<Mauro Bolognini

(1922-2001)
43 films
   
   
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Né à Pistoia, le 28 juin 1922, il étudie l'architecture puis suit les cours du Centro Sperimentale de Cinematografica de Rome. Il est l'assistant de Luigi Zampa et, en France, de Jean Delannoy et Yves Allégret, et débute comme scénariste.

Ses premiers films sont des comédies sentimentales. Sa rencontre avec Pier Paolo Pasolini, qui devient son scénariste, sera essentielle. Ils collaborent à Marisa, la coquette, Les garçons, Ça s'est passé à Rome, qui décrit la zone romaine.

Délaissé par Pasolini qui met en scène ses propres sujets, Bolognini tourne ensuite Agostino, tout emprunt de l'influence de Pasolini. Il préfére ensuite les adaptations littéraires : Le bel Antonio, La Viaccia, Senilita. La bourgeoisie italienne devient sa cible préférée. Après une période de moindre importance où il réalisa des films à sketches, Mauro Bolognini opère un retour intéressant avec Metello, adapté d'un roman social à succès. Dans La grande bourgeoise, qui passa inaperçu, et L'héritage, présenté à Cannes, en 1976, il confirma son goût pour les décors chargés et les atmosphères lourdes.

Découvert fort tardivement en France où l'on a surtout privilégié la comédie italienne, Mauro Bolognini fut longtemps considéré comme un "sous-Visconti". A2 et FR3 lui ont donné la place qu'il méritait en lui consacrant chacun un cycle. Le cinéma offre peu d'occasions de revoir ses anciens films dont une bonne dizaine demeurent inédits. Le grand public l'a vraiment découvert avec La dame aux camélias et grâce au feuilleton TV : La Chartreuse de Parme.

Mauro Bolognini est mort le 14 mai 2001 à Rome.


Filmographie :

1953 Une fille formidable

(Ci troviamo in galleria). Avec : Carlo Dapporto (Ignazio detto Gardenio), Alberto Sordi (Lui-même), Sophia Loren (Marisa). 1h30.

Un vieil artiste de variété favorise l'ascension d'une caissière de bar qui va l'aider à remonter la pente.

   
1954 D'Artagnan, chevalier de la reine
  (I Cavalieri della Regina). Avec : Jeffrey Stone (D'Artagnan), Paul Campbell (Aramis), Sebastian Cabot (Porthos), Domenico Modugno (Athos), Marina Berti (Jacqueline Planchet). 1h20.
   
1955 Les amoureux

(Gli innamorati). Avec : Antonella Lualdi (Adriana), Franco Interlenghi (Franco), Sergio Raimondi (Nando), Valeria Moriconi (Marisa), Gino Cervi (Sor Cesare). 1h30.

Dans l'un des plus vieux quartiers de Rome, des jeunes gens qui se connaissent depuis l'enfance et ont grandi ensemble sont arrivés à un âge où l'amour est roi. Parmi eux, il y a Nando le mécano : plutôt bellâtre, il pose dans des romans-photos avec pour compagnes des vedettes féminines reconnues; Otello le coiffeur qui se morfond dans un amour désespéré pour son employée Adriana car celle-ci est promise à Franco, un tenancier de kiosque à limonade qui, lui-même, est fortement attiré, comme tant d'autres, par la radieuse Inès, l'épouse du brave César, propriétaire du meilleur café du quartier.

Il faudra justement un incident, un malentendu, une pointe de jalousie pour que les amoureux prennent conscience de leurs sentiments. A l'instant précis où, emporté par la colère, le garagiste-playboy donne une gifle à Marisa, l'impertinente blanchisseuse, il réalise qu'il ne pourra jamais en épouser une autre. Nando a fini par sentir le ridicule de sa situation et secouer les chaînes qui l'attachent à ses pseudo-vamps : il se décide à refuser pour de bon les avances de Inès pour ne pas avoir de " saloperie sur la conscience " à l'heure de ce choix décisif. Pour Nando, la superbe femme de César est justement un exemple criant puisqu'elle n'a épousé son aubergiste de mari que pour devenir une " dame". En la voyant payer chèrement son erreur, Nando préfère décidément l'amour. De tous ces jeunes gens, il n'est pas le seul.

   
1955 La veine d'or

(La vena d'oro). Avec : Richard Basehart (Manfredi), Titina De Filippo (Teresa), Mario Girotti (Corrado). 1h38.

Le jeune Corrado ne voit pas d'un bon oeil la relation entre sa mère veuve et l'ingénieur Manfredi. Son comportement va réussir à les séparer, mais quand il comprend que les sentiments entre sa mère et Manfredi sont profonds, il fera ensuite tout pour les faire se retrouver...

   
1956 Guardia, guardia scelta Brigadiere e Maresciallo

Giuseppe Manganiello, compositeur, désire écrire un hymne pour l'orchestre de la police dans lesquels lui et ses amis joueraient. Mais les ennuis commençent lorsqu'il se met à "inventer" des mélodies qui sont en réalité le travail de grands compositeurs...
   
1957 Marisa, la coquette

(Marisa, la civetta). Avec : Marisa Allasio (Marisa), Renato Salvatori (Angelo), Francisco Rabal (Antonio), Luz Márquez , Angel Aranda (Lucicotto). 1h26.

Marisa est employée dans le bar d'une station ferroviaire. Jeune, belle et coquette, elle fait chavirer le coeur des garçons. Un jour, elle rencontre le grand amour dans les bras d'un marin que la mer rappelle trop vite. Choqué par sa conduite, le chef de la station décide de la renvoyer, mais la belle parvient à le séduire.

   
1958 Les jeunes maris

(Giovani Mariti). Avec : Ennio Girolami (Franco Marchetti), Franco Interlenghi (Antonio), Antonio Cifariello (Ettore), Gérard Blain (Marcello), Raf Mattioli (Giulio), Anne-Marie Baumann (Fanny), Guido Celano (le père de Franco), Roberto Chevalier (Checchino), Isabelle Corey (Laura). 1h38.

Franco, Antonio, Ettore, Giulio et Marcello sont cinq inséparables amis, toujours prêts à partir en virée, de préférence la nuit, pour boire, se baigner, faire des plaisanteries et tenter de séduire les filles. Mais, Franco, qui apparaissait comme le chef du groupe, décide de se marier. Après son mariage, ce dernier refuse de se mêler de nouveau au groupe dont la belle harmonie commence à se désagréger, d'autant que pour subvenir aux besoins de son ménage, il a obtenu un travail qui devait revenir à Marcello. De son côté, celui-ci tombe amoureux de Lucia, une superbe jeune fille qu'il a rencontrée par hasard. Les amis, pour le " sauver " du danger, poussent Antonio à courtiser Lucia qui ne reste pas insensible au charme du jeune homme au grand dam de Marcello.

Giulio connaît lui aussi les affres d'un amour qui ne semble pas partagé. Laura, l'objet de sa flamme, est amoureuse d'Ettore. Mais celui-ci lui préfère, par intérêt, Mara, une très riche jeune fille venue passer quelques semaines auprès d'une parente appartenant aux notabilités de la petite ville.

Au cours des noces d'Ettore, Laura réalise que ce mariage ne lui cause pas la douleur redoutée. Elle s'aperçoit alors qu'elle peut répondre à l'amour de Giulio. Lucia, de son côté, comprend qu'elle aime Marcello. Antonio, quant à lui, s'est brûlé au jeu qu'il a commencé à jouer avec Lucia : il se sent incapable d'amour, ainsi que de mariage avec qui que ce soit...

Le groupe, à l'exception d'Ettore, absent, se forme de nouveau pour une virée nocturne. Mais celle-ci dégénère : ils se disputent et en viennent même aux mains.

Au matin, dans le bus qui le conduit à la gare où il doit prendre le train qui le mènera dans une ville où l'attend un travail, Marcello montre à Lucia le décor de sa jeunesse et lui explique que lui et ses amis ont changé et que les nouvelles exigences de la vie ne leur permettent plus d'exprimer leur amitié à la manière d'autrefois.

   
1959 Arrangia tevi !
   
   
1959 Les garçons

(La notte brava). Avec : Laurent Terzieff (Ruggeretto), Jean-Claude Brialy (Scintillone), Rosanna Schiaffino (Rossana). 1h35.

Deux garçons viennent de voler une voiture et transportent des armes. Ils prennent deux filles en stop, pour ne pas éveiller les soupçons de la police, et s'installent a la campagne. Ils vendent les armes et les garçons repartent avec l'argent. Mais l'une des filles a subtilisé le paquet et s'est enfuie. Aussitôt, ils partent a sa recherche...

   
1960 Le bel Antonio

(Il Bell' Antonio). Avec : Marcello Mastroianni (Antonio Magnano), Claudia Cardinale (Barbara Puglisi), Pierre Brasseur (Alfio Magnano), Rina Morelli (Rosaria Magnano), Tomas Milian (Edoardo). 1h30.

Toutes les femmes sont amoureuses du bel Antonio. Mais lorsqu'il épouse Barbara, Antonio ne s'avère pas être l'amant espéré... Tout le monde est rapidement au courant et le jeune homme devient la risée de la ville.

   
1960 Ca c'est passé à Rome

(La Giornata Balorda). Pour pouvoir assurer l'ordinaire, David et Ivana, deux jeunes gens qui viennent d'avoir un bébé mais qui n'ont pas de moyens d'existence, doivent chercher du travail ou se débrouiller. David commence une longue route, parsemée de coups tordus et de compromissions.
   
1961 La Viaccia

Avec : Jean-Paul Belmondo (Amerigo), Claudia Cardinale (Bianca), Pietro Germi (Stefano), Gabriella Pallotta (Carmelinda). 1h52

Amerigo, fils d'un paysan, Stefano, va travailler en ville chez son oncle marchand de vin, Ferdinando, qui est possesseur de La Viaccia, la petite propriété familiale qu'exploite Stefano. Un jour, Amerigo rencontre par hasard Bianca, une belle prostituée, dont il tombe éperdument amoureux...

   
1961 Quand la chair succombe

(Senilitá). Avec : Anthony Franciosa (Emilio Brentani), Claudia Cardinale (Angiolina Zarri), Betsy Blair (Amalia Brentani), Philippe Leroy (Stefano Balli), Raimondo Magni (Visentini). 1h55.

Trieste 1927. Emilio Brentani, un célibataire de 35 ans, qui vit avec sa sœur Amalia et mène une vie morne, fait la connaissance d'Angiolina, fille du peuple, coquette et volage. Sérieux et jaloux, Emilio ne peut prendre cette aventure à la légère. Angiolina se fiance alors avec un tailleur à demi-estropié : Volpini. Un jour, Stefano, un ami peintre, raconte à Emilio qu'il a surpris Angiolina avec un homme qui n'était pas Volpini. Emilio se précipite chez Angiolina qui nie. Ils se disputent et se séparent...

Stefano se rendant de plus en plus souvent chez Emilio, Amalia tombe amoureuse du peintre. S'en apercevant, Emilio demande à celui-ci de ne plus venir à la maison. Puis Emilio et Angiolina se réconcilient... Mais, Amalia qui s'est mise à boire quand elle s'est vue abandonnée par Stefano tombe gravement malade. Emilio se précipite chez Stefano et découvre dans son atelier un portrait d'Angiolina. Stefano vient cependant au chevet d'Amalia qui expire dans ses bras... Au cours d'un rendez-vous avec Angiolina, Emilio lui demande des explications concernant son portrait. Fou de jalousie et de colère, il la bat. La rupture est cette fois définitive.

Tandis qu'il revient de l'enterrement de sa sœur, Emilio aperçoit Angiolina avec un matelot. Il s'approche pour lui parler, mais elle le repousse. Abandonné par la femme qu'il aime, ayant perdu sa sœur, il ne lui reste plus, comme perspective d'avenir que la solitude et la vieillesse.

   
1962 Agostino

Avec : Paolo Colombo (Agostino), Ingrid Thulin (Sa mère), John Saxon (Renzo), Mario Bartoletti (Saro), Aldo Bussaglia (Berto), Roberto Mancia (Sandro). 1h42.

Agostino, un enfant de treize ans, passe ses vacances au Lido de Venise avec sa mère, une jeune et belle veuve. Ces vacances se déroulent dans une atmosphère d'enchantement tranquille, jusqu'au jour où Renzo, un bel homme de trente ans, entreprend de faire la cour à la jeune femme. Celle-ci hésite d'abord, puis finit par accepter les attentions empressées de celui-là, tout en se retranchant derrière une apparente réserve. Cette intrusion assombrit la passion qu'Agostino porte à sa mère. Il sent que cet étranger est un ennemi et va détruire l'équilibre affectif et amoureux qui s'était établi entre sa mère et lui. Blessé dans son amour exclusif, il erre tristement, toujours flanqué d'une gouvernante, de la classe aisée à laquelle il appartient et qui l'ennuie. Il se refuse même à jouer avec les enfants de son âge.

Un jour, il fait la connaissance d'une bande de gamins pauvres, mûris au contact des réalités de la vie, qui se réunissent dans une baraque appartenant à Saro, un pêcheur aux mœurs équivoques. Ses nouveaux compagnons instruisent Agostino sur ce que pourrait être le sens physique des rapports entre sa mère et Renzo. Brusquement, il comprend que cette mère qu'il vénérait est une femme comme les autres. Dès cet instant, son esprit est troublé, tourmenté par le désir tout à la fois douloureux, morbide et enivrant de la découverte. Humilié par les gamins qui le soupçonnent d'avoir eu un commerce charnel avec Saro qui l'avait emmené à bord de son bateau les rejoindre sur une île, Agostino quitte ses camarades. Cherchant à se libérer de son amour enfantin pour sa mère, il va trouver Tecla, une prostituée à laquelle avait rendu visite l'un des adolescents en sa présence. Mais celle-ci le renvoie brutalement. Agostino s'enfuit effrayé. Il ne lui reste plus qu'à avouer à sa mère son besoin d'être traité comme un homme; " mais il devra passer de longs jours de souffrance, avant de parvenir à être considéré".

   
1963 La corruption

(La corruzione). Avec : Alain Cuny (Leonardo), Jacques Perrin (Stefano), Rosanna Schiaffino (Adriana). 1h20.

Stefano, fils d'un grand éditeur milanais, est un jeune homme franc et idéaliste, qui a une tendance instinctive à repousser ce que la vie contient de sale et de trouble. Son désir est de devenir prêtre. Son père, Leonardo, homme exceptionnellement brillant, est au contraire, totalement dépourvu de scrupules...

   
1964 I miei cari et Luciana

Sketches de La mia signora coréalisé avec Tinto Brass (L'uccellino, L'automobile), Luigi Comencini (Eritrea).
   
1964 Una donna dolce, dolce et La balena bianca

Sketches de La donna e una cosa meravigliosa coréalisé avec Shuntaro Tanikawa (Ai amore) et Pino Zac (Il mondo è delle donne).
 
1964 Monseigneur Cupidon

(Monsignor Cupido) Episode de Les poupées, film en quatre segments de Mauro Bolognini, Luigi Comencini, Dino Risi et Franco Rossi. 1h47.

une concierge veut séduire un jeune homme.

   
1964 Gli amanti celebri

Sketch de Les trois visages (I tre volti) coréalisé avec Michelangelo Antonioni et Franco Indovina.
   
1966 Le chevalier de Maupin

(Madamigella Di Maupin). Avec : Catherine Spaak (Madeleine de Maupin), Robert Hossein (Le capitaine Alcibiade). 1h40.

Les aventures de Mlle de Maupin, une jeune hongroise qui, déguisée en homme, va être enrolée dans l'armée...

   
1966 L'ogresse Elena

(Fata Elena ou Le gigestif). Scketch du film collectif Les ogresses (Le Fate) coréalisé avec Mario Monicelli, Antonio Pietrangeli et Luciano Salce.

Un homme couche avec la femme de son ami.

   
1967 Sens civique

(Senso Civico) Sketch de Les sorcières coréalisé avec Franco Rossi, Vittorio de Sica, Mauro Bolognini, Pier Paolo Pasolini et Luchino Visconti.

Une femme élégante pressée de rejoindre son amant transporte à toute vitesse un camionneur accidenté de la route dans les rues de Rome. Quand elle arrive à son rendez-vous, l’homme s’effondre sur la chaussée.

   
1967 Nuits romaines
Segment du film collectif Le plus vieux métier du monde, coréalisé avec Claude Autant-Lara (Aujourd'hui), Philippe de Broca (Mademoiselle Mimi), Jean-Luc Godard (Anticipation, ou l'amour en l'an 2000), Franco Indovina (L'ère préhistorique), Michael Pfleghar (La belle époque).
   
1967 Arabella

Avec : Virna Lisi (Arabella), James Fox (Giorgio), Margaret Rutherford (La princess Ilaria), Terry-Thomas (Le directeur de l'hôtel), Paola Borboni (La duchesse Moretti), Antonio Casagrande (Filiberto).1h45.

En Italie, dans les années 20, sa mère étant menacée d'expulsion, Arabella tente d'extorquer de l'argent à toutes sortes de personnes...

   
1968 Pourquoi ? et La gouvernante

Episodes 1 et 4 de Caprice à l'italienne (Capriccio all'italiana). Coréalisé avec Mario Monicelli, Pier Paolo Pasolini, Steno et Pino Zac.

Perché ? : Dans un embouteillage, une femme pousse son compagnon à commettre le pire.

La gelosia : Pour détourner les enfants des bandes dessinées qu'elle trouve trop violentes, une gouvernante leur lit les contes de Perrault.

   
1969 L'assoluto naturale
 

Avec : Laurence Harvey (Lui), Sylva Koscina (Elle), Isa Miranda (La mère), Felicity Mason (La tante), Isabella Cini (La grand-mère), Nella Tessieri-Frediani (L'arrière grand-mère). 1h30.

   
1969 Ce merveilleux automne

(Un bellissimo novembre). Avec : Gina Lollobrigida (Tante Cettina), Gabriele Ferzetti (Biagio), André Lawrence (Sasa). 1h38.

Orphelin de père, Nino se sent abandonné et incompris. A la Toussaint. sa mère, son oncle, son jeune frère et lui-même se rendent dans la somptueuse villa familiale où ils retrouvent tous leurs parents dont Giulietta, une cousine, ainsi que Cettina, la quarantaine resplendissante et sensuelle, qui a scandalisé la famille pour avoir quitté son mari...

   
1970 Metello

Avec : Massimo Ranieri (Metello), Ottavia Piccolo (Ersilia), Frank Wolff (Betto), Tina Aumont (Idina), Lucia Bosé (Viola). 1h47.

Metello Salani naît à Florence en 1872. Sa mère morte en couches, il est élevé par de pauvres paysans chez qui son père, un ouvrier sablier anarchiste, l'a mis en nourrice peu avant de mourir dans un accident de travail. Il n'a pas vingt ans quand il retourne dans sa ville natale où, adopté par les amis anarchistes et socialistes de son père, il devient maçon. ..

   
1972 Imputazione di omidicio per uno studente

 

Avec : Massimo Ranieri (Fabio Sola), Martin Balsam (Aldo Sola), Valentina Cortese (Luisa Sola), Turi Ferro (Le commissaire Malacarne), Pino Colizzi (Le commisssaire Alberto Cottone). 1h39.
   
1972 Bubu de Montparnasse

(Bubu di Montparnasse). Avec : Massimo Ranieri (Piero), Ottavia Piccolo (Berta), Antonio Falsi (Bubu). 1h45.

Bubu, ouvrier boulanger fatigué par le travail, oblige Berthe, sa fiancée, à se prostituer. Elle fait la rencontre de Pierre, un étudiant dont les idées généreuses la séduisent. Atteinte de syphilis, elle est hospitalisée. Arrêté lors d’un cambriolage, Bubu se retrouve en prison. Pierre va tout faire pour que Berthe rompe avec son passé...

   
1974 La grande bourgeoise

(Tatti Di Gente Perbene). Avec : Catherine Deneuve (Linda Murri), Giancarlo Giannini (Tullio Murri), Fernando Rey (Prof. Murri), Tina Aumont (Rosa Bonetti), Paolo Bonacelli (Francesco Bonmartini) 1h50

Bologne, à la fin du siècle dernier. Linda Murri, fille du professeur Augusto Murri, célèbre chirurgien, socialiste défendant la libre pensée dans un pays écrasé par la puissance cléricale, a épousé le comte Francesco Bonmartini, réactionnaire, coureur de jupons, qui espère se servir de son beau-père pour favoriser sa carrière. Mais Murri n'a que mépris pour son ambitieux de gendre. Après une séparation de trois années, les deux époux renouent avec une vie commune pour le bien des enfants, avec l'accord de l'église.

Linda, qui a un amant, Carlo Secchi, se confie à son frère, Tullio, avocat, qui nourrit pour elle depuis tout jeune des sentiments incestueux. Ayant pour son beau-frère la même haine que son père, dont il partage les idées politiques, Tullio décide de supprimer le comte Bonmartini avec la complicité de sa maîtresse, Rosa Bonetti, d'un médecin ami, radié dé l'ordre, et de l'amant de sa sœur, également médecin, qui lui procure le curare. Mais au lieu de la piquer, Tullio poignarde sa victime.

Le juge Stanzani n'a aucun mal à découvrir la vérité. Adversaire lui aussi des Murri qu'il exècre, le juge veut profiter de cette affaire pour liquider la famille entière et par elle les idées socialistes. Le médecin déchu se livre, puis Tullio que les journaux désignent comme l'assassin. Linda est arrêtée sous l'inculpation d'instigatrice du complot, ainsi que son amant. La cour se montre d'une exceptionnelle sévérité, condamnant non seulement l'auteur de l'assassinat, mais tous ceux sur lesquels pesait la moindre présomption. Linda est condamnée à trente ans de prison mais elle est graciée par le roi Victor Emmanuel dont la fille sera guérie par le professeur Murri.

   
1975 Liberté, mon amour !

(Libera, amore mio...). Avec : Claudia Cardinale (Libera Valente), Adolfo Celi (le père de Libera), Philippe Leroy (Franco Testa). 1h50.

L'Italie des années 1943-1945. Libera Valente, fille d'un anarchiste, en a conservé les idées et la même haine des compromissions politiques. Elle s'engage sur les traces de son père. Mais la façon dont elle défie les fascistes est plus le refus d'une situation de fait que la marque d'une véritable action politique. Ses idées et le trouble qu'elle sème valent à sa famille un exil en province. D'abord à Livourne, où Libera s'oppose aux autorités, puis à Modène, où elle devient la cible d'un commissaire fasciste et s'engage dans la résistance...

   
1975 Vertiges

(Per Antiche Scale). Avec : Marcello Mastroianni (Bonaccorsi), Françoise Fabian (Anna Bersani), Marthe Keller (Bianca). 1h37.

Indifférent aux remous qui agitent le pays depuis l'accession au pouvoir de Mussolini, le Docteur Bonaccorsi règne en maître absolu sur les patients de l'Hôpital psychiatrique de Toscane où il pratique et dont il n'a pas quitté volontairement l'enceinte depuis huit ans. Trois femmes se le partagent sans éprouver la moindre jalousie : Francesca, l'épouse du directeur Bianca, une infirmière entièrement dévouée à sa cause qui lui doit sa carrière, et Carla, une jeune et belle épouse de médecin qui trompe son ennui dans les orgies raffinées...

   
1976 L'héritage

(L'Eridita Ferramonti). Anthony Quinn (Gregorio Ferramonti), Fabio Testi (Mario Ferramonti), Dominique Sanda (Irene Ferramonti). 2h00.

Rome, années 1880. Simple boulanger, Gregorio Ferramonti s'est enrichi en spéculant sur des terrains de la banlieue romaine. Il a élevé ses trois enfants - Pippo, Teta et Mario - dans le culte de l'argent, Pippo, cependant, est modeste et travailleur, Teta, qui est ambitieuse, a épousé Furlin, un médiocre fonctionnaire piémontais venu s'installer dans la nouvelle capitale; Mario, séduisant et joueur, menant une vie mondaine, est devenu l'amant de Flaviana, une dame de la noblesse introduite dans la haute société...

   
1977 Grand bollito

Avec : Shelley Winters (Lea), Max von Sydow (Lisa Carpi, directeur de la police), Renato Pozzetto (Stella Kraus), Alberto Lionello (Berta Maner), Laura Antonelli (Sandra), Mario Scaccia (Rosario), Franco Branciaroli (Don Onorio). 1h55.

   
1978 Je serais à toi

(Saro tutta per te) sketch de Où es-tu allé en vacances ? (Dove vai in vacanzatutta perte) coréalisé avec Luciano Salce et Alberto Sordi.

Abandonné par sa maîtresse, un dentiste cherche à reconquérir sa femme.

   
1981 La dame aux camélias

Avec : Isabelle Huppert (Alphonsine Plessis), Gian Maria Volonté (Plessis), Bruno Ganz (Comte Perregaux), Fabrizio Bentivoglio (Dumas fils), Clio Goldsmith (Clemence). 1h55.

Alphonsine Plessis passe son enfance dans un petit village de Normandie avec son père chéri. Pauvres mais aimant la liberté et méprisant la bienséance et les tabous en vigueur, ils sont rejetés par la population.

Placée par son père chez un riche propriétaire terrien, puis recueilli par un jeune prêtre qui succombe à sa beauté, Alphonsine doit fuir rapidement. Son infortune la conduit à Paris, où elle trouve un emploi dans un atelier de couture. Comme d'autres collègues, avec l'espoir d'accéder à une vie meilleure, elle s'adonne à la prostitution. Son charme lui permet d'entrer dans la haute société.

Protégée et adorée par le vieux comte Stackelberg, Alphonsine Plessis se montre souvent au théâtre, où son bouquet de camélias la rend célèbre, puis épouse le comte de Perregaux, qui malgré l'amour qu'il lui porte ne songe qu'à son indépendance.

Après avoir retrouvé son père, employé dans une fumerie d'opium, Alphonsine, désormais comtesse, rencontre le fils d'Alexandre Dumas. C'est le coup de foudre.

Cette passion est pourtant vouée à l'échec. Plessis, son entremetteur, s'y oppose. De surcroît, Alphonsine s'affaiblit de plus en plus, atteinte d'un mal incurable. Malgré une dernière tentative, Alexandre et " La Dame aux Camélias " se séparent.

Gagnée par la fièvre, peu à peu délaissée, Alphonsine s'éteint un matin, à 23 ans. Seul son père assiste à ses derniers instants.

Alexandre, idéalisant le personnage de sa maîtresse, écrit une pièce à sa mémoire. Le soir de la première, après le triomphe, Plessis, sous l'emprise de l'opium, raconte la véritable histoire de sa fille, et soutire quelque argent à Dumas père...

   
1982 La chartreuse de Parme

 

(La Certosa di Parma). Avec : Marthe Keller (Gina, duchesse Sanseverina), Andrea Occhipinti (Fabrizio del Dongo), Gian Maria Volonté (Le comte Mosca), Georges Wilson (Le prince de Parme), Pascale Reynaud (Clelia Conti), Lucia Bosé (La marquise Del Dongo), Nelly Borgeaud (La princesse de Parme). Six épisodes de 1h00 pour FR3.
   
1986 La vénitienne

(La Venexiana). Avec : Laura Antonelli (Angela), Monica Guerritore (Valeria), Jason Connery (Jules), Claudio Amendola (Bernardo), Clelia Rondinella (Nena), Cristina Noci (Oria). 1h40.

A Venise, au XVIe siècle, alors que le peuple célèbre la fin de la "Peste Noire", deux femmes, Valeria, mariée et imaginative et Angela, belle veuve rivalisent de charme et de séduction afin de conquérir un jeune homme et de passer une nuit d'amour avec lui...

   
1987 Adieu Moscou
(Mosco addio). L'histoire vraie d'Ida Nudel, une juive russe, qui se voit refuser l'exil en Israël. Arrêtée en 1978 durant une manifestation, elle sera condamnée aux travaux forcés dans un camp uniquement reservé aux hommes. Quand elle en ressort en 1982, elle donnera une interview clandestine à deux journalistes européens venus recueillir son cri de liberté.
   
1987 Imago urbis
   
   
1989 12 registri per 12 citta

 

(segment « Palermo »)
   
1992 La villa del Venerdi