La classe ouvrière va au paradis
1971

Lulù Massa, véritable stakhanoviste du travail, est ouvrier modèle dans une usine métallurgique : grâce à son extrême rapidité, son rendement est cité en exemple par son patron. Les autres travailleurs ne voient pas d’un bon oeil ces cadences infernales, et il est détesté de ses collègues dont il méprise les revendications sur les conditions de sécurité au travail.

Bercé par les rêves de la société de consommation entre son amie, son fils Arturo resté avec sa mère après le divorce de ses parents, sa voiture et sa télévision, Lulù réalise parfois la vanité de la vie qu’il s’impose.

Alors qu’il se coupe un doigt accidentellement les autres ouvriers, par solidarité, se mettent en grève. Cet événement provoque en lui une profonde remise en question. Lulù décide alors de s’investir dans l’action syndicale et engage toute son énergie dans ce nouveau combat. Il soutient alors la nécessité d’une grève illimitée.

Désormais il s'engage comme jamais et devient un syndicaliste extrémiste, il se lie à des gauchistes, son usine le licencie, son amie le quitte, il déprime mais une nouvelle grève éclate, en guise de solidarité et il est réembauché.

Le film obtient la Palme d'or au Festival de Cannes 1972 sous la présidence de Joseph Losey.

 

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(La classe operaia va in paradiso). Avec : Gian Maria Volonté (Lulù Massa), Mariangela Melato (Lidia), Gino Pernice (Syndicaliste), Luigi Diberti (Bassi), Donato Castellaneta (Marx), Giuseppe Fortis (Valli). 2h05.
Genre : Drame social
Thème : Les ouvriers