
Scénario : André Téchiné, Olivier Massart et Gilles Taurand. Photo: Jeanne Lapoirie. Avec : Élodie Bouchez (Maïté), Gaël Morel (François), Stéphane Rideau (Serge), Frédéric Gorny (Henri), Michèle Moretti (Madame Alvarez), Jacques Nolot (Monsieur Morelli). 1h50.
1962, le sud-ouest
de la France, à la fin de l'année scolaire. Une noce à
la campagne. François et Maïté, des camarades de lycée,
y sont invités avec Mme Alvarez, mère de Maïté,
professeur et militante communiste. Le marié, Pierre, ne voudrait pas
partir pour l'Algérie. Mme Alvarez refuse de l'aider à déserter,
comme il le lui demande. François, élève brillant et
sensible, est partagé entre son attirance pour Maïté et
pour Serge, frère de Pierre, solide garçon d'origine paysanne,
qui l'a entraîné, un soir, à l'internat, dans une relation
homosexuelle. Dans la classe, il y a aussi Henri, plus âgé, Pied-noir
d'origine, qui a connu la violence, a vu son père mort, le visage arraché
par une grenade. Il en veut aux Français qui ont abandonné les
siens et il sympathise avec l'OAS, ce qui l'oppose à Mme Alvarez, l'éloigne
de ses études et l'isole, l'oreille collée à son transistor
pour écouter les nouvelles d'Alger.
Au lycée, le bac se prépare. La présence d'Henri va faire éclater des conflits latents et révéler chacun, sentimentalement, politiquement : confirmation de l'attirance de François pour les garçons, dépression nerveuse de Mme Alvarez, perdue entre ses convictions et la complexité des situations, haine de Serge à l'égard d'Henri quand son frère est tué par l'OAS. M. Morelli, nouveau professeur rapatrié d'Algérie et dont la femme est arabe, tente sans succès d'aider Henri. Ce dernier décide d'abandonner ses études et de rejoindre sa mère à Marseille. Auparavant, une partie de campagne et une baignade dans la rivière auront apaisé les tensions et réconcilié les adolescents. Tandis que François et Serge s'ébrouent dans l'eau, Maïté se donne à Henri, dont, pourtant, tout l'éloignait. François, Maïté et Serge se séparent d'Henri qui part, seul.
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