
Scénario : Claude Chabrol, d’après le roman “The Damned Innocents”
de Richard Neely. Photo : Jean Rabier. Musique : Pierre Jansen.
Avec : Romy Schneider (Julie Wormser), Rod Steiger (Louis Wormser), Jean Rochefort
(Maître Légal), Paolo Giusti (Jeff Marle), Hans Christian Blech (Juge). 2h00.

A Saint-Tropez, Wormser vit retiré des affaires avec sa femme, Julie, beaucoup plus jeune que lui. Cardiaque, il doit éviter les rapports sexuels et il se soûle pour oublier sa frustration. Julie devient la maîtresse d'un écrivain. Les amants décident de tuer Wormser en camouflant sa mort en accident de canotage.
Malheureusement,
les choses ne vont pas selon les la prévisions. Julie est horrifiée d'apprendre
que non seulement son mari disparaît, mais ainsi fait tout son argent...et
puis son nouvel amoureux.

Tragédie
du couple, grand thème chabrolien, de nouveau traité à
l'intérieur d'une société bourgeoise. L'intrigue
est brillante et le jeu entre les déductions du spectateur et celle
des policiers machiavélique
La réaction de Romy Schneider aux événements indépendants de sa volonté sont convaincantes de même que sa transformation en victime d'un jeu particulièrement cruel de duperie. La représentation de Steiger en mari floué est profondément menaçante, particulièrement dans la scène où il revient apparemment des morts pour confronter son épouse. Chabrol a eu besoin d'un acteur massif et douloureux pour ce rôle et Steiger se révèle un bon choix. En plus du scénario d'une qualité pour une fois élevé pour un récit à suspense de Chabrol, la photographie est également soignée. La musique de fond, un peu mélodramatique pars endroits, ajoute à l'atmosphère et renforce la menace et la tension durant toute la durée du film.