(1924-2011)
44 films
   
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I - Mise en scène

Lorsqu'il quitte la télévision pour le cinéma à la fin des années 50, Sideny Lumet à tout du cinéaste classique. Il aime les histoires charpentées et la direction d'acteurs. Il a pour habitude de laisser ses acteurs improviser durant les répétitions. Ils testent ainsi le scénario et l'équipe est fin prête lors du tournage.

Au début des années 70, Lumet se trouve néanmoins en phase avec le Nouvel Hollywood et ses thèmes : la contestation, la mise en doute d'un individu face à un système. Lumet met ainsi souvent en scène un être qui se croit pur, ou veut se purifier, confronté à un système qui va le dévorer. Chez lui toujours pourtant le personnage principal est ambigu. Al Pacino n'est pas l'archétype du flic classique. Treat Williams dans Le prince de New York est peu charismatique, neutre. Dans Contre-enquête (1990), on ne sait pas si Al est raciste ou non. Le spectateur ne sait jamais s'il est aussi juste qu'il le prétend. Lumet laisse flottante l'identification au héros, Christ ou Judas : la dénonciation d'un système n'est jamais loin ou la délation individuelle.

Pour Lumet, l'histoire de la corruption, c'est l'histoire de l'Amérique. Les systèmes médiatiques (Network, 1976), policiers (Serpico,1973 ; Le prince de New York, 1981 ; Contre-enquête, 1990), judicaires sont foncièrement corrompus. Lumet est loin de la voie classique telle que l'incarne Frank Capra. Dans, M. Smith au sénat, on peut croire que le système est, par moment, empoisonné par des individus qu'il faut expulser pour restaurer la pureté du système américain. Dans Douze hommes en colère, Fonda, seul contre onze, arrive à faire triompher la vérité. Mais, déjà, les jurés sont dépendants de leur milieu et auraient pu faire condamner un innocent noir. Plus Lumet progresse dans son œuvre, plus la part sombre va l'emporter jusqu'au désenchantement ou au "Tout ça pour ça". C'est notamment le cas avec la trilogie du polar newyorkais. A chaque fois, un personnage décide de dénoncer la corruption du système. Dans Serpico, (1973) c'est au niveau des flics de la rue. Le prince de New York (1981) étend la corruption aux mondes judiciaire et politique. Dans Contre-enquête (1990), le grand manitou qui chapeaute tout veut devenir procureur général, marche vers le sénat ou la maison blanche.

Ni justicier, ni abattu au point de vivre au jour le jour, les héros de Lumet tentent de réagir mais, peu à peu, perdent leurs illusions et découvrent que ce qu'ils croyaient être l'exception est la règle.

Il existe un devenir marginal du héros lumetien. Il s'agit toujours au départ d'un personnage au cœur du système, qui en profite et qui est totalement intégré. A la faveur d'un éclair moral, d'un désir de rédemption, d'une prise de conscience, il veut sortir du système et devient marginal. Ce devenir marginal du personnage est différent du marginal de la contre-culture qui est valorisé pour cet état. Lumet au contraire exclut le marginal du plan. Il n'a pas sa place à l'intérieur du système qui gagne toujours. Il est voué à disparaitre.

II - Biographie

Né à Philadelphie le 25 juin 1924, Sidney Lumet vécut la majeure partie de son enfance à New York et fit ses débuts sur les planches à l'âge de quatre ans aux côtés de son père le comédien Baruch Lumet. Enfant, il participa à de nombreuses séries radiophoniques tout en suivant les cours de la Professional Children School de Manhattan.

Entre 1935 et 1948, Sidney Lumet poursuivit une carrière de comédien et débuta à Broadway dans Dead End une pièce de Sydney Kingsley. Mécanicien dans l'armée pendant la guerre, Sidney Lumet eut ensuite l'occasion de remplacer Marlon Brando à Broadway dans A flag is born, joua encore pendant deux années au théâtre et mit un terme à sa première vocation avec Seeds in the Wind.

Sidney Lumet réalise aussi plusieurs séries à succès pour la T.V. Danger, The best of Broadway, etc. et de très nombreuses dramatiques : The Dybbuk, Rashomon, etc.

Il adapte à l'écran les grands auteurs : Arthur Miller (Vue du pont), Tchekov (La mouette) en sachant dépasser le cadre du simple théâtre filmé. Sans doute conserva-t-il quelques souvenirs de l'armée puisqu'il devait ensuite réaliser avec un réalisme très critique Point limite (1964) qui fut comparé à Docteur Folamour et accusait la course aux armements, et La colline des hommes perdus (1965) étudiant le comportement humain dans un camp disciplinaire. Autre sujet de préoccupation, la police mise en accusation dans The offence (1973) et Serpico (1973) qui traitent respectivement des abus et de la corruption. Pour cela, Sidney Lumet s'inspire souvent de biographie Serpico ou de faits authentiques de l'actualité, Un après-midi de chien (1975), dans lequel on retrouve son goût pour les décors uniques.

Depuis Le gang Anderson (1970), l'audiovisuel utilisé en tant que système de surveillance et de sécurité prit une importance grandissante dans l'univers de Sidney Lumet. On le retrouve dans Un après-midi de chien (1975) et Network (1976) qui dénonce l'utilisation abusive de l'impact de la télévision par l'un de ses présentateurs.

Au début des années quatre-vingt, la carrière de Sidney Lumet est à son zénith. Particulièrement estimé dans le domaine des adaptations théâtrales et du policier urbain, il réalise avec Le prince de New York (1981) une de ses œuvres les plus prenantes, dans l'esprit du fameux Serpico (1973), et offre à Treat Williams un rôle de délateur-justicier remarquablement complexe. Le scénario, dont il est le co-auteur avec Jay Presson Allen, recevra d'ailleurs une nomination à l'Oscar. L'année suivante, avec The verdict (1982) , une véritable moisson de nominations salue le film et la mise en scène, ainsi que les interprétations de Paul Newman et de James Mason et le scénario de David Mamet. Au même moment, Piège mortel (1982), adapté par Jay Presson Allen de la pièce à succès d'Ira Levin, reprend habilement la formule de l'affrontement meurtrier entre deux esprits aiguisés (Michael Caine et Christopher Reeve), évoquant par certains côtés le couple Laurence Olivier / Michael Caine dans Le limier de Joseph L. Mankiewicz. Adapté d'un roman de E. L. Doctorow inspiré de la vie des enfants de Julius et Ethel Rosenberg, Daniel (1983), pour lequel Lumet assume également les fonctions de producteur exécutif, est une étude sensible et délicate sur un sujet douloureux. On retrouvera la même ambiance de paranoïa politique et de pression sociale dans A bout de course (1988) qui raconte l'épopée (tirée elle aussi de faits réels) d'un couple de radicaux poursuivis par le F.B.I. depuis la fin des années soixante et obligés de faire partager à leurs enfants leur précaire clandestinité. A la recherche de Garbo (1984) marque une incursion inattendue dans le domaine de la comédie On y voit Ron Silver, fils attentionné d'une flamboyante Anne Bancroft, s'évertuer à organiser une rencontre entre sa mère et l'idole de celle-ci, la Divine en personne. Cinq ans plus tard, Lumet s'essaiera de nouveau à la comédie avec Family business (1989), démêlés cocasses d'un sympathique escroc, de son fils honnête et de son petit-fils attiré à son tour vers l'illégalité.

Par ailleurs, le réalisateur reste fidèle au thriller, même s'il ne le situe pas forcément à New York, comme ce fut généralement le cas par le passé. Ainsi, Le lendemain du crime (1986) avec Jane Fonda en ancienne actrice alcoolique accusée à tort d'un meurtre se passe à Los Angeles et L'avocat du diable (1993) avec Don Johnson en play-boy amoral soupçonné de meurtre, à Chicago. Soucieux d'élargir les limites du genre, il intègre volontiers des considérations sur la manipulation de l'opinion par les médias et des médias par d'habiles " conseillers politiques " (Richard Gere dans Les coulisses du pouvoir (1986); ou bien il se livre à une réflexion éthique sur le fonctionnement de la justice et la corruption de la police comme dans Contre enquête (1990), film dont il écrivit le scénario d'après le livre d'Edwin Torres, où l'on voit l'assistant du procureur Timothy Hutton affronter le policier véreux Nick Nolte. Parfois, c'est le décor lui-même, l'ambiance dans laquelle se déroule l'intrigue, qui fait l'originalité de l'histoire. Ainsi Une étrangère parmi nous (1992) raconte une enquête criminelle menée par Melanie Griffith dans la communauté juive hassidique de Brooklyn. La recherche des indices et la découverte du coupable comptent moins, ici, que le choc des cultures et des mentalités. En 1997, Lumet retrouve l'univers de Robert Daley, qu'il avait adapté avec Le prince de New York (1981), avec Dans l'ombre de Manhattan (1997), pour une nouvelle intrigue traitant de l'honnêteté, de la justice et de la morale.

Puis il s'attaque au remake du Gloria (1999) de John Cassavetes, Sharon Stone reprenant le rôle de Gena Rowlands. Cet echec critique et public l'éloigne un temps du cinéma. En 2001, il revient sur le petit écran avec la série Tribunal Central - quotidien des avocats, des juges mais aussi des accusés et des témoins de la Cour de Justice new-yorkaise - qu'il créé et dont il réalise de nombreux épisodes. Puis la comédie Jugez-moi coupable, présentée en compétition lors de la Berlinale 2006, marque son retour dans les salles obscures après quatre ans d'absence. La 32ème édition du Festival du Film Américain de Deauville rend hommage, en septembre 2007, à ce grand réalisateur et à l'ensemble de son oeuvre.

 

3- Biblio-vidéographie :

Eclipses n)48
  • Désillusions (27 mn) Supplément au DVD Contre-enquête où Jean-Baptiste Thoret, critique et historien de cinéma, revient sur les personnages clés et leur évolution dans le cinéma de Sidney Lumet. Edition Carlotta-Films, juillet 2013.

4 - Filmographie :

1957

Douze hommes en colère

(12 angry men). Avec : Henry Fonda (M. Davis, le juré n°8), Martin Balsam (Juré n°1), Lee J. Cobb (Juré n°3). 1h37.

Douze jurés se réunissent dans la salle de délibérations pour décider quel sera le verdict prononcé contre un accusé soupçonné d'avoir tué son père. Un premier vote a lieu. Onze jurés votent "coupable" et un seul "non coupable".

   

1958

Les feux du théâtre

(Stage struck). Avec : Henry Fonda (Lewis Easton), Susan Strasberg (Eva Lovelace), Joan Greenwood (Rita Vernon), Herbert Marshall (Robert Harley Hedges), Christopher Plummer (Joe Sheridan). 1h35.

Eva, jeune provinciale, vient a New-York dans l'espoir d'y faire une carrière théâtrale. Lors d'une audition, elle est remarquée par un producteur à la mode et par un jeune auteur. Amoureuse du producteur, elle néglige les avances du jeune auteur.

   
1959 Une espèce de garce

(That kind of woman). Avec : Sophia Loren (Kay), Tab Hunter (Red), Jack Warden (George Kelly), Barbara Nichols (Jane), Keenan Wynn (Harry Corwin), George Sanders (A.L.). 1h32.

Juillet 1944. Kay, la brune, et Jane, la blonde, se trouvent dans le 'Météore d'Argent' qui transportent les militaires à New York. Red, un parachutiste, et le sergent Kelly les accostent. Kay passe la nuit avec Red et le quitte au petit matin. Emue, Jane accepte de donner l'adresse de Kay à Red. Mais celle-ci ne veut plus le revoir...

   
1960 L'homme à la peau de serpent

(The fugitive kind). Avec : Marlon Brando (Val Xavier), Joanne Woodward (Carol Cutrere), Anna Magnani (Lady Torrance). 1h59.

Au volant de sa vieille guimbarde, sous une pluie diluvienne, Val Xavier, musicien vagabond, est contraint de s'arrêter près de Two Rivers dans le Mississippi. Au poste de police, la femme du shérif lui offre l'hospitalité. Sur ses conseils, il va chercher du travail chez les Torrance qui tiennent l'épicerie du bourg. Jabe Torrance est hospitalisé pour un cancer, sa femme, Lady, d'origine italienne, se sentant solitaire et frustrée d'affection, l'engage comme commis...

   
1961 Vu du pont

(A view from the bridge). D'après la pièce d'Arthur Miller. Avec : Raf Vallone (Eddie Carbone), Jean Sorel (Rodolpho), Maureen Stapleton (Beatrice Carbone), Carol Lawrence (Catherine), Raymond Pellegrin (Marco), Morris Carnovsky (Mr. Alfieri). 1h50.

Rodolpho vient clandestinement d'Italie chez Eddy, qui l'héberge généreusement. Il y a aussi sa nièce, qu'il a élevée comme sa propre fille, inquiétant sa femme. Or Rodolpho s'amourache de la jeune fille et réciproquement. Eddy, l'ouvrier immigré aimé de tous, devient fou jaloux et dénonce Rodolpho.

   
1962 Long voyage vers la nuit

(Long day's journey into night). D'après Eugene O'Neill. Avec : Katharine Hepburn (Mary Tyrone), Ralph Richardson (James Tyrone), Jason Robards (Jamie Tyrone), Dean Stockwell (Edmund Tyrone), Jeanne Barr (Kathleen). 2h54.

Les retrouvailles d'une famille dans leur maison de campagne, l'été 1912. Le père, qui fut un fin acteur shakespearien en est réduit à jouer dans une pièce commerciale et la mère achève une cure de désintoxication. Quant aux deux fils, dont l'un est tuberculeux, ils sont loin d'avoir réussi leur vie.

   
1964 Point limite

(Fail safe). Avec : Dan O'Herlihy (Général de Brigade Warren A. Black), Walter Matthau (Professeur Groeteschele), Frank Overton (Général Bogan), Ed Binns (Colonel Jack Grady), Fritz Weaver (Colonel Cascio). 1h52.

Les bombardiers atomiques du Strategic Air Command, qui sillonnent le ciel des États-Unis 24 heures sur 24 pour prévenir une attaque nucléaire, exécutent leur manoeuvre hebdomadaire : ils se dirigent tous vers la Russie soviétique jusqu'au " Point Limite". Or, ce jour-là, à l'instant de donner l'ordre de repli, un amplificateur tombe en panne au Quartier Général : le temps de réparer et trois avions ont franchi la distance au-delà de laquelle ils ont pour consigne de continuer vers leur objectif secret quoiqu'il arrive... Alerté, le Président s'enferme dans son bunker sous la Maison Blanche et demande l'avis de ses conseillers: Groeteschele estime qu'il faut profiter de l'opportunité et attaquer l'U.R.S.S. en force avant les représailles, mais le général Black insiste pour que tout soit mis en oeuvre afin d'empêcher l'irréparable... Le Président appelle Moscou par le Téléphone Rouge et communique toutes les informations pour permettre à la chasse soviétique d'intercepter les appareils. Lorsqu'il s'avère qu'un bombardier s'est échappé et poursuit inexorablement sa route vers Moscou, le Président décide de la seule alternative possible pour sauver le monde du désastre : il donne l'ordre au général Black de jeter une bombe atomique sur New York à l'heure où Moscou sautera...

   
1965 Le prêteur sur gage

(The pawnbroker). Avec : Rod Steiger (Sol Nazerman), Geraldine Fitzgerald (Marilyn Birchfield), Brock Peters (Rodriguez). 1h32.

Ancien professeur, Sol Nazerman a perdu sa femme Ruth et ses enfants à Auschwitz. Rescapé par miracle, il a émigré aux États-Unis et tient à Harlem une petite boutique de prêteur sur gages. Hanté par les souvenirs du passé et se reprochant d’avoir survécu à ceux qu’il aimait, il s’est replié sur lui-même, refusant d’éprouver le moindre sentiment...

   
1965 La colline des hommes perdus

(The hill). Avec : Sean Connery (Trooper Joe Roberts), Harry Andrews (Sgt. Maj. Bert Wilson), Ian Bannen (SSgt. Charlie Harris), Alfred Lynch (George Stevens), Ossie Davis (Jacko King). 2h03.

Durant la Deuxième Guerre Mondiale, quelque part en Afrique, un camp disciplinaire de l'armée anglaise. Cinq hommes arrivent, quatre blancs et un noir. Jock s'est battu avec des M.P. George Stevens a déserté, voulant retrouver sa femme en Angleterre. Monty a volé des pneus; Jacko du whisky. Joe Roberts a frappé un officier et a été accusé de lâcheté, ayant refusé d'obéir à l'ordre de son supérieur pour sauver la vie de ses hommes. Ils font aussitôt connaissance de la " colline " qu'ils doivent gravir à de nombreuses reprises, sac au dos. Le major-chef Wilson a une idée très particulière de la discipline. Stevens, le plus faible, ne supporte pas ces brimades. Il " craque " et meurt peu après. Les prisonniers accusent le sergent Williams de la mort de Stevens. La révolte gronde. Wilson rétablit habilement la situation : Joe Roberts et Jacko King se retrouvent seuls pour protester. Ils témoignent devant le commandant qui se désintéresse des affaires du camp. Williams, être sadique, rosse Joe lequel, grièvement blessé, est emmené à l'infirmerie par Harris. Wilson s'oppose à ce que l'on envoie Roberts à l'hôpital. Jacko adopte un comportement hystérique. Finalement, Jacko et Monty tuent Williams dans leur cellule, malgré les protestations de Roberts. Au moment où la condition inhumaine des prisonniers allait être dénoncée au grand jour, ils ont tout gâché et cette situation risque de durer longtemps encore.

   
1966 Le groupe

(The group). Avec : Candice Bergen (Elinor 'Lakey' Eastlake), Joan Hackett (Dorothy 'Dottie' Renfrew), Elizabeth Hartman (Priss Hartshorn), Shirley Knight (Polly Andrews), Joanna Pettet (Kay Strong). 2h30.

Elles sont huit amies à sortir, en 1933, d'un collège huppé des Etats-Unis. Helena, l'intellectuelle, est désormais chargée de maintenir le contact et de rédiger le bulletin de liaison du groupe. Kay épouse Harald, un écrivain de théâtre sans talent Pour subvenir aux besoins du ménage, elle travaille comme vendeuse. Lakey, la "tendre amie " de Kay, part pour l'Europe continuer ses études. Libby se fait engager comme lectrice chez un éditeur. Après avoir tenté de séduire son patron, Gus Leroy (hélas marié et père d'un enfant), elle joue les allumeuses auprès d'une kyrielle de soupirants. Dottie a une aventure d'un soir avec Dick Brown, un artiste cynique, puis retourne à Boston. Elle finit par épouser un riche propriétaire de mines en Arizona. Priss se marie avec Sloan Crockett, rejeton d'une grande famille traditionaliste. De santé fragile, elle aura le plus grand mal à lui donner un héritier. Pokey, en revanche, n'arrête pas de mettre au monde des jumelles. Polly, laborantine dans un hôpital, a une liaison avec Gus Leroy. Idéaliste tourmenté, celui-ci l'abandonne pour retourner auprès de sa femme et de son psychanalyste. Kay finit par quitter Harald, de plus en plus alcoolique et violent. Polly recueille chez elle son père et s'occupe de lui avec l'aide d'un collègue psychiatre, qui deviendra son mari. En Europe, la guerre menace. Après six ans d'absence, Lakey revient au pays avec sa nouvelle compagne, une richissime baronne. Les anciennes amies seront une dernière fois réunies, pour l'enterrement de Kay, morte accidentellement. Pour ces jeunes femmes qui rêvaient de façonner l'avenir de leur pays, c'est la fin des illusions.

   
1967 M 15 demande protection

(The deadly affair). Avec : James Mason (Charles Dobbs), Simone Signoret (Elsa Fennan), Maximilian Schell (Dieter Freey), Harriet Andersson (Ann Dobbs), Harry Andrews (Insp. Mendel). 1h55.

Suspecté d'entretenir des rapports avec les pays de l'Est et dénoncé par une lettre anonyme, Samuel Fennan, chef de service au Foreign Office, vient de se donner la mort. Par crainte du scandale, les autorités décident de classer l'affaire. Mais Charles Dobbs, chargé d'enquêter sur le cas, propose sa démission afin de poursuivre ses investigations avec l'aide de Mendel, un inspecteur en retraite. Dobbs est sur le point de rompre avec sa femme Anna, une nymphomane qui veut fuir avec son amant, Dieter Frey, un Autrichien correspondant de son mari durant la guerre. Après avoir interrogé Elsa, la veuve de Fennan, juive d'origine allemande déportée dans un camp nazi, Dobbs échappe de peu à une tentative de meurtre. Son enquête l'amène à conclure que Fennan s'était lui-même dénoncé afin d'attirer l'attention du service sur les agissements de sa femme, qui travaille pour les Soviétiques. Dobbs provoque la rencontre d'Elsa avec son contact, "Sonntag", au cours d'une représentation théâtrale. "Sonntag" n'est autre que Dieter Frey qui n'hésitera pas à assassiner Elsa puis Mendel pour protéger sa fuite. Avant d'être abattu par son vieil ami Dobbs au bord de la Tamise...

   
1968 Bye bye Braverman

Avec : George Segal (Morroe Rieff), Jack Warden (Barnet Weinstein), Jessica Walter (Inez Braverman), Godfrey Cambridge (le chauffeur de taxi), Phyllis Newman (Myra Mandelbaum), Joseph Wiseman (Felix Ottensteen), Sorrell Booke (Holly Levine), Zohra Lampert (Etta Rieff). 1h34.

Leslie Braverman embarrasse tout le monde en disparaissant brutalement à l'âge de 41 ans. Ses amis n'ont pas vraiment à cœur de lui rendre un dernier hommage, comme Morroe Rieff qui se voit contraint de promettre à Inez Braverman de se rendre aux funérailles de son mari. Il sonne le tocsin pour rassembler les vieux amis de Leslie - Felix, Holly et Barnet - et tous les quatre partent à bord d'une Volkswagen rouge pour une folle virée de Greenwich Village à la synagogue de Brooklyn...

   

1968

La mouette

(The sea gull). Avec : James Mason (Trigorin), Vanessa Redgrave (Nina), Simone Signoret (Arkadina), David Warner (Konstantin Treplev), Harry Andrews (Sorin). 2h21.

En Russie, à la fin du XIXe siècle, Constantin, un jeune écrivain, est amoureux d'une actrice, Nina. Mais cet amour n'est pas réciproque. Constantin tue une mouette et la dépose aux pieds de Nina, en lui disant qu'il aura la même mort...

   

1969

Le rendez-vous

Avec : Omar Sharif (Federico Fendi), Anouk Aimée (Carla), Lotte Lenya (Emma Valadier), Didi Perego (une nounou), Fausto Tozzi (Renzo). 1h55.

Carla est une épouse dévouée et tendre dont Frederico à tort de douter. Mannequin dans une grande maison de couture, elle a le regard triste tout simplement parce qu'elle a été marquée par des échecs sentimentaux, avant de rencontrer Frederico, qui croit qu'elle mène une double vie. La jalousie l'aveugle. Carla en souffre beaucoup.

   
1970 King : a filmed record...Montgomery to Memphis

Documentaire coréalisé avec Joseph L. Mankiewiez. Avec : Paul Newman, Joanne Woodward, Ruby Dee, James Earl Jones, Clarence Williams III, Burt Lancaster, Ben Gazzara, Charlton Heston, Harry Belafonte, Sidney Poitier (Eux-mêmes). 3h05.

Documentaire en commémoration de Martin Luther King, à l'occasion de la manifestation du 24 mars 1969.

   
1970 Last of the mobile hot shots

D'après Tennessee Williams. Avec : James Coburn (Jeb Thornton), Lynn Redgrave (Myrtle Kane), Robert Hooks (Chicken), Perry Hayes (George), Reggie King (Rube Benedict). 1h40.

Un homme sur le point de mourir désire perpétuer le nom de sa famille en ayant un héritier légitime. Il se marie en hâte avec une show girl pour éviter que l'héritage familial ne passe entre les mains de son demi-frère, un homme de couleur...

   
1971 Le gang Anderson

(The Anderson tapes). Avec : Sean Connery (John Anderson), Dyan Cannon (Ingrid), Martin Balsam (Tommy Haskins), Ralph Meeker (Capitaine Delaney), Alan King (Pat Angelo), Christopher Walken (le gamin), Val Avery (Socks Parelli), Dick Anthony Williams (Spencer), Garrett Morris (Everson), Stan Gottlieb (Pop). 1h35.

Après dix ans de pénitencier, "Duke" Anderson retrouve à Manhattan sa maîtresse Ingrid, entretenue par un certain Werner, et habitant un immeuble cossu de la 5e Avenue. En quête d’une affaire juteuse, il a tôt fait de repérer que les douze appartements de l’immeuble, occupés par des gens richissimes, recèlent des trésors en bijoux, tableaux et objets d’art. Il engage son vieil ami Tommy Haskins, antiquaire homosexuel, pour évaluer la marchandise, puis recrute un petit groupe composé du Kid, un ancien compagnon de cellule spécialiste en électronique – pour neutraliser les systèmes de sécurité – un chauffeur et son mécanicien, Spencer et Jimmy, ainsi qu’un vieux bonhomme qu’il a pris en affection en prison, Pop, qui remplacera le préposé à la réception de l’immeuble.

Pour financer l’opération, il doit faire appel à Angelo, un mafioso qui exige en retour la moitié de la marchandise, et lui impose un de ses hommes, Rocco Farelli, qu’Anderson devra liquider une fois le travail accompli. Mais ce qu’Anderson ne sait pas, c’est que la plupart de ses complices et certains habitants de l’immeuble sont sous la surveillance constante du FBI, du service des douanes et de la police financière, avec micros et caméras. Jusqu’à Ingrid, espionnée par son amant jaloux. Un week-end, Anderson et ses complices introduisent un camion dans l’immeuble et vident un à un tous les appartements sous l’œil vigilant de Haskins, qui désigne les objets de valeur à emporter. Mais un jeune garçon paraplégique et radio amateur entre en contact avec l’un de ses correspondants qui avertit la police. Sous la direction du commissaire Delaney, celle-ci encercle le bâtiment. Toute la bande est capturée ; certains comme le Kid et Anderson trouvent la mort. Quant aux enregistrements opérés par les services de surveillance, interdits par la loi, ils seront immédiatement détruits.

   
1972 Les yeux de Satan

(Child's play). Avec : James Mason (Jerome Malley), Robert Preston (Joseph Dobbs), Beau Bridges (Paul Reis), Ron Weyand (Père Mozian), Charles White (Père Griffin), David Rounds (Père Penny), Kate Harrington (Mme Carter), Jamie Alexander (Sheppard), Brian Chapin (O'Donnell), Bryant Fraser (Jennings). 1h40.

Jerome Malley est un jeune professeur d'une école catholique de garçon. Une montée de violence et de brutalité parmi les élèves laisse Jerome perplexe. Il en vient à suspecter l'un des plus anciens professeur qui inciterait les élèves à ces comportements hostiles...

   
1973 The offence

Avec : Sean Connery (Johnson), Trevor Howard (Lieutenant Cartwright), Vivien Merchant (Maureen Johnson). 1h52.

Un violeur sévit dans une banlieue populaire anglaise. Trois fillettes ont déjà été agressées à la sortie de l'école. Cette fois, c'est la jeune Janie Edmonds qui se laisse entraîner dans les bois. Dès que l'alerte est donnée, l'inspecteur Johnson organise une battue et, après plusieurs heures de recherches, il retrouve l'enfant, couverte de bleus et terrorisée. Obsédé par ce criminel qui, depuis des semaines, semble le narguer, le policier est fortement tenté d'agir en marge de la légalité...

   
1973 Serpico

Avec : Al Pacino (Frank Serpico), John Randolph (Chef Sidney Green), Jack Kehoe (Tom Keough). 2h10.

New York, février 1971 : lors d'une descente de police chez un trafiquant de drogue, l'inspecteur Frank Serpico est grièvement blessé à la tête... Onze années plus tôt, il était entré dans la police. Pour cet homme d'origine italienne, son métier est un véritable sacerdoce . Mais il découvre très vite que ses collègues sont corrompus par leur environnement et acceptent des pots-de-vin pour fermer les yeux sur certains agissements...

   
1974 Lovin'Molly

Avec : Anthony Perkins (Gid), Beau Bridges (Johnny), Blythe Danner (Molly Taylor), Edward Binns (Mr. Fry), Susan Sarandon (Sarah). 1h38.

Les deux meilleurs amis du monde tombent amoureux de la même femme. Durant des années, une relation ambigüe liera les trois protagonistes

   
1974 Le crime de l'Orient-Express

(Murder on the Orient Express). Avec : Albert Finney (Hercule Poirot), Lauren Bacall (Mrs. Hubbard), Martin Balsam (Bianchi), Ingrid Bergman (Greta), Jacqueline Bisset (la comtesse Andrenyi). 2h08.

Hercule Poirot, le célèbre détective belge est parvenu à obtenirune place dans l'Orient-Express. En pleine nuit, le train se trouve stoppé dans les Balkans : bloqué par une avalanche de neige, près de la frontière yougoslave. Au petit matin on découvre qu'un voyageur, Ratchett, a été assassiné de plusieurs coups de couteau...

   
1975 Un après-midi de chien

(Dog day afternoon). Avec : Al Pacino (Sonny), John Cazale (Sal), Chris Sarandon (Leon Shermer), Charles Durning (Moretti). 2h05.

Le 22 août 1972, trois hommes pénètrent dans une succursale de la First Savings Bank, dans le quartier de Brooklyn, et braquent fusils et revolvers sur le directeur Mulvaney et ses employés. Le plus jeune des trois, Stevie, prend peur et s'enfuit. Le chef, Sonny, dirige l'opération et constate qu'il n'y a presque pas d'argent dans les coffres...

   
1976 Network, main basse sur la TV

(Network). Avec : Faye Dunaway (Diana Christensen), William Holden (Max Schumacher), Peter Finch (Howard Beale), Robert Duvall (Frank Hackett), Wesley Addy (Nelson Chaney), Ned Beatty (Arthur Jensen), Arthur Burghardt (le Grand Ahmed Kahn), Bill Burrows (le réalisateur TV), Mitchell Jason (Arthur Zangwill), Conchata Ferrell (Barbara Schlesinger). 2h00.

Menacé de licenciement parce que sa cote de popularité est en baisse, Howard Beale, présentateur vedette de la chaîne de télévision UBS, annonce aux téléspectateurs son intention de se suicider devant les caméras. À la direction, l'affolement est à son comble. Max Schumacher, le responsable des programmes, est remplacé par une jeune femme ambitieuse, Diana Christenson. Cependant, l'annonce de Beale a eu un impact insoupçonné auprès du public : Beale est en train de reconquérir son audience et l'indice d'écoute de la chaîne remonte à vive allure... Diana Christenson propose à Frank Hackett, le représentant du groupe financier qui gère l'UBS, d'exploiter le phénomène au maximum. Mais Beale, dont la mégalomanie s'est trouvée décuplée par l'intérêt grandissant que le public lui témoigne, se prend pour un nouveau prophète. Arthur Jensen, principal actionnaire de la société financière qui détient l'UBS, lui fait un vigoureux sermon. Beale n'en tient aucun compte et, assuré de sa totale immunité, va toujours plus loin dans ses révélations scandaleuses. C'en est trop pour les administrateurs qui décident de le faire abattre durant une émission, sous le regard des caméras...

   

1977

Equus

Avec : Richard Burton (Martin Dysart), Peter Firth (Alan Strang), Colin Blakely (Frank Strang), Joan Plowright (Dora Strang), Harry Andrews (Harry Dalton), Eileen Atkins (Hesther Saloman), Jenny Agutter (Jill Mason), Kate Reid (Margaret Dysart). 2h12.

Psychiatre pour enfants, le docteur Martin Dysart est contacté par le juge Hesther Saloman, qui lui demande de s'occuper du cas d'Alan Strang. Employé dans une écurie, cet adolescent de dix-sept ans a, dans des circonstances obscures, crevé les yeux de six chevaux avec une pique de métal. Les premiers contacts, dans l'hôpital où Alan est interné, sont plutôt difficiles. Le jeune homme garde le silence ou répond aux questions de Dysart par des jingles publicitaires. Parfois, il imite la posture de chevaux. Le psychiatre rend visite aux parents de son patient : le père, Frank, est un bourgeois libéral, propriétaire d'une petite imprimerie; la mère, Dora, est une obsédée de la religion. Dysart apprend qu'Alan est passionné de chevaux depuis l'enfance et qu'il en adore l'effigie, à l'instar de celle du Christ. Tandis que Dysart, de plus en plus impliqué dans les problèmes de son patient, en vient à se remettre en cause, ainsi que ses relations avec son épouse Margaret, Alan commence à se confier : il a découvert la sexualité à six ans, sur la plage, en voyant surgir un cavalier qui l'a emmené faire une promenade sur son cheval noir; plus tard, lorsque la jeune Jill Mason l'a fait entrer dans l'écurie de Harry Dalton, il lui arrivait de sortir secrètement les chevaux la nuit, et de communier avec eux dans une sorte de cérémonie dyonisiaque. Pour venir à bout de ses dernières réticences, Dysart donne à Alan une "drogue de vérité" (en fait, un simple cachet d'aspirine). Le garçon avoue alors que le soir du drame, il s'est laissé entraîner par Jill dans un cinéma porno où il est tombé sur son père. De retour à l'écurie, il a tenté sans succès de faire l'amour avec la jeune fille, puis a crevé les yeux des chevaux, témoins muets de son échec et de son indignité. Libéré par cet aveu, Alan est désormais sur le chemin de la guérison, mais pour Dysart, l'interrogation sur soi ne fait que commencer...

   

1978

The wiz

Avec : Diana Ross (Dorothy), Michael Jackson (l'épouvantail), Nipsey Russell (Tinman), Ted Ross (Lion), Mabel King (Evillene). 2h12.

Dorothy, jeune institutrice de Harlem se lance à la poursuite de son chien lorsqu'un tourbillon la transporte dans un Harlem remplit de fées, de sorcières et de magiciens. Elle recherche alors le magicien d'Oz, le seul qui puisse la sortir de là.

   
1980 Just tell me what you want

Avec : Ali MacGraw (Bones Burton), Alan King (Max Herschel), Myrna Loy (Stella Liberti), Keenan Wynn (Seymour Berger), Tony Roberts (Mike Berger). 1h52.

Une productrice essaye d'oublier son ex-petit ami qui se trouve être son patron. Elle souhaite épouser un jeune écrivain, mais son patron ne compte pas la perdre aussi facilement.

   
1981 Le prince de New York

(Prince of the City). Avec : Treat Williams (Daniel Ciello), Jerry Orbach (Gus Levy), Richard Foronjy (Joe Marinaro). 3h15.

New York, 1971, Danny Ciello dirige le service spécial d'enquêtes de la brigade des stupéfiants. Lorsque, les services de l'US Attorney lui proposent d'enquêter sur la corruption policière, il accepte. Au début ce n'est qu'un jeu. Danny ruse et mystifie pour se faire de nouveaux "amis" et enregistrer leurs conversations. Puis, ayant confirmé ses capacités, on le charge de piéger un des grands pontes de la drogue, Marcel Sardino...

   
1982 Piège mortel

(Deathtrap). Avec : Michael Caine (Sidney Bruhl), Christopher Reeve (Clifford Anderson), Dyan Cannon (Myra Bruhl), Irene Worth (Helga ten Dorp), Henry Jones (Porter Milgrim), Joe Silver (Seymour Starger). 1h56.

Les dernières pièces de Sidney Bruhl, dramaturge naguère célèbre, ont été des fours retentissants. Dans sa propriété des environs de New York, il reçoit la visite du jeune Clifford Anderson, venu lui demander son avis sur sa première pièce.

L'oeuvre est brillante et, après s'être assuré que Clifford a apporté avec lui le seul manuscrit existant, Sidney décide de se l'approprier. Devant Myra, sa femme, Sidney étrangle sauvagement Clifford et enterre son cadavre.

La visite inopinée d'Helga Ten Dorp, une voisine extralucide attirée par les "mauvaises vibrations", impressionne Myra, horrifiée. Le couple s'apprête à se coucher, lorsque Clifford fait irruption dans la maison, assomme Sidney et poursuit Myra qui s'écroule, terrassée par une crise cardiaque ! Tout cela n'était qu'une mise en scène de Sidney pour se débarrasser de son épouse et vivre avec Clifford, son complice et amant.

Après clôture de l'enquête, ce dernier s'installe chez Sidney et les deux hommes collaborent à une nouvelle pièce inspirée des événements qu'ils viennent de vivre. Sidney apprend alors de son notaire que Clifford a un passé de délinquant. Il soupçonne le jeune homme de vouloir l'assassiner pour s'approprier sa fortune et la paternité exclusive de leur oeuvre commune. Il décide de prendre les devants, mais Clifford se méfie...

Au cours d'une dramatique nuit d'orage, les deux hommes s'entretuent sous le regard d'Helga, attirée une fois de plus par les "mauvaises vibrations". Mettant la main sur le manuscrit achevé, la voyante deviendra à son tour un auteur à succès...

   
1982 The verdict

Avec : Paul Newman (Frank Galvin), Charlotte Rampling (Laura Fischer), Jack Warden (Mickey Morrissey), James Mason (Ed Concannon), Milo O'Shea (Le juge Hoyle), Lindsay Crouse (Kaitlin Costello). 2h09.

Avocat de son métier, Frank Galvin a failli être radié du barreau, il y a quelques années, pour une affaire qui a mal tourné. Professionnellement, il est fini. Il est même devenu un peu alcoolique... C'est à ce moment-là que son vieil ami et ancien partenaire Mickey Morrissey lui apporte une affaire cousue main, où Galvin ne pourra pas perdre parce que l'injustice est trop flagrante : à la suite d'une erreur d'anesthésie, Deborah Ann Kaye, entrée à l'hôpital Sainte-Catherine pour y accoucher, a sombré dans un coma profond dont elle ne sortira pas; sa sœur, son beau-frère, complètement bouleversés, ne cherchent pas à poursuivre les médecins coupables et souhaitent seulement une indemnisation. L'avocat Frank Galvin n'aura donc même pas à aller jusque devant les tribunaux : il doit simplement négocier une transaction, accepter un chèque de l'Archevêché de Boston (qui administre l'hôpital). Mais Galvin a soudain un sursaut : il veut saisir cette occasion pour remonter la pente et se refaire une image de marque. Il décide de refuser les dommages et intérêts et d'entamer un vrai procès contre l'hôpital et le principal accusé : le docteur Towler. Celui-ci est défendu par un puissant cabinet d'avocats, dirigé par l'infaillible Ed Concannon, pour qui il n'est pas question de perdre ! Galvin va donc avoir fort à faire, mais puise son courage auprès d'une jeune femme qu'il vient de rencontrer : Laura Fischer. Le combat de Galvin consistera essentiellement à faire parler les infirmières qui ont été témoins de l'erreur des médecins : Maureen Rooney et Kaitleen Price. Mais ce ne sera pas facile, d'autant moins que Galvin s'aperçoit en cours de route que la partie adverse a tout truqué : Laura Fischer elle-même est manipulée par Ed Concannon. Malgré tout, Frank Galvin ira jusqu'au bout et gagnera son procès in extremis !

   
1983 Daniel

Avec : Timothy Hutton (Daniel Isaacson), Mandy Patinkin (Paul Isaacson), Lindsay Crouse (Rochelle Isaacson), Edward Asner (Jacob Ascher), Ellen Barkin (Phyllis Isaacson), Julie Bovasso (Frieda Stein), Amanda Plummer (Susan Isaacson). 2h10.

Les années soixante, aux États-Unis. Daniel et sa sœur cadette Susan sont deux jeunes gens encore meurtris par le souvenir de l'exécution de leurs parents, Paul et Rochelle Isaacson : ceux-ci ont été en effet passés à la chaise électrique en 1953 pour avoir été jugés coupables d'espionnage au profit de l'URSS. Daniel et Susan n'avaient alors que sept et quatre ans. Aujourd'hui encore, les deux jeunes gens n'ont pas bien compris ce qui s'était passé, d'autant moins que les autorités américaines n'avaient jamais eu la preuve formelle de la culpabilité des époux Isaacson. Tout au plus le témoignage d'un dentiste, inscrit au Parti Communiste comme les Isaacson et qui, lors de son arrestation, avait indiqué que ces derniers avaient effectivement livré aux Russes des secrets concernant la bombe atomique américaine...

Des deux enfants Isaacson, Susan est tout de même encore la plus ébranlée, à tel point qu'elle va complètement craquer, être hospitalisée pour dépression nerveuse, tenter de se suicider et sombrer finalement dans la folie et dans la mort. Bien qu'un peu plus équilibré, marié à la jeune Phyllis, Daniel est profondément bouleversé par la mort de sa sœur, qu'il considère comme la suprême injustice. Daniel va donc se replonger encore plus dans le passé de ses parents, et il est résolu à faire toute la lumière sur leur prétendue "trahison". Une fois de plus, tout revient à la surface : les grands rassemblements du Parti Communiste américain où les entraînaient leurs parents, l'irruption brutale du FBI dans leur appartement du Bronx pour l'arrestation des Isaacson, les manifestations populaires dans les rues en faveur des Isaacson, les orphelinats et les familles d'accueil, enfin, la terrible exécution... Remuant tout ce passé douloureux, Daniel finit même par retrouver le dentiste qui avait témoigné contre ses parents; mais ce n'est plus qu'un vieillard incapable de révéler quoi que ce soit... Bref, Daniel comprend qu'il ne connaîtra jamais complètement la vérité et apprend enfin à vivre avec ce fardeau.

   
1984 A la recherche de Garbo

(Garbo Talks). Avec : Anne Bancroft (Estelle Rolfe), Ron Silver (Gilbert Rolfe), Carrie Fisher (Lisa Rolfe), Catherine Hicks (Jane Mortimer), Steven Hill (Walter Rolfe), Howard da Silva (Angelo Dokakis), Dorothy Loudon (Sonya Apollinar), Harvey Fierstein (Bernie Whitlock). 1h44.

Bien que femme d'âge mûr, Estelle Rolfe défend ses idées progressistes avec la fougue d'une adolescente. Son mari Walter, ne l'a pas supporté. Ils ont divorcé.

Estelle a deux passions, la "divine" Garbo, dont elle ne cesse de se repasser les films, et une sorte de militantisme à toute épreuve qui oblige bien souvent son fils Gilbert à venir la récupérer dans les commissariats new-yorkais.

Gilbert, de son côté, a d'autres problèmes; un mariage raté avec Lisa et les brimades de son patron. Heureusement, il a quand même Jane Mortimer, une amusante et excentrique collègue de bureau, qui rêve de devenir actrice. Mais il apprend un jour une terrible nouvelle : sa mère est atteinte d'une tumeur au cerveau.

Sur son lit d'hôpital Estelle s'adapte à la situation. Consciente de la gravité de son état, elle exprime à Gilbert l'un de ses plus vifs désirs : rencontrer Greta Garbo !

Dès lors, Gilbert va bouleverser sa vie pour combler ce souhait. Dépensant sans compter l'argent du foyer, il rompt avec Lisa et s'absente souvent de son travail. Mais la tâche s'avère rapidement insurmontable... la "Divine" vit aujourd'hui retirée du monde, à l'écart des regards indiscrets.

Un jour pourtant, alors que l'état de sa mère ne fait qu'empirer, aidé de Jane, il retrouve une vieille actrice, Elisabeth Rennick, qui lui conseille de faire un tour vers le marché aux puces... et le miracle a lieu. La grande actrice, accepte d'accompagner Gilbert à l'hôpital; Estelle voit son rêve se réaliser avant de mourir.

Quelque temps a passé. Pour Gilbert, cette aventure lui a ouvert les portes d'une nouvelle vie... en compagnie de Jane.

   
1986 Les coulisses du pouvoir

(Power). Avec : Richard Gere (Pete St. John), Julie Christie (Ellen Freeman), Gene Hackman (Wilfred Buckley), Kate Capshaw (Sydnet Betterman), Denzel Washington (Arnold Billings), E.G. Marshall ( Sam Hastings), Beatrice Straight (Claire Hastings), Fritz Weaver (Wallace Furman), Michael Learned (Andrea Stannard), J.T. Walsh (Jerome Cade). 1h51.

Pete Saint John est un brillant et cynique conseiller médiatique qui vend ses services aux hommes politiques, sans se soucier de leurs opinions. Il défend aussi bien Cepeda, un candidat à la présidence dans une petite république d’Amérique Latine, que des Américains briguant des postes de gouverneur. Il soutient la réélection du sénateur de l’État de Washington, Andreas Stannard, et apporte son appui au candidat Wallace Furman au Nouveau-Mexique, lorsqu’il apprend que son ami, le sénateur Sam Hastings de l’Ohio, partisan acharné du développement de l’énergie solaire, a décidé d’abandonner sa carrière.

Un nouveau venu, Jerome Cade, l’engage alors pour l’aider à succéder à Hastings. Mais Cade annonce qu’il ne poursuivra pas la même politique concernant l’énergie solaire.

Petit à petit, en discutant avec son ex-femme, la journaliste Ellen Freeman, puis avec son mentor et ami, Wilfred Buckley, qui soutient désormais des candidats opposés aux siens, Saint John se remet en cause. Ellen lui suggère que les problèmes de santé invoqués par le sénateur Hastings ne sont peut-être pas la vraie raison de son abandon. Puis il découvre que ses activités sont étroitement surveillées sur ordre de Billings, un homme d’affaires associé à un sheik arabe qui veut à tout prix obtenir un débouché pour sa production pétrolière et qui a choisi Cade pour défendre ses intérêts.

Lorsqu’il se rend compte qu’il a été manipulé et que Billings fait chanter la femme du sénateur Hastings, Saint John va voir Aarons, un professeur de collège qui se présente contre Cade, et lui prodigue gratuitement ses conseils. Sans gagner l’élection, Aarons se classe second et devance Cade, dont les chances d’être élu sont désormais impossibles.

   
1986 Le lendemain du crime

(The Morning After). Avec : Jane Fonda (Alex Sternbergen), Jeff Bridges (Turner Kendall), Raul Julia (Joaquin Manero), Diane Salinger (Isabel Harding), Richard Foronjy (Sergent Greenbaum), Geoffrey Scott (Bobby Korshack), James Haake (Frankie), Kathleen Wilhoite (Red), Don Hood (Hurley), Michael Prince (M. Harding). 1h43.

Il y a une vingtaine d'années, Alex Sternbergen était une starlette d'avenir. Les studios voyaient en elle "la future Vera Miles". Mais, au fil des années, ses espoirs se sont évanouis. Les rôles se faisant de plus en plus rares, elle a sombré dans l'alcoolisme et vit séparée de son mari, Joaquin Manero, un coiffeur en vogue. Elle passe ses journées dans un état d'ébriété avancé et se réveille parfois dans le lit d'un parfait inconnu. Mais ce matin, l'inconnu (un photographe spécialisé dans le porno) gît, poignardé, à ses côtés, et Alex se demande si elle ne l'a pas assassiné. Sa première réaction est de quitter la ville, mais tous les vols en partance de Los Angeles sont complets. Après avoir causé un accrochage, elle abandonne sa Mercedes et se réfugie dans la vieille guimbarde de Turner Kendall, un ancien flic bougon et misanthrope. Retournant sur les lieux du crime, elle fait disparaître toute trace de son passage. Soudain, elle se rend compte qu'elle est épiée. Affolée, elle s'enfuit et tombe à nouveau sur Turner, qu'elle invite à dîner. Après le repas, il la quitte ivre morte. Le lendemain, elle découvre dans sa salle de bains le cadavre du photographe. Echappant de justesse à la police qui cerne sa villa, elle est recueillie par Turner. Persuadé de son innocence, il l'héberge chez lui et tente de la convaincre de renoncer à l'alcool comme lui-même, naguère, y est parvenu. Alex reprend contact avec Joaquin, qui souhaite divorcer pour épouser Isabel Harding, une jeune fille de la haute société. Seule dans l'appartement au-dessus du salon de coiffure, elle surprend Turner, venu chercher des preuves contre Joaquin. Il s'avère qu'Isabel est la meurtrière du photographe, pour qui elle avait posé et qui voulait la faire chanter. C'est pour lui éviter d'être soupçonnée que Joaquin a tenté d'impliquer Alex. Au cours d'une ultime confrontation, Joaquin assomme Turner et tente de noyer Alex dans sa baignoire. Devant la police arrivée en renfort, Isabel accuse Joaquin du meurtre du photographe, laissant Alex et Turner panser mutuellement leurs blessures physiques et morales.

   
1988 A bout de course

(Running on empty). Avec : Christine Lahti (Annie Pope), River Phoenix (Danny Pope), Judd Hirsch (Arthur Pope). 1h55.

En 1971, Arthur et Annie Pope, pour protester contre la guerre au Vietnam, ont perpétré un attentat dans un laboratoire de napalm. Un gardien qui n’était pas supposé se trouver sur les lieux ce jour-là a été aveuglé et paralysé. Accompagnés de leurs deux fils, les Pope sont en fuite depuis quinze ans, changeant régulièrement de nom et de ville. Leur fils de 17 ans, Danny, est un pianiste talentueux repéré par son professeur de musique qui le pousse à intégrer la fameuse école de musique new-yorkaise, la Juilliard School. Il tombe amoureux de la fille de son professeur Lorna, et se rebelle contre ses parents qui l’ont emprisonné dans une vie de fuite perpétuelle.

   
1989 Family business

Avec : Sean Connery (Jessie McMullen), Dustin Hoffman (Vito McMullen), Matthew Broderick (Adam McMullen), Rosanna DeSoto (Elaine), Janet Carroll (Margie), Victoria Jackson (Christine), Bill McCutcheon (Danny Doheny). 1h49.

Dans le passé, Jessie McMullen et son fils Vito ont commis quantité de vols et de cambriolages. Mais si Jessie continue de vivre en marge de la loi, Vito, lui, s'est rangé. Il a monté une opulente affaire de boucherie en gros et vit paisiblement entre son épouse Elaine et son fils Adam. Ce dernier, brillant étudiant en biologie, éprouve pour son grand-père autant d'affection que d'admiration. Un jour, il lui propose un " casse " juteux. Un de ses amis, Jimmy Chiu, est prêt à payer un million de dollars pour que l'on récupère, dans le laboratoire qui l'employait le résultat de ses travaux : quelques fioles de plasmide et le dossier où sont consignées ses expériences. Jessie accepte avec enthousiasme et Vito, après avoir longtemps hésité, finit par se joindre à eux, dans le seul but de protéger son fils. Le casse réussit, mais Adam se fait prendre par la police. Vito songe aussitôt à se livrer. Toutefois. Jessie le persuade qu'il vaut mieux organiser, de l'extérieur, la défense d'Adam. Torturé par le remords. Vito récupère chez Margie, la maîtresse de Jessie, les fioles de plasmide, afin de les rendre au laboratoire et faire cesser les poursuites contre son fils. Il s'avère que les fioles ne contiennent que de l'eau. Vito soupçonne Jessie d'avoir effectué la substitution. Les relations entre les deux hommes s'enveniment et Vito finit par livrer son père à la police. Entre-temps, Jessie a découvert le pot-aux-roses : Jimmy Chiu a monté ce faux cambriolage afin d'obtenir un délai pour ses recherches, beaucoup moins avancées qu'il ne le prétendait. Mais le mal est fait : les trois hommes se retrouvent devant le juge. Vito et Adam sont condamnés à de légères peines avec sursis, mais Jessie, étant donne son passe, en prend pour quinze ans. Il mourra en prison quelques mois plus tard, et ce n'est qu'alors qu'Adam pardonnera enfin à son père sa "trahison".

   

1990

Contre enquête

(Q & A). Avec : Nick Nolte (Mike Brennan), Timothy Hutton (Al Reilly), Armand Assante (Bobby Texador). 2h15.

Mike Brennan est un flic reconnu et admiré par ses pairs. Une nuit, il abat de sang-froid le gangster Tony Vasquez. Plusieurs témoins confirment qu’il a agi en état de légitime défense. Pourtant, le substitut du procureur Al Reilly, chargé de confronter les témoignages et de rédiger le procès-verbal, ne tarde pas à avoir des doutes sur la véracité des faits…

   

1992

Une étrangère parmi nous

(A stranger among us). Avec : Melanie Griffith (Emily Eden), John Pankow (Levine), Tracy Pollan (Mara), Lee Richardson (Rebbe), Mia Sara (Leah), Jamey Sheridan (Nick), Eric Thal (Ariel). 1h50.

Emily Eden est une détective de la police de New York, brillante, courageuse, mais quelque peu impulsive. Une intervention risquée auprès de deux malfrats vient d'envoyer Nick, son collègue et amant, à l'hôpital. Avec un nouveau coéquipier, le dragueur et très macho Levine, la voilà donc affectée à une nouvelle affaire : Yaakov Klausman, un jeune diamantaire, a été brutalement assassiné dans le quartier juif et 750 000 dollars en pierres précieuses ont disparu. Convaincue que le meurtre a été commis par un familier de la victime, Emily décide de pénétrer le milieu très fermé des Juifs hassidiques. Elle fait ainsi la connaissance du rabbin, chef spirituel de la communauté, de ses deux enfants adoptifs, Ariel et Leah, et de la fiancée de Yaakov, Mara, une ancienne droguée recueillie par les habitants du quartier. Elle se familiarise peu à peu avec leurs coutumes, leurs traditions et leurs interdits religieux. Régénérée par la ferveur morale qu'elle constate autour d'elle, elle tombe amoureuse d'Ariel, qui devra bientôt succéder au rabbin et épouser sa, Shayna, fille d'un rabbin de Paris. Sur le plan de l'enquête, ses soupçons se portent sur deux mafiosi, les frères Baldessari, qui insistent beaucoup pour la communauté, moyennant finances. Lorsqu'elle tente, avec Levine, de les arrÉter, ils sont victimes d'un grave accident, mais, avant de mourir, nient toute participation au meurtre de Yaakov. En reconsidérant les indices dont elle dispose, Emily comprend que Mara est la véritable coupable. Celle-ci essaie de s'échapper en prenant Leah en otage. Emily ayant été assommée, Ariel devra utiliser le revolver qu'elle lui a confié pour abattre Mara. Après avoir assisté au mariage d'Ariel, Emily refusera de suivre Levine afin d'attendre, elle aussi, son : Nick.

   
1993 L'avocat du diable

(Guilty as Sin). Avec : Rebecca de Mornay (Jennifer Haines), Don Johnson (David Greenhill), Stephen Lang (Phil Garson), Jack Warden (Moe), Dana Ivey (Juge Tompkins), Ron White (Diangelo), Norma Dell'Agnese (Emily). 1h47.

Jennifer Haines, talentueuse avocate de Chicago, prend plaisir à faire acquitter d’invétérés criminels dans le seul but de prouver sa maîtrise et son intelligence. Un client rêvé s’offre justement à elle : David Greenhill, playboy arriviste, soupçonné du meurtre de sa riche épouse Rita. Des empreintes, une lettre compromettante de la victime, le désignent comme coupable, et la presse ne va pas manquer de se déchaîner contre lui. Belle occasion, pour Jennifer, de démontrer son habileté; d’ailleurs, elle est convaincue de l’innocence de cet homme élégant et charmeur. Après que Miriam Langford, une de ses “chères amies”, ait payé sa caution, David se met à s’immiscer dans la vie de son avocate. Par des allusions et des interventions intempestives, il s’efforce de faire croire aux intimes et aux collègues de Jennifer qu’il est son amant. Paniquée, la jeune femme décide d’abandonner l’affaire, mais le juge Tompkins refuse de la dessaisir du dossier. Sardonique, David confie alors à son avocate qu’il n’en est pas à son premier crime. Moe Plimpton, détective privé et vieil ami de Jennifer, enquête dans la région de Boston, d’où est originaire David, et découvre en effet deux femmes mortes dans des circonstances suspectes.

Au mépris de toute éthique professionnelle, Jennifer entreprend alors de piéger son client en semant sur les lieux du crime des preuves définitivement compromettantes. Mais le stratagème échoue. David, qui avait tout prévu, produit un témoin de dernière minute, Kathleen Bigelow, qui affirme avoir été en sa compagnie à l’heure de la mort de sa femme. D’autre part, la lettre accusatrice de celle-ci s’avère être un faux (en réalité fabriqué par lui). En conséquence, David est acquitté. A peine libéré, il assassine Moe et détruit dans l’incendie de ses archives les preuves que le détective aurait pu détenir contre lui. Reste à éliminer Jennifer. Mais, cette fois, la chance ne sera pas du côté de David : au terme d’une empoignade farouche, c’est lui qui fera une chute mortelle.

   
1997 Dans l'ombre de Manhattan

(Night Falls on Manhattan). Avec : Andy Garcia (Sean Casey), Ian Holm (Liam Casey), James Gandolfini (Joey Allegretto), Lena Olin (Peggy Lindstrom), Shiek Mahmud-Bey (Jordan Washington), Colm Feore (Harrison), Ron Leibman (Morganstern). 1h54.

Pendant des années, Sean Casey a mené de front son métier de policier et des études de droit qui lui permettent enfin d'accéder au poste de substitut du procureur de la ville de New York. Policier lui aussi, son père Liam continue de battre le pavé avec son coéquipier Joey Allegretto. Ce soir-là, tous deux s'apprêtent à arrêter Jordan Washington, le plus redoutable dealer de Manhattan. Au cours de l'opération (à laquelle participent trois commissariats), Joey blesse grièvement Liam et abat froidement deux policiers avant de s'enfuir en empruntant une voiture de patrouille. Peu après, il se livre volontairement à la justice, accompagné de son avocat Sam Vigoda, un ténor du barreau, farouche défenseur des droits civiques. Ce dernier entreprend de plaider la légitime défense car, selon lui, les policiers envoyés en renfort étaient des " ripoux " à la solde de son client, bien décidés à l'abattre sans sommation. Impressionné par le courage et la probité de Sean, le procureur Morgenstern le charge de la partie civile. Malgré son inexpérience, le jeune substitut se montre brillant et obtient à l'encontre de Washington une condamnation maximale.

Quelques jours plus tard, lorsque Morgenstern est victime d'une crise cardiaque alors qu'il faisait campagne pour sa réélection, Sean est choisi pour le remplacer et se voit nommé procureur avec une confortable majorité. Cette ascension fulgurante, due exclusivement à ses mérites personnels, lui vaut l'amour de Peggy Lindstrom, la séduisante assistante de Vigoda.

Par ailleurs, l'enquête sur la corruption policière suit son cours. Plusieurs policiers sont inculpés, parmi lesquels Allegretto. Liam essaie d'obtenir, en faveur de son coéquipier, l'intervention de Sean, mais ce dernier refuse, offusqué. Toutefois, après le suicide d'Allegretto, une nouvelle révélation amène le vertueux procureur à s'interroger sur le bien-fondé de ses préceptes moraux. Son père lui dévoile en effet que, pour arrêter Washington, il a falsifié un mandat.

Cette fois, tous seront d'accord pour garder le silence sur la bavure. Sean ne peut se résoudre à dénoncer son père et Peggy à avertir son patron. Lorsque Liam avoue sa faute au juge Impelliteri, celui-ci s'empresse de lui fournir un mandat antidaté. Vigoda lui-même déclare qu'il ne se serait sans doute pas servi des preuves si Peggy les lui avait fournies, car son but était de s'attaquer à la corruption et non de remettre en liberté un individu aussi dangereux que Washington. Dans certaines circonstances, il est bon que le pragmatisme l'emporte sur la rigueur morale...

   
1997 Critical Care

Avec : James Spader (Docteur Werner Ernst), Kyra Sedgwick (Felicia Potter), Helen Mirren (Stella), Anne Bancroft (une nonne), Albert Brooks (Docteur Butz), Jeffrey Wright (le patient du lit 2), Margo Martindale (Constance 'Connie' Potter). 1h47.

Werner Ernst est un jeune interne qui se retrouve bien malgré lui impliqué dans une bataille juridique entre deux demi-soeurs qui réclame chacune la garde de leur père dans un état comateux...

   
1999 Gloria

Avec : Sharon Stone (Gloria), Jean-Luke Figueroa (Nicky Nuñez), Jeremy Northam (Kevin), Cathy Moriarty (Diane), George C. Scott (Ruby), Mike Starr (Sean), Bonnie Bedelia (Brenda), Barry McEvoy (Terry), Don Billett (Raymond), Jerry Dean (Mickey). 1h48.

Après avoir passé 3 ans en prison pour couvrir Kevin, Gloria retrouve ce dernier alors qu'il séquestre un garçon de 7 ans, Nicky, dont il vient d'exécuter la famille pour récupérer une disquette compromettante pour la mafia. Par vengeance et pour sauver l'enfant, Gloria s'enfuit avec Nicky et la disquette. Une traque sans merci s'engage alors...

   
2006 Jugez-moi coupable

Avec : Vin Diesel (Giacomo 'Jackie Dee' DiNorscio), Peter Dinklage (Ben Klandis), Linus Roache (Sean Kierney), Ron Silver (le juge Finestein), Alex Rocco (Nick Calabrese), Annabella Sciorra (Bella DiNorscio), Raúl Esparza (Tony Compagna). 2h04.

Jack DiNorscio n’est pas très futé. Trafiquant de drogue à l’occasion, il est arrêté par le FBI et emprisonné. Mais un procureur ambitieux, Sean Kierney, le rappelle à la barre pour un procès fleuve contre la famille Calabrese, une des plus célèbres dynasties mafieuses du New Jersey. DiNorscio, même s’il est délaissé par ses proches, croit en la famille et aux amis. Alors qu’on lui demande de témoigner contre eux, Jack refuse. Il décide même de ne pas prendre d’avocat et de se défendre lui-même. Ce procès sera le plus long de l’histoire des Etats Unis. Jack, avec sa truculence et sa naïveté, exaspère tout en faisant réfléchir et rire le public, le jury et le juge.

   
2007 7h58 ce samedi là

(Before the Devil Knows You're Dead). Avec : Philip Seymour Hoffman (Andy), Ethan Hawke (Hank), Albert Finney (Charles). 1h55.

Hank Hanson se perd dans les problèmes d’argent. Sous ses dehors d’homme d’affaires installé, apparemment plus fortuné, son frère aîné Andy a les mêmes soucis. Tous deux ont coupé les ponts avec leurs parents, qui mènent une vie plus sereine. Ils tiennent toujours la bijouterie familiale dans une banlieue tranquille de New York. Jusqu’au jour où Andy propose à Hank un coup qui doit leur assurer sans risque le gros lot...