Avec : Marlon Brando (Don Vito Corleone), Al Pacino (Mike Corleone), James Caan (Sonny Corleone), Robert Duvall (Tom Hagen), Diane Keaton (Kay Adams), John Cazale (Fredo corleone). 2h58.
Août 1945. Don Vito Corleone, "Parrain" d'une des cinq familles
de la Mafia new-yorkaise, marie en grande pompe sa fille Connie au bookmaker
Carlo Rizzi. Alors que la fête bat son plein, Sollozzo, qui dirige la
famille Tattaglia, vient demander à Don Vito de participer avec lui
au trafic de drogue. Don Vito s'y oppose formellement, alors que son propre
fils Sonny se révèle favorable au projet.
Sollozzo tente alors de faire abattre Don Vito afin de pouvoir négocier avec Sonny. Mais Don Vito, bien que gravement touché, survit à ses blessures. Michael, le frère cadet de Sonny, identifie les commanditaires de cet attentat, et riposte en tuant Sollozzo et McCluskey, le chef de la police, son complice.
Michael opère ensuite un repli stratégique en Sicile. Il épouse Apollonia, une jeune Sicilienne, mais celle-ci est tuée par une explosion qui le visait. Celui-ci retourne alors à New York.
Sonny est mort, mitraillé dans un guet-apens à un péage dautoroute, et Don Vito a fait la paix avec toutes les autres familles de la Mafia. Michael épouse Kay Adams et s'apprête à prendre le succession de Don Vito. Ayant découvert que cest son beau-frère Carlo qui attiré Sonny dans un traquenard, il le fait abattre.
Don Vito meurt brutalement et Michael prend la direction de la famille au moment où celle-ci est menacée par les anciens rivaux de son père. Michael mène alors une guerre sans pitié contre ces derniers : durant le baptême de lun de ses neveux, il fait assassiner simultanément tous les ennemis de la famille Corleone, dont la suprématie est restaurée. Il est à son tour, devenu le "Parrain", auquel tous viennent rendre hommage...
Coppola
met en parallèle les cérémonies religieuses et les conspirations
dans lesquelles les membres de la famille doivent s'engager (mariage et affaires
au début, massacre des rivaux interrompu par le baptême du filleul
de Michael, et à la fin, alors que Don Vito meurt tranquillement de
mort naturelle dans un fauteuil qui ressemble à un trône papal
il reçoit les hommage des membres de sa famille dans une cérémonie
qui ressemble beaucoup au "bacciamano".) L'or et les fastes de l'Eglise
font écho aux machinations brutales et sanglantes de la famille. Ces
deux mises en scène sont le fondement de la culture italo-américaine.
Bibliographie : Les enfants terribles du cinéma américain, Michael Pye, Lynda Myles, pp 103-108
