché son talent en le mettant au service d'un "genre indigne" est proprement absurde : Siodmak a délibérément choisi le cadre et le style qui lui permettaient alors de traduire au mieux ce qui lui tenait à coeur. Dans une industrie férue de compartimentation et de classifications comme l'est l'américaine, seuls le policier et le mélodrame "noir" se prêtaient à ce propos. (Le mélodrame classique nécessite une accentuation sentimentale qui se marie mal avec l'âpreté du réalisateur). Il est par conséquent plus juste de parler, au sujet de sa carrière hollywoodienne, d'une longue série de "films psychologiques à tendance policière"... à défaut d'une autre "tendance". Ses films européens montrent suffisamment que Siodmak ne se laissait pas enfermer dans une catégorie précise et que n'importe quel cadre pouvait lui convenir - un hôtel de luxe tessinois, le port de Dunkerque, une blanchisserie berlinoise ou les bureaux de la Gestapo - pour peu que ce décor-prétexte l'autorise à développer sa thématique, à exposer ses cas, à illustrer ses conflits d'âme.Siodmak n'a jamais caché son goût pour une esthétique de la redondance.

Chez lui, l'image doit "parler", créer une atmosphère signifiante, et, détail révélateur, le cinéaste a, jusqu'à sa mort, considéré le cinéma muet comme "l'apogée du Septième Art" ; l'image s'y suffisait à elle-même. Or le cachet visuel de ses films offre un enchevêtrement stylistique au diapason de l'implication personnelle : on y décèle une volonté de réprimer les émotions, d'objectiver l'action et, simultanément, de céder, par une débauche d'arabesques bizarres, à la fascination de l'abîme que révèle cette même action. oute l'oeuvre oscille en désordre entre ces deux courants nés d'un curieux amalgame de naturalisme, de "nouvelle objectivité" et d'expressionnisme ; le grotesque ne prête plus à rire quand, sans avertir, il se pare d'oripeaux réalistes : le "Méthusalem" d'Ivan Goll se déguise de temps à autres en simple boutiquier, et Siodmak appuie cette transformation par une fébrilité croissante de l'image. Plus la pathologie prend de place, plus les passions se dérèglent, et plus les ombres portées s'allongent, la caméra se fait reptile, les parois se déplacent subrepticement. Cette tendance, atteint son point culminant à Hollywood, où les sujets abordés s'y prêtent particulièrement.

A ce propos, il est exagéré d'affirmer que Siodmak a introduit l'expressionnisme cinématographique aux États-Unis ; ce serait faire injure à Paul Leni, à Karl Freund et à tant d'autres précurseurs. Mais on pourrait alléguer qu'il l'a dépoussiéré, débarrassé de ses stéréotypes et surtout sorti du ghetto du film d'horreur ; que trop longtemps relégué au bric-à-brac décoratif des Frankenstein de série, il l'a enfin intégré pleinement à sa mise en scène et vivifié par une savante dramaturgie de la lumière. Il ne faut bien sûr pas sous-estimer l'influence d'Orson Welles, mais on objectera que la prédilection de Siodmak pour le "chiaroscuro" violent et les angles recherchés est déjà manifeste dans plusieurs scènes de Stürme der Leidenschaft, de Mister Flow ou de Pièges, par exemple, soit bien avant que Welles ne touche une caméra !

On doit à la vérité de dire que Siodmak s'est attaché au style "noir" au point d'en abuser et, vers la fin de sa carrière, de le réduire à ses procédés. Mais il a presque toujours su animer cette "symbiose" quelque peu excessive par un sens de l'action musclée, charpentée avec adresse, et par un jeu d'acteurs qui reste étonnamment moderne. La mise en scène de Siodmak a cela de paradoxal qu'elle apparaît hautement réfléchie, étudiée avec soin, tout en obéissant à des élans intuitifs que le cinéaste aurait peut-être été incapable de justifier à froid. C'est le privilège de l'artiste. Dans son cas, c'est aussi, une fois encore, sa limite, car ses films présentent occasionnellement un manque de rigueur soutenue et des ruptures de ton inexplicables. Lui-même arguait qu'"un film doit aussi avoir quelque chose d'improvisé. Il ne doit surtout par être parfait mais s'édifier, comme la musique, sur des "tempi" différents". Il faut bien admettre que cette recherche(?) de l'imperfection, ce refus de la plénitude formelle, ne joue pas nécessairement en défaveur de certains ouvrages, dans la mesure où elle intensifie leur halo d'étrangeté et de délire lyrique.

Siodmak se faisait une très haute idée du cinéma, trop haute ; il jetait un regard lucide, mais sans amertume aucune, sur sa propre carrière. "J'ai fait beaucoup de mauvais films", avouait-il, "mais s'il y a cinq minutes de véritable cinéma dans chacun d'eux, je suis déjà comblé. Aujourd'hui, une bonne partie de la production courante n'est que du théâtre filmé". On peut se demander avec Patrick Brion si son plus grave défaut n'était pas, en fin de compte, son manque d'ambition. Mais ce manque d'ambition - qui n'exclut pas un extraordinaire talent de conteur - n'était peut-être que le corollaire du rôle, psychanalytiquement fort complexe, que joua sa vocation professionnelle. De toute manière, s'il est vrai qu'on ne doit pas juger un artiste d'après ses échecs mais d'après ses réussites, Robert Siodmak figure indéniablement parmi les cinéastes importants et singulièrement représentatifs de la première moitié du XXème siècle. Les Hommes le dimanche, Adieu, Le Secret brûlant, Mollenard, Pièges, Les Mains qui tuent, Le Suspect, Deux mains la nuit, Les Tueurs, Pour toi j'ai tué, Les S.S. frappent la nuit et même l'épatant Corsaire rouge ont, en dépit de leur âge, conservé une vigueur percutante. Il méritent tous, à des titres divers, une place de choix dans notre cinémathèque imaginaire.

Extraits de "Robert Siodmak, le maître du film noir" d'Hervé Dumont (1ère édition à l'Age d'homme, puis sortie poche, Editions Ramsay 1981)

Robert Siodmak est né le 8 août 1900 à Memphis (Tennessee, U.S.A.) de père autrichien d'origine israélite. Ses parents s'établissent à Leipzig en 1901, où naît, en 1902, son frère Curt, futur romancier, scénariste et réalisateur de films fantastiques. Études à l'université de Marburg. Acteur, metteur en scène au théâtre et producteur d'une troupe théâtrale de 1919 à 1921. Quitte le théâtre et travaille dans une banque. En 1925, écrit des intertitres, en allemand, pour les films américains importés en Allemagne. Devient monteur et scénariste; assistant de Curtis Bernhardt. Co-réalise (avec E.G. Ulmer) son premier film en 1929: au générique les noms également de Billy Wilder (scénario), Eugen Shuftan (images), Curt Siodmak et Fred Zinnemann, autres " Viennois " célèbres du cinéma américain !
En 1933, avec l'arrivée d'Hitler au pouvoir, Siodmak, comme beaucoup d'autres artistes d'origine juive, quitte l'Allemagne. Il vient en France où il tourne plusieurs films jusqu'en 1939. Une comédie musicale sur fond social : La crise est finie; des comédies policières au ton insolite : Mister flow (avec Louis Jouvet et Edwige Feuillère), Mollenard (avec Harry Baur et Gabrielle Dorziat). Il se signale par une une grande maîtrise de la mise en scène et une remarquable direction d'acteurs (c'est ainsi qu'il dirige Albert Préjean, Maurice Chevalier, Pierre Renoir, Marie Déa et Erich von Stroheim).

Avec la guerre et l'avance des troupes allemandes sur Paris, il quitte la France et s'établit aux Etats-Unis. Il s'adapte facilement au cinéma américain. Le scénario de Son of Dracula, avec Lon Chaney Jr, est de son frère Curt. En 1944, Les mains qui tuent, d'après William Irish, inaugure une longue série de films psychologiques à tendance policière. L'atmosphère mystérieuse est renforcée par les éclairages, les décors oppressants. Siodmak introduit l'expressionnisme allemand dans le film noir américain.

Les tueurs est certainement son meilleur film de cette période et l'un des films noirs les plus réussis de l'après-guerre : le couple Ava Gardner - Burt Lancaster (dont c'est le premier film) le scénario de John Huston (non crédité) d'après la nouvelle d'Hemingway et l'empreinte de Mark Hellinger, producteur trop tôt disparu, ainsi que le style Universal!

Après le thème du double traité dans La double énigme et la description néo-réaliste des bas-quartiers dans La proie, il retrouve Lancaster dans Pour toi j'ai tué. Passion fatale raconte la vie de Dostoïevski (Gregory Peck et Ava Gardner) avec une remarquable reconstitution de Wiesbaden et un sujet proche de celui du "Joueur". En 1952, c'est Le corsaire rouge (tourné en Angleterre et en Méditerranée) dont les joyeuses fantaisies acrobatiques et l'imagination délirante sont plus le fait de Lancaster (et de son scénariste Roland Kibbee) que celui de Siodmak.

Retour en Europe en 1952, où, durant un court passage en France, il tourne Le grand jeu, remake du film de Feyder. Il s'installe définitivement en Allemagne. Les rats est un mélodrame intimiste, tandis que Les S.S. Frappent la nuit est l'un des films les plus caractéristiques de l'Allemagne de l'après-guerre! Siodmak y retrouve l'atmosphère nocturne qui lui est chère pour relater un fait historique : les nazis couvrirent les crimes d'un sadique, car c'était un nazi et un pur aryen! Après Katia (Romy Schneider) et ses amours avec Alexandre II, c'est L'affaire Nina B. (avec Pierre Brasseur) dans lequel Siodmak retrouve, en partie, la force oppressante de ses films américains. Tunnel 28 ne relève guère le niveau d'une fin de carrière de plus en plus inégale. Après des pseudo-westerns d'après Karl May, il tourne son ultime film américain : Custer, l'homme de l'ouest, avec Robert Shaw. Son dernier film, historique, montre l'avance des barbares sur Rome, en 526 avant J.-C.

Siodmak s'était retiré à Locarno, en Suisse, à la fin des années 60. Il est mort le 10 mars 1973. Cinéaste éclectique et cosmopolite pour les uns, metteur en scène s'étant adapté avec bonheur a différents cinémas pour les autres, il fut le reflet d'une époque et d'une génération.

Filmographie :

1929 Les hommes le dimanche
(Menschen am Sonntag) Avec : Brigitte Borchert (Brigitte), Christl Ehlers (Christl), Annie Schreyer (Annie). 1h14.

Samedi soir, Erwin, un chauffeur de taxi, rentre chez lui. Il refuse d'emmener sa femme Annie au cinéma. Ils se disputent. Wolfgang est représentant. Il fait la connaissance de Christi et l'invite à venir passer le dimanche en sa compagnie..

   
1930 Adieux
(Abschied). Avec : Brigitte Horney (Hella), Vladimir Sokoloff (Le baron), Erwin Bootz (Bootz), Aribert Mog (Peter). 1h09.

Dans une pension de famille berlinoise décatie commence une soirée presque comme les autres. Mme Weber, patronne obséquieuse, chaperonne le tout en houspillant continuellement la pauvre bonne, Lina. Il y a aussi Hella, une jeune vendeuse, et Peter, un représentant de commerce. Ils se marieront dès qu'ils auront assez d'argent....

   
1931 Autour d'une enquete

(Voruntersuchung). Avec : Albert Bassermann, Gustav Frohlich

Une femme est retrouvée assassinée. Son amant est soupçonné mais il a pour ami le fils du juge d'instruction et pour fiancée la fille du même juge. Au cours de l'enquête, le juge soupçonne son fils...

   
1931 L'homme qui cherche son assassin

 

(Der Mann, der seinen Mörder sucht). Avec : Gerhard Bienert, Hermann Blaß

Hans veut se suicider mais est effrayé à la seule vue d'un pistolet. Un jour où il croise un voleur dans la rue, il passe un contrat avec lui.

   
1932 Sturme der Leidenschaft

Avec : Emil Jannings (Gustav Bumke), Anna Sten (Annya), Trude Hesterberg (Yvonne), Otto Wernicke (Le commissaire), Julius Falkenstein (Paul), Anton Pointner (Ralph Kruschewski), Franz Nicklisch (Willy Prawanzke). 1h32

Libéré de prison pour bonne conduite, Ralph Schwartz ne tarde pas, avec sa bande de malfrats, à mettre au point un hold-up audacieux visant à dévaliser une banque fortement gardée. Il retrouve aussi sa femme Ania, une chanteuse de petite vertue, qui entretient, depuis la captivité de Ralph, une liaison avec son amant Gustave, un photographe de charme...

   
1932 Tumultes

version française de Sturme der Leidenschaft. Avec : Charles Boyer (Ralph Schwartz), Odette Florelle (Ania), Marcel André (Le commissaire), Robert Arnoux (Willy), Thomy Bourdelle (Gustave), Armand Bernard (Le bègue), Lucien Callamand (Max), Clara Tambour (Yvonne), Marcel Vallée (Paul). 1h32.

   
1932 Quick

 

Avec : Lilian Harvey (Eva), Hans Albers (Quick), Willy Stettner (Dicky), Albert Kersten (Le professeur Bertram), Paul Hörbiger (Lademann), Karl Meinhardt (Henkel), Paul Westermeier (Clock), Genia Nikolaieva (Marion). 1h27

Avec : Lilian Harvey (Christine Dawson), Jules Berry (Quick), Pierre Brasseur (Maxime), Jeanne Fusier-Gir (L'amoureuse de Maxime), Pierre Finaly (Henkel), Yvonne Hébert (Marion), Paulette Duvernet (Charlotte). 1h27

Clown célèbre, Quick ne parvient à être aimé de Christine qu'à travers son déguisement.

   
1933 Fin de saison

(Brennendes Geheimnis). Avec : Willi Forst (Le baron von Haller), Alfred Abel (L'homme), Hilde Wagener (la femme). 1h32.

un adolescent, passe ses vacances en Suisse avec sa mère, épouse d'un avocat. Tous deux font la connaissance du baron von Haller, qui conduit une voiture extravagante, à la grande joie du jeune garçon. Le baron profite de l'admiration d'Edgar pour commencer à séduire sa mère, qui ne semble pas insensible à ses avances. Mais Edgar commence à se sentir trahi.

   
1933 Le sexe faible

Avec : Pierre Brasseur, Victor Boucher

Madame Leroy-Gomez, richissime Sud-Américaine divorcée, vit dans un palace parisien. Avec l'aide d'Antoine, le maître d'hôtel qui connait bien la vie, toutes ses intrigues réussissent, elle marie ses enfants encore célibataires et réconcilie ceux qui sont déjà mariés.

   
1934 La crise est finie

Avec : Albert Préjean (Marcel), Danielle Darrieux (Nicole), Suzanne Dehelly (Olga), Marcel Carpentier (Bernouillin), Jane Loury (Mme Bernouillin), René Lestelly (Alex), Milly Mathis (La gouvernante). 1h14.

Une troupe théâtrale rôde en province sa nouvelle revue,”Mille Jambes Nues”, mais se retrouve en panne à Périgueux, victime des caprices de la vedette, Lola Garcin, puis abandonnée par le producteur. Marcel, le musicien, Nicole, la débutante-doublure de Lola, et Olga, une star sur le retour, prennent les choses en main. Le groupe monte à Paris dans l’espoir de s’y produire, attend tout de la capitale et le chante (“On ne voit ça qu’à Paris”).

C’est pourtant la désillusion: l’argent et l’enthousiasme manquent, la crise est générale et il faut avoir recours à diverses combines à la limite de la malhonnêteté. Grâce à Olga et à la complaisance d’une concierge qui se souvient d’elle, on peut vivre dans un théâtre vide et répéter... sans piano. M. Bernoullin, vendeur d’instruments de musique, serait prêt à en céder un si Nicole passait une soirée avec lui. Mais Marcel met le holà et Olga achète un instrument avec ses économies. Bernoullin veut se venger et la troupe est obligée de le séquestrer afin de poursuivre dans la fébrilité les répétitions de sa nouvelle revue, “La Crise est finie!”, cri de défi à la morosité ambiante.

Heureusement, l’obstination et la chance paient; le public vient en masse à la première. Marcel, Nicole et leurs amis pourront savourer leur succès.

   
1935 La vie parisienne

Avec : Max Dearly (Ramiro Mendoza), Conchita Montenegro (Helenita), Georges Rigaud (Jacques Mendoza), Marcelle Praince (Liane d'Ysigny), Jane Lamy (Liane, à 20 ans), Germaine Aussey (Simone), Christian Gérard (Georges). 1h20.

Le riche Brésilien Mendoza est venu à Paris en 1900 et s'est lié avec la vedette de 'La Vie Parisienne' de Jacques Offenbach, que l'on jouait à cette époque. Trente-cinq ans plus tard, il revient avec son fils et sa petite fille pour leur faire découvrir le lieu de ses premières amours.

   
1936 Les amants traqués
(Mister Flow). Avec : Edwige Feuillère (Helena Scarlett), Louis Jouvet (Durin), Fernand Gravey (Antonin Roze). 1h40.

Avocat sans client et sans le sou, Antonin Roze est contacté par Merlow, curieux bonhomme qui l'entraîne dans une curieuse affaire. Il s'agit de défendre Durin, valet de Lord Scarlett qui se retrouve en prison pour avoir volé une épingle de cravate à son patron. Durin demande à Roze un service: transmettre un colis à Lady Héléna Scarlett Rose s'aperçoit qu'il s'agit d'un nécessaire à cambrioler, que Lady Hélèna joue un double jeu, prétendant le connaître, mais surtout il réalise que Durin, d'apparence si minable, n'est autre que Mister Flow, le bandit intemational, réfugié en prison afin de mieux échapper à la police, et qu'Héléna est sa complice. Le naïf avocat vient de tomber dans un joli piège...

   
1936 Le chemin de Rio

Avec : Suzy Prim (Estella), Jules Berry (Moreno), Kate de Nagy (Marion Baker), Jean-Pierre Aumont (Henri Voisin). 1h40.

Moreno et Estella, un couple de rabatteurs, travaillent à Barcelone pour le compte de Blanco, chef d’un réseau de traite des blanches. Moreno vient d’apprendre que sa maîtresse Yvette Martin, dont il était amoureux, s’est suicidée à Rio où elle avait été envoyée par son associé ; il jure de se venger. Henri Voisin de “Paris-Jour” et Marion Baker de “L’Express” font connaissance sans savoir qu’ils sont chargés l’un et l’autre d’un reportage sur cet odieux trafic...

   
1937 Mollenard

Avec : Harry Baur (Justin Mollenard), Gabrielle Dorziat (Mathilde Mollenard), Albert Préjean (Kerotret). 1h31

Le conformisme bourgeois de son épouse a depuis toujours poussé le capitaine Mollenard à fuir son foyer. Aussi est-il à Shanghaï lorsque sa femme apprend qu'il risque une mise à pied de six mois. En effet la Compagnie d'Armements Maritimes le soupçonne de se livrer au trafic d'armes en Chine pour son compte personnel....

   
1939 Pièges

Avec : Marie Déa (Adrienne Charpentier), Maurice Chevalier (Robert Fleury), Pierre Renoir (Brémontière), André Brunot (Ténier). 1h55.

Plusieurs jeunes filles disparaissent mystérieusement après avoir répondu à des annonces matrimoniales. Adrienne Charpentier, une «taxi girl , amie de l’une d’elles, se laisse convaincre par le commissaire Ténier de servir d’appât. À la suite d’une première annonce, elle rencontre Pears, un grand couturier déchu..

   
1941 West point widow
   
   
1942 Le meurtrier s'est échappé

(Fly by night).

Par une nuit d'orage, aux environs de la petite cité de Glenville, George Taylor pensionnaire d'un asile psychiatrique, s'échappe en étranglant un des gardiens. Il oblige un interne d'un hôpital voisin, Jeff Burton, à le prendre en stop. Il lui explique qu'il est traqué par un groupe d'espions qui cherchent à s'emparer d'une invention du professeur Langner dont il est l'assistant. Il meurt poignardé dans la chambre d'hôtel de Burton. Ce dernier est accusé du meurtre...

   
1942 Ton coeur est mon coeur

(My heart belongs to daddy)

Une famille riche, une ballerine et un astrophysicien se disputent un bébé

   
1942 The night before the divorce
   
   
1943 Someone to remember
   
   
1943 Le fils de Dracula
(Son of Dracula). Avec : Lon Chaney Jr. (Comte Alucard), Robert Paige (Frank Stanley), Louise Allbritton (Katherine Caldwell). 1h20.

Katherine a invité le comte Alucard, qu'elle rencontra jadis à Budapest, pour venir séjourner à Dark Oaks, la propriété que son père possède en Louisiane. Le père de Katherine, le colonel Caldwell, trouve la mort au cours de la soirée donnée en l'honneur du comte...

   
1944 Le signe du cobra

(Cobra Woman). Avec : Maria Montez (Tollea/Naja), Sabu (Kado), John Hall (Ramu) Edgar Barrier (Martok), Lon Chaney (Hara). 1h11.

Tollea est enlevée le jour de son mariage avec Ramu. Bien décidé à partir à sa recherche, il débarque avec son ami Kado sur une île peu accueillante où des sacrifices ont lieu. Bientôt, Ramu tombe aux mains de la cruelle Naja, sosie de Tollea, qui règne sur l’île du Cobra…

   
1944 Les mains qui tuent

(Phantom Lady). Avec : Alan Curtis (Scott Henderson) Franchot Tone (Jack Marlowe) Ella Raines (Carol Richman "Kansas") . 1h23.

À la suite d'une dispute avec son épouse, l'ingénieur Scott Henderson fait la connaissance dans un bar d'une jeune inconnue coiffée d'un chapeau extravagant, à qui il propose de passer la soirée au théâtre. De retour chez lui, trois policiers l'attendent : sa femme a été étranglée avec l'une de ses cravates.

   
1944 Vacances de Noël

(Christmas Holiday). Avec : Gene Kelly (Robert Manette) Deanna Durbin (Jackie Lamont) Richard Whorf (Simon Fenimore) Gladys George (Valérie de Mérode) Dean Harens (Charles Mason) Gale Sondergaard (Mrs. Manette) David Bruce (Wayne Morgan). 1h25.

Charles Mason part pour San Francisco mais son avion se pose à la Nouvelle-Orléans. Ne trouvant pas de chambre d'hôtel, Mason va dans une maison de plaisir où il rencontre Jackie Lamont. Il l'emmène à la messe de minuit pour Noël et Jackie lui raconte qu'elle est la femme d'un assassin qui se trouve en prison. Celui-ci sort et veut la tuer...

   
1945 Le suspect

(The suspect). Avec : Charles Laughton, Ella Raines, Dean Harens. 1h25.

Londres, 1902. Philip Marshall, quinquagénaire courtois et honnête, tient une boutique de tabac. Il vit par ailleurs un véritable enfer auprès de Cora, son épouse acariâtre, dont le caractère épouvantable amène leur fils unique John à fuir la maison.

   
1945 Deux mains, la nuit

(The Spiral Staircase). Avec : Rhonda Fleming, Ethel Barrymore

Un tueur en série sème la terreur dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre. Il s'attaque uniquement aux femmes infirmes. Helen, jeune muette, dame de compagnie d'une riche infirme, est inquiète. Mais c'est Blanche, la maîtresse du fils adoptif de sa patronne, que l'on retrouve assassinée.

   
1945 Oncle Harry

(The strage affair of uncle Harry)

Corinth, petite ville du New Hampshire. Harry mène une existence paisible en compagnie de ses soeurs, jusqu'au jour où il s'éprend de Deborah Brown et projette de l'épouser. Trés jalouse, Lettie, sa soeur va tout entreprendre pour faire échec à cette union...

   
1946 La double énigme
(The dark mirror). Avec : Olivia de Havilland (Terry / Ruth Collins), Lew Ayres (Scott Elliott), Thomas Mitchell (Stevenson). 1h25.

Le docteur Peralta est assassiné. Les soupçons du policier Stevenson se portent sur Terry Collins, qui aurait passé la soirée avec lui. Mais la jeune femme, choquée quand elle apprend la mort de son ami, a un solide alibi...

   
1946 Les tueurs

(The Killers). Avec : Burt Lancaster (Pete Lunn), Ava Gardner (Kitty Collins), Edmond O'Brien (James Reardon). 1h45.

Un soir, dans la petite ville de Brentwood que traverse la route nationale, arrivent deux inconnus. Ils cherchent quelqu'un. Ce sont des tueurs à gages. Leur victime sera un autre inconnu, Pete Lunn, installé depuis quelque temps dans cette modeste bourgade et qui tient un poste d'essence. Pete Lunn, prévenu de leur arrivée, ne cherche cependant pas à s'enfuir et attend avec fatalisme qu'ils l'abattent. Mais Lunn avait souscrit une assurance sur la vie. La compagnie d'assurances désigne l'un de ses détectives, James Reardon, pour enquêter sur cette affaire. Interrogeant les témoins et ceux qui ont connu Pete Lunn, Reardon reconstitue le puzzle mystérieux de sa vie. Cet ancien boxeur a participé au hold-up d'une usine, avec des gangsters. Mais en faisant connaissance de la trop belle Kitty, Pete Lunn s'est perdu. "Roulé" par les gangsters et par Kitty, il était déjà un mort en sursis après la trahison de celle qu'il aimait. Voilà pourquoi il a attendu la mort avec résignation.

   
1947 Désirs de bonheur

(Time out of Mind)

Le fils d'un grand industriel refuse de prendre la suite de son père et annonce qu'il veut faire carrière dans la musique.

   
1948 La proie

(Cry of the city). Avec : Victor Mature, Richard Conte, Shelley Winters.

Truand du Bronx new-yorkais, Martin Rome a abattu un policier : il était, affirme-t-il, en état de légitime défense ! Grièvement blessé, il est interrogé sur son lit d'hôpital par les inspecteurs Collins et Candella ; ce dernier, qui fut autrefois son ami, le soupçonne d'être également impliqué dans l'affaire De Grazia - une femme assassinée et dépouillée de ses bijoux.

   
1948 Pour toi, j'ai tué
(Criss cross). Avec : Burt Lancaster (Steve Thomson) Yvonne De Carlo (Anna) Dan Duryea (Slim Dundee). 1h27.

Après deux ans d'absence, Steve Thompson revient à Los Angeles et retrouve sa place de chauffeur dans la Compagnie des Camions Blindés. Son ex-femme, Anna, s'est remariée avec un gangster notoire, Slim Dundee. Toujours amoureux d'elle, Steve ne peut s'empêcher de la revoir...

   
1949 Passion fatale

(The Great Sinner). Avec : Gregory Peck, Ava Gardner, Melvyn Douglas, ...

1860, Wiesbaden, ville où le jeu est roi. Le romancier Fédia, ruiné, relégué dans les combles du palace qu’il ne peut plus payer, est en proie au délire. Près de lui, le manuscrit où il raconte sa déchéance. Celle qu’il aime et qui lui est restée fidèle le feuillette…
Fédia s’attache à Pauline, qu’il a rencontrée dans un train, et à son père, le général Ostrovski. Leur seule raison de vivre est le jeu et Fédia voit là un sujet de roman. Le directeur du casino Armand de Glasse souhaite racheter les dettes de jeu du général pour que Pauline lui cède. Fédia se met à fréquenter les joueurs afin de saisir ce qui les motive. Ainsi côtoie-t-il Pitard, qui joue, perd, triche puis se suicide. Il a surtout l’espoir de gagner gros, d’aider le général et de conquérir la jeune femme, dont il est la mascotte. Mais la corruption des tables de jeu est la plus forte : Pauline refuse l’amour de Fédia et reste sous la coupe de son père. Quant au romancier, il succombe à une fièvre destructrice. Il joue, gagne, perd, rejoue, gagne très gros et perd tout. De Glasse accroît son emprise sur Pauline et le général puis sur Fédia, qui a même misé ses droits littéraires. La mère du général, venue à Wiesbaden pour surveiller son fils, est attirée elle aussi par le casino, où elle meurt d’une crise cardiaque après avoir tout perdu. Dans un accès de folie, Fédia manque de tuer une usurière pour se procurer de quoi jouer. Pauline, repentie, tente de le ramener à la raison et lui suggère de chercher son salut auprès de Dieu.
«Qu’elle lise et pardonne !» écrit Fédia à la fin du manuscrit. Il se réveille : Pauline est à ses côtés.

   
1949 La femme à l'écharpe pailletée

(The File on Thelma Jordan). Avec Barbara Stanwyck, Wendell Corey

Malgré qu'il soit marié, l'inspecteur Marshall tombe amoureux de Thelma Jordan, une jeune femme désireuse de fuir son amant, Tony Laredo. Lorsque celui-ci commet un meurtre, Marshall va même jusqu'à effacer les preuves le condamnant par amour pour Thelma. Cette démarche lui vaudra de briser définitivement sa carrière

   
1950 Deported
  Avec : Märta Torén (La comtesse Christine di Lorenzi), Jeff Chandler (Vic Smith), Claude Dauphin (Vito Bucelli), Marina Berti (Gina Carapia), Richard Rober (Bernardo Gervaso). 1h29.
   
1951 Quand la foule gronde

(Whistle at Easton Falls). Avec : Lloyd Bridges, Dorothy Gish

En 1951, aux Etats-Unis, un chef de syndicat, promu directeur d'une usine de plastique, est bientôt contraint de réduire des ouvriers au chômage. Ces derniers, excités par des syndicalistes à la solde de la concurrence, menacent de détruire les installations en cours.

   
1952 Le corsaire rouge

(The Crimson pirate). Avec : Burt Lancaster (Vallo), Nick Cravat (Ojo), Eva Bartok (Consuela). 1h44.

Vallo, habile corsaire, capture aux Antilles un navire espagnol chargé d'armes destinées aux colons de l'île de Cobra. Pour en tirer le maximum de profit, il compte vendre ces armes aux insurgés de la colonie, tout en espérant faire prisonnier El Libre, le chef des rebelles, afin de le livrer, contre rançon, au commandant de l'île. Mais Vallo tombe amoureux de la fille d'El Libre...

   
1953 Le grand Jeu

Avec : Arletty, Jean-Claude Pascal

Pour échapper à un scandale, un jeune avocat s'engage dans la Légion étrangère. Quelques années plus tard, il croit retrouver en Hélèna, une prostituée amnésique, la femme pour laquelle il a tout sacrifié, Sylvia. Libre de son engagement envers la légion, il s'apprête à repartir pour la France avec Hélèna. C'est alors qu'il croise Sylvia, réalisant le mirage de son amour pour Hélèna, il l'abandonne et repart au combat, en dépit de la prédiction d'une voyante qui lui a annoncé sa mort.

   
1955 Les rats

(Die Ratten). Avec : Maria Schell (Pauline Karka), Curd Jürgens (Bruno Mechelke), Heidemarie Hatheyer (Anna John), Gustav Knuth (Karl John), Ilse Steppat (Mme Knobbe), Fritz Rémond Jr. (Harro Hassenreuter). 1h37.

Pauline, enceinte et abandonnée, accepte de donner son enfant à Anna, contre la promesse d'un passage dans la zone où elle pourra retrouver son fiancé. Mais elle ne peut se résoudre à abandonner son enfant. Anna demande alors à son frère de tuer Pauline, mais c'est l'assaillant qui meurt.

   
1956 Mon père était acteur

(Mein vater der schauspieler).

Après la mort de sa femme, un homme se demande s'il est bien le père de son fils.

   
1957 Les S. S. frappent la nuit

(Nachts, wenn der teufel kam). Avec : Claus Holm, Mario Adorf, Hannes Messemer.

Allemagne, 1944. Bruno Lüdke, un garçon de ferme, maniaque sexuel violent, tue Lucy, serveuse à Hambourg, amie de Willi Keun, sous-officier nazi sur qui les soupçons retombent. À Berlin, le commissaire Axel Kersten, démobilisé du front de l’Est, reprend son travail à la Criminelle et reçoit le dossier Keun. Le climat est tendu : bombardements alliés, SS et raison d’État envahissants, population lasse de la propagande. Kersten fréquente Helga Hornung, une collègue, et découvre par hasard chez elle un vieil avis de recherche sur un crime similaire à celui dont on accuse Keun. À Hambourg, il disculpe le suspect après avoir découvert sa faiblesse physique. Il soupçonne un tueur en série.
Bruno, lui, court toujours et tuerait Anna, une jeune femme juive qui vit cloîtrée, s’il n’était dérangé par quelqu’un. L’enquête intéresse un commandant SS, Rosdorf, qui y trouve matière à alimenter les thèses eugénistes sur l’élimination des nuisibles. Kersten découvre et interroge Bruno, qui s’attache à lui, avouant des meurtres mais avançant la folie et l’irresponsabilité pour sa défense. Hitler donne l’ordre à Rosdorf d’étouffer l’affaire Lüdke et de condamner Keun. Il ne faut pas effrayer la population, quitte à éliminer le tueur discrètement par ailleurs. Kersten s’oppose à cette décision, est dégradé et renvoyé sur le front de l’Est. Avant de monter dans un train qui lui laisse peu d’espoir, il se sépare d’Helga, qui fuit en Suède avec un cousin, Wollenberg, aviateur dissident. «Il n’y a jamais eu de Bruno Lüdke» répète machinalement Kersten. On apprend que Keun a été abattu et Lüdke éliminé dans un institut spécialisé. L’affaire est classée «Secret d’État».

   
1959 Dorothea, la fille du pasteur

(Dorothea Angermann). Avec : Ruth Leuwerik (Dorothea Angermann), Bert Sotlar (Michael Sever). 1h45.

Une jeune et jolie fille, Dorothea Angermann, se laisse séduire par le beau Mario, qui ne tarde pas à lui faire un enfant. Lorsque le père de Dorothea, le pasteur Angermann, apprend que sa fille est enceinte, il oblige cette dernière à épouser le père de l'enfant....

   
1959 Les seins de glace

(The rough and the smooth)

Un archéologue tombe amoureux d'une jeune fille qui cache sa vraie nature.

   
1959 Katia

Avec : Romy Schneider, Curd Jurgens

Le tsar Alexandre II s'éprend d'une jeune aristocrate qui devient sa maîtresse. Celle-ci est mal acceptée à la cour.

   
1960 Mein Schulfreund
Avec : Heinz Rühmann (LLudwig Fuchs), Loni von Friedl (Rosi), Ernst Schröder (Hauptmann Kühn). 1h34.
   
1961 L'affaire Nina B.

Avec : Acteurs Nadja Tiller (Nina Berrera) Pierre Brasseur (Michel Berrera) Walter Giller (Holden) Hubert Deschamps (Romberg) Charles Regnier (Schwerdtfeger) Maria Meriko (Mila) Jacques Dacqmine (Dr. Torn). 1h44.

On enterre Berrera, un notable d'Allemagne de l'Ouest, dont la disparition semble soulager certains. Son chauffeur et homme de confiance, Holden, se souvient comment, à sa sortie de prison, il fut engagé par cet affairiste, et se trouva plongé dans un imbroglio politico-sentimental... En effet, Berrera, dont les affaires chancellent, tente de les redresser par le chantage, en faisant tomber ses rivaux. Holden l'a aidé à récupérer en Allemagne de l'Est une serviette de documents attestant du passé nazi de certains industriels ou politiciens en place. Ces derniers parviennent à envoyer Berrera en prison sur le prétexte de fraude fiscale. Holden, qui conserve les documents, est menacé de toutes parts, tandis que la jeune et belle épouse insatisfaite de Berrera, Nina, une ancienne prostituée, tente de tirer, elle aussi, profit de la situation et, pour cela, séduit le chauffeur. Ce dernier fait face à Schwerdtfeger, un industriel qui fut un important S.S. et n'en conserve aucun remords. Son fils, un idéaliste, surprend les propos de celui qu'il croyait honnête et se suicide peu après. Berrera réussit à sortir de prison et reprend la pression sur ceux qu'il veut perdre. Nina se comporte maintenant, du moins en apparence, comme une épouse modèle. Berrera doit encore surmonter une nouvelle épreuve : la trahison de Zorn, l'avocat très douteux qui s'occupe de ses affaires. Mais il est maintenant un homme usé et, au cours d'une soirée de réveillon où il savoure, aux côtés de Nina, son pouvoir en apparence reconquis, il s'effondre, victime d'une crise cardiaque. Pour Holden, de nombreuses questions resteront sans réponses : par exemple, comment est mort son patron, naturellement ou par Nina... En cet instant, il est presque soulagé de se retrouver sans emploi...

   
1962 Tunnel 28

(Escape from East Berlin). Avec : Don Murray

Un groupe d'Allemands de l'Est creuse un tunnel pour parvenir a l'Ouest, car ils ont vu leurs amis se faire tuer par les Vopos lorsqu'ils tentaient de passer le mur.

   
1964 Le prince noir

(Der Schut). Avec : Don Murray

Un héros allemand traque un bandit déguisé en vendeur de tapis à travers l'Empire ottoman.

   
1965 Les mercenaires du Rio Grande

(Der Schatz der Azteken). Avec : Lex Barker (Karl Sternau) Gérard Barray (Alfonso di Rodriganda) Michèle Girardon (Josefa), Ralf Wolter Alessandra Panaro, Rick Battaglia. 1h35

Mexique, 1874. Le président Juarez et ses soldats doivent faire face aux troupes françaises menées par le général Bazaine. Dans sa lutte, Juarez reçoit l'appui du président des États-Unis, Lincoln...

   
1967 Custer, l'homme de l'ouest

(Custer, man of the west). Avec : Robert Shaw (George Custer) Mary Ure (Elizabeth Custer) Jeffrey Hunter (Lieutenant Benteen) Ty Hardin (Major Reno) Lawrence Tierney (Général Sheridan) Kieron Moore (Dull Knife). 2h20.

A la fin de la guerre de sécession le général Custer à 19 ans mais il se refuse à retourner dans le civil. Il est envoyé dans le Dakota pour pacifier les Cheyennes

   
1967 Le dernier des romains

(Der kampf um Rom). Avec : Laurence Harvey (Cethegus), Sylva Koscina (Theodora), Honor Blackman (Amalaswintha), Orson Welles (L'empereur Justinien), Robert Hoffmann (Totila), Harriet Andersson (Mathaswintha), Lang Jeffries (Belisar). 1h30.

En 526, sous la domination des Goths, Rome cherche à s'allier à Byzance, pour lutter contre les envahisseurs. Le noble Setitus, réussit à être nommé préfet de Rome, sous la surveillance de Totila, jeune goth au service de Justinien, empereur de Byzance. Cependant Wittiches, redoutable chef de l'armée goth, sort vainqueur de l'armée byzantine, grâce à Théodora qui complote avec Setitus contre son mari Justinien.