Les trois âges

1922

(The three ages). Avec : Buster Keaton (L'adorateur fidèle), Wallace Beery (L'aventurier), Margaret Leahy (Beauty), Lillian Lawrence (la mère de Beauty), Joe Roberts (Le père de Beauty). 1h03.

"L'aventurier" et "L'adorateur fidèle" sont amoureux d'une même jeune fille qu'on appelle Beauty. Leur rivalité se manifeste dans les trois âges : à l'époque préhistorique, au cours de la civilisation antique et au moment de la prohibition, en 1923. Après avoir été testés par les parents de la belle, les rivaux s'affrontent en de multiples combats en utilisant, selon l'époque, la massue, le char romain ou la ruse psychologique.

Au début, l'"Aventurier" semble avoir le dessus. "L'adorateur fidèle" est chaque fois en facheuse posture : attaché à un mammouth, précipité dans une fosse aux lions, dénoncé à la police moderne comme trafiquant en boissons alcoolisées. Toutefois il vient à bout des périls qui le menacent et domine son rival après une gigantesque bataille à coups de rochers, une évasion spectaculaire et une fuite acrobatique dans l'incendie du poste de police.

En guise d'épilogue, le couple préhistorique est suivi de onze enfants vêtus de peaux de bêtes, le couple romain de cinq bambins en toges et le couple moderne... d'un mignon pékinois.

Premier des douze longs-métrages muets de Keaton qui sont presque tous devenus des classiques. Il commence prudemment avec Les trois âges qui consiste plus ou moins en trois courts-métrages de deux bobines assemblés en un. L'assemblage est ingénieux cependant et parodie la façon dont D. W. Griffith avait entrelacé quatre histoires différentes dans son grand classique Intolérance (1916).