né en 1946
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Histoire du cinéma : naturalisme
Voir : Quiz David Lynch

Etudiant en beaux-arts, il réalise très jeune deux courts métrages, The Alphabet (1967) et The Grandmother (1969), qu'il qualifie lui-même de "tableaux animés. Ils n'avaient pas d'intrigue, seulement des atmosphères".

Dans des conditions artisanales, avec des comédiens inconnus, et selon les mêmes principes, il réussit à achever un premier long métrage d'une totale originalité, Eraserhead, véritable cauchemar éveillé, qui ne sera distribué qu'en 1978.

Eraserhead attire l'attention de Mel Brooks qui cherchait un réalisateur pour un de ses projets les plus ambitieux, The Elephant man (1980). Dino de Laurentis l'entraîne ensuite dans l'aventure de Dune (1984) d'après la somme de Frank Herbert. David Lynch retrouve sa personnalité dans un thriller violent et original, Blue Velvet (1986), remporte une palme d'or contestée au Festival de Cannes 1990 pour Sailor et Lula. Avec Twin peaks (1992) Lynch revisite la série télévisée avant de réaliser Lost Higway (1996), une histoire vraie (1999), Mulholland drive (2001) et Inland empire (2006).

Dandy, volontiers misanthrope, il a fondé sa propre maison de production, "Assymetrical Productions". Mel Brooks a pu dire de lui qu'il était "le James Stewart de la planète mars " et Dennis Hopper pouvait s'étonner : "il est tellement droit (straight) qu'il est difficile d'imaginer qu'il a un esprit si tordu".

L'écrivain David Foster Wallace a donné une définition de l'adjectif lynchien : "Fait référence à une forme particulière d'ironie qui combine le très macabre au très ordinaire de manière à révéler la présence permanente de l'un (le macabre) dans l'autre (l'ordinaire)."

Friand d'intrigues policières ou de science fiction, le cinéma de Lynch est une invitation au déchiffrement. Par ses multiples pistes enchevêtrées, Twin Peaks pouvait, à bien des égards, apparaître comme un point d'aboutissement. Avec une bonne dose d'humour, Lynch semblait, dès le début du film, nous inviter à l'interprétation. Travesti en Gordon Cole, chef du FBI à Philadelphie, il présentait, sur l'aéroport privé de Portland, Lil, la fille de la sœur de sa mère, qui interprétait un étrange ballait. Plus tard Chester Desmond nous livrera les clés de ces gestes :

Lil faisait la tête, elle avait la mine renfrognée (problèmes avec les autorités locales, elles feront mauvais accueil au FBI) Des yeux qui clignent( des ennuis en haut lieu), les yeux de l'autorité locale(le shérif et son adjoint à mon avis), elle avait une main dans sa poche (ils cachent quelque chose), et l'autre main formait un poing (ils vont être agressifs), Lil faisait du sur place (il y aura des recherches en profondeur) Cole a dit que Lil était la fille de la sœur de sa mère. Que manque-t-il dans la phrase ? L'oncle ( l'oncle du shérif doit être en prison) La robe était retouchée d'un fil d'une autre couleur là où elle a été reprise (La retouche est notre code pour la drogue), une rose bleue était épinglée ( …interprétation en attente)

Avec Twin Peaks, Lynch semble avoir totalement exploité la structure de récit linéaire lardé de déchirures fantasmées. Peut-être a-t-il trouvé cette narration trop dépendante des parties réelles, les parties rêvées n'occupant qu'une portion réduite du film. De plus, ce flux narratif linéaire est presque toujours conduit par un héros positif avec lequel le spectateur s'identifie, Kyle MacLachlan jouant successivement dans Dune, Blue velvet et Twin Peaks.

Avec Lost Highway , Mulholland Drive et Inland Empire, Lynch opte pour une structure en deux parties où rêve et réalité, même s'ils vivent l'un par rapport à l'autre, ont chacun leur autonomie et où la béquille fictionnelle du héros positif disparaît.

Mulholland drive reprend ainsi une grande partie des ingrédients utilisés dans Lost Highway. En premier lieu cette structure en deux parties, classique dans Lost Highway, le cauchemar suivant la partie réelle, plus retorse dans Mulholland Drive ou le rêve est présenté avant son explication. Point d'aboutissement à ce jour, Inland Empire offre une place encore plus importante au rêve et au cauchemar. Seul le tout début et la toute fin sont réels ainsi que les brèves situations où la jeune fille perdue est devant son poste de télévision.

Dans les trois films, la scène initiale signale l'enchevêtrement du rêve et de la réalité. Pour le début de Lost Highway, quand Pete, personnage du rêve, vient annoncer à Fred que Dick Laurent est mort, il s'agit d'une intervention démiurgique de Lynch qui s'arroge le droit de dupliquer le hors champ de l'avant-dernière scène comme scène initiale. Le début de Mulholland Drive est moins artificiel, les séquences du swing sur fond violet et celle du drap rouge-orangé évoquent le demi-sommeil entrecoupé de rêves dans lequel s'enfonce le personnage principal. Le début de Inland Empire évoque lui clairement la situation de prostitution occasionnelle à laquelle se livre la jeune filel perdue et qui la hante tout le temps du film avant le retour de son mari et de son fils.

Dans les trois films aussi l'immersion dans le rêve ne se fait pas sans difficultés et approximations. On peut imaginer que la scène initiale de Lost Highway est un rêve éveillé fugace et alors dépourvu de sens de Fred qui ne trouvera un sens que dans le sommeil profond du rêve qui suivra. Tout comme la scène de la cabane en feu dans la prison signale le début de l'embrasement de l'imaginaire de Fred : flash mental qui là aussi sera utilisé avec plus de consistance dans le rêve. De même, dans Mulholland drive, le personnage de Rita avec lequel Diane s'identifie d'abord n'a qu'une pauvre consistance, s'endormant trois fois avant, qu'au moment du sommeil profond, l'identification se porte sur le personnage de Betty dans un récit cette fois ininterrompu. Dans Inland Empire, le rêve est interrompu par les retours au réel de la jeune fille perdue, pleurant devant son poste, sans que ses larmes ne puissent avoir un rapport avec le programme projetté sauf si l'on veut bien y voir le travail de sa mauvaise conscience.

Enfin, dans les trois films, la transition entre les parties du réel et du rêve se fait au moyen de plans immanquables : celui dans lequel la caméra s'engouffre par le plancher de la prison dans Lost Highway ou par le fond de la boite bleue dans Mulholland Drive suivi d'un fondu au noir. Dans Inland Empire ce sont ceux où la jeune fille perdue pleure devant son poste de télévision.

Des portes et des couloirs

Cette caméra qui traverse un no man's land pour aller au-delà des apparences est une figure récurrente du cinéma de Lynch. La porte qui ouvre ce lieu de transition informe peut être une partie du corps. Dans le cauchemar de John Merrick, celui-ci s'imagine transporté dans un monde infernal par l'œil de son père éléphant. Dans Blue Velvet, la caméra passe par l'oreille, rêvée en gros plan, lorsque Jeffrey décide de mener lui-même l'enquête. Depuis Twin Peaks, Lynch utilise aussi les couloirs. C'est par un tableau accroché au mur et figurant un couloir que Laura Palmer s'échappait dans le monde du rêve. C'est en s'immergeant puis en ressortant du couloir menant du salon à la chambre que Fred se transforme en assassin. De même, dans Mulholland Drive, les couloirs de la maison de la tante de Betty sont filmés avec une étrange insistance. Il semble dorénavant que le sol même s'ouvre et se dérobe devant les pieds des héros qu'il s'agisse du plancher de la prison pour Fred Madison ou du fond de la boite bleue pour Rita-Camilla. Dans Inland Empire, le couloir mystérieux est toujours celui qui conduit à la chambre de l'adultère. C'est d'abord celui du début du film en noir et blanc puis celui par lequel entre le mari, surprenant Nikki et Devon sous l'édredon. C'est celui qui, dans la maison de Smithy dans laquelle pénètre Nikki conduit à la chambre. C'est celui qui, dans le studio de cinéma, conduit encore à la chambre fatidique.

Des téléphones aux deux bouts de la ligne

Lynch utilise aussi beaucoup les récepteurs téléphoniques ou de télévision pour suggérer ce no man's land empêchant la connexion directe entre deux lieux. C'est le responsable de la CIA (Lynch lui-même) parlant toujours trop fort au début de Twin Peaks ou Jeffries s'échappant par les fils téléphoniques. C'est Fred Madison appelant chez lui sans trouver sa femme d'abord et n'y trouvant que l'homme mystère ensuite. Ce sont les téléphones, supposés être ceux des mafieux commanditant le crime dans la première partie de Mulholland drive et qui se révéleront être ceux des décors du film ou celui de Betty. C'est celui, rouge dont se sert Nikki, une fois transporté dans sa maison de Smithy en Pologne et qui sonne chez les lapins ou celui auquel répond le mystérieux détective Hutchinson dans Inland Empire.

La scène et la salle

Un monde séparé en deux espaces non raccordés, voilà bien la structure du monde lynchien dont la structure même de Lost Highway et de Mulholland drive rend parfaitement compte. Ils sont, en ce sens, un aboutissement après les histoires enchevêtrées mais finalement en un seul bloc narratif de Blue velvet et Twin Peaks.

Si le monde est séparé en deux espaces, la salle de spectacle est le lieu privilégié où ils peuvent être réunis : le Bang-Bang Bar dans Twin Peaks, le Slow Club dans Blue Velvet, Le Luna Lounge dans Lost Highway , le Silencio dans Mulholland Drive et le plateau n°4 et surtout la télévision elle-même dans Inland Empire. L'art est ainsi le lieu de connaissance et d'initiation privilégié, là où l'on peut percevoir les deux faces du monde.


Le mystère comme vraie dimension du monde

On ne peut en effet connaître la vraie vie qu'en allant en deçà des images de surface, colorées et stéréotypées, celles du tout début ou de la toute fin de Blue Velvet, ou celles du poste de télévision dans Inland Empire. Il n'est pourtant pas question non plus de s'enfoncer jusqu'à la mort dans la matrice initiale comme le désire Frank Booth, le truand névrotique, dans Blue velvet ni de faire revenir le fantôme de Inland Empire qui cherche lui "un moyen d'entrer" de nouveau dans la vie de la jeune fille perdue. C'est dans l'entre-deux, celui qui permet de percevoir les musiques les plus douces et les cris les plus effroyables, que se tiennent le sexe et le sang, l'amour et la peur, la honte et le pardon.

Il importe donc pour Lynch d'avoir les yeux toujours bien écarquillés (plan récurrent, ceux du docteur d'Elephant Man de la princesse lors de l'ouverture de Dune ou de la jeune fille perdue devant son poste dans Inland Empire) voire les oreilles grandes ouvertes et de comprendre que la plus grande beauté est toujours moins fascinante que la plus grande laideur (voir les plans d'Eléphant man où l'instinct sexuel est stimulé par la laideur ou la façon dont le fantome de Inland Empire, incarnation d'une intense relation sexuelle passée se décompose quand Nikki lui tire dessus.) qu'on ne peut aimer la blonde sans la brune, la gloire sans la défaite, le désir sans la honte, le pardon sans la faute.

Dans son premier film, Eraserhead, Lynch avait choisit son camp dans l'opposition tant de fois jouée par le grand Fritz Lang en préférant le mal au bien, les ténèbres à la lumière et le monde d'en bas à celui d'en haut.

Depuis Elephant man, il cherche à rapprocher ces deux dimensions du monde en recourant, jusqu'à twin peaks, au processus initiatique où la recherche de la dimension mystérieuse du monde en présente la seule voie d'accès.

Avec Lost Highway et Mulholland Drive, il n'y a plus de personnage positif initié au monde. Le spectateur doit trouver lui-même son chemin entre le monde diurne et apollinien de l'explicatif et celui plus obscur et dionysiaque des pulsions où le sens ne se laisse pas enfermer. Rester en équilibre sur ces deux faces du monde est un exercice périlleux et exaltant pourvu que le cinéaste ait su donner suffisamment d'indices pour ne pas perdre son spectateur ni trop non plus pour lui donner toujours envie d'interpréter.

Sandrine Marques a par ailleurs mis en évidence la proximité des univers de David Lynch et de Jérôme Bosch tel qu'il se représente dans le Jardin des délices : même mélange de réel et d'imaginaire, même univers corrompu. On y trouve aussi les motifs de l'oreille coupée et de l'oiseau monstrueux (Blue velvet) et de la maison en feu (Lost Highway)

Jean-Luc Lacuve le 07/02/2007 (précédente version le 02/05/2002)

Bibliographie : Eclipses n°34, mai 2002

Filmographie :

1976 Eraserhead

(Tête à effacer). Avec : John Nance (Henry), Charlotte Stewart (Mary X), Judith Anna Roberts (la belle fille du couloir). 1h30.

Dans un univers glauque de sinistres terrains vagues, un homme, Henry Spencer, les cheveux dressés, le regard illuminé rentre chez lui et échange quelques propos avec "la belle fille de l'autre côté du couloir". Puis il va dîner chez les parents de son amie Mary X, où il apprend que celle-ci, enceinte de lui, vient de donner naissance à un étrange bébé prématuré...

   
1980 Elephant Man

Avec : John Hurt (John Merrick) Anthony Hopkins (Frederick Treves), John Gilgud (Carr Gomm) Anne Bancroft (Madge Kendal). 2h05.

Londres, 1884. Le chirurgien Frederick Treves découvre dans une baraque foraine un jeune homme, John Merrick, hideusement déformé par une étrange maladie, la neurofibromatose, exhibé comme un homme éléphant...

   
1984 Dune

Avec : Kyle MacLachlan (Paul Atreides), Francesca Annis (Lady Jessica), Sean Young (Chani), Sting (Feyd-Rautha). 2h17.

L'an 10991. L'empereur Shaddam IV gouverne l'Univers. Avec l'aide des Harkonnen, de la planète Geidi Prime, il conçoit un plan pour éliminer le peuple des Atréïdes, qui habite Caladan, et son chef le duc Leto. Il les envoie sur la planète Arrakis, plus connue sous le nom de Dune ; une terre désertique où est extraite l'Épice miraculeuse qui donne longévité et pouvoir. Sur Dune, cachés dans les grottes, les Fremen attendent la venue du messie qui leur donnera la liberté. ...

   
1986 Blue velvet

Avec : Kyle MacLachlan (Jeffrey Beaumont), Isabella Rossellini (Dorothy Vellens), Denis Hopper (Frank Booth). 2h00.

Lumberton, Caroline-du-Nord. La ville se voudrait symbolique du rêve américain mais cache aussi des cauchemars. Son père étant hospitalisé après une crise cardiaque, Jeffrey Beaumont trouve une oreille humaine dans un terrain vague. Il l'apporte à l'inspecteur Williams, père de Sandy qui va devenir sa petite amie. Par goût du mystère, Jeffrey mène sa propre enquête en fouillant l'appartement de Dorothy Vallens, une chanteuse de cabaret. Celle-ci le surprend, puis Jeffrey assiste à ses étranges rapports sado-masochistes avec le truand Frank Booth...

   
1990 Sailor et Lula

Avec : Nicolas Cage (Sailor), Laura Dern (Lula), Diane Ladd (Marietta, sa mère). 2h07.

Dès leur première rencontre, Sailor et Lula tombent follement amoureux l'un et l'autre. Cette passion dévorante n'est pas du goût de Marietta, la mère de Lula, une sorcière patibulaire, entend saigner le loubard et faire rentrer sa fille au bercail. ..

   
1992 Twin Peaks

Avec : Sheryl Lee (Laura Palmer), Ray Wise (Leland Palmer), Kyle MacLachlan (FBI Agent Dale Cooper). 2h15.

A Deer Meadow, petite ville du nord des Etats-Unis près de Portland, on a découvert, flottant dans la Wild river, le cadavre d'une jeune fille de 17 ans, Teresa Banks. Gordon Cole, chef régional du FBI à Philadelphie, envoie sur place les agents Chester Desmond et Sam Stanley alors en mission à Fargo. Ceux-ci mènent une enquête minutieuse sur les lieux fréquentés par la victime, en particulier le terrain de camping, tenu par Carl Rodd, où elle habitait.

Stanley découvre un "T" imprimé sous l'ongle de Teresa et emporte le cadavre à Portland à des fins d'expertise. Desmond soupçonne les mystérieux habitants d'une caravane, les Chalfont. Il découvre, sous la caravane de Teresa, une étrange bague et, soudain, disparaît. Au même moment au siège du FBI de Philadelphie ce 16 février à 10h10, Philipp Jeffries, un agent du FBI disparu, réapparaît devant Gordon et Dale Cooper puis s'échappe par les fils téléphoniques. Dale Cooper, qui a repris l'enquête de Chester Desmond, affirme dans un dictaphone près de la Wild river que le tueur frappera encore.

Un an plus tard, dans la tranquille bourgade de Twin Peaks, Laura Palmer mène une double vie : en apparence étudiante rangée, en réalité, adolescente débauchée. Elle est à la fois courtisée par l'honnête James Hurley et par Bobby Briggs, qui lui fournit de la drogue. Pendant que Donna, sa meilleure amie, lui sert d'alibi, elle se livre, dans les bars louches, à d'immondes orgies, en compagnie de sa copine Ronette Pulaski et des trafiquants Leo Johnson et Jacques Renault. Peu à peu, elle devient la proie d'hallucinations et de cauchemars peuplés d'êtres étranges et d'un certain Bob, véritable génie du mal qui, la nuit, vient la violer. Au terme d'une longue descente aux enfers, Laura se rend compte que Bob n'est autre que Leland, son père incestueux, ancien amant et meurtrier de Teresa, qui voulait le faire chanter. Après une ultime nuit d'orgie, Laura mourra, assassinée par Leland.

   
1996 Lost highway

Avec : Bill Pullman (Fred Madison), Patricia Arquette (Renee Madison/Alice Wakefield), Balthazar Getty (Pete Dayton). 2h15.

Fred Madison, joueur de jazz célèbre, est atteint de jalousie paranoïaque. Il croit que sa femme, Renee, le trompe lorsqu'il joue la nuit. Il lui adresse deux inquiétantes K7. Au cours d'une soirée chez celui qu'il pressent être un des amants de sa femme ou, pire, un partenaire de partouze et commanditaire de film porno, il disjoncte définitivement...

   
1999 Une histoire vraie

(The straight story). Richard Farnsworth (Alvin Straight), Sissy Spacek (Rose), Harry Dean Stanton (Lyle Straight). 1h51.

Dans la petite bourgade de Laurens, Iowa, Alvin Straight, soixante-treize ans, se remet à peine d'une chute lorsqu'il apprend que son frère aîné vient d'être victime d'une attaque. Les deux hommes ne se sont pas parlé depuis dix ans. Alvin décide d'entreprendre le voyage de la réconciliation, seul, et par ses propres moyens. Sa mauvaise vue ne lui permettant pas de conduire, il parcourra les 507 kilomètres qui le séparent de Mount Zion, Wisconsin, sur le petit tracteur qu'il utilise pour tondre sa pelouse et auquel il aura accroché une remorque en bois...

   
2001 Mulholland drive

Avec : Naomi Watts (Betty-Diane), Laura Elena Harring (Rita-Camilla), Justin Theroux (Adam). 2h26.

Une limousine noire roule sur les hauteurs de Los Angeles, sur Mulholland drive. La voiture s'arrête. Le chauffeur se retourne vers la jeune femme brune, assise à l'arrière et la menace d'un pistolet. Un choc. Une voiture venant en sens inverse s'encastre avec fracas dans la limousine. La belle inconnue en robe du soir s'en extirpe, visiblement sonnée, et se met à errer dans la campagne...

   
2006 Inland Empire

Avec : Laura Dern (Nikki Grace/Susan Blue), Justin Theroux (Devon Berk/Billy Side), Jeremy Irons (Kingsley Stewart) Karolina Gruszka (la fille devant la télévision). 2h52.

Un homme et une femme devant une chambre d'hôtel. Leurs visages sont floutés. Ils disparaissent. Dans la chambre, l'homme demande à la femme de se déshabiller comme le ferait une putain. Ils disparaissent. En gros plan, un tourne-disque égrène une chanson nostalgique...