Né en 1930, critique aux Cahiers du cinéma, Claude Chabrol est l'auteur de 57 films de cinéma (dont trois sont des participations à des films collectifs et trois des moyens métrages) et de 22 films pour la télévision. Initiateur de la Nouvelle Vague en 1958 (avec Le beau Serge et Les cousins) il a construit en cinq décennies une des oeuvres les plus complètes du cinéma français obliquant vers un cinéma mental à la fin des années 60 puis vers l'expressionnisme au milieu des années 90.

Sa politesse de toujours vouloir faire rire des sujets les plus sérieux, sa modestie, qui n'a d'égale que celle de John Ford ou d'Alfred Hitchcock, ont longtemps contribué à la sous-estimation de son oeuvre. Ses multiples adaptations littéraires pour la télévision prouvent son attachement à la grande culture. Pourtant ses téléfilms, adaptations des plus grands auteurs (Goethe, Strindberg, James, Poe, Maupassant) sont terriblement académiques (contrairement à ceux d'Hitchcock). C'est ainsi exclusivement dans ses mises en scène de cinéma qu'il se révèle l'un des plus grands cinéastes.

Bien qu'ayant certainement plus qu'aucun autre participé au lancement de la nouvelle vague, Claude Chabrol s'en éloigne esthétiquement assez profondément. Si l'on définit la nouvelle vague sous le signe d'une double composition entre cinéma des corps et cinéma du cerveau, alors Claude Chabrol penche très nettement du coté du fonctionnement mental. Non pas comme scientifique ou psychanalyste mais comme observateur inlassable de la vie la plus intime, de l'expérience la plus privée.

Caustique ou goguenard dans l'observation et le rendu volontiers féroce de la bourgeoisie provinciale, Chabrol n'est pas un cinéaste noir ou désespéré comme Duvivier ou Clouzot. Son expressionnisme vise davantage à la vision balzacienne, quasi-fantastique de la réalité. Il se traduit en charges violentes contre le monde bourgeois lorsque se heurtent à lui des personnages au trajectoires obscures (La cérémonie, Merci pour le chocolat) ou lumineuses (L'ivresse du pouvoir, La fille coupée en deux).

Ce qu'on pourrait prendre pour un regard très extérieur, donc très détaché et plutôt froid sur les comportements aberrants ou limites ne relève en fait d'aucun béhaviorisme. Il s'agit plutôt de tourner autour et de rendre compte, avec le maximum de précision factuelle, de l'inexplicable en tant qu'il est inexplicable, ou de l'insupportable en tant qu'il est insupportable. D'où cette fascination pour le crime comme forme parfaite de l'incompréhensible et de l'inacceptable. Cet instant où il devient impossible de se projeter ! Ce moment où Michel Bouquet, le mari de La femme infidèle (1968) assassine l'amant, Maurice Ronet. Toujours filmés comme des décharges mentales, des hallucinations, des brouillages du sens et de la vision, les crimes offrent peu de dramatisation, pas même de catharsis, juste la pure irrationalité du passage à l'acte.

Tels ceux de Cronenberg, Carpenter ou Kubrick, les films de Chabrol fonctionnent comme un univers mental sous l'emprise d'un cerveau souvent malade ou monomaniaque. C'est notamment le cas dans L'enfer (1994), un film qui envisage la paranoïa sous un angle hallucinatoire, clinique et fictionnel, de La demoiselle d'honneur (2004), où le fils, amoureux de sa mère, transfert cet amour sur une statue qu'il identifie bientôt à une jeune femme qui l'entraîne au crime ou de Bellamy (2009) où l'enquête se joue dans le cerveau du commissaire. Dans ces films mantaux, la figure du flash-back joue un rôle prépondérant et ce depuis A double tour (1959). On retiendra aussi la sortie du flash-back par un autre personnage que celui qui l'a initié dans Les noces rouges, et plus généralement les sorties des flashes back ou des rêves dans Au coeur du mensonge, Merci pour le chocolat et Bellamy.

 

Claude Chabrol s'est constitué une famille de cinéma. Son fils Thomas Chabrol tourne dans quatorze film de son père (en comptant un téléfilm de la série Les Dossiers de l'inspecteur Lavardin en 1989 et sa très courte apparition à la fin de Bellamy). Il dessine aussi parfois les affiches. Son autre fils, Matthieu, a composé dix-neuf de ses musiques de film. Par ailleurs, depuis de nombreuses années, la scripte de ses films n'est autre que son épouse, Aurore Chabrol, et la fille de celle-ci, Cecile Maistre, son assistante à la mise en scène. "Ce n'est pas une façon de se rassurer, ce n'est pas un besoin, mais un plaisir. J'ai une chance formidable : j'ai des gens doués dans ma famille et je serais le dernier des crétins de ne pas les faire travailler. A vrai dire, toute ma famille travaille avec moi, sauf mon fils aîné qui est architecte."

Si Claude Chabrol travaille en famille, il aime aussi faire appel à des comédiens qu'il a déjà dirigé d'Isabelle Huppert (sept fois), on retrouve ainsi Robin Renucci (un des héros de Masques en 1987) et Jean-François Balmer, mari de Madame Bovary, qui tourna aussi dans Le Sang des autres et Rien ne va plus. Citons également, parmi les grands seconds rôles, Roger Dumas et Pierre Vernier, qui en sont à leur cinquième collaboration avec le metteur en scène, ou encore Yves Verhoeven (sixième long métrage en commun).

Derrière la caméra, on compte aussi plusieurs habitués : la scénariste Odile Barski, complice sur six longs métrages depuis Violette Nozière, le chef-opérateur Eduardo Serra (cinq films) et la monteuse Monique Fardoulis (24 longs métrages !). Rappellons aussi que Paul Gégauff au scénario, Henri Decaë puis Jean Ravier comme chefs opérateurs et Pierre Jensen à la musique furent des collaborateurs très réguliers sur ses films.

1958 Le beau Serge Claude Chabrol  
1958 Les cousins Paul Gégauff ,CC  
1959 A double tour Paul Gégauff ,CC Stanley Ellin
1960 Les bonnes femmes Paul Gégauff ,CC  
1960 Les godelureaux Paul Gégauff ,CC  
1961 L'oeil du malin Claude Chabrol  
1962 Ophelia Paul Gégauff, Martial Matthieu Shakespeare
1962 Landru Françoise Sagan  
1964 Le tigre aime la chair fraîche Roger Hanin  
1965 Marie-Chantal contre docteur Kah Roger Hanin  
1965 Le tigre se parfume à la dynamite Roger Hanin  
1966 La ligne de démarcation Claude Chabrol Colonel Rémy
1966 Le scandale Claude Brulé William Benjamin
1967 La route de Corinthe Daniel Boulanger Claude Rank
1967 Les biches Paul Gégauff  
1968 La femme infidèle Claude Chabrol  
1969 Que la bête meure Paul Gégauff Nicholas Blake
1969 Le boucher Claude Chabrol  
1970 La rupture Claude Chabrol Charlotte Armstrong
1971 Juste avant la nuit Claude Chabrol Edouard Atiyah
1971 La décade prodigieuse Eugène Archer Frederic Dannay
1972 Docteur Popaul Paul Gégauff Hubert Monteilhet
1973 Les noces rouges Claude Chabrol  
1973 Nada Antonietta Malzieri J.-Pat. Manchette
1974 Une partie de plaisir Paul Gégauff  
1974

Les innoc. aux mains sales

Claude Chabrol Richard Neely
1975 Les magiciens Paul Gégauff  
1976 Folies bourgeoises Ennio De Concini Lucie Faure
1976 Alice ou la dernière fugue Claude Chabrol  
1977 Les liens de sang Sydney Banks Ed McBain
1978 Violette Nozière Odile Barski ...  
1980 Le cheval d'orgueil Daniel Boulanger Pierre-Jakez Helias
1982 Les fantômes du chapelier Claude Chabrol Georges Simenon
1984 Le sang des autres Brian Moore Simone de Beauvoir
1984 Poulet au vinaigre Claude Chabrol D. Roulet
1985 Inspecteur Lavardin Dominique Roulet  
1986 Masques Odile Barski  
1987 Le cri du hibou Odile Barski P. Highsmith
1988 Une affaire de femmes Colo Tavernier Francis Szpiner
1989 Jours tranquilles à Clichy Ugo Leonzio Henry Miller
1990 Docteur M Sollace Mitchell Norbert Jacques
1991 Madame Bovary Claude Chabrol G. Flaubert
1992 Betty Claude Chabrol Georges Simenon
1993 L'oeil de Vichy Azéma , Paxton Archives
1994 L'enfer Claude Chabrol H.-G. Clouzot
1995 La cérémonie  Caroline Eliacheff Ruth Rendell
1997 Rien ne va plus Claude Chabrol  
1998 Au coeur du mensonge Odile Barski  
2000 Merci pour le chocolat Caroline Eliacheff Charlotte Armstrong
2002 La fleur du mal Caroline Eliacheff  
2004 La demoiselle d'honneur Pierre Leccia Ruth Rendell
2005 L'ivresse du pouvoir Odile Barski  
2007 La fille coupée en deux Cécile Maistre  
2009 Bellamy Odile Barski  

 

Bibliographie :

Thierry JOUSSE : "Cinq motifs pour Claude Chabrol" in CDC n 494, sept. 1995

Filmographie :

1958 Le beau Serge

Avec : Gérard Blain (Serge), Jean-Claude Brialy (François), Bernadette Lafont (Marie), Michèle Meritz (Yvonne) . 1h33.

François, étudiant à Paris, convalescent, retrouve Sardent, le village de son enfance. Son ami Serge est devenu une épave alcoolique, parce que sa femme a accouché d'un enfant trisomique. Serge est d'autant plus malheureux et odieux que sa femme est de nouveau enceinte..

   
1958 Les cousins

Avec : Gérard Blain (Charles), Jean-Claude Brialy (Paul), Juliette Mayniel (Florence), Guy Decomble (Marchand des livres). 1h50.

Charles est un jeune provincial qui monte à Paris pour étudier le droit. Il partage avec son cousin Paul l'appartement. Paul est un délusionné draggeur toujours à la recherche de plaisirs alors que Charles est un travailleur assidu naïf et honnete. Il tombe amoureux de Florence, une conquête de Paul...

   
1959 A double tour

Avec : Madeleine Robinson (Thérèse Marcoux), Jacques Dacqmine (Henri Marcoux), Antonella Lualdi (Léda). 1h27

Un grand domaine dans les collines d'Aix-en-Provence. Henri Marcoux y vit avec sa femme et ses deux enfants. La couple Marcoux est désuni, Henri a une jeune maîtresse italienne, Léda. Léda est assassinée. C'est Laszlo, l'ami hongrois d'Elisabeth Marcoux, qui identifie le coupable...

   
1960 Les bonnes femmes

Avec : Stéphane Audran (Ginette), Bernadette Lafont (Jane), Clotilde Joano (Jacqueline), Lucile Saint-Simon (Rita), Pierre Bertin (Le patron du magasin), Mario David (André Lapierre). 1h35.

Ginette, Rita et Jacqueline sont toutes trois vendeuses de produits ménagers. Elles se démènent pour réaliser leurs désirs, trouver l'amour, bref à la recherche du bonheur parfait. Ce qu'elles ne trouvent qu'approximativement dans leur vie : La famille du fiancée de Rita est à cheval sur les différences sociales, le petit ami de Jane est à l'armée, et elle en profite, et Ginette cultive son jardin secret chaque nuit à l'abri des regards de ses deux amies de travail.

   
1960 Les godelureaux

D’après le roman de Eric Ollivier. Avec : Jean-Claude Brialy (Ronald), Charles Belmont (Arthur), Bernadette Lafont (Ambroisine), Stéphane Audran (Xavière), Jean Tissier (le président). 1h39.

Jeune, riche et oisif, Ronald passe son temps dans les cafés. Vexé par une plaisanterie que lui a fait son ami Arthur, il décide de se venger en compagnie d'Ambroisine, une amie. Arthur tombe fou amoureux de la jeune femme et Ronald manipule le couple à son gré. Il révèle la vérite à Arthur au moment où celui-ci se décide à épouser Ambroisine.

   
1962 L'avarice

7ème court-métrage du film collectif Les sept péchés capitaux.

Un groupe de polytechniciens rêvent d’une nuit d’amour avec Suzon, dont les tarifs sont vertigineux. Pour réunir la somme nécessaire, il organisent une loterie qui profitera à l’heureux gagnant. Le sort désigne Antoine, qui se fera rembourser sa part, faisant ainsi connaissance en même temps de la fille et de l’avarice.

   
1961 L'oeil du malin

Avec : Jacques Charrier (Albin Mercier), Stéphane Audran (Hélène), Walter Reyer (Andreas Hartman). 1h20.

A Munich, Albin Mercier, un journaliste s'ennuie. Pour se distraire, il s'emploie à pénétrer l'intimité d'un couple heureux, Andréas et Hélène, dont il vient de faire la connaissance. Repoussé par Hélène, il la suit et découvre qu'elle a un amant et se sert de cette découverte pour exercer sur elle un chantage sentimental...

   
1963 Landru
 
1986 Inspecteur Lavardin

Avec : Jean Poiret (Jean Lavardin), Jean-Claude Brialy (Claude Alvarez), Bernadette Lafont (Hélène Mons). 1h40.

Le corps nu et sans vie d'un écrivain catholique de renom est retrouvé sur une plage bretonne. Lavardin enquête dans un milieu familier (il a eu naguère une aventure avec la veuve) et peu ragoûtant...

   
1987 Masques

Avec : Philippe Noiret (Christian Legagneur), Robin Renucci (Roland Wolf), Bernadette Lafont (Masseuse). 1h40.

Roland Wolf s'invite chez le présentateur-vedette de télévision Christian Legagneur, sous prétexte d'écrire sa biographie. En fait, il recherche sa soeur disparue, une amie de la filleule de Legagneur. Devenu l'amant de celleci, il la sauve de son parrain, qui en voulait à sa fortune. Coincé, Legagneur fait des aveux en direct à la télé.

   
1987 Le cri du hibou

Avec : Christophe Malavoy (Robert), Mathilda May (Juliette), Jacques Penot (Patrick), Jean-Pierre Kalfon (le commissaire). 1h42.

Séparé de sa femme, Robert, dessinateur industriel, illustrateur d'un livre d'Ornithologie, vit à Vichy. Il est sujet à la déprime. Tous les soirs, il rôde autour de la maison isolée de Juliette, une jeune fille qui le fascine et qu'il épie...

   
1988 Une affaire de femmes

Avec : Isabelle Huppert (Marie), François Cluzet (Paul), Nils Tavernier (Lucien), Marie Trintignant (Lulu/Lucie). 1h48.

La France sous l'occupation. Marie, mère de famille, gagne de l'argent en aidant les femmes non désireuses de supporter un enfant à charge à avorter...

   
1990 Jours tranquilles à Clichy

Avec : Andrew McCarthy (Henry Miller), Nigel Havers (Alfred), Barbara de Rossi (Nys), Stéphanie Cotta (Colette), Isolde Barth (Ania). 2h00.

C'etait à Paris, au debut des années trente. Il avait quitté New-York et son travail absurde pour accomplir le pélerinage européen auquel se croyait oblige tout jeune intellectuel américain avec des ambitions litteraires. Mais pour lui, ce ne fut pas comme pour les autres...

   
1990 Docteur M

Avec : Alan Bates (Docteur Marsfeldt), Jennifer Beals (Sonja Vogler), Jan Niklas (Lt. Claus Hartman), Hanns Zischler (Moser), Benoît Régent (Stieglitz). 1h56.

Berlin Ouest, à l'aube : une femme se jette sous un train, un présentateur de télévision flambe dans son appartement, un conducteur de poids lourds provoque un accident gigantesque et des berlinois de tous ages mettent fin à leurs jours. Un policier, le lieutenant Hartmann commence son enquête...

   
1991 Madame Bovary

Avec : Isabelle Huppert (Emma Bovary), Jean-François Balmer (Charles Bovary), Christophe Malavoy (Rodolphe Boulanger), Jean Yanne (M. Homais). 2h22.

Emma déteste la monotonie provinciale. Ell déteste être la femme d'un brave médecin de campagne. Elle prend des amants, s'endette. Au lieu d'échapper à sa condition, elle devient victime de ses illusions.

   
1992 Betty

Avec : Marie Trintignant (Betty), Stéphane Audran (Laure), Jean-François Garraud (Mario), Yves Lambrecht (Guy Etamble). 1h43.

Betty, seule dans bar, boit. Trop. Un médecin la conduit dans un bar-hôtel retiré, le Trou. Betty rencontre Laure, la maîtresse du tenancier du Trou, et Laure s'installe dans un luxueux hôtel de Versailles. Les deux femmes se parlent...

   
1993 L'oeil de Vichy
Documentaire. De août 1940 à août 1944, le gouvernement de Vichy et l'occupant allemand diffusèrent dans les cinémas des actualités soigneusement contrôlées. Voici une sélection des principaux sujets traités, avec, avertit le commentateur, quelques interventions de sa part pour rétablir une vérité, rappeler des faits omis, contrebalancer discrètement une propagande et une manipulation évidentes.
   
1994 L'enfer

Avec : Emmanuelle Béart (Nelly), François Cluzet (Paul Prieur), Nathalie Cardone (Marylin), André Wilms (Dr Arnoux), Marc Lavoine (Martineau). 1h42.

Paul a tout pour être heureux. Il est propriétaire de l'hôtel ou il travaillait et a épousé la plus belle fille de la region, Nelly. Mais tout change le jour où il croit surprendre celle-ci avec le beau Martineau. Il devient soupconneux, la suit, et multiplie des scènes de jalousies de plus en plus violentes, sombrant dans la paranoïa...

   
1995 La cérémonie 

Avec : Sandrine Bonnaire (Sophie), Isabelle Huppert (Jeanne), Jacqueline Bisset (Catherine), Jean-Pierre Cassel (Georges). 1h51

Les Lelièvre habitent une maison bourgeoise près d'un village breton. Sophie, la nouvelle bonne à tout faire, est efficace mais un peu étrange. Elle se lie d'amitié avec Jeanne, la postière du bourg, les deux filles s'introduisent dans la maison des Lelièvre. Leur alliance devient une révolte sauvage, au delà du bien et du mal.

   
1997 Rien ne va plus

Avec: Isabelle Huppert (Betty), Michel Serrault (Victor), François Cluzet (Maurice), Jean-François Balmer (Monsieur K). 1h45

Victor et Betty, un couple uni par des liens incertains, pratiquent une délinquance douce aux dépens d'hommes d'affaires naïfs, dans les grands hôtels et les casinos européens. Betty les lance sur un coup tordu, aux dépens de délinquants d'une autre espèce, qui blanchissent de l'argent inavouable, et sont prêts à toutes les violences pour protéger leurs circuits.

   
1998 Au coeur du mensonge

Avec : Sandrine Bonnaire (Vivianne Sterne), Jacques Gamblin (René Sterne), Antoine de Caunes (Germain-Roland Desmot).1h53.

Des enfants découvrent dans un port de Bretagne le corps d'Eloïse, dix ans. Elle a été étranglée. La première personne interrogée par Frédérique Lesage, jeune commissaire récemment promue est René, professeur de dessin, dernière personne a avoir vu Eloïse. René et sa femme, Viviane, infirmière à domicile, sont bien acceptés dans le village, mais ce ne sont pas des natifs...

   
2000 Merci pour le chocolat

Avec : Isabelle Huppert (Marie-Claire 'Mika' Muller), Jacques Dutronc (André Polonski), Anna Mouglalis (Jeanne Pollet). 1h39.

Lausanne. Jeanne Pollet, apprentie pianiste, apprend qu'elle est peut-être la fille d'un concertiste célèbre André Polonski. Curieuse, elle rend visite aux Polonski et est surprise de leur chaleureux accueil du moins celui d'André et de sa femme, Mika, qui dirige une usine de chocolats.

   
2003 La fleur du mal

Avec : Benoît Magimel (François Vasseur), Nathalie Baye (Anne Charpin-Vasseur), Suzanne Flon (Tante Line). 1h44

A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, dans l'atmosphère délétère des règlements de compte liés à la collaboration, une femme est acquittée pour un crime qu'elle a commis. De nos jours, pendant les dernières élections municipales, un autre crime est perpétré. Qui en est responsable ?

   
2004 La demoiselle d'honneur

Avec : Benoît Magimel (Philippe), Laura Smet (Senta), Aurore Clément (Christine), Bernard Le Coq (Gérard). 1h50.

La rencontre de Philippe, un cadre commercial sans histoire, avec la jeune Senta, mystérieuse et passionnée. Philippe tombe amoureux, et auprès de la jeune femme, ses repères entre raison et passion vont s'évanouir peu à peu.

   
2006 L'ivresse du pouvoir

Avec : Isabelle Huppert (Jeanne), François Berléand (Humeau), Patrick Bruel (Sibaud), Robin Renucci (Philippe). 1h50.

Jeanne Charmant Killman, juge d'instruction, est chargée de démêler et d'instruire une complexe affaire de détournements de fonds mettant en cause le président d'un important groupe industriel. Au fur et à mesure de ses investigations et de ses interrogatoires, son pouvoir s'accroît mais la pression politique augmente. Dans le même temps, sa vie privée se fragilise.

   
2007 La fille coupée en deux

Avec : Ludivine Sagnier (Gabrielle Deneige), Benoît Magimel (Paul Gaudens), François Berléand (Charles Saint-Denis). 1h55.

Une jeune femme qui veut réussir dans la vie et dont le rayonnement séduit ceux qui l'entourent, s'éprend d'un écrivain prestigieux et pervers, et épouse un jeune milliardaire déséquilibré.

   
2009 Bellamy

Avec : Gérard Depardieu (Paul Bellamy), Clovis Cornillac (Jacques Lebas), Vahina Giocante (Nadia Sancho). 1h50.

Le commissaire Paul Bellamy vient séjourne à Nîmes dans la maison de famille de sa femme Françoise qui rêve de croisières au bout du monde. Paul ne peut se passer de Françoise mais il déteste les voyages. Un double prétexte le cloue sur place : l'arrivée de Jacques son demi-frère, un aventurier à la petite semaine et l'apparition d'un homme aux abois qui réclame sa protection...

   
   
   
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(1930-2010)
57 films (dont 3 M.M.)
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Histoire du cinéma : Cinéma mental