Traumatisés par l'effroyable guerre mondiale, les artistes récusent leur participation aux préoccupations quotidiennes du monde. Ils veulent trouver une vérité en eux-même ou dans la peinture. L'importance des conditions sociales comme déterminantes de la production artistiques se manifestent par un refus de tout ce qui peut, dans l'art, être compromis par la société

L'Abstraction Lyrique : s'oppose et prolonge l'abstraction géométrique de l'entre-deux guerres. C'est un mouvement essentiellement américain. Il trouve ses origines dans l'emigration pendant la guerre des Surréalistes (Masson, Ernst, Dali, Matta) et dans les enseignements de l'expressionniste allemand Hans Hofman et de Joseph Albers avec les théories du Bauhaus. L'Abstraction Lyrique comporte plusieurs branches :

Les tenants de la tradition française de la peinture moderne se regroupent dans La Nouvelle Ecole de Paris : Jean Bazaine (1904), Albert Gleizes, Bissière, Estève, Vieira da Silva (1908), Nicolas de Staël. Héritiés du cubisme de Picasso, ils sont néanmoins abstraits mais restent fidèles au principe de composition où le bon goût prédomine. Vieira da Silva et Nicolas de Stäel sont les premiers à réintroduire une certaine figuration dans l'abstraction.

L'abstraction pure se poursuit dans les années 60 avec

Les années 60 vont réagir contre l'expressionnisme triomphant des années 50. La loi du formalisme énoncé par Clément Greenberg, critique et supporter des expressionnistes abstraits : L'art ne doit renvoyer qu'à l'art et le tableau ne parler que du tableau, aboutit à une abstraction de plus en plus désincarnée. Certains voient là le triomphe des recherches formalistes entreprises au lendemain de la guerre. Mais en 1964 la société contemporaine entre à nouveau dans le champ artistique. Différentes stratégies de confrontation au social sont mises en place.

 

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