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(1948-2001)
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histoire du cinéma : néoréalisme
1 - Mise en scène

Gilles Deleuze avait rattaché Yasujiro Ozu au néoréalisme pour avoir construit dans un contexte japonais une œuvre qui réussit à rendre visibles et sonores le temps et la pensée. Pour lui, les Européens ne l'imitèrent pas en créant le néoréalisme, mais le rejoignirent par leurs propres moyens. Ainsi, en dépassant le cadre historique du néoréalisme italien, était-il possible de rattacher Ozu au mouvement néoréaliste, entendu comme s'attachant à rendre des situations optiques et sonores pures. C'est l'opsigne qui rend sensible le temps et la pensée qui les rend visibles et sonores. Dans la banalité quotidienne, l'image-action tend à disparaître au profit de situations optiques pures, qui découvrent des liaisons d'un nouveau type, qui ne sont plus sensori-motrices mais qui mettent les sens affranchis dans un rapport direct avec le temps, avec la pensée.

Il semble bien que Shinji Sômai réponde à cette définition par l'emploi de  plans-séquences qui épuisent le cheminement des personnages et les mettent face au paroxysme des émotions qu'ils éprouvent.

Des plans séquences pour épuiser toute action.

L’esthétique des films de Sômai se caractérise par une utilisation intense du plan-séquence. Le plan d’ouverture de Lost Chapter of Snow : Passion (1985) dure 14 minutes. La caméra parcourt une série de maisons miniaturisées qui représentent différentes étapes de la vie d'une orpheline, allant des mauvais traitements infligés par sa famille d'accueil à un attachement à une figure paternelle. L’ambiance artificielle d'une boule à neige offre un terrain adéquat au formalisme de Sômai. Les événements se produisent selon un rythme instable ; des années sont sautées avec à peine plus qu’un mouvement panoramique. Les mouvements de grue emmènent d'un décor à un autre, et les états d'âmes ainsi que les situations passent par un jeu sur les cadrages, la composition de plan et travail sur le hors-champ. L'isolement d’Iori dans sa famille adoptive se ressent autant par le mal-être qu'exprime à voix de la fillette que dans sa place d'éternelle exclue (à l'extérieur dans la scène introductive, dans une pièce séparée quand elle y reviendra avec Yuichi). Cette capacité du plan-séquence à voyager dans le temps, reliant l'action séparée par des semaines de narration en un seul plan, Somai la reprendra dans The friends (1994).

Dès avant cela, les plans virtuoses se sont accumulés. Dans The catch (1983), Somai crée une tension grâce à son utilisation hypnotique et sensuelle des plans-séquences dans deux longues scènes de sexe filmées en temps réel. Mais le plan d'ouverture sur le générique saisit déjà tout l'enjeu du film avec un plan-séquence qui débute sur le front de mer pour revenir sur la plage saisir des pas dans le sable pour accrocher Shunichi et Tokiko grimpant une dune, s'asseyant pour discuter, puis reprenant leur chemin alors que la caméra s'élève pour saisir à nouveau l'horizon. Cette disjonction entre terre et mer, la raison et l'obsession, se retrouve dans l'autre grand plan-séquence du film : les retrouvailles des ex-époux amorcées par une impressionnante scène pluvieuse, à  travers un mouvement de grue où l'on passe des hauteurs du village à ses ruelles, accompagnant le regard d'Aya et Kohama qui se reconnaissent et vont longuement se poursuivre.

La difficulté à vivre des adolescents de Typhoon Club (1985) s'incarne dans deux plans-séquences notables, ceux du cours de mathématiques du vendredi et de la montée de l'échafaudage conduisant au suicide de Mikami le dimanche. Le premier saisit les toits du collège avant de revenir par un travelling-arrière vers le professeur Umemiya qui a bien du mal à expliquer le théorème de Pythagore. La caméra panote alors vers la droite pour saisir Akira qui fait le clown avec des crayons dans le nez alors que Ken observe Michiko avec plus d’attention qu'il ne le faudrait. Alors qu'Akira fait tomber les crayons en excès de son nez et se lève, Umemiya rentre dans le champ par la gauche et vient réprimander les élèves. Le plan-sequnce du dimanche matin, où Mikami monte son échafaudage de chaises, s'apparente à un plan long : 4'40 pour montrer sa determination à préparer son suicide.

La nature et le fantastique pour des images-temps qui libèrent

La nature n'intervient pas dans un moment décisif ou dans une rupture manifeste avec la vie des adolescents mais en révèle la nature profonde, emportée par des lames d'émotions ou d'interrogations. La splendeur de la nature, la mer de The catch, la danse sous le typhon de Typhoon club, la forêt magique de Déménagement, ne nous dit qu'une chose : tout est mouvement dangereux dans le parcours adolescent, pouvant conduire à la mort ou la rédemption.

Les éléments d'épiphanie adolescente se révèlent dans la part de féérie et de fantastique toujours présente chez Somai. La réconciliation, le nouveau départ, entre les deux ex époux de The cate est entrevue à l’issue d'une séquence feux d’artifices sur mer. C'est dans l'ambiance artificielle d'une boule à neige que se déroule le plan-séquence d'ouverture de Lost Chapter of Snow : Passion (1985). La nécessité de brûler ses souvenirs, de brûler ses vaisseaux pour avancer se révèle dans l'apothéose fantastique et psychanalytique de Déménagement (1993). Le feu est le principal élément symbolique du film mais l'eau intervient aussi. C'est l'orage qui s'abat soudain tel un élément fantastique sur Ren et Sally lorsqu'elles reviennent des courses et que celle-ci évoque la lâcheté de son père lui cachant sa nouvelle femmme. L'eau est un élément purificateur avec le jet du grand-père sur les vêtements de Ren. L'air enfin agite les arbres dans deux plans de coupe ou les clochettes du véhicule folklorique sous les bureaux de Kenichi.

Dans The friends (1994) la présence du mystérieux et du mythique revient à la fin avec un "miracle" : un puits asséché, dans lequel des papillons morts ont été jetés tout au long de l'histoire, libère soudain une tempête de papillons de nuit ; papillons et lucioles, réanimés comme par magie. Le vieil homme avait mentionné qu'un papillon de nuit pourrait être l'âme visiteuse d'un mort.

Des images-temps souvent de nature fantastique :
The catch, 1983 Typhoon Club, 1985
 
Lost Chapter of Snow : Passion (1985)
 
Déménagement, 1993 The friends, 1994

 

2 - Biographie

Selon son grand frère, le premier contact de Shinji Sōmai avec le monde du cinéma remonte à 1958 lorsqu'il avait tout juste dix ans. Cette année-là, Tomu Uchida tourne son film La Fête des forêts et des lacs (1958) en extérieur du côté du village de Shibecha près de Kushiro sur l'ile d'Hokkaido, où la famille de Sōmai s'est installée quelques années auparavant. Son frère rapporte que le jeune Sōmai se rendait régulièrement sur le lieu du tournage avec un cahier à la main pour poursuivre l'actrice Ineko Arima dont il était devenu fan. Cette passion pour le cinéma semble l'avoir longtemps accompagné et le réalisateur reconnaît lui-même avoir été un "eiga-seinen" (garçon cinéphile) jusqu'à sa dernière année de lycée. En 1965 il réalise ainsi avec deux amis un film amateur en 8mm de soixante-sept minutes ayant pour titre Vers la fin de nos jours, malheureusement perdu.

Après avoir passé sa jeunesse sur Hokkaido entre Kushiro et Sapporo, Sômai gagne la capitale à l’âge de dix-neuf ans. Sōmai entre en 1967 à l'université Chūō à Tokyo où il s'engage immédiatement dans les mouvements étudiants qui à cette époque agitent le Japon. Il participe notamment aux violentes manifestations de 1971 contre la construction de l'Aéroport international de Narita. Il quitte ensuite, sans aller au bout de son cursus universitaire, le monde de l'activisme. Il traîne plutôt sans but, vivant aux crochets des femmes qu'il rencontre. L'une d'elle lui permet de rentrer à la Nikkatsu comme assistant-réalisateur contractuel en 1972. C'est peu après la naissance des fameux romans pornos, au moment où la plus ancienne des grandes compagnies de production se lance dans le film érotique pour échapper au naufrage de toute une industrie, qui l’année précédente a déjà eu raison de la Daiei et menace de manière égale l’ensemble des majors. Cette éducation cinématographique, notamment comme assistant-réalisateur du grand Chûsei Sone, est déterminante.

Shinji Sômai, qui n'envisage alors nullement de passer à la réalisation, travaille sous les ordres de Shūji Terayama poète, écrivain, dramaturge et cinéaste pour Le labyrinthe pastoral (1974) grâce à l'invitation de Tatsuo Suzuki, l'un des chefs opérateurs les plus importants du Japon de l'après-guerre. Il est surtout l'assistant de Kazuhiko Hasegawa pour ses deux films : Le meurtrier de la jeunesse (1976) et L'homme qui a volé le soleil (1979). Mais quand Kazuhiko Hasegawa refuse scénario sur scénario, Kei Ijichi, qui produit pour Kitty Films, propose à Somai la réalisation d'un film adapté d'un manga. Ce sera The terrible couple (1980). Il enchaîne avec Sailor Suit and Machine Gun (1981), meilleure recette au box office d'un film japonais en 1982.

Cette année-là, Somai fonde la Directors Company avec Kazuhiko Hasegawa, Kiyoshi Kurosawa, Sôgo Ishii et quelques autres. Les accompagnent des collaborateurs réguliers, l’acteur Minori Terada, le scénariste Yôzô Tanaka (remarqué pour ses collaborations avec Masaru Konuma, Tatsumi Kumashiro ou Seijun Suzuki). Parmi les plus hauts faits d’armes de cette structure de production, qui se perpétuera jusqu'en 1993, les trois premiers films de Kiyoshi Kurosawa et ceux de Somai entre Typhoon Club (1985) et Tokyo heaven (1990).

Après trois premiers films placés sous le signe de l'adolescence : The terrible couple (1980), Sailor Suit and Machine Gun (1981) et P.P. Rider (1983), Shinji Somai effectue un virage surprenant avec The catch, adapté d'un roman de Akira Yoshimura. Entre documentaire et chronique familiale, c'est la première œuvre de Somai axée sur les tensions entre les générations. Les séquences de pêche au thon rivalisent avec celles de Stromboli de Rossellini, notamment une scène célèbre dans laquelle l'acteur légendaire Ken Ogata réussit à sortir un énorme thon de la mer.

Somai retrouve l'adolescence avec Typhon club (1985) qui retrace durant cinq jours, du jeudi soir au lundi matin, le parcours de huit adolescents d’une même classe de dernière année de collège. Autour d'eux gravitent le professeur Unemaya et sa compagne alors que les parents des jeunes élèves semblent absents : aussi bien la mère de Rie, jamais à la maison que le père de Ken, alcoolique ou le père de Mikami qui ne le convoquerait que pour le réprimander. Cette situation traverse les classes sociales. Mikami est issu d'une famille riche, Rie vie en immeuble et est élevée par sa mère et Ken dans une cabane avec un père alcoolique. Les adolescents sont donc laissés à eux-mêmes pour se définir dont Mikami, toujours plongé dans les livres affrontant des problèmes existentiels le conduisant à s'interroger sur le suicide commeuen étape necessaire à al réincarnation dans uen vie meilleure. Le plan-séquence n'y est pas le seul moyen pour décrire ces moments qui palpitent de luxure (les séquences lesbiennes ou de masturbation de Rie dans le lit de sa mère), d'envie et d'ennui. Les flashes-back y interviennent comme des moments étranges et oniriques alors qu'une rencontre dans un Tokyo sous un déluge d'eau y est teintée de fantastique.

Love Hotel (1985) avec ses sursauts d'érotisme apparaît comme une sorte de retour aux sources pour Shinji Somai qui débuta au sein de la Nikkatsu au début des années 70 alors que le studio entamait par nécessité son virage vers le Roman Porno. Love Hotel est bientôt désigné, parmi une liste des cent meilleurs "films pour adulte" du Japon, comme le premier d’entre eux. Le film est néanmoins l'occasion d'explorer deux solitudes. 

Lost Chapter of Snow : Passion (1985),  troisième réalisation de Somai dans la même année, est connu pour son plan-séquence initial de 14'. C'est un mélodrame touchant alors que La femme lumineuse (1987) oscille entre farce et mélodrame. Tokyo heaven (1990) est une comédie. Shinji Sōmai est choisi en 1990 par les lecteurs du célèbre magazine Kinema Junpō comme le cinéaste japonais numéro un des années 1980.

Déménagement (1993) présenté à la quinzaine des réalisateurs mais il n'a alors pas connu de sortie en salles en France. The friends (1994) pas plus que Wait and See (1998) et Kaza-hana (2000) ne sont distribués en France.

Sa mort prématurée deux jours avant les attaques du 11 septembre 2001 a mis un terme à une carrière brillante mais atypique et encore méconnue de l'Occident. Sa réputation ne cesse de croître chez les cinéphiles et les cinéastes au Japon. Pour Hirokazu Kore-Eda :

"Déménagement est le film qui constitue une transition et un aboutissement dans la filmographie de Sômai. Bien qu'il ait un recours plus discret aux longs plans-séquence qui sont habituellement sa marque de fabrique, il prouve plus que jamais son talent à tirer le meilleur de ses acteurs en mettant brillamment en scène l'excellent scénario de Satoko Okudera qui suit le voyage intérieur de cette petite fille. Après l'avoir vu, j'ai eu la confirmation que Shinji Sômai était le meilleur cinéaste de sa génération, ce qui le plaçait d'emblée comme étant l'unique réalisateur vivant que j'espérais rattraper"

En 2012, le festival international d'Édimbourg, le festival des trois continents de Nantes et la Cinémathèque française proposent une rétrospective intégrale de l’œuvre de Shinji Sōmai qui reste néanmoins non distribuée en France. Déménagement (1993) est restauré et numérisé en 4K et présenté à la Mostra de Venise, en première mondiale, en septembre 2023. Dès le mois suivant, Survivance le distribue en France où il obtient une couverture presse dithyrambique, à la hauteur du chef-d'œuvre qu'il est.

 

3 - Ressources internet

 

4 - Filmographie
 
1980 The terrible couple
(Tonda kappuru). Avec : Shingo Tsurumi (Yûsuke Tashiro ), Hiroko Yakushimaru (Kei Yamaha), Mariko Ishihara (Akimi Sugimura), Hiroshi Madoka (Le professeur Wada), Toshinori Omi (Wataru Nakayama) Hiroyuki Sanada ( Isozaki), Mieko Harada. 1h46.

Aspirant à être admis dans une bonne université et à devenir avocat, Yuusuke Tashiro, élève de Kyushu, s'inscrit dans un lycée prestigieux de Tokyo. Il est prévu qu'il vive dans la maison de son oncle, dont une partie est louée pendant que son oncle est à l'étranger pour affaires. Les erreurs d'un agent immobilier obligent Tasiro à partager la maison avec Kei Yamaha, la plus belle fille de l'école, qui est aussi sa camarade de classe. Il existe un risque que leur "cohabitation" inattendue soit découverte par les autorités scolaires. Alors qu'il est de plus en plus attiré par elle, il est souvent irrité par son attitude innocente et nonchalante face à leur situation cachée. Ils développent chacun d'autres attachements amoureux, mais finissent par se tourner l'un vers l'autre.

   
1981 Sailor suit and machine gun
(Sêrâ-fuku to kikanjû). Avec : Hiroko Yakushimaru (Izumi Hoshi), Tsunehiko Watase (Makoto Sakuma), Rentarô Mikuni (Hajime 'Fatso' Sandaiji), Yuki Kazamatsuri (Mayumi Sandaiji), Kazuo Kitamura (Hamaguchi, President of Hamaguchi Products), Akira Emoto (Detective Kuroki). 2h11.

Juste avant sa mort, un chef yakuza désigne Izumi Hoshi, jeune lycéenne délinquante, comme héritière à la tête du gang. Celle-ci accepte le poste et affronte les dangers et responsabilités du monde yakuza.

   
1983 P. P. Rider
(Shonben raidâ). Avec : Tatsuya Fuji (Gombei), Michiko Kawai (Michiko 'Bruce' Kawai), Masatoshi Nagase (Jo 'Jojo' Kawasaki), Shinobu Sakagami (Shôji 'Jishô' Nakamura), Mitsuko Baishô (Ikuko), Hideko Hara (Professeur Arare). 1h58.

Partis à la recherche de leur ami kidnappé, trois lycéens affrontent les dangers de la ville, pourchassant ou fuyant tour à tour la police et les yakuzas.

   
1983 The catch
(Gyoei no mure). Avec : Ken Ogata (Fusajiro Kohama), Masako Natsume (Tokiko Kohama), Kôichi Satô (Shunichi Ida), Yukiyo Toake (Aya), Saburô Ishikura (Kishimoto). 2h20.

Un jeune homme veut gagner l’estime du père de sa copine, un pêcheur solitaire. Celui-ci l’initie aux secrets de la pêche au thon, affrontant l’âpreté de la mer et les risques du métier.

   
1985 Typhoon Club
(Taifun Club). Avec : Yuichi Mikami (Kyoichi Mikami), Yûki Kudô (Rie Takami) Tomokazu Miura (Professeur Umemiya), Shigeru Benibayashi (Ken Shimizu), Saburô Date (Okabe), Tomiko Ishii (Katsue Yagisawa), Kaori Kobayashi (Junko Yagisawa), Toshiyuki Matsunaga (Akira Yamada), Yuka Ohnishi (Michiko Omachi), Toshinori Omi (Kobayashi). 1h55.

Une petite ville près de Tokyo… Un vent puissant s’élève alors que des lycéens sont en chemin pour l’école. On annonce un typhon et la pluie commence à tomber. Ignorant l’ordre d’évacuer le lycée, quelques élèves décident de rester.

   
1985 Love hôtel
(Rabu hoteru). Avec Noriko Hayami (Nami), Minori Terada (Tetsuro), Kiriko Shimizu (Ryoko), Nobutaka Masutomi (Kiyoshi Ohta), Rie Nakagawa (Masayo Ohta). 1h28.

Tetsuro, un éditeur au bord de la faillite et se santant menacé par les yakuzas prêts à tout pour récupèrer leurs créances, décide de mettre fin à ses jours. Avant de passer à l'acte, il s'offre une nuit torride avec une prostituée. Cette rencontre avec Nami va bouleverser son existence.

   
1985 Lost Chapter of Snow : Passion
(Yuki no dansho - jonetsu). Avec : Yuki Saitô (Iori Natsuki), Takaaki Enoki (Yûichi Hirose), Kiminori Sera (Daisuke Tsushima), Mai Okamoto (Yûko Naha), Kyôko Fujimoto (Sachiko Naha), Leonard Kuma (Yoshioka), Momoko Kôchi (Kane). 1h40.

Une jeune fille est adoptée par une famille qui la traite comme une esclave. Elle est libérée» par un jeune homme travaillant pour l'entreprise familiale. 10 ans plus tard, elle est impliquée dans le meurtre d'une de ses demi-sœurs.

   
1987 Le femme lumineuse
(Hikaru onna). Avec : Keiji Mutô (Sensaku Matsunami), Michiru Akiyoshi (Yoshino Koyama), Narumi Yasuda, Hide Demon, Masato Ise, Saburô Date. 1h58.

Sensaku quitte les montagnes de Hokkaido pour retrouver sa fiancée Kuriko. Sa quête le conduit à une étrange boîte de nuit, où sont organisés des combats et où se produit la belle chanteuse d’opéra Yoshino. Le patron du club ne dévoilera où se trouve Kuriko que si Sensaku accepte de combattre.

   
1990 Tokyo heaven
(Tôkyô jôkû irasshaimase). Avec : Kiichi Nakai (Fumio Amamiya), Riho Makise (Yuu Kamiya), Tsurube Shôfukutei (Koorogi), Takatoshi Takeda (Takeshi Wada), Shunji Fujimura (Katsu Hashimoto), Tomoko Mariya (Ikuko Tanaka), Hide Demon (Toshio Hayase), Masaki Kudou (Yutaka Nakano). 1h49.

Une jeune mannequin adulée meurt dans un accident de la route. L’occasion lui est donnée de retourner sur terre, où elle se rapproche du publiciste qui œuvre à maquiller sa mort.

   
1993 Déménagement
(Ohikkoshi). Avec : Kiichi Nakai (Kenichi Urushiba), Junko Sakurada (Nazuna Urushiba), Tomoko Tabata (Renko Urushiba), Mariko Sudo (Wakako Takano), Taro Tanaka (Yukio Nunobiki), Ippei Shigeyama (Minoru Oki), Nagiko Tôno (Risa Tachibana). 2h05.

Ren, six ans, n'est d'abord pas perturbée par la décision de ses parents de se séparer. En compagnie de son petit ami Minoru et de Sally, une camarade de classe dans la même situation, Renko réalise peu à peu les implications pratiques du divorce et tente à plusieurs reprises de convaincre ses parents de se réconcilier. Son père déménage, et elle doit s’adapter à cette nouvelle vie voulue par les adultes.

   
1994 The friends
(Natsu no niwa : The friends). Avec : Rentarô Mikuni (Kihachi Denpô), Naoki Sakata (Atsushi Kiyama), Yasutaka Oh (Kawabe), Ken'ichi Makino (Yûji Yamashita), Naho Toda (Shizuka Kondô), Ritsuko Nemoto (Tomomi Kiyama). 1h53.

Trois jeunes écoliers aventuriers se retrouvent dans le domaine mal entretenu d’un vieil homme solitaire. Petit à petit, ils vont tenter d’approcher l’homme et lui proposer de refaire son jardin et sa maison.

   
1998 Wait and see
(Ah haru). Avec : Kôichi Satô (Hiroshi Nirasak),i Yuki Saitô (Mizuho, sa femme), Tsutomu Yamazaki (Le père), Shiho Fujimura (La mère de Mizuho') Sumiko Fuji (Kimiyi, la mère d'Hiroshi), Chisako Hara (La tante de Mizuho). 1h40.

En rentrant chez lui, un père de famille reçoit la visite de son propre père, qu’il croyait mort. Il accueille ce dernier dans sa maison, où sa femme, son fils et sa belle-mère vivent ensemble. Le vieil homme, excentrique et alcoolique, prend ses aises et devient vite indésirable.

   
2000 Kaza-hana
Avec : Kyôko Koizumi (Yuriko Tomita), Tadanobu Asano (Sawaki), Kumiko Asô (Miki), Akira Emoto (Le patron du Hot spring hotel), Yoshiko Kayama (La mère de Yuriko) Fumiyo Kohinata (Le patron de Sawaki). 1h56.

Sawaki est un fonctionnaire qui vient de perdre son travail et plonge dans l’alcoolisme et la dépression. Il rencontre Yuriko, une prostituée elle-même confrontée à une autre perte : celle de son mari. Un soir, ils établissent un pacte de suicide. Plus tard, Sawaki revient sur ses idées, mais Yuriko est déterminée à passer à l’acte.