Né en 1938
17 films
   
1
8
histoire du cinéma : Naturalisme

1- Mise en scène

Le cinéma de Paul Verhoeven n'appartient que superficiellement au cinéma réaliste avec ses trois types d'images mouvements (perception, action, affection). Il n'appartient pas davantage au cinéma moderne qui joue sur la rupture des liens sensori-moteurs pour proposer des images mentales. Le cinéma de Paul Verhoeven est naturaliste, composé à partir de ce que Gilles Deleuze appelle des images-pulsion. Les pulsions sont souvent relativement simples et, chez Verhoeven, c'est celle du sexe qui domine. Mais les pulsions ont le même but et le même destin : mettre en morceaux, arracher les morceaux, accumuler les déchets, constituer le grand champ d'ordures et se réunir toutes dans une seule et même pulsion de mort dont  le naturalisme est saturé. Pour Paul Verhoeven, la mort est partout exposée : dans les traumatismes du XXe siècle, mais aussi dans la violence des explosions cosmiques. Nul besoin de dénoncer le mal, il suffit de l'exposer frontalement sans jouer au plus malin comme peut le faire par exemple Brian de Palma, maitre en maniérisme.

Un  traumatisme peut en cacher un autre

Pour Deleuze, le naturalisme prolonge le réalisme dans un surréalisme particulier. Le naturalisme en littérature, c'est essentiellement Zola : c'est lui qui a l'idée de doubler les milieux réels avec des mondes originaires. Dans chacun de ses livres, il décrit un milieu précis, mais aussi il l'épuise et le rend au monde originaire (puissance mortifère de l'atavisme) : c'est de cette source supérieure que vient sa force de description réaliste. Verhoeven n'utilise pas davantage des mouvements de caméra ou un montage particulièrement voyants. Il en reste à une description réaliste de ce qui anime ses personnages. Comme la romancière Catherine Tramell de Basic Instinct, il se contente d'espérer "la suspension d'incrédulité". Et comme pour les romans de Catherine, cette forme neutre permet à Verhoeven d'y conter des histoires particulièrement traumatisantes où un premier choc va servir de révélateur, mettre en branle, des pulsions enfouies depuis longtemps par un traumatisme initial et qui vont, paradoxalement, aider à vaincre le choc initial du moins provisoirement.

Ainsi du parcours de Keetje Tippel (1975) dans le film éponyme. Dans Basic Instinct (1991), Catherine s'est protégée du choc de la  mort de ses parents en apprenant à mentir dans ses romans qui lui servent aussi d'alibi. Peut-être parviendra-t-elle à ne pas se servir du pic à glace caché sous le lit. Dans Showgirls (1995), Nomi a du affronter le traumatisme de son père tuant sa mère avant de se suicider. Fuguant les familles d'accueil, elle s'est prostituée et a même participé à un hold-up pour survivre. Petite fille sans amour, elle fuit son milieu gangréné pour tenter sa chance à Las Vegas. Dans ce monde sans espoir, Nomi parvient à se gagner elle-même ; c'est tout ce qu'elle pouvait espérer et c'est déjà beaucoup. Et ce d'autant plus qu'un nouvel espoir s'offre à elle : Los Angeles. Elle (2016) débute par le viol de Michèle mais, adolescente, elle fut victime du terrible traumatisme de son père psychopathe duquel elle ressort à jamais décidée à s'en extraire et à refuser tout compromis aussi bien avec la police qu'avec son père. Le tout se termine par un "Oh..." libérateur.

Symptômes du monde originaire et fétiches arrachés au monde réel

Le milieu réel, actuel, est le médium d'un monde qui se définit donc ainsi par un commencement radical (le choc initial),  une ligne de plus grande pente (celle amorcée par le traumatisme caché plus ancien) et un milieu clos (chez Buñuel) ou entrouvert sur un espoir incertain (chez Verhoeven).

Les symptômes du monde originaire, ce par quoi il est figuré, dans le monde réel font l'objet d'une grande attention de la part de Verhoeven. C'est l'église délabrée sous la pluie dans laquelle est enterré l'enfant mort-né de Céline et le soldat de peu de foi dans La chair et le sang (1985). C'est le lit du premier meurtre et le sol sous le lit du dernier plan dans Basic Instinct. C'est  le cabaret "Stardust" de Showgirls, ou la planète des arachnides géants dans Starship troopers.

symptômes des mondes originaires dans Starship troopers (1997) : la planète P., grouillante des pulsions refoulées par les jeunes et beaux soldats de la fédération

Dans Elle (2016) c'est le plancher du viol sur lequel on revient trois fois et d'abord vu au travers des yeux du chat. C'est le monde démoniaque des jeux vidéo avec la tentacule dans la tête et le sexe. C'est aussi la photographie de Michelle adolescente qui laisse apparaitre le grand feu du jardin où son père fit brûler les meubles et rideaux de la maison. Autres symptômes de la présence des mondes originaires, le jardin de Patrick et Rebecca où est disposée la crèche de la nativité (là où tout à commencé) et, bien évidemment, la descente dans la chaufferie du sous-sol éclairée d'un rouge infernal. Enfin dernier symptôme de ce monde de mort, le cimetière où sont enterrés ses parents et duquel Michèle sort avec Anna, toutes deux réconciliées, avec ce "..oh" libérateur qui accompagne la demande de cohabitation.

symptômes des mondes originaires dans Elle (2016) : le parquet du viol, la chaufferie de Patrick

Le monde originaire, cherche généralement à arracher des fétiches (selon la terminologie de Deleuze) au monde dérivé. C'est bien souvent l'intimité des femmes qui est violée. Agnès dans La chair et le sang ; Beth Garner par Nick dans Basic instinct après l'interrogatoire sulfureux de Catherine ; Molly dans Showgirl et Michelle dans Elle. Parfois une blessure accompagne le viol ainsi le presque meurtre de Molly dans Showgirl. Dans Elle, Michelle est ruée de coups, plaquée au sol ou contre le mur, et son genou incisé et foulé. Plus spécifiquement on trouvera le penis coupé au ciseaux dans Le quatrième homme où le chien découpé dans La chair et le sang.

Fétiches arrachés aux mondes dérivés :
pénis de Gérard (Le quatrième homme, 1983)
la chair du chien infesté dans La chair et le sang (1985).
 
les jambes de Rasczak , l'épaule de Carmen dans Starship troopers (1997).

Sexe et humour

Si, contrairement à Buñuel, l'espoir est toujours possible chez Verhoeven c'est qu'il est porté par une pulsion sexuelle des femmes bien moins agressive que celle des hommes (sauf dans Basic Instinct) et leur humour cinglant; autant de qualités qui viennent adoucir l'impression superficielle de vulgarité qui tient à une domination masculine qui repose sur leur pouvoir économique.

 

2-Biographie

Né le 18 juillet 1938 à Amsterdam, Paul Verhoeven assiste, pendant sa petite enfance, à l'occupation de son pays par les Allemands, une époque qu'il traitera plus tard dans Le choix du destin (1977). Sorti diplômé en physique et en mathématiques de l'Université de Leyde, il fait, de 1964 à 1966, son service militaire en tant qu'officier. Il découvre alors sa vocation de cinéaste en réalisant, à la demande de l'armée, un documentaire sur la Marine Royale Hollandaise.

Dès le début des années soixante-dix, il commence à être connu à la télévision néerlandaise (avec la série "Floris") et au cinéma grâce à plusieurs films dont les vedettes sont généralement ses acteurs-fétiches, Rutger Hauer et Jeroen Krabbé. Hauer débute dans Turkish délices, qui fait scandale avec son cocktail de sexe, scatologie et provocations diverses. Le film révèle Verhoeven, qui dirige à nouveau Hauer dans Keetje Tippel, histoire de l'ascension sociale d'une jeune femme (Monique van de Ven) dans l'Amsterdam du XIXe siècle, puis dans Le choix du destin, où il joue un aristocrate résistant, et à nouveau dans Spetters, vision assez crue de la jeunesse hollandaise contemporaine.

Verhoeven donne libre cours à son goût pour le sexe et la violence dans Le quatrième homme, œuvre onirique et érotique où Jeroen Krabbé (déjà présent dans Le choix du destin) incarne un écrivain homosexuel attiré par une meurtrière. Le film, récompensé dans les festivals d'Avoriaz et de Chicago, fait scandale aux Pays-Bas, ce qui pousse le réalisateur à entamer une carrière américaine avec La chair et le sang où Rutger Hauer, dans le rôle d'un guerrier du XVIe siècle, a pour partenaire Jennifer Jason Leigh.

Le traitement graphique de la violence devient encore plus stylisé dans son premier grand succès public, Robocop, dont le héros est un policier (Peter Weller), transformé en cyborg doté de pouvoirs exceptionnels et d'un jugement infaillible. Le film, conçu comme une vision grinçante et parodique de l'Amérique reaganienne, engendrera deux suites ainsi qu'une série télévisée et une série d'animation auxquelles Verhoeven ne participera pas.

Total recall, d'après une nouvelle de Philip K. Dick, avec Arnold Schwarzenegger et une Sharon Stone encore peu connue, constitue un nouveau triomphe. Verhoeven et Schwarzenegger envisagent de collaborer ensuite sur The crusades, projet annulé sept semaines avant le début du tournage, en raison de la faillite de la société productrice Carolco. Sharon Stone devient, elle, une star grâce à Basic Instinct où la brutalité s'exprime cette fois dans le cadre d'une sexualité déviante. Le film s'attire les foudres des ligues homosexuelles qui l'accusent d'assimiler lesbianisme et criminalité.

Peu soutenu dans cette querelle par son scénariste Joe Eszterhas, Verhoeven lui demande néanmoins de participer à son entreprise suivante, Showgirls, sur le milieu des danseuses nues de Las Vegas. La critique unanime tourne en dérision le sujet "racoleur", le jeu des acteurs (en particulier Elizabeth Berkley) et la faiblesse des dialogues. Cette fois, Eszterhas se désolidarise totalement de Verhoeven, lequel persiste, contre vents et marées, à défendre une œuvre qui, au fil des mois, acquiert auprès d'un certain public le statut de film-culte.

Avant la sortie de Showgirls, Verhoeven avait toutefois présenté aux responsables de Sony un clip promotionnel de 40 secondes, afin de les convaincre de financer à concurrence de 100 millions de dollars son prochain film de science-fiction, Starship troopers. Sur la foi de ses trois succès précédents, il obtint sans peine leur accord. Là encore, ce film, où une armée de Terriens lutte contre de gigantesques insectes venus de l'espace, suscita la controverse, certains y voyant une apologie de l'idéologie nazie. Verhoeven déclara avoir puisé dans ses souvenirs d'enfance, lorsqu'il assistait aux combats aériens entre les bombardiers alliés et les Allemands; il reconnut aussi avoir imité, dans certaines scènes, le style des œuvres de propagande de Leni Riefenstahl, mais affirma qu'il s'agissait d'une satire à ne surtout pas prendre au premier degré.

En 2000, il se tourne une nouvelle fois vers le cinéma fantastique avec L' Homme sans ombre, une variation sur l'homme invisible. Une nouvelle fois il se heurte à la censure américaine confirmant sa réputation d'auteur sulfureux. Loin du gentil homme invisible habituel son héros est jaloux, voyeur et violent. En 2006, après plus de vingt ans passés aux Etats-Unis, Verhoeven revient dans son pays natal pour signer The blackbook, un film d'aventures situé durant la Deuxième Guerre mondiale. Verhoeven participe ensuite au projet expérimental initié en 2011 par l'opérateur néerlandais Ziggo baptisé Entertainment Experience. Le concept mise sur la participation du public à l'élaboration du scénario d'un film : seules les 4 premières minutes du script sont écrites à la base. D'où 400 scénaristes annoncés au générique et 35 000 participants au total pour Tricked (2012) qui ne sort qu'en vidéo.

Verhoeven acquiert les droits de "Oh..." de Philippe Djian, prix Interallié 2012 qu'il fait traduire en anglais et scénariser par David Birke. Mais aucune star américaine ne veut interpréter la sulfureuse Michèle. C'est grâce à l'accord immédiat d'Isabelle Huppert, intéressée dès le départ au projet, que le film se fait, produit par Saïd Ben Saïd. Le scénario est traduit en français. Il prend pour titre Elle et est tourné à Paris. Présenté en compétition officielle au festival de Cannes 2016, le film ne remporte aucun prix alors qu'il était le favori de la presse pour la palme d'or.

3- Bibliographie :

Paul Verhoeven : la chair et le sens, Eclipses n°42, 2008


4-Filmographie :

Courts-métrages :
1960 : Un lézard de trop (Eén hagedis teveel)
1961 : Rien de particulier (Niets bijzonders)
1962 : De lifters
1963 : La fête
1965 : Het korps Mariniers
1969 : Floris (Serie TV en 12 episodes)
1971 : Le lutteur (De worstelaar). 20'.

Longs-métrages :

1970 Portret van Anton Adriaan Mussert
 

Documentaire pour la télévision sur Anton Mussert, le leader du parti fasciste aux Pays-Bas, de 1931 à 1945. Cet architecte a été exécuté en 1946 après avoir été condamné pour haute trahison et aide à l'ennemi.

   
1971 Business Is Business
(Wat zien ik). Avec : Ronnie Bierman (Blonde Greet), Sylvia de Leur (Nel Muller), Piet Römer (Piet), Jules Hamel (Sjaak), Bernard Droog (Bob de Vries). 1h30.

Greet et Nel sont deux prostituées travaillant à Amsterdam et habitant ensemble près du Prinsengracht. Elles doivent se plier aux exigences parfois étranges de leurs clients...

   
1973 Turkish délices
(Turks Fruit). Avec : Monique van de Ven (Olga Stapels), Rutger Hauer (Eric Vonk), Tonny Huurdeman (la mère d'Olga). 1h52.

Dans ses pires cauchemars, Erik Vonk assassine sauvagement une jeune femme, la nuit, dans la rue. Lorsqu'il ne dort pas, abruti de fatigue, dans son atelier jonché de détritus, Erik passe son temps à draguer les filles et, chez elles, chez lui, sous un porche, n'importe où, les soumet à ses pulsions sexuelles les plus grossières, comme pour les avilir. Il semble vouloir ainsi se venger d'une femme, celle qu'il agresse et tue dans ses cauchemars. Cette femme, Olga Stapels, Erik l'a connue deux ans auparavant....

   
1975 Keetje Tippel
Avec : Monique van de Ven (Keetje Tippel), Rutger Hauer (Hugo), Andrea Domburg (la mère de Keetje), Hannah de Leeuwe (Mina, la soeur de Keetje), Jan Blaaser (le père de Keetje). 1h49.

La jeune Keetje déménage à Amsterdam en 1881 avec sa misérable famille, et n'a d'autres solutions que de se prostituer afin de survivre...Son existence prend un tour nouveau quand elle devient la muse d’un peintre et la compagne du meilleur ami de celui-ci...

   
1977 Le choix du destin
(Soldaat van Oranje). Avec : Rutger Hauer (Erik Lanshof), Jeroen Krabbé (Guus LeJeune), Susan Penhaligon (Susan), Edward Fox (Colonel Rafelli), Lex van Delden (Nico). 2h45

La Seconde Guerre Mondiale vécue aux Pays-Bas, du début de la guerre, avec l'occupation rapide nazie, la résistance contre les collaborateurs nazis et les tortures de la Gestapo, jusqu'à la libération.

   
1979 Spetters

Avec : Hans van Tongeren (Rien), Renée Soutendijk (Fientje), Toon Agterberg (Eef), Maarten Spanjer (Hans), Marianne Boyer (Maya). 2h00.

Rian, Eef et Hans, trois copains, habitent un petit bourg non loin de Rotterdam et partagent la même passion pour le championnat de motocross. Rian et Hans participent à des courses amateurs. Rian a l'étoffe d'un futur champion. Il est remarqué par la belle et ambitieuse Fientje, qui tient, avec son frère, une baraque ambulante de frites....

   
1983 Le quatrième homme

(De Vierde man). Avec : Jeroen Krabbé (Gerard Reve), Renée Soutendijk (Christine Halsslag), Thom Hoffman (Herman). 1h45.

Ecrivain célèbre, homosexuel, alcoolique et très croyant, Gerard Reve vit à Amsterdam. Il doit se rendre à Flessingue pour y donner une série de conférences. Quelles que soient les circonstances, Gerard est sujet à d'étranges visions, à la fois morbides et érotiques. A la gare d'Amsterdam, il remarque un jeune homme qu'il s'apprête à aborder, mais le perd de vue. En route vers Flessingue, Gerard est victime d'une hallucination, sanglant cauchemar ayant pour cadre un hôtel imaginaire...

   
1985 La chair et le sang
(Flesh & Blood). Avec : Rutger Hauer (Martin), Jennifer Jason Leigh (Agnes), Tom Burlinson (Steven). 2h06.

1501, en Europe de l'Ouest. Le noble Arnolfini reconquiert sa ville grâce à une bande de mercenaires à qui il a promis le sac des maisons riches en cas de victoire. A peine celle-ci acquise, il se parjure et force le capitaine Hawkwood à trahir ses hommes et à les désarmer. Parmi ceux-ci, Martin, Karsthans, Cardinal et quelques autres entendent bien se venger de cette félonie...

   
1987 Robocop

Avec : Peter Weller (Alex J. Murphy), Nancy Allen (Anne Lewis), Dan O'Herlihy (le vieil homme), Ronny Cox (Dick Jones). 1h42.

A l'aube de l'an 2000, la violence et le crime règnent dans la cité industrielle de Detroit. Un gigantesque conglomérat, l'Omni Consumer Products (OCP), patronne désormais les services de police. Bilan: trente-et-un agents assassinés en moins d'un an. Pour tenter d'arrêter ce massacre, financiers et technocrates - les nouveaux maitres de la ville - se réunissent. Une supermachine répressive est présentée : le ED-209, robot massif armé de deux canons meurtriers. Mais elle s'avère vite incontrôlable. Morton, un très arriviste vice-président en propose donc une autre infaillible : un policier électronique de chair et d'acier, sans faille, mettant les terroristes hors d'état de nuire. Murphy, agent nouvellement arrivé à Detroit avec femme et enfants, fait équipe avec la jeune Anne Lewis. Lors d'une ronde, Clarence J. Boddicker et sa bande de tueurs psychopathes le réduisent à l'état de quasi-cadavre, en le mitraillant sauvagement. Opéré, équipé de circuits intégrés, arnaché d'une indestructible armure, débarrassé de toutes ses émotions, Murphy est devenu le cyborg RoboCop. Mais les souvenirs et les émotions reprennent le dessus sur l'homme-machine. RoboCop/Murphy est bien décidé à retrouver Clarence et sa bande ainsi que ceux qui, dans les hautes sphères du conglomérat, se compromettent avec ces nouveaux barbares. Notamment Jones, qui, après avoir assassiné Morton, complote en secret la destitution du président actuel, "Le Vieux". RoboCop décime la bande de Clarence et arrive jusqu'à la salle de réunion du conglomérat. Jones lance contre lui la machine tueuse ED-209. Un duel de titans s'engage. Robocop détruit ED-209, puis élimine Jones. Murphy est de retour...

   
1990 Total Recall - Voyage au centre de la mémoire

(Total Recall) Avec : Arnold Schwarzenegger (Douglas Quaid), Rachel Ticotin (Melina), Sharon Stone (Lori Quaid). 1h53.

Terre, 2048. Doug Quaid fait chaque nuit le même cauchemar : en compagnie d'une belle jeune femme brune, il est victime, sur Mars, d'un accident mortel. A défaut de se rendre. sur cette planète pour élucider la cause de cette obsession, il opte pour la solution plus économique de la société Recall : on lui implantera dans le cerveau des souvenirs aussi précis et vivants que s'il avait vraiment passé un séjour là-bas....

   
1992 Basic Instinct

Avec : Michael Douglas (Détective Nick Curran), Sharon Stone (Catherine Tramell), George Dzundza (Gus Moran). 2h10.

Johnny Boz, ex-star du rock, est poignardé à coups de pic à glace au beau milieu d'une rencontre torride avec une mystérieuse blonde. L'inspecteur Nick Curran et son collègue Gus Noran interrogent la dernière femme aperçue en sa compagnie : la romancière Catherine Tramell...

   
1995 Showgirls
Avec : Elizabeth Berkley (Nomi Malone), Kyle MacLachlan (Zack Carey), Gina Gershon (Cristal Connors). 2h11.

Se rendant à Las Vegas dans le but d'y devenir danseuse, l'ambitieuse Nomi Malone est prise en stop par un individu qui lui vole sa valise. Elle fait la connaissance de Molly Abrams, costumière au "Stardust", le cabaret le plus prisé de la ville où triomphe la revue "Goddess", qui l'héberge dans sa caravane...

   
1997 Starship troopers
Avec : Casper Van Dien (Johnny Rico), Dina Meyer (Dizzy Flores), Denise Richards (Carmen Ibanez), Jake Busey (Ace Levy). 2h15.

La Terre, au XXIVe siècle. Le gouvernement musclé de la Fédération fait régner sur la planète devoir, ordre et vertu. À l'université, cinq camarades jeunes, riches et beaux décident de leur carrière : Johnny veut s'engager dans l'Infanterie mobile ; sa petite amie Carmen rêve de piloter un vaisseau spatial; Dizzy est une battante séduisante et amoureuse de Johnny; Carl, un brillant cerveau stratégique et Ace, un sportif aéronaute. L'attaque d'une armée d'arachnides géants qui se dresse contre l'espèce humaine décide de l'avenir de chacun. La destruction éclair de Buenos Aires met le feu aux poudres. La guerre est déclarée et les combattants partent pour le front...

   
2000 Hollow Man , l'homme sans ombre
(Hollow man). Avec : Kevin Bacon (Sebastian Caine), Elisabeth Shue (Linda McKay), Josh Brolin (Matthew Kensington).1h52.

Dans un laboratoire secret, Linda, Matthew, Sarah, Carter, Frank et Janice, chercheurs dirigés par le génial et arrogant Sebastian, travaillent sur le phénomène de l’invisibilité. Lors d’un bilan au Pentagone, Sébastian étonne Matthew et Linda, son ex-petite amie, en omettant volontairement de dire qu’ils ont enfin le moyen de faire réapparaître les cobayes...

   
2006 Black book
(Zwartboek). Avec : Carice van Houten (Rachel Steinn), Sebastian Koch (Ludwig Müntze), Thom Hoffman (Hans Akkermans). 2h25.

Pays-Bas, alors que la Seconde Guerre Mondiale arrive bientôt à son terme et que les forces alliées approchent du pays. Une jeune juive qui est parvenue à survivre au conflit cherche à débusquer les traîtres ayant dénoncé sa famille. Le secret de cette trahison repose peut-être dans un petit livre noir...

   
2012 Tricked
(Steekspel). Avec : Peter Blok (Remco), Robert de Hoog (Tobias), Sallie Harmsen (Nadja), Gaite Jansen (Merel), Ricky Koole (Ineke). 1h33.

Brillant homme d'affaires et coureur de jupons invétéré, Remco voit sa vie bouleversée le jour de ses 50 ans... Non seulement ses associés envisagent de le trahir mais deux de ses anciennes maîtresses - dont l'une est enceinte de lui - s'invitent à la fête donnée par sa femme pour fêter le fringant quinqua.

   
2016 Elle
Avec : Isabelle Huppert (Michèle), Laurent Lafitte (Patrick), Virginie Efira (Rebecca), Anne Consigny (Anna). 2h10.

Michèle fait partie de ces femmes que rien ne semble atteindre. À la tête d'une grande entreprise de jeux vidéo, elle gère ses affaires comme sa vie sentimentale : d'une main de fer. Sa vie bascule lorsqu’elle est agressée chez elle par un mystérieux inconnu. Inébranlable, Michèle se met à le traquer en retour. Un jeu étrange s'installe alors entre eux. Un jeu qui, à tout instant, peut dégénérer.