En 1642, La Nouvelle Angleterre est hantée par l'intolérance puritaine et le souvenir des sorcières. A Salem, un voyageur vient de débarquer, accompagné d'un Indien. Il assiste à une étrange procession, celle qui conduit Hester Prynne, convaincue d'adultère, de la prison à son jugement public : elle portera sur la poitrine la lettre A, en signe de son crime, jusqu'à ce qu'elle avoue le nom de son amant. Au moment de la sentence, Hester est la seule à reconnaître l'inconnu qui n'est autre que son mari, Chillingworth, considéré comme mort, sept années après son départ. Mais Hester garde le secret.

Seule, avec sa petite Pearl, le fruit du péché, Hester Prynne survit, affrontant quotidiennement le fanatisme de la population, entretenu par les notables. De l'étrange comportement du jeune pasteur Arthur Dimmesdale -passant de la chasse impitoyable du péché à de curieux troubles ponctués par de fréquents évanouissements - Chillingworth, revenu s'installer comme docteur, n'émet qu'un seul diagnostic : le pasteur est l'amant de sa femme. Dès lors, il n'a qu'une seule idée : se venger de lui. Prisonniers de l'obscurantisme des colons de Salem, Hester et Arthur ne peuvent vivre leur amour librement. Un soir, rencontrant un marin, Hester met sur pied un plan pour fuir. Mais son mari veille...

Dimmesdale ne peut plus supporter les contradictions intérieures qui le déchirent et confesse publiquement sa faute lors de l'office. Pris d'un nouveau malaise, il est étranglé dans la sacristie par les notables, exécuteurs de la " justice divine". La force morale d'Hester, son indépendance aux règles et aux préjugés d'une religion ont raison de la soif de vengeance de Chillingworth. Elle et sa fille sont enfin libres.

La Lettre écarlate est le premier roman de la littérature américaine. C'est un roman historique à plusieurs points de vue. Tout d'abord, il est un pamphlet virulent contre la société puritaine, arrivée en Amérique en 1620 et fondatrice des treize colonies de la côte est. Les ancêtres de Nathaniel Hawthorne étaient eux-mêmes des puritains et avaient pris part à la chasse aux sorcières de 1692. Honteux de ce passé violent et intolérant, le jeune Nathaniel Hathorne changera même son nom de famille en Hawthorne.

C'est donc une dénonciation du puritanisme et de ses lois qui sont une entrave à la dignité et à la liberté individuelle. Hester Prynne n'est pas moins coupable que les autres. D'ailleurs à la fin du roman, elle se rachète à leurs yeux en aidant les plus démunis et en apportant une réponse aux femmes de la communauté.

La peinture que fait Hawthorne des autres membres de cette communauté, et en particulier celle de ses dirigeants, met en exergue l'hypocrisie de cette société, soucieuse de garder un équilibre moral digne mais incapable de voir les vrais travers des membres qui la constituent.

La Lettre écarlate est aussi, et surtout, un roman sur l'art. En effet, Hester Prynne a recouvert sa lettre de fil d'or pour mettre en valeur non seulement son péché mais aussi le fait qu'elle ne peut être réduite à celui-ci. Elle est aussi douée pour les travaux d'aiguille et ce travail se rapporte à celui d'un artiste. D'ailleurs, cet art échappe complètement aux puritains, car ils la laissent arborer fièrement ce qui, en réalité, constitue un affront à ce qu'ils défendent.

Source : Wikipedia

 

Retour à la page d'accueil

La lettre écarlate
(The scarlet letter). Avec : Lillian Gish (Hester Prynne), Lars Hanson (Arthur Dimmesdale), Henry B. Walthall (Roger Prynne), Karl Dane (Maître Giles), William H. Tooker (Le Gouverneur), Marcelle Corday (Mme Hibbins) 1h05.
1926
Thème : Le nouveau monde
Genre : Mélodrame