Retour à Howards End

1992

(Howards End). D'après le roman de E. M. Forster. Avec : Anthony Hopkins (Henry Wilcox), Emma Thompson (Margaret Schlegel), Vanessa Redgrave (Ruth Wilcox), Helena Bonham Carter Helena Bonham (Helen Schlegel), Prunella Scales (Tante Juley), Adrian Ross Magenty (Tibby Schlegel), Vanessa Redgrave (Ruth Wilcox), James Wilby (Charles Wilcox), Jemma Redgrave (Evie Wilcox), Samuel West (Leonard Bast), Susie Lindeman (Dolly Wilcox), Nicola Duffett (Jacky Bast), Joseph Bennett (Paul Wilcox). 2h22.

Helen Schlegel est invitée à Howards End chez les Wilcox où elle tombe amoureuse du fils cadet, Paul. Elle s'en ouvre par télégramme à sa soeur et à son frère, Margaret et Tibby, qui reçoivent leur tante, Juley qui les chaperonne de loin mais avec attention depuis que les parents sont morts. Mais l'idylle entre Paul et Helen cesse à peine commencée. Dès lors, l'arrivée de tante Juley est catastrophique d'autant plus que Charles, le fils ainé, est particulièrement grossier.

Quelques mois plus tard, les Wilcox emménagent en face de l'appartement londonien de Margaret, Helen et Tibby pour marier le fils ainé, Charles, avec Dolly. Margaret fait une visite de courtoisie aux Wilcox, plus précisément à Ruth, la mère qui se sent seule. Les deux femmes deviennent amies grâce à la délicatesse de Margaret. Ruth très malade meurt et lègue Howards end à celle qui est devenue son amie et qui va bientôt devoir quitter l'appartement londonien où elle est née, démoli pour construire de nouveaux immeubles de rapport.

La famille de Ruth ne l'entend pas ainsi et brûle le papier des dernières volontés de leur épouse et mère. Henry Wilcox ne tarde pourtant pas à tomber amoureux de Margaret...

Troisième adaptation d'un roman de E. M. Forster pour James Ivory après Chambre avec vue en 1985 et Maurice en 1987.

Howards End développe le thème du caractère infranchissable des différences sociales. Les principaux personnages tentent de se comprendre et communiquer les uns avec les autres par-delà les barrières sociales mais sont "only connect...", selon les mots de la fameuse épigraphe du roman.

Seul l'anéantissement de Henry Wilcox, suite à la condamnation de son fils, l'amène à renoncer à son rang et à vivre, diminué intellectuellement et physiquement, dans ce petit paradis hors du temps qu'est Howards End.

Jean-Luc Lacuve le 23/12/2015.