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Louise et Rémi
vivent ensemble. S'ils s'aiment, c'est chacun d'une façon différente.
Rémi est possessif, Louise a besoin d'indépendance pour pouvoir
mieux l'aimer... Ne pouvant vivre sans amour, Louise n'a jamais été
seule ; d'ailleurs, elle a toujours rompu la première, après
s'être assurée de connaître une nouvelle aventure. Elle
aime se faire plaisir : sortir, se coucher tard, jouer le jeu de la séduction,
ce que Rémi ne supporte pas. Elle s'en confie à Octave, un ami,
son confident, très amoureux d'elle.
Fidèle à elle-même, Louise décide un jour d'habiter seule dans un petit appartement, tout en continuant à voir Rémi qui ne peut que céder.
Lors d'une soirée, Louise succombe au charme du jeune Bastien qu'elle invite chez elle. Au cur de la nuit, elle se lève comme perturbée, sort dans la rue et entre dans un café où elle rencontre un dessinateur qui lui raconte que lors des nuits de la pleine lune, personne ne peut trouver le sommeil. Louise lui avoue que "d'avoir eu trois maisons" elle ne savait désormais plus très bien laquelle choisir... Finalement, elle décide de retourner vivre avec Rémi. Mais celui-ci n'est pas chez lui. Au petit matin il rentre et lui annonce qu'il a rencontré une autre femme...
Bien qu'en larmes, Louise finit par se résigner. Pour elle, commence l'apprentissage d'une solitude qu'Octave lui fera peut-être oublier un instant.
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"Qui
a deux femmes perd son âme, Qui a deux maisons perd sa raison"
proverbe champenois. Quatrième film de la série Comédies
et proverbes. Louise (imprévisible, irrésistible Pascale Ogier)
et Octave (Fabrice Luchini) discutent interminablement des choses de l'amour.
Ils se croient sincères et ils mentent. Ils parlent de "mecs",
de "gars" et de "nanas". Et pourtant leurs dialogues ressemblent
à ceux du XVIIIe siècle. Aussi beaux, précis, élégants.
Et drôles ( Octave dissertant sur "l'animalité pathétiquement
bestiale" de son rival Rémi).
Pour Claude-Marie Trémois, ce film - le plus beau de la série
- ressemble à une sonate de Mozart. En gris et bleu. Si Marne-la-Vallée
est bleu et blanc, la chambre de Louise, à Paris (décorée
par Pascale Ogier) est grise. Et les écharpes changent de couleur au
gré des sentiments. Car, au fil de quatre mois (de novembre à
février, un acte par mois), les sentiments évoluent. Quand l'un
s'éprend, l'autre se déprend. A trop badiner avec l'amour, le
hasard vous joue des tours.
Le succès du film, en particulier auprès d'un public jeune, comporte une part de mlantendu : le goût et les aspirations contradictoires d'une époque ont provoqué l'adhésion au personnage de Louise, à son comportement et surtout son décor.
L'univers Rohmérien tend de plus en plus à une dimension cosmique, dépassant les simples déterminations sociales. Le rôle constant des couleurs et des saisons, comme ici la fable du peintre et des nuits de la pleine lune, nous introduisent à une dimension nouvelle, de type fantastique. On y retrouve la naiveté de Perceval, comme l'astrologie du Signe du lion. De moins en moins pervers, les héros rohmériens se raprocchent du monde de l'enfance et du rêve.
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Editeur : Les films de ma vie, février 2009. Son mono d'origine. Format : 1,37. 10 €. |
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