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En 1942, un Juif
d'origine allemande, Lucas Steiner, directeur du théâtre Montmartre,
a dû fuir afin d'échapper à la Gestapo. Avant son départ,
il a laissé une pièce et toutes les indications de mise en scène
qui serviront à Jean-Loup Cottins, un ami metteur en scène.
Marion Steiner a donc la responsabilité de la salle de spectacle et,
afin d'éviter la réquisition du local par les forces occupantes,
elle monte une pièce soi-disant norvégienne, "La disparue"
- en fait, une uvre de Lucas - épaulée par Jean-Loup et
secondée efficacement par son mari, qu'elle cache secrètement
dans les caves du théâtre.
Un nouveau
comédien transfuge du Grand Guignol est engagé : Bernard Granger.
Un critique collaborateur, Daxiat, vient flairer autour du théâtre.
Jean-Loup obtient de Marion qu'elle soit polie avec lui. Écoutant les
répétitions par une bouche d'aération, Lucas parvient
à corriger la mise en scène. La générale de la
pièce est un triomphe. Marion résiste aux avances de Bernard.
Lorsque la Gestapo vient perquisitionner, Bernard comprend que Lucas est dans
la cave et l'aide à se cacher. Après avoir avoué son
amour à Marion, il quitte le couple. Après la guerre nous retrouvons
Bernard dans un hôpital, conversant avec Marion. Le rideau se baisse
: il s'agit d'une scène de théâtre, et la jeune femme,
en compagnie de Lucas et Bernard, vient saluer le public.
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L'un des
films où le tricotage romanesque est le plus visible, entre fausses
identités, portes dérobées, faux décors, et amours
dissimulées.
Malgré la période noire traitée ici, un des films les plus lumineux de Truffaut, à l'image de La sirène du Mississipi, dont Catherine Deneuve cite des répliques. L'art et le mensonge semblent sauver le triangle amoureux auquel ne parvenaient ni Jules et Jim ni Les deux anglaises.
