Violences à Park Row

1952

Genre : Film noir
Thème: Journalisme

(Park Row). Avec : Gene Evans (Phineas Mitchell), Mary Welch (Charity Hackett), Bela Kovacs (Ottmar Mergenthaler), Herbert Heyes (Josiah Davenport), Tina Pine (Jenny O'Rourke), George O'Hanlon (Steve Brodie). 1h23.

Au début du siècle, Phineas Mitchell, rédacteur au "Star", dénonce ce qu'il considère comme un abus de la presse : en faisant de la publicité à Steve Brodie qui a décidé de tenter un plongeon casse-cou du haut du pont de Brooklyn, il estime que le journal le condamne à mort. À la suite d'une violente altercation, Charity Hackett, la directrice, le renvoie.

Après avoir trouvé un commanditaire providentiel, Mitchell fonde avec quelques amis un journal concurrent, "The Globe", et lance une campagne de souscription pour l'édification du socle de la Statue de la Liberté, don de la France à l'Amérique. À l'insu de sa directrice, certains employés du "Star" décident d'agir contre le journal de Mitchell qui leur retire sans cesse des lecteurs, et entreprennent des actions de sabotage. Ils réussissent ainsi à détruire la linotype de Mergenthaler qui a révolutionné la fabrication du journal.

Mais Mitchell et ses amis tiennent bon. "Le Globe" subsiste et se développe, multipliant ses points de vente dans la ville. Il finira par fusionner avec le "Star" et Mitchell épousera Charity Hackett pour concrétiser cette union.

"Le film qui m'a vraiment appris quelque chose sur la violence est Violence à Park Row de Fuller, dit Scorsese dans Les enfants terribles du cinéma américain, Michael Pye, Lynda Myles. Vous vous souvenez de ce long travelling : ils entrent dans un bureau et le saccagent, puis ils sortent et se précipitent vers un autre endroit, commencent une bagarre qui les conduit encore ailleurs, et enfin un homme est passé à tabac sous la statue de Benjamin Franklin, au bas de la rue. Le tout en une seule prise de vues. Je regardais ça à la télévision lorsque j'avais onze ou douze ans. Comme Taxi Driver, les films de Samuel Fuller omettent souvent de condamner l'anarchie qu'ils nous présentent, ce qui peut leur donner l'apparence de sinistres pamphlets individualistes venant de la droite".