(1932-2013)
24 films
   
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Né le 31 mars 1932 à Kyoto. Son père meurt lorsqu'il a six ans, et il vit à Kyoto avec sa mère et sa sœur cadette. Au lycée, il a de nombreuses activités intellectuelles et politiques, sans jamais appartenir à aucun groupe précis. Il fait ses études de droit et de politique à l'université de Kyoto ("Kyodai"), d'où il sort diplômé en 1954. Il entre immédiatement aux studios de la Shochiku à Ofuna, où il devient assistant pendant cinq ans, notamment de Yoshitaro Nomura, Masaki Kobayashi et Hideo Oba.

Après des études de droit politique à l’Université de Kyoto, il entre en 1954 à la Shochiku en tant qu’assistant-réalisateur, notamment avec Yoshitaro Nomura, Masaki Kobayashi, et Hideo Oba. Le studio Shochiku lui permet de tourner son premier films, Une ville d’amour et d’espoir (1959). Son second film, Contes cruels de la jeunesse (1960) est un grand succès auprès du public jeune, et la Shochiku lui laisse alors une certaine marge de liberté. Avec  L’enterrement du soleil (1960), au style toujours énergique, il devient l’un des chefs de file de la «nouvelle vague japonaise». Mais en 1960, année des violentes manifestations contre le traité de sécurité nippo-américain (et aussi année de son mariage avec l'actrice Akiko Koyama, qui jouera dans la plupart de ses films), il tourne presque en cachette Nuit et brouillard au Japon, dont le thème politique et le traitement esthétique choquent les dirigeants de la compagnie. La Shochiku retire le film de l’affiche au bout de 4 jours. Oshima quitte la compagnie avec fracas et crée sa propre compagnie, la Sozosha, avec l’aide de sa femme, l’actrice Akiko Koyama, pour obtenir son indépendance d'auteur.

Après l'échec commercial du Révolté (1962), Oshima voyage deux mois en Corée et à son retour tourne pour la télévision le court-métrage Les soldats oubliés de l'empereur (1963) et au cinéma un film de montage de photographies, Le journal de Yunbogi (1965), qui marquent sa sensibilisation au problème des Coréens résidents qui sous-tendra un peu plus tard La pendaison (1968).

En 1965, Oshima fonde sa propre compagnie de production, "Sozo-sha", pour laquelle il produira douze films, de Les plaisirs de la chair (1965) à Une petite soeur pour l'été (1972), s’attaquant à divers tabous du Japon moderne, en particulier le sexe et le crime. C’est dans cette perspective que se situent L’obsédé en plein jour (1966), Été japonais : double suicide (1967), À propos des chansons paillardes au Japon (1967), Le retour des trois soûlards (1968), Journal d'un voleur de Shinjuku (1969), Il est mort après la guerre (1970), Une petite soeur pour l'été (1972). Tournés rapidement, en phase avec le cinéma pink sachant saisir les soubresauts politiques de l'époque en direct comme le pratique son ami Wakamatsu, ils associent drame et burlesque. Formellement audacieux, politiquement rebelles, et laissent une très forte impression de liberté artistique totale. Encore méconnus aujourd’hui, ils illustrent une période exceptionnellement fertile et inventive dans la carrière du réalisateur. Oshima tourne aussi de grands films plus classiques qui seront sélectionnés dans les festivals internationaux et qui contribueront, via la redécouverte de ses premiers films, à faire de lui en occident le chef de file de la Nouvelle vague japonaise : Les plaisirs de la chair (1965) et La pendaison (1968) aux dispositifs brechtiens ou Le petit garçon (1969) et La cérémonie (1971), chefs-d'oeuvres classiques.  

Mais, devant ses difficultés financières, il dissout sa société en 1974, faisant ses "adieux au cinéma". Pourtant, son plus grand succès international viendra avec son retour au cinéma : L'empire des sens (1975), coproduction franco-japonaise, suivi de L'empire de la passion (1978) et du grand succès de Furyo (1983, coproduction anglo-japonaise).

En 1986, il fait équipe avec deux anciens collaborateurs de Buñuel, le scénariste Jean-Claude Carrière et le producteur Serge Silberman, pour Max mon amour, qui dépeint les amours d'une bourgeoise parisienne (Charlotte Rampling) et d'un chimpanzé. Le film est un échec commercial, dont le cinéaste ne se remettra jamais tout à fait. Il ne parvient pas à mettre en chantier son grand projet, Hollywood Zen, une biographie de l'acteur américano-japonais Sessue Hayakawa En 1996, il est victime d'un accident vasculaire cérébral qui le contraint à se déplacer en chaise roulante. Il parvient toutefois à réaliser Tabou, présenté au Festival de Cannes en 2000. Il aborde de front le thème de l'homosexualité, en mettant en scène un groupe de samouraïs à la veille de l'ère Meiji. Ce sera son dernier long-métrage

Oshima a aussi tourné plusieurs films pour la télévision et participé à de nombreuses émissions TV. Il est aussi l'auteur de trois moyens-métrages :

Il meurt le 15 janvier 2013.

Filmographie :

Courts, Moyens-métrages

1959 : Le soleil de demain (Asu no taiyô, 7')
1965 : Le journal de Yunbogi
1991 : Kyoto, My Mother's Place. Avec Nagisa Ôshima,Ina Funatsuki, Tomi Shimada , Hikohachi Yamamoto. 0h50.

Téléfilms

1962 : Kori no naka no seishun (25')
1963 : Les soldats oubliés de l'empereur. (Wasurerareta kogun, 25')
1964 : Parce que je t'aime (Aisurebakoso). Avec : Shin Saburi (Masanori Wakita), Yukiko Todoroki (Atsuko Wakita), Yoshiko Ieda (Toshiko Wakita). 0h56.
1964 : Avant et après l'annulation de la grève du 17 avril (Aru kokutetsu-jomuin, 25').
1964 : Aogeba totoshi. Avec : Masakazu Kuwayama (Sueyoshi), Fumio Watanabe (Tanabe), Hôsei Komatsu (Kato). 0h30
1964 : Hankotsu no toride (25'), La tombe de la jeunesse (Seishun no ishibumi, 40')
1964 : C'est moi, Bellett (Watashi-wa beretto). Avec : Akiko Koyama. 1h00.
1964 : Première aventure d'un gosee (Chiisana boken ryoko, 40')
1965 : Ajia no akebono, Série télévisée en 13 épisodes.
1968 : La guerre du Pacifique (Daitoa senso, documentaie, 1h38)
1969 : Mao Zedong et la révolution culturelle (Mo-taku-to to bunka daikakume, documentaire, 50')
1972 : Les géants (Kyojin-gun), Joi! Bangla (25'), Le voyage des musiciens aveugles (Goze: Momoku no onna-tabigeinin, 25').
1973 : Bengaru no chichi Raman (25')
1975 : La bataille de Tsushima (Ikiteiru nihonkai-kaisen, 50')
1976 : Terre dorée du Bengale (Ogon no daichi Bengal, 50'), La vie de Mao Zedong (Denki mo-taku-to, 1h05), Le tombe engloutie (Ikiteiru umi no bohyo, 25'), L'île du dernier combat (Ikiteiru gyokusai no shima,25')
1977 : Yokoi et ses 28 années de vie cachée sur Guam (okoi shoichi: guamu-to 28 nen no nazo o ou, 50') ; Shisha wa itsumademo wakai (50')

Longs-métrages:

1959 Une ville d'amour et d'espoir

(Ai to kibo no machi). Avec : Hiroshi Fujikawa (Fujikawa Masao), Yuki Tominaga (Kyoko), Yûko Mochizuki (Kuniko). 1h02.

Le père du jeune étudiant Masao vient de mourir, sa mère est malade et sa petite soeur, handicapée, passe ses journées à jouer ou dessiner des animaux morts… Seul capable de subvenir aux besoins de sa famille, Masao vend des pigeons et rencontre à cette occasion Kyoko, une jeune fille riche.

   
1960 Contes cruels de la jeunesse

(Seishun zankoku monogatari). Avec : Yûsuke Kawazu (Kiyoshi), Miyuki Kuwano (Makoto), Yoshiko Kuga (Yuki). 1h36.

Makoto Shinjo, une adolescente un peu perdue à la recherche d'expériences nouvelles, accepte parfois d'aller faire des "petits tours" avec des inconnus en voiture. Un jour, au moment où elle va être forcée d'aller à l'hôtel par un automobiliste, elle est sauvée au dernier moment par Kiyoshi Fujii, un étudiant, qui extorque 5000 yens à l'homme en échange de son silence...

   
1960 L'enterrement du soleil

(Taiyo no hakaba). Avec : Masahiko Tsugawa (Shin), Kayoko Honoo (Hanako), Isao Sasaki (Takeshi), Fumio Watanabe (Yosehei). 1h27.

Dans le bidonville de Kamagasaki, près d'Osaka, la misère la plus sombre règne dans ce qui n'est qu'un gigantesque dépotoir humain. Hanako s'occupe de postes médicaux clandestins où les chômeurs et sous-prolétaires peuvent se procurer certains médicaments ou drogues en donnant un peu de leur sang...

   
1960 Nuit et brouillard au Japon

(Nihon no yuri to kiri). Avec : Miyuki Kuwano (Reiko Harada), Fumio Watanabe (Haruaki Noda), Shinko Ujiie (Mme Udagawa). 1h47.

C’est la rentrée universitaire en cet automne 1960. La signature d’un traité de sécurité entre le Japon et les Etats-Unis vient d’échouer. Reiko, jeune étudiant protestataire se marie à une journaliste plus âgée que lui, Nozawa, qui représente un bord politique opposé et beaucoup moins critique envers le pouvoir en place...

   
1961 Le piège

(Shiiku). Avec : Rentaro Mikuni (Kazumasa Takano), Hugh Hard (le soldat noir). 1h45.

1945. Un pilote noir américain est fait prisonnier par les habitants d’un village au cœur des montagnes. Placé sous la garde du chef du village, le « Nègre » suscite la curiosité et la sympathie des enfants. Les autres y voient un objet de mépris ou de fantasmes… Avant d’en faire leur bouc-émissaire…

   
1962 Le révolté

(Amakusa Shiro Tokisada). Avec : Hashizo Okawa (Shiro Tokisada), Ryutaro Otomo (Shinbei Oka), Satomi Oka (Sakura). 1h40.

1637, Les Tokugawa proscrivent le christianisme et les autres religions étrangères dans le cadre de leur politique d'epulsion des étrangers. Pour s'assurer que personne n'ose accepter l'influence étrangère, le shogunat et ses officiers vont tout faire pour forcer les chrétiens japonais d'abandonner leur foi (ou à mourir, ce qui semble être toujours la solution)...

   
1965 Les plaisirs de la chair

(Etsuraku). Avec : Katsuo Nakamura (Wakizaka), Mariko Kaga (Shoko), Yumiko Nogawa (Hitomi), Masako Yagi (Shizuko). 1h44.

Par amour pour Shako, une fille de famille, Atsushi Wakizaka, jeune homme sans fortune, tue un homme qui a, dans le passé, violé cette dernière, et lui a fait depuis subir un chantage incessant. Le lendemain du crime, Wakizaka reçoit la visite de Hayami, un fonctionnaire, témoin du meurtre dans le train...

   
1966 L'obsédé en plein jour

(Hakuchu no torima). Avec : Ryoko Takahara (la femme violée), Hideo Kanze (Inagaki, le mari), Akiko Koyama (Matsuko Koura). 1h39.

June domestique Shino reçoit un jour la visite d’Eisuke, originaire du même village qu’elle. Celui-ci la viole, avant d’assassiner la maîtresse de maison. L’inspecteur Haraguchi est persuadé qu’il s’agit là du onzième crime du fameux «obsédé en plein jour ».

   
1967 Carnets secrets des Ninja

(Winja bugei-cho) Avec des voix pour : Jutaro, Shuzen Sakagami, Kagemaru. 1h53.

Au XVIe siècle, période trouble de guerre entre clans, Jutaro tente de venger son père, seigneur de Fushikage assassiné par Shuzen Sakagami. Il est bientôt épaulé par le mystérieux Kagemaru, à la tête d’un groupe de ninjas…
   
1967 Eté japonais : double suicide

(Muri shinju nihon no natsu). Avec : Keiko Sakurai (Nejiko), Kei Sato (Otoko). 1h38.

À 18 ans, le sexe est l’unique passion de Nejiko. Elle fait la rencontre d’Homme, avec qui elle espère bien faire l’amour. Mais Homme reste insensible à ses avances : obsédé par l’idée de mourir, il cherche en vain celui qui acceptera de le tuer...

   
1967 A propos des chansons paillardes au Japon

(Nihon shunka-kô). Avec : Hiroshi Satô , Ichirô Araki, Koji Iwabuchi, Kazuyoshi Kushida, Kazuko Tajima. 1h43.

Alors que le gouvernement japonais vient de rétablir le « jour de la fondation de l’Empire », abrogé après-guerre pour ses connotations nationalistes, Nakamura, Ueda, Maruyama et Hiroi passent à Tokyo leurs examens d’entrée aux grandes universités. Tous pourtant ne pensent qu’à une chose : le sexe...

   
1968 La pendaison

(Koshike). Avec : Do-yun Yu ("R"), Akiko Koyama (sa "soeur"), Kei Sato (Le gardien), Fumio Watanabe (L'officier éducateur). 1h57.

En 1958, un jeune coréen, "R", est arrêté, accusé d'avoir violé et tué deux lycéennes japonaises. Il attend la sentence et l'exécution dans la cellule d'une prison de Tokyo. La sentence est exécutée : on le pend. Mais, après la pendaison, "R" est toujours vivant, mais inconscient. Or, la loi japonaise interdit l'exécution de toute personne en état d'inconscience...

   
1968 Le retour des trois saoûlards

(Kaette kita yopparai). Avec : Kazuhiko Kato (O-noppo), Norihiko Hashida (Chibi), Osamu Kitayama (Chu-noppo). 1h20.

Trois étudiants partent en vacances au bord de la Mer du Japon. Au cours d’une baignade, leurs vêtements leur sont dérobés et remplacés par de vieux uniformes de soldats et d’étudiants coréens. Contraints de les porter faute de mieux, ils sont bientôt suspectés d’être entrés clandestinement au Japon...

   
1969 Journal d'un voleur de Shinjuku

(Shinjuku Dorobo Nikki). Avec : Tadanori Yokoo, Rie Yokoyama, Kei Sato, Juro Kara, Tetsu Takahashi, Moichi Tanabe, Rokko Toura, Fumio Watanabe. 1h35.

Shinjuku, 1968, cœur vibrant de Tokyo, carrefour des cultures pop, folk et underground. Torio Okanoue tente de voler des livres dans l’immense librairie Kinokuniya. Umeko, une employée, le prend sur le fait et le dénonce à son directeur, Moichi Tanabe, qui, étrangement, les encourage à s’interroger sur leur possible histoire d’amour

   
1969 Le petit garçon

(Shonen). Avec : Tetsuo Abe (le petit garçon), Fumio Watanabe (le père), Akiko Koyama (la belle-mère). 1h45.

Un jeune garçon d’une dizaine d’années parcourt le Japon avec son père, sa belle-mère et son demi-frère. Le père, invalide de guerre, a mis au point un système d’escroquerie permettant à la famille de subvenir à ses besoins : la belle-mère se jette sous les roues des voitures afin d’extorquer de l’argent aux conducteurs. D’abord témoin des accidents, le petit garçon devient bientôt le principal acteur de ces dangereuses arnaques . La famille voyage à travers tout le Japon, jusqu'à l'extrême nord de l'île septentrionale de Hokkaïdo, et le petit garçon participe sans broncher au plan de ses parents, ignorant le sens du mot escroquerie. Il ne s'intéresse qu'à son jeune frère, passionné par les extra-terrestres. Un jour cependant le stratagème est découvert et les parents "criminels" sont arrêtés.

   
1970 Il est mort après la guerre

ou L'homme qui laissa son testament sur pellicule (Tokyo Senso Sengo Hiwa).

Jeune activiste au sein d’une cellule de cinéma militant, Motoki voit un de ses camarades se jeter du haut d’un immeuble. Pourtant, des doutes apparaissent très vite sur l’identité du « suicidé », dont même la mort semble hypothétique… Seules les images qu’il était en train de tourner semblent à même d’éclaircir cette énigme…

   
1971 La cérémonie

(Gishiki). Avec : Kenzo Kawarazaki (Masuo), Atsuko Kaku (Ritsuko), Nobuko Otowa (Shizu), Kei Sato (Kazuomi). 2h03.

Ayant reçu un télégramme de son cousin Terumichi lui annonçant son propre décès, Masuo Sakurada et sa cousine Ritsuko partent pour une petite île du sud du Japon, où est censé vivre Terumichi. Au cours du voyage, Masuo se remémore les dernières vingt-cinq années de sa vie et de sa famille (de 1947 à 1971), ponctuées de mariages et de funérailles. Il se rappelle d'abord son enfance en Mandchourie, où il est né en 1933, puis la cérémonie anniversaire de la mort de son père qui s'était suicidé en 1946, après la défaite, et à laquelle assistent tous les membres de la puissante famille Sakurada. Ensuite, la veillée funèbre de sa mère Kiku, morte en 1952, où il arrive trop tard ; le mariage de son oncle Isamu, membre du P.C. japonais, en 1956, date à laquelle son autre oncle Susumu revient de Chine, libéré. En 1961, influencé par son grand-père Kazuomi, Masuo lui-même se marie ; pendant la cérémonie intervient Tadashi, un autre cousin, qui lit le "Projet de Reconstruction du Nouvel État Japonais", avant d'être écrasé par une voiture. La nuit de noces (sans la mariée) a lieu en même temps que la veillée funèbre de Tadashi, et Terumichi disparait de Tokyo. En 1971, le patriarche Kazuomi meurt à son tour, et c'est Masuo qui dirige les funérailles auxquelles assistent d'importants politiciens et financiers. On le presse d'abandonner le base-ball, et de devenir chef de famille (et d'entreprise), mais il reçoit le télégramme annonçant la mort de Terumichi. En arrivant sur l'île de Terumichi, Masuo et Ritsuko découvrent son cadavre dans une cabane, et son testament déclarant qu'en se suicidant, il supprime son héritage et la famille Sakurada. Ritsuko se suicide à ses côtés. Masuo revoit une scène de son enfance.

   
1972 Une petite soeur pour l'été

(Natsu no imôto). Avec : Hiromi Kurita (Sunaoko Kikuchi), Shôji Ishibashi (Tsuruo Ômura), Lily (Momoko Kofujida). 1h36.

Adolescente tokyoïte, Sunaoko vient passer l’été à Okinawa, accompagnée de la maîtresse de son père. Elle est en fait à la recherche de son grand frère, Tsuruo, dont elle ne connaissait pas l’existence jusqu’à ce qu’elle reçoive un jour une lettre de lui…

   
1976 L'empire des sens

(Ai no corrida). Avec : Tatsuya Fuji (Kichizo), Eiko Matsuda (Sada Abe), Aoi Nakajima (Toku), Meika Seri (Matsuko). 1h49.

Dans une auberge de Tokyo, en 1936, Kichizo, le propriétaire, remarque la servante Sada Abe, lors d'un incident où elle manie le couteau de cuisine avec dextérité. Il est attiré vers elle par un puissant désir sexuel, mais, au lieu d'être rapidement satisfait de ses relations, celles-ci ne font qu'aiguillonner son désir...

   
1978 L'empire de la passion

(Ai no borei). Avec : Tatsuya Fuji (Toyoji), Kazuko Yoshiyuki (Seki), Takahiro Tamura (Gisaburo), Takuzo Kawatani (Hotta). 1h48.

Dans un village de montagne du Japon, en 1895, Seki, une belle jeune femme, est mariée à Gisaburo, un conducteur de pousse-pousse vieillissant, avec qui elle n'a plus guère de relations. Elle fait bientôt connaissance de Toyoji, un jeune homme impétueux qui a terminé son service militaire...

   
1983 Furyo

(Merry Christmas Mr. Lawrence). Avec : David Bowie (Celliers), Tom Conti (John Lawrence), Ryuichi Sakamoto (Yonoi). 2h02.

A Java, en 1942, les Japonais ont créé un camp de prisonniers. Le chef du camp, le capitaine Yonoi, est un exemple parfait de la tradition du "bushido", et fait régner une discipline de fer : il est craint non seulement des prisonniers, mais de ses propres hommes. Son subalterne, le sergent Hara, plus représentatif du type populaire japonais, est en bonnes relations avec le Lieutenant-Colonel Lawrence, un ancien diplomate à Tokyo, qui parle japonais, et agit comme intermédiaire entre les prisonniers..

   
1986 Max mon amour

Avec : Charlotte Rampling (Margaret Jones), Anthony Higgins (Peter Jones), Victoria Abril (Maria), Anne-Marie Besse (Suzanne). 1h37.

Peter est un brillant diplomate anglais en poste à Paris, marié à une très belle femme, Margaret. Il découvre, avec l'aide d'un détective, que, les après-midi où elle prétend voir son amie Hélène, Margaret se rend dans un appartement loué. Un jour, Peter va donc la surprendre, croyant qu'il va la trouver avec son amant. Quelle n'est pas sa surprise de trouver Margaret au lit avec un chimpanzé...

   
1994 Cent ans de cinéma japonais
 

Oshima évoque les différents âges d'or du cinéma japonais. La période muette avec Le journal de voyage de Chuji (Chuji tabi nikki : Goyo hen, Daisuke Ito, 1927) et Gosses de Tokyo (Yazujiro Ozu, 1932), les films sociaux avec la création de L'association des cinéastes en 1937, juste après le coup d'état avorté des militaires qui vont néanmoins augmenter leur influence jusqu'à la guerre contre la Chine. Ce sera L'élegie de Naniwa (Mizoguchi,1936), Le progres éternel (Tomu Uchida, 1937) sur une idée de Ozu, Pauvres humains et ballons de papier (Sadao Yamanaka)...

   
1999 Tabou

(Gohatto). Avec : Takeshi Kitano (Toshizo Hijikata), Ryuhei Matsuda (Sozaburo Kano), Shinji Takeda (Lieutenant Soji Okita). 1h40

Kyoto - Printemps 1865. Au temple Nishi-Honganji, la milice du Shinsengumi sélectionne de nouvelles recrues en présence du commandant Isami Kondo et du capitaine Toshizo Hijikata. Les candidats doivent affronter le meilleur guerrier de la milice, Soji Okita...

   
   
   
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