De la violence à Five points de Gangs of New York en 1846 à la ballade romantique de Manhattan en 1979.

Les films sur New York sont d'abord ici présentés selon l'histoire de la ville (partie 1), puis selon les divers quartiers de Manhattan (partie 2) et des quatre autres arrondissements (boroughs) puis selon la chronologie de leur réalisation (partie 3).

I - New Yok au cours des siècles

New York au XIX siècle :

De l'arrivée des hollandais aux vagues d'immigrants asiatiques en passant par les peuples de l'Europe de l'Est il aura fallu des dizaines de nationalités différentes pour construire New York. Et si elle est considérée, à l'image des Etats-Unis, comme l'exemple du melting pot, celui-ci ne s'est pas fait en douceur, mais souvent dans le sang. C'est ce que décrit Gangs of New York réalisé par Martin Scorsese en 2002 en se basant sur le livre éponyme écrit en 1928 par le journaliste Hebert Asbury et décrivant le New York du 19e siècle à travers ses quartiers les plus pauvres, comme celui des Five Points, où la violence et la misère ont donné naissance aux premiers gangs de la ville.

En 1860, Five Points est livré à l'anarchie : la violence, la misère et la débauche s'y côtoient. La seule chance d'y survivre est de rallier un des gangs qui s'y partagent le pouvoir. Le quartier et les habitants sont abandonnés, ignorés par la bourgeoisie new-yorkaise. Plusieurs milliers d'immigrants par semaine viennent s'entasser dans les taudis de Five Points. Pour la plupart Irlandais, ils sont très mal vus par les "natifs", c'est à dire les Américains de souche qui se sentent menacés par "l'invasion". A la même époque, la guerre de Sécession est déclarée. On ne peut se soustraire au combat qu'en monnayant une somme de 300 dollars, somme inaccessible pour les habitants de Five Points. Ecrasé par l'injustice, la corruption, la misère et la guerre des gangs, le quartier va brusquement exploser le 13 juillet 1863 déclenchant une révolte sanglante : 2000 morts et au moins 1000 blessés. Five Points sera bientôt débaptisé, comme rayé de la carte et de l'histoire.

Les Five points en 1846 (voir : combat
La bourgeoisie de Madison avenue (voir : Jenny)

Il ne reste plus rien aujourd'hui de ce quartier mais des fouilles archéologiques ont permis de situer le site que l'on situe au niveau des actuels Wall Street et Chinatown, dans le sud de Manhattan. Si vous descendez Bowery street jusqu’en bas, à l’intersection de Park row, Worth street et Saint James place, vous y serez ! La ville de l'époque a ainsi été entièrement reconstituée en studio, les taudis de Five Points et de l'autre côté, au nord de Manhattan, l'aristocratie qui semble vivre dans un monde différent dans les belles maisons bourgeoises autour d’Astor place.

Le New York des années 1870 est magnifié par Scorsese en 1993 avec Le temps de l'innocence. Puritain et élitiste, Newland Archer est sur le point de se fiancer avec la très jolie mais très superficielle May Welland, dans le but d'unir leurs deux riches familles. Mais son amour illégitime pour la très troublante comtesse Olenska (cousine de sa future femme, décriée par tous pour son anticonformisme) va ébranler la haute société. Si Newland conteste les règles en privé, il n'osera jamais s'insurger contre sa famille et préfèrera au final passer à côté de l'amour de sa vie plutôt que de s'élever contre la tradition.

Dans Le temps de l'innocence, Newland Archer renonce à a comtesse Olenska

L'Amérique du début du XXe

Au début du siècle, l'immigration aux Etats-Unis est le rêve de tous les européens miséreux ou à la recherche d'un nouveau départ. C'est ainsi le cas de Charlot dans Charlot voyage (The immigrant, 1917).

The immigrant (Charles Chaplin, 1917)

C'est aussi celui de Karl Rossmann, adolescent de seize ans, expédié en Amérique par ses parents pour le punir d'avoir "fauté" avec la servante dans Amérika roman écrit par Franz Kafka en 1912 que les Straub mettront en scène dans Amerika - Rapports de classes en 1984.

Amerika - Rapports de classes (Straub et Huillet, 18984)

 

Les années 1920

On les appelle les "roaring twenties", ces années rugissantes, folles, période bénie entre une guerre meurtrière (mais dont le pays sort renforcé) et une crise économique (le krach boursier de 1929) qui marquera à jamais les Etats-Unis. C'est aussi le temps de la prohibition : l'alcool est interdit. New York vit alors principalement la nuit, ses habitants sortent se divertir soit dans les clubs où l'on joue du jazz (alors en pleine explosion) jusqu'au petit matin, soit dans les bars clandestins qui se créent et où l'on peut trouver de l'alcool. Nombreux sont ceux qui s'enrichissent grâce à ce trafic. F.Scott Fitzgerald décrit parfaitement dans Gatsby le Magnifique cette bourgeoisie new-yorkaise où seul le dollar compte.

Cotton Club (Francis Ford Coppola, 1984)

Cotton Club (Francis Ford Coppola, 1984) décrit dans le Harlem de 1928, l'un des cabarets les plus huppés qui vit au rythme du jazz, dans une atmosphère de prohibition et de début de krach. Les destinées de deux hommes, l'un cornettiste, blanc, et l'autre danseur de claquettes, noir, vont graviter autour de cette boîte, fréquentée par de célèbres mafieux de l'époque. Toutes les caractéristiques de ces années sont illustrées : le jazz, alors optimiste et joyeux, dégageant un esprit de fête, mais aussi le cinéma, un cinéma de studio aux décors d’aspect "toc" et ses acteurs pistonnés, et bien sûr les gangsters puisque tout n'est que question de pouvoir, la pègre est omniprésente.

La foule (King Vidor, 1927) est tourné en studio, mis à part des scènes de liesses, réalisées dans Manhattan.

La période décrite dans Il était une fois en Amérique (Sergio Leone, 1984) couvre plus de 45 ans, de 1922 à 1968 mais reste néanmoins centrée sur la période de la Prohibition (1919-1933). La vue de l'affiche du film, avec le Manhattan bridge au fond peut encore être retrouvée en quittant Manhattan par le pont de Brooklyn à pied. Un escalier permet de descendre dans Front Street, il suffit alors de tourner à droite dans Washington Street. Parmi les autres scènes marquantes, la mort d'un adolescent au pied du pont de Brooklyn, les fumoirs à opium de Chinatown. Côté décor, Sergio Leone a été séduit par le style des immeubles du Lower East Side. A tel point qu'il demanda la reconstitution au coeur de New York de trois rues entières dans le style années 20 !

New York et la crise des années 30

Avec la crise des années 30, New York vacille. La ville triomphante qui dresse à l’assaut du ciel, l’architecture de son orgueil se voit contestée par un gorille qui part à l'assaut de son monument phare, l'Empire state building (King Kong, 1933).

Dans Mr. Deeds goes to town (Frank Capra, 1936), l'extravagant monsieur Deeds, arrivé à New York, déclare : "Les gens d'ici sont bizarres : ils s'efforcent tant de vivre qu'ils oublient comment vivre… Je me suis promené en regardant les grands immeubles et j'ai pensé à ce que Thoreau a dit : "Ils ont créé des palaces grandioses, mais ils ont oublié de créer les nobles pour les habiter" .

Les films de Gregory La Cava, Mon homme Godfrey (1936) et La fille de la 5e avenue (1939) mettent crument en lumière la coexistance d'une grande bourgeoise désoeuvrée avec des hommes et des femmes ayant de plus en plus de mal à survivre dans un New York vidé de ses emplois. Mon homme Godfrey situe la décharge de New York au pied du Queensboro Bridge, le long de l'East River qui relie l’île de Manhattan et le Queens. Seconde occurence de ce célèbre pont dans le cinéma dans Manhattan (Woody allen, 1979) et Spiderman (2001). La grande bourgeoisie se donne elle rendez-vous au Waldorf-Ritz et la famille Bullock habite au 1011 dans la 5eme avenue de Manhattan.

C’est dans une création de studio, La rue sans issue (1937) de William Wyler avec Humphrey Bogart qu’est montrée la vie misérable dans les taudis new-yorkais et le chemin inéluctable qui mène les jeunes vers la délinquance.

(King Kong, 1933)
La rue sans issue (William Wyler, 1937)

La scène Broadway Melody de Chantons sous la pluie (Stanley Donen, 1951) montre la ville sous son plus beau jour !

New York des années 40 : New York en décors naturels

C'est probablement au producteur Mark Hellinger que revient l'idée d'un tournage en environnement naturel combiné avec une approche semi-documentaire. Le genre policier sera un prétexte au producteur pour faire en définitive un portrait de la ville de New York. Même enthousiasme pour Jules Dassin qui déclara « J'ai accepté de faire Naked City en dépit de l'histoire... J'ai dit oui, si on me laisse tourner dans les rues de New York, dans des intérieurs réels, avec des inconnus".

La cité sans voile (Jules Dassin, 1948)
Pour la première fois New York en décors naturels

Dès l'année suivante Un jour à New York (Stanley Donen, 1949) est tourné en décors naturels. La plupart des scènes tournées dans Le parrain (Francis Ford Coppola, 1972) l’ont été en décor naturel, dans le quartier de Lower East Side. Durant 2 mois, les décorateurs ont transformé la 6th Street, entre l’avenue A et l’avenue B, afin qu’elle devienne une rue typique du début du XXième siècle. L’épicerie Genco Abbandando où travaille le jeune Vito se situe sur Mott Street, à cheval entre Little Italy et Chinatown. L’assassinat de Joey Zasa par Vincent Mancini à lieu dans la petite Elisabeth Street. Michael Corleone est décoré de l’ordre de Saint Sébastien à la Cathédrale Saint Patrick sur la 5th Avenue. La maison familiale des Corleone se situe quant à elle à Staten island, au n°110/120 de Longfallow Road.

Un jour à New York (Stanley Donen, 1949)
Le parrain(Francis Ford Coppola, 1972)

 

Les années 1950. Beau fixe sur New York et West side story

Beau fixe sur New York (Stanley Donen, 1955) montre la ville sous son plus beau jour !

Fenêtre sur cour (Alfred Hitchcock, 1955) permet de découvrir New York sous un angle différent loin de l’agitation habituelle de la ville. Le film se déroule quasiment en huis clos, dans l’appartement de Jeff, avec la vue sur la cour intérieur. On découvre ainsi la vie de quartier à New York, au coeur de Greenwich Village. Et bien que le film soit en quasi totalité tourné en studio, l'esprit de New York est fortement présent. Le premier plan s'ouvre sur une vue des immeubles voisins du Lower East Side, près de Greenwich Village. Quant à l'immeuble de Jeff, il est censé se situer sur la 9th Street West, tout près de Washington Square.

Beau fixe sur New York (Stanley Donen, 1955)
West side story (Robert Wise, 1961)

West side story (Robert Wise, 1958) fresque musicale, née en 1958 tourne aussi une majeure partie de son histoire dans New York même. Dès le générique, un parallèle s'établit entre les hauts grattes ciels et une gamme de notes colorées et enjouées. Le survol durant quelques minutes du quartier de Manhattan donne une sensation de légèreté avant que la caméra ne plonge subitement entre deux grands buildings où se situe un terrain de jeu illuminé mais étouffant. Entre les rues sombres et les habitations modestes et surpeuplées, les règlements de comptes se déroulent sur les terrains de baskets et autres parkings grillagés, à l’abri des regards de la loi. Le terrain vague théâtre de la bagarre entre les Jets et les Sharks se trouvaient sur la 66th Street, entre Amsterdam Avenue et West End Avenue. Aujourd'hui, ce quartier a été complètement métamorphosé avec la construction du Lincoln Center.

Comme l'indique son titre, West side story se déroule dans le quartier du West Side. Ce quartier de Manhattan s’etend le long de l'Hudson river, de la 66th Street à la 110th Street. New York, encore une fois, y est sous son plus beau jour : des couleurs chaudes et claires et des lignes libérées : courbes, cages d’escaliers et autres verticales architecturales l’égayent. Ainsi New York reste une ville belle et enviée, mais en son cœur se joue un conflit qui n’est toujours pas terminé entre américains et immigrés.

Les affranchis (Martin Scorsese, 1989) est entièrement tourné en extérieur, de l'enfance du héros dans le quartier de Brooklyn on passe à quelques adresses célèbres de New York, notamment le club Copacabana, au n°617 de la West 57th Street et le Catalina Beach Club, sur Coney Island Avenue

Les affranchis (Martin Scorsese, 1989)
Diamants sur canapé (Black Edwards, 1960)

La scène d’ouverture de Diamants sur canapé (Black Edwards-1960) reste la plus mémorable et la plus symptomatique du film : Audrey Hepburn sort d'une fête folle en tenue élégante et, tout en prenant son petit déjeuner dans un café, elle rêve en fixant des yeux la vitrine de la joaillerie Tiffany's, située au n°727 de la 5th Avenue. Voilà le film immédiatement situé dans le milieu aisé de l'Upper East Side. Avec son voisin et nouvel ami, elle multipliera les frasques dans les rues de New York, ainsi que dans la fameuse New York Public Library, à l'angle de la 5th Avenue et de la 42nd Street. L’histoire la conduira aussi à travers Central Park, notamment au Sailboat Pond puis au Bandshell, au niveau de la 72nd Street.

Le petit fugitif (Moris Engel, 1953)
On the Bowery (Lionel Rogosin, 1957)

Le premier cinéma vérité independant filme Le petit fugitif (Moris Engel, 1953) dans Brooklyn et les clochards On the Bowery (Lionel Rogosin, 1957).

Les années 60 : de la contre-culture au désenchantement, Hair et Macadam Cowboy

Les années 1960, période de mutations sociales et de changements d’idéaux fut aux Etats-Unis un événement aux conséquences planétaires. Woodstock, Martin Luther King, The Rolling Stones… tant de symboles aujourd’hui incontournables d’une décennie synonyme de libération sexuelle, d’une réunification des ethnies mais aussi de lourdes illusions. New York, théâtre de cette nouvelle culture, projette au monde entier l’image d’une Amérique libre de toute morale. C’est la ville qui accueille des concerts, des expositions modernes, des films d’art et d’essais libérés de toute censure et une population énergique, joyeuse et confiante. Hair (Milos Forman, 1979), grande comédie musicale, réunit tous ces éléments et prends New York pour un véritable décor de spectacle musical : mobile, scintillant, illuminé et irréaliste. Hair fut entièrement tournée à New York. Dans les plans mettant en scène Central Park, on reconnaît la Bethesda Fountain et le Great Lawn. La partie intitulée "I got life" a été tourné à Millneck, non loin de l'Oyster Bay, à Long Island.

Hair (Milos Forman, 1979)
Macadam Cowboy (John Schlesinger, 1969)

Hair est réalisé en 1979 dans la nostalgie de ce que furent les années du rayonnement de la contre-culture. Le film de John Schlesinger, Macadam Cowboy, tourné en 1969 se déroule aussi dans le New York des années 1960. Il est l est contemporain du premier grand succès qu’enregistra le Nouvel Hollywood, le road movie Easy Rider de Dennis Hopper. D'une certaine façon, il anticipe la désillusion des années 70. Il trace un portrait hostile de la ville et de ses habitants. Fraîchement débarqué de son Texas natal, un jeune cowboy prend New York pour la terre promise où il fera fortune comme gigolo. Mais il doit déchanter, car il n’est pas si facile de monnayer ses charmes. La rencontre d’un infirme apparemment plus débrouillard, lui rend l’espoir, pour peu de temps… Macadam Cowboy présente aussi bien la ville chic que les bas-fonds et l’immeuble de l’infirme, un taudis en ruine qui ne demande qu’a être rasé. Dans ce New York sale, humide et hostile, la libération sexuelle et morale n'est que très illusoire.

Spider-Man est censé vivre dans le futur mais ce sont souvent des décors des années 60, ceux de la création du comics qui sont utilisés. Dans le Spiderman de Sam Raimi), Green Goblin précipite Mary Jane Watson du haut du du Queensboro Bridge (celui de Manhattan) et Spider-Man doit choisir s’il doit la sauver ou venir au secours des passagers du téléphérique de Roosevelt Island. On retrouve Peter dans la bibliothèque de l'universite de Columbia et dans le restaurant Moondance Diner (80 Avenue of Americas) dans Soho.

A l'exact opposé d'un New york fantasmé, se situe Walden, le journal filmé de Jonas Mekas entre 1964 et 1968.

Walden (Jonas Mekas, 1969)
Hôtel Monterey (Chantal Akerman, 1972)

Le journal autobiographique quittera ensuite le genre du cinéma exprimental pour s'établir comme genre indépendant au sein du documentaire. ne resteront dans le genre expériementalq ue ceux tels Hôtel Monterey (Chantal Akerman, 1972) jouent sur la durée et la sérialité.

Les années 70 : Maen streets ou Manhattan

Au début des années 70, les Etats-Unis sortent de la guerre du Vietnam, un conflit qui a duré et qui a parallèlement suscité de nombreuses réactions de la part du peuple américain. Consécutif aux troubles de ce conflit et soutenu par des mouvements artistiques contestataires, le cinéma s'engage politiquement et commence alors à exprimer ses préoccupations historiques, sociales et politiques. De nombreux films vont alors s'exercer à dévoiler les erreurs du système et tous les disfonctionnements du modèle américain, plus communément appelé "american way of life", qui était véhiculé par le cinéma depuis le début du siècle. La perspective politique, sociale et culturelle apparaît alors comme le but principal de ces films engagés.

Hi! Mom (Brian de Palma, 1970) relate l'histoire de Jon Rubin, qui, de retour du Viêt-Nam, habite un immeuble du Lower East Side de New York et qui, plus que jamais, s'adonne à son activité principale : le voyeurisme qui reste un thème récurrent chez de Palma

Hi! Mom (Brian de Palma, 1970)
Mean streets (Martin Scorsese, 1973)

Mean streets (Martin Scorsese, 1973) montre le quartier de La petite Italie où se sont installés les immigrés italiens. Pittoresque, avec ses pizzerias, ses trattorias, son environnement sonore dispensé à plein volume par les juke boxes et où voisinent, symboles musicaux du rapprochement de deux civilisations, les tubes des Rolling Stones ou d'Eric Clapton et ceux chantés par Renato Carosone ou Giuseppe di Stefano. Mais aussi violent, sordide avec ses rues sales, ses bals mal famés, pépinières de délinquants minables et de "mafiosi" en puissance. Tony et Michael sont de ceux-là : le premier gérant d'un bar, le second promoteur d'affaires louches. Johnny Boy et Charlie voudraient bien en être.

Martin Scorsese obtient la Palme d'Or au festival de Cannes 1976 pour Taxi Driver. Robert De Niro prolonge son personnage de Hi! Mom en interprétant un chauffeur de taxi à peine revenu de la guerre du Vietnam. Travaillant de nuit dans les bas fonds de New York, il s'enfonce petit à petit dans la schizophrénie. La critique de la ville, et partant de l'american way of life, se révèle intimement liée à la perception de Travis qui ne travaille que la nuit et se trouve alors forcément confronté à toutes sortes de plaies urbaines telles que la prostitution, la délinquance, la pauvreté, le racisme, la criminalité ou la violence. Travis, choqué par ce qui l'entoure, continue à fréquenter les bas fonds parce qu'il ne se sent plus à sa place dans la société New-yorkaise qui vit le jour. Le seul endroit où il peut se réfugier devient son taxi qui le protège et l'isole du monde extérieur que Travis rejette systématiquement.

Taxi Driver (Martin Scorsese, 1976)
Manhattan (Woody Allen, 1979)

En 1977 sort Annie Hall et Woody Allen commence à montrer qu'il aime sa ville et qu'il veut lui rendre hommage. Il nous offre des balades sa ville et notamment sous les montages russes du "Cyclone" de Coney Island, au cinéma Le Thalia situé au 250ème de la 95ème rue,aux Wall Street Tennis Courts ou encore sur le Pier 17, lieu romantique pour une déclaration au clair de lune. La ville, loin d'être angoissante devient une ville d'intellectuels bourgeois, propre et agréable à vivre.

Manhattan sort en 1979 et consacre la beauté de la ville de New York. Woody Allen au tout début du film, s'adonne en effet à une description complète et longue de ce qu'il appelle ses sources d'inspirations et réalise un film en noir et blanc afin de montrer à tous la vision qu'il en avait quand il était jeune.

La plus jolie scène de Manhattan reste ainsi l’inoubliable promenade au clair de lune au pied du Queensboro Bridge, le long de l'East River qui relie l’île de Manhattan et le Queens sur l'île de Long Island enjambant la petite île de Roosevelt Island.

Les années 80 -90 : Le New York d'Abel Ferrara... et de Woody Allen

Les années fric sont mises en scène dans The King of New York (Abel Ferrara, 1989) et Bad lieutenant (1992). White meurt prisonnier de Times square et le lieutenant devant The Trump tower, symbole de l'architecture triomphante des années 80.

The King of New York (Abel Ferrara, 1989)
Bad lieutenant (Abel Ferrara, 1992)

Dans Alice (Woody Allen, 1990) Mia Farrow fait des emplettes dans les magasins chics de Manhattan et fréquente les instituts de beauté, où elle retrouve ses amies oisives, fortunées et cancanières. Mais cette existence dorée la laisse curieusement insatisfaite, en témoigne un persistant mal de dos pour lequel elle consulte à Chinatown le mystérieux docteur Yang.

Dans Meurtre mysterieux à Manhattan (Allen, 1993) Larry et Carol habitent dans l'immeuble du 15 Gramercy Park South ou n°225 East de la 17th Street. C'est là que Diane Keaton fouille, fouine, interroge et explore en toute illégalité ! Woody Allen travaille quant à lui dans le Harper Collins building, au n°10 East de la 53rd Street. On y voit aussi le célèbre Club 21, au n°21 West de la 52nd Street, mais aussi le Café des artistes (West 67th Street), le restaurant Elaine's (n° 1703 de la 2nd Avenue), au Lincoln Center, devant la fontaine de Bryant Park et le Madison Square Garden, pour un match de hockey sur glace.

Le New York des années 2000 : Entre terrorisme et comédies sentimentales

Au début des années 2000, New Yok accueille les romances de Rencontres à Manhattan (Edward Burns 2001) et Coup de foudre à Manhattan (2002). Puis surviennent la destruction des deux tours du World trade center et leurs milliers de victimes. New York : 11 septembre des frères Naudet (2002) en rend presque immédiatement compte. Il sera suivi de World Trade Center de Oliver Stone (2005)

New York : 11 Septembre (frères Naudet, 2001)
The visitor (Thomas McCarthy, 2008)

Les conséquences sur la politique américaines feront l'objet de Fahrenheit 9/11 (Michael Moore, 2004) et du subtil The visitor (Thomas McCarthy, 2008)

Le New York du futur

Lorsque La statue de la liberté n’est plus, l’Amérique suit ! Dans La planète des singes (Franklin J.Schaffner, 1967), l’image finale du film annonce au héros cosmonaute, qui a atterri accidentellement sur une planète inconnue envahie par de terribles singes aux allures humaines, qu’il s’est en fait écrasé sur la Terre quelques centaines d’années après leur départ ! Cette annonce terrifiante lui est faite lorsqu’il voit sur une grande plage le buste de la Statue de la liberté effondrée ! L’image de cette statue de la liberté en ruine clôt le film sur une note pessimiste de non-retour et d’un emprisonnement à perpétuité sur cette planète sauvage.

La planète des singes (Franklin J. Schaffner, 1967)
New York 1997 (John Carpenter, 1981)

Dans New York 1997, Manhattan est devenue la plus grande prison du monde, abritant entre ses hauts murs plus de trois millions de détenus. Une incessante surveillance électronique interdit à quiconque de s'évader. Barry Bernardi, responsable des décors, fut confronté à un véritable challenge pour simuler le Madison Square Garden, le pont de la 69e Rue ou bien encore le World Trade Center dévastés et ravagés. Rien dans la ville actuelle ne permettait d'obtenir ces effets. Aussi l'équipe de production se tourna-t-elle vers St Louis, dans le Missouri, pour établir une copie de New York. Une architecture similaire, un pont fermé ("The Chain of Rocks", doublure du pont de la 69e) servirent de base aux transformations : la vieille gare de l'Union Train devint-elle pour l'occasion le Madison Square Garden. Le centre ville fut réaménagé : de nombreuses carcasses de voitures et des kilos de déchets furent répandus sur les trottoirs afin de donner un air repoussant au Manhattan du futur. Los Angeles ne fut pas en reste également puisque quatre sites furent retenus pour les besoins du film (dont celui sensé représenter le World Trade Center). Quelques rares plans furent toutefois tournés à New York même, notamment à Liberty Island, au pied de la Statue de la Liberté.

 

2- Les quartiers de Manhattan et les autres boroughs

Manhattan
 
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La ville de New York
Manhattan, en jaune, et les quatre autres boroughs (arrondissements) de New York
 
 
L'Etat de New York
L'Etat de New Yok avec, au sud, les iles de Manhattan, de Staten Island et de Long island (Queens+Brooklyn). Le Bronx est relié au continent.
     

2-1 : Manhattan du Nord au Sud

Harlem
Le quartier de Harlem se situe et s’étend au nord de l’île de Manhattan, entre la Harlem River, l’East River et l’Hudson River. Le secteur central et occidental commence au sud avec la 110e rue et va jusqu’à la 155e rue au nord. Le district de East Harlem débute quant à lui un peu plus au sud, au niveau de la 96e rue. Les autres quartiers voisins de Harlem sont Morningside Heights à l’ouest et Washington Heights au nord. Le plus grand parc de la ville, reconnu comme le « poumon de Manhattan », Central Park se situe au sud du quartier, dont il marque la limite. Les limites de Harlem n'ont pas toujours été semblables à celles d'aujourd'hui étant donné que le quartier a évolué au cours de l’histoire.

Harlem est subdivisé en trois secteurs, West Harlem, Central Harlem et East Harlem avec pour référence la Cinquième Avenue, qui sépare d'une manière générale l'île de Manhattan en une partie est et une partie ouest. Le district de West Harlem s'étend à l’ouest de St. Nicholas Avenue et au nord de la 123e Rue. Il rassemble plusieurs quartiers : Hamilton Heights, autour de Hamilton Grange, Manhattanville, au nord de Morningside Heights. Les Heights désignent les hauteurs de Harlem comme Sugar Hill, un quartier où résidait la bourgeoisie dans les années 1920. Central Harlem correspond à l'espace situé entre St. Nicholas Avenue et la Cinquième Avenue. Il regroupe les districts de Mount Morris, qui s’étend à l’ouest de Marcus Garvey Park, Strivers' Row, centre autour de la 139e Rue, Sugar Hill situé plus au nord, et Astor Row, autour de la 130e Rue. Enfin, East Harlem se trouve entre la Cinquième Avenue et les berges de l'East River, avec pour principal quartier Spanish Harlem, au sud de la 116e Rue. Comme son nom l'indique, le quartier accueille une majorité d'Hispaniques, essentiellement des Portoricains.

Cotton Club (Francis Ford Coppola, 1984)

Upper East side

De la premère avenue qui borde le Queensboro Bridge, le long de l'East River qui relie l’île de Manhattan et le Queens à la cinquième avenue qui bode Central Park. Mon homme Godfrey (Gregory la Cava, 1936) situe la décharge de New York au pied du Queensboro Bridge. Première occurence de ce célèbre pont dans le cinéma avant Manhattan (Woody Allen, 1979) et Spiderman (2001). La grande bourgeoisie se donne elle rendez-vous au Waldorf-Ritz et la famille Bullock habite au 1011 dans la 5eme avenue de Manhattan.

Le Queensboro Bridge
Manhattan en 1979.
   

Central park

Shadows (John Cassavetes, 1959)
 
Walden (Jonas Mekas 1969)
Hair (Milos Forman, 1979)

58e rue: Plaza hotel

   

 

56e rue : the Trump tower

La Trump Tower est un gratte-ciel de 58 étages mesurant 202 mètres de haut. La Trump Tower a été achevée en 1983, selon les plans de Der Scutt. Elle est située au 725 de la cinquième avenue à Manhattan, au coin de la 56e rue. La tour tient son nom du magnat de l'immobilier américain Donald Trump, qui partage le bâtiment avec la compagnie d'assurances britannique Équitable Life. La tour est construite en béton armé pour des raisons de résistance au vent, et constituait lors de son inauguration en 1983 la plus haute tour de ce type de la ville. Sa hauteur dépasse celle normalement autorisée grâce au rachat des hauteurs non utilisées par ses voisins. Une cascade artificielle de 24 mètres de hauteur orne l'atrium intérieur d'une hauteur de cinq étages.

     

 

53e rue : Le Moma

   

52e à 39e : Broadway

Broadway est un des principaux axes nord-sud. C'est le seul axe qui s'étende du sud (de Bowling Green) au nord de l'île. C'est la seule avenue de Manhattan qui traverse l'île en diagonale et ne respecte donc pas le plan de quadrillage qui a été établi en 1881. Le terme "Broadway" désigne notamment les productions de Broadway, généralement des pièces de théâtre ou des comédies musicales, jouées dans chacun des 40 grand théâtres professionnels, de 500 places et plus, le plus souvent situés dans le Theater District de Manhattan de la 46e à la 42e au niveau de Times Square.

Shadows (John Cassavetes, 1959)
The king of New York (Abel Ferrara, 1989)

 


Times square

Times Square, nommé d'après l'ancien emplacement du siège du New York Times, est centré sur la 42e rue et Broadway. Il comprend les blocs situés entre la Sixième et la Neuvième Avenue d'est en ouest, et entre les 39e à 52e rue du sud au nord. Surnommé "Crossroads of the world", Times Square est l'un des endroits les plus célèbres et les plus animés au monde, à l'instar de Shibuya à Tokyo ou Piccadilly Circus à Londres : environ 365 000 personnes y passent chaque jour.

 

 

 

Soho

Le nom SoHo provient de South of Houston Street, mais n'a rien à voir avec le quartier de Soho à Londres. SoHo est bordé par Greenwich Village et NoHo au nord (nord de Houston Street), Little Italy et le Bowery à l'est, Chinatown et canal street au sud et la Sixième Avenue à l'Ouest.

Le quartier est devenu célèbre durant les années 1960 et les années 1970, alors que les usines abandonnées, installées dans les fameux Iron Buildings, offraient un espace immobilier bon marché pour les artistes. Le quartier fut classé district historique en 1973. Nombre d'anciens bâtiments industriels furent alors transformés en studios, en lofts. Dans les années 1990, Soho comptait quelque 300 galeries d'art et était célèbre pour ses créations contemporaines (graffitis, happening, photoréalisme, etc.).

Suite à cette réappropriation par une nouvelle population, le prix du mètre carré augmenta à nouveau, ce qui entraîna finalement un nouvel exode des artistes vers des lieux plus abordables. On y trouve encore cependant des galeries, mais surtout des boutiques de mode luxueuses. C'est devenu probablement un des quartiers de New York les plus touristiques, surtout durant le week-end.

Soho dans Afters hours (Martin Scorsese, 1985)

Dans Afters hours, Martin Scorsese met en secène aussi l'opposition entre l'Upper west side et Soho, entre la classe aisée des salariés d'entreprises high-tech et celle des artistes. Paul habite la 91e rue, tout en haut de l'Upper West side et travaille un peu plus bas dans la 48e rue, près de Rockefeller center. Son trajet de départ dans le taxi fou consiste donc à descendre tout Broadway pour atteindre Soho où Marcy Franklin et Kiki Bridges habitent un loft au 28 Howard street. Il estime avoir besoin de trois quarts d'heure, pour s'y rendre. Tom, le barman du "Terminal bar" l'envoie chez lui, au dernier étage du 128 Spring street. Paul est ramené devant l'immeuble de son entreprise via Houston street, 8e avenue, Madison avenue, et finalement 48e rue.

 

Little Italy

Mean streets (Martin Scorsese, 1973)
Italianamerican (Martin Scorsese, 1974)

Mean streets a été tourné dans huit rues de Little Italy. Mulberry street est aujourd'hui un quartier de carte postale. Les habitants sont partis depuis longtemps. Seuls subsistent quelques anciens. La fête de Saint Gennaro, église construite par les émigrés napolitains en l'honneur de leur saint patron, attire néanmoins des milliers de visiteurs au mois de septembre.

Les siciliens ont leurs fêtes religieuses à quelques blocs de là, où sont nés les deux parents de Scorsese. Le plan du Christ, au-dessus des rues, donne cette vue sur l'ancien quartier sicilien, celui de Scorsese, d'Elizabeth street où dominent maintenant les boutiques chics. Sa mère est née du côté est et son père du côté ouest. Ils aménagent au 241 pour ses huit ans puis, ensuite, au 253 au deuxième étage, où Marty a vécu jusqu'à 23 ans.

La scène du palier a été tournée sur place car les escaliers sont trop typiques, diffiles à reconstituer à Los Angeles où ont été tournés les intérieurs.
Elizabeth street se termine par Houston sur Bleecker, à cet angle la voiture s'engage dans le bowery, ancienne cour des miracles et refuge des alcooliques. Le lieu s'est aujourd'hui embourgeoisé.

Plus au sud, en prenant l'angle de Prince et Mott, on découvre l'école catholique saint Patrick où Martin suivait les cours des religieuses irlandaises. En face, l'imposante église saint Patrick, la toute première cathédrale catholique de New York. Une réplique à été construite à Cinecitta pour Gangs of New York. Derrière le mur d'enceinte se trouve le fameux cimetière de Mean Streets.

Plus au sud encore, Charlie tourne à l'angle de Mulberry et Spring, le spectateur se retrouve face au Lombardi's, la toute première pizzéria des Etas Unis. Charlie longe ensuite ce qui fut l'Italian Saving Banks of New York.

Plein sud, on distingue à l'arrière plan, l'ancien hôtel de police, vu, par exemple dans Police sur la ville de Don Siegel. Aujourd'hui, c'est une copropriété. L'Armurerie se situe derrière, ainsi que le parc Petrosino, du nom d'un policier tué par la mafia en 1909 (Ernest Borgnine interprète son rôle dans le film Mafia).

Lower East side

La plupart des scènes tournées dans Le parrain 2 l’ont été en décor naturel, dans le quartier de Lower East Side. Durant six mois, les décorateurs ont transformé la 6th Street, entre l’avenue A et l’avenue B, afin qu’elle devienne une rue typique du début du XXe siècle.

La procession de san Gennaro qui conduit jusqu'à san Rocco est trournée dans cette rue.

C'est sur Mott street que l'on trouve la façade de l'entreprise d'huile d'olive Genco dans Le parrain 1 à cheval entre Little Italy et Chinatown. La maison familiale des Corleone se situe quant à elle à Staten island, au n°110/120 de Longfallow Road.

L’assassinat de Joey Zasa par Vincent Mancini à lieu dans la petite Elisabeth Street. Michael Corleone est décoré de l’ordre de Saint Sébastien à la Cathédrale Saint Patrick sur la 5th Avenue.

Chinatown

Wall street
Gangs of new york, Capitalism : a love story

Il ne reste plus rien aujourd'hui du quartier des five points de Gangs of New York. mais des fouilles archéologiques ont permis de situer le site que l'on situe au niveau des actuels Wall Street et Chinatown, dans le sud de Manhattan. Si vous descendez Bowery street jusqu’en bas, à l’intersection de Park row, Worth street et Saint James place, vous y serez !


2 - 2 Le Queens
Le Queens est l'un des cinq arrondissements (en anglais : borough) de la ville de New York (les quatre autres étant Manhattan, Brooklyn, le Bronx et Staten Island). Le Queens est plutôt cosmopolite et se compose principalement de quartiers abritant les classes moyennes, ainsi que des quartiers aisés où l'on trouve des hôtels, des grands parcs et des terrains de golf, cependant l'arrondissement est également réputé pour abriter certains des quartiers les plus pauvres de la ville. Le Queens accueille l'aéroport international de New York-John F. Kennedy ainsi que l'aéroport de New York-LaGuardia. Créé le 1er novembre 1683, il a été baptisé en l'honneur de la reine consort (queen consort) Catherine de Bragance, épouse du roi Charles II d'Angleterre

 


Jackson Heights
Le quartier de Jackson heights dans le Queens est délimité au sud par sa ligne de métro qui surplombe Roosevelt avenue à partir de laquelle on peut s'enfoncer dans le quartier à partir des rues qui lui sont perpendiculaires, de la 68e jusqu'à la 94e rue.

Dans In Jackson Heights (2015), Wiseman flâne à travers l'unn des quartiers les plus cosmopolites de New York. Ses habitants viennent du monde entier et on y parle 167 langues. Ce quartier incarne à lui seul la nouvelle vague d’immigration aux États-Unis et concentre les problématiques communes aux grandes villes occidentales comme l’immigration, l’intégration et le multiculturalisme. Wiseman s’invite dans le quotidien des communautés du quartier new-yorkais, filmant leurs pratiques religieuses, politiques, sociales et culturelles, mais aussi leurs commerces et leurs lieux de réunion. Il met également en lumière l’antagonisme qui se joue au sein de ces communautés, prises entre la volonté de préserver les traditions de leur pays d’origine et la nécessité de s’adapter au mode de vie et aux valeurs des États-Unis.

 

2 - 3 Brooklyn
Brooklyn est l'un des cinq arrondissements de la ville de New York aux États-Unis (avec Manhattan, Queens, The Bronx et Staten Island). Brooklyn est desservi par 18 lignes du métro. Les liaisons avec Manhattan se font, du Nord au Sud, avec le Williamburg Bridge, le Manhattan Bridge (qui permet au métro de passer) le pont de Booklyn et un tunnel, le Brooklyn Battery, qui relie directement, sous les eaux, le sud de Manhattan à Brooklyn.

 

The Williamsburg bridge
Le pont de Williamsburg traverse l'East River, reliant l'arrondissement de Manhattan à la hauteur de Delancey Street à celui de Brooklyn, au niveau du quartier de Williamsburg. La construction du pont a commencé en 1896 et il a été inauguré le 19 décembre 1903. Il a été le plus grand pont suspendu du monde, avec une longueur de 2 227 mètres.

 

Le pont de Manhattan (The Manhattan bridge)
Le pont de Manhattan est un pont suspendu de la ville de New York au-dessus de l'East River, qui relie la partie inférieure de l'île de Manhattan au quartier de Brooklyn. Le pont a été ouvert au public le 31 décembre 1909, alors que sa construction (d'un coût de 31 millions de dollars de l'époque) n'était pas encore achevée. Il sera complètement terminé en 1912. C'est à l'angle de Water Street et de Washington Street que l'on trouve la vue sur le Manhattan Bridge de Il était une fois en Amérique de Sergio Leone.

Le pont de Brooklyn

Le pont apparait régulièrement dans les films catastrophes américains où il est généralement mis en pièces (Cloverfield, Godzilla, Independance Day, Armageddon, Deep Impact, Je suis une Légende, Le Jour d'Après)

 

Coney Island
Mirage de la vie de Douglas Sirk
Le petit fugitif (Maurice Engel, 1953)
Coney Island est une ancienne île devenue péninsule et située à l'extrême sud de Brooklyn . L'île a été reliée à la cité après la guerre de Sécession par une ligne de chemin de fer et de tramway. Longue de 6,5 kilomètres pour moins d'un de large, elle a depuis lors conservé sa célèbre plage donnant sur l'océan Atlantique.

Le Pont Verrazano connecte Brooklyn à Staten Island

 

Principaux films :
       
In Jackson Heights Frederick Wiseman U. S. A.
2015
The visitor Thomas McCarthy U. S. A.
2008
World Trade Center Oliver Stone U. S. A.
2005
Gangs of New York Martin Scorsese U. S. A.
2002
New York : 11 septembre les frères Naudet U. S. A.
2002
Spiderman Sam Raimi U. S. A.
2001
Le temps de l'innocence Martin Scorsese U. S. A.
1993
Meurtre mystérieux à Manhattan Woody Allen U. S. A.
1993
Bad lieutenant Abel Ferrara U. S. A.
1992
Night on earth Jim Jarmusch U. S. A.
1991
The king of New York Abel Ferrara U. S. A.
1989
Les affranchis Martin Scorsese U. S. A.
1989
Do the right thing Spike Lee U. S. A.
1989
Il était une fois en Amérique Sergio Leone U. S. A.
1984
Amerika - Rapports de classes Jean-Marie Straub Allemagne
1984
Cotton Club Francis Ford Coppola U. S. A.
1984
New York 1997 John Carpenter U. S. A.
1981
My dinner with André Louis Malle U. S. A.
1981
Manhattan Woody Allen U. S. A.
1979
Hair Milos Forman U. S. A.
1979
News from home Chantal Akerman France
1977
Taxi driver Martin Scorsese U. S. A.
1976
Le parrain 2 Francis Ford Coppola U. S. A.
1974
Mean streets Martin Scorsese U. S. A.
1973
Hôtel Monterey Chantal Akerman France
1972
Hi! Mom Brian de Palma U. S. A.
1970
Macadam Cowboy John Schlesinger U. S. A.
1969
Walden Jonas Mekas U. S. A.
1969
La planète des singes Franklin J. Schaffner U. S. A.
1967
West side story Robert Wise U. S. A.
1961
Shadows John Cassavetes U. S. A.
1961
Diamants sur canapé Blake Edwards U. S. A.
1961
On the Bowery Lionel Rogosin U. S. A.
1957
Fenêtre sur cour Alfred Hitchcock U. S. A.
1955
Beau fixe sur New York Stanley Donen U. S. A.
1955
Le petit fugitif Moris Engel U. S. A.
1953
Le port de la drogue Samuel Fuller U. S. A.
1953
Un jour à New York Stanley Donen U. S. A.
1949
La cité sans voiles Jules Dassin U. S. A.
1948
La fille de la 5e avenue Gregory La Cava U. S. A.
1939
La rue sans issue William Wyler U. S. A.
1937
Mon homme Godfrey Gregory La Cava U. S. A.
1936
King Kong Ernest B. Schoedsack U. S. A.
1933
Les damnés de l'océan Joseph von Sternberg U. S. A.
1928
Charlot voyage Charles Chaplin U. S. A.
1917

 

Jean-Luc Lacuve avec Yohan Briand le 02/01/2011.