Valse avec Bachir
2008

1- Une nuit d'hiver en 2006. Boaz Rein a réveillé son ami Ari en pleine nuit pour lui raconter le cauchemar récurrent qu'il fait depuis deux ans et demi. Il se retrouve systématiquement pourchassé par une meute de 26 chiens. 26, exactement le nombre de chiens qu'il a dû tuer au cours de la guerre du Liban, au début des années 80 ! Son escouade cherchait des palestiniens dans un village. Il était chargé, lui incapable de tirer sur des hommes, d'éliminer les chiens qui aboient pour garder l'effet de surprise, vital pour le groupe. S'il sait combien de chiens le poursuivent, il ne sait pas pourquoi il a fallu vingt ans pour qu'il lui apparaissent ainsi. Ce soir, il s'est dit que, peut-être, son ami Ari, qui a fait cette guerre du Liban et s'est même trouvé à moins de 300 mètres des camps de Sabra et Chatila, aurait peut-être une explication. Après tout, ne fait-il pas des films comme une sorte de thérapie ? Ari lui avoue ne se souvenir de rien de sa guerre au Liban.

Le soir même, Ari, pour la première fois, retrouve un souvenir de cette période de sa vie. Une image muette, lancinante : lui-même, jeune soldat, se baigne devant Beyrouth, plus très loin des camps de Sabra et Chatila, avec deux camarades. Ils s'habillent puis arrivent dans une rue d'où sortent des femmes habillées de noir.

2- Ari débarque alors à 6h30 du matin chez son psy, Ori Sivan, avec un besoin vital de découvrir pourquoi le souvenir de Boaz a réveillé sa mémoire ? Ori lui raconte une anecdote psychologique célèbre où les patients se sont inventé une fausse mémoire et l'exorte à confronter sa reminsicence aux souvenirs de ceux qui étaient avec lui cette nuit là.

3- En Hollande Ari retrouve Carmi, devenu riche en vendant pendant trois années seulement des falafels durant la période où chacun cherchait des plats végétarien et oriental. Il n'est ainsi pas devenu le physicien nucléaire qu'il promettait. Il est intéressé par les questions de Ari car son fils de sept ans lui a également posé des questions sur la guerre. La caméra s'élève au-dessus des champs, traverse les nuages puis redescend vers un bateau. Carmi était parti à la guerre sur un petit bateau. Carmi, très intello, avait peur de n'être pas viril. Sur le bateau il a peur. Il vomit et a l'hallucination d'une femme qui le prendrait pour la première fois dans ses bras. S'en suit un plongeon comme une éjaculation puis un repos sur le corps de la femme géante. Carmi sortit de cette hallucination au moment du débarquement au Liban près de Saïda sans doute. Terrorisés les militaires mitraillent une Mercedes et ses occupants. Ari ne se souvient toujours de rien de la guerre du Liban sauf de cette hallucination qu'il lui décrit de nouveau à Carmi même si elle s'arrête sur l'image du plein soleil. Carmi dit se souvenir de l'entrée à Beyrouth mais pas du massacre.

En rentrant en taxi, Ari se souvient de la guerre, il était tireur sur un char. Ce n'est ni une hallucination, ni rêve, ni du subconscient. Il a dix-neuf ans et commence à peine à se raser. L'escouade de chars tire entre mer et vergers. Sa première mission sera de se débarrasser des morts et des blessés.

4 -Maintenant qu'il se souvient des premiers jours de la guerre, Ari cherche avec Ronny Dayag qui étaient avec eux. Ronny se souvient avoir traversé la frontière du Liban à Rosh Hanikra. Soudain, l'officier est tué puis le tank attaqué deux minutes plus tard. Ronny se sauve par la mer mais ressent le regard des autres lui reprochant de n'avoir pu aider ses amis. Non, il n'était pas ce héros qui sauve tout le monde. Il n'était pas dans ce trip musique et planche à voile.

5 - Un mois après, Ronny, Ari et Shmuel Frenkel sont sur la plage, dans l'attente du bombardement de Beyrouth. Shmuel Frenkel se parfume toujours au patchouli. Il est aujourd'hui dans une salle de judo. Le parfum lui servait à être repéré par ses hommes. C'était l'époque des dégâts collatéraux où Ariel Sharon et Menahem Begin passaient des ordres au téléphone. Shmuel Frenkel raconte à Ari le jour où ils ont tué deux enfants armé de lance-roquettes qui avaient attaqué leur char. Shmuel et Ari étaient toujours ensemble préparant le même cours d'officiers et pourtant Ari ne se souvient pas avoir participé à cet épisode où deux enfants sont morts.

6- Ce sont des situations dissociatives lui explique la professeur Zahava Solomon, spécialiste des effets post-traumatiques : une personne se trouve dans une situation mais elle a la sensation d'être en dehors. Ce fut le cas d'un photographe amateur qui s'était protégé en se disait qu'il faisait un beau voyage. Les cris, les tueries, les bombardements il les observait par le viseur d'un appareil photo imaginaire. Jusqu'au moment où l'appareil photo s'est cassé (c'est le projecteur qui s'enraye) aux écuries de l'hippodrome de Beyrouth, il vit les carcasses de pur-sang arabes massacrées. "J'ai eu le cœur brisé. Les hommes se font la guerre mais quel mal ont fait ces animaux si nobles pour subir un tel sort ?" Le mécanisme qu'il utilisait voir la guerre en photo sans y participer, en disant "ça ne m'arrive pas à moi" ne marchait plus. En devenant parti prenante, il est devenu fou.

A la professeur, Ari déclare se souvenir de ses permissions et de quand enfant, lorsque c'était la guerre tout était paralysé. Maintenant alors qu'il revient du Liban après six mois, il constate que la vie continue comme de si rien n'était. Il veut récupérer sa petite amie, Yaëli, qui l'a quitté un peu avant la guerre.

7- Au mi-temps du film, Ari retrouve Boaz. Il se souvient du premier jour du siège de Beyrouth et que Yaëli l'avait plaqué depuis une semaine. Son père lui avait raconté son unique permission de soldat de Stalingrad : une semaine après un an au front soit tout juste le temps d'embrasser sa femme. Lui a été rappelé après 24 heures

Dans une villa de luxe, un officier amateur de film porno, lui ordonne de faire sauter une Mercedes rouge probablement piégée. Celle-ci ne viendra jamais et Ari passera la nuit à rêver la présence muette de Yaeli à ses côtés. L'officier l'avertira au matin de la mort de Bachir, leur l'allié chrétien et de leur départ imminent pour Beyrouth. Ari ne pense qu'à sa mort qui le vengerait de sa copine qu'il espère alors prise de remords. Puis à l'aéroport, il se croit en voyage prêt à partir pour Londres, Paris ou New York. Et soudain il réalise que les avions de voyages sont détruits.

8- Dans l'enfer du tir des snipers vers le centre de Beyrouth au croisement pour la rue Hamra arrive le journaliste Ron Ben-Yishai avec un cameraman de la télévision. Il semble ignorer les balles. Frenkel se souvient aussi de cet épisode. Il avait demandé à son copain Arez de lui passer son ancienne mitrailleuse, une MAG et non la Galil. Ari raconte la fin, Frenkel se met à danser comme s 'il était en transe. Il leur montre qu'il veut rester là, qu'il veut y rester pour toujours. Il veut valser entre les balles avec autour de lui les énormes affiches de Bachir. Alors qu'à 200 mètres de là, les fidèles de Bachir préparent la vengeance, préparent le massacre des camps de Sabra et Chatila.

9- Ari revient voir Carmi en Hollande. Il a tout retrouver sauf le massacre. Carmi se souvient de la sauvagerie des phalangistes, comme un trip au LSD lorsqu'il emmenait les Palestiniens pour les interroger, cruels et fans de Bachir. Bachir était pour eux ce que Bowie était pour lui : une star avec laquelle, ils entretenaient un rapport presque érotique. Leur idole allait être installé au pouvoir et soudain il meurt. La vengeance était certaine. C'est comme si on avait tué leur femme, une question d'honneur familial. Ari revient sur son hallucination (troisième réminiscence avec le mouvement circulaire autour de Ari). Carmi se met en colère. Il n'y était pas et d'ailleurs personne ne pouvait se baigner cette nuit là.

10- Ari revient voir son psy qui lui explique que la vision de la mer est sans doute une visualisation de sa peur, ses sentiments, son effroi devant le massacre qui le préoccupe émotionnellement. Sa préoccupation concernant le massacre est beaucoup plus ancienne que le massacre lui-même. Pour lui, le massacre est celui vécu à six ans dans les camps d'Auchwitz avec ses parents. C'est ce massacre là, dans ces camps là qu'il revit. La seule solution est de vérifier ce qui s'est vraiment passé ; de rencontrer des gens pour savoir ce qui s'est passé. Grâce aux détails véritables, il retrouvera la mémoire et son rôle dans tout ça.

11- Ari rencontre alors Dror Harazi qui commandait un char sur une colline à la limite ouest des camps de réfugiés. Les forces phalangistes portaient l'uniforme israélien et on l'avait informé qu'ils allaient nettoyer les camps, c'est à dire, pour lui, nettoyer le secteur des terroristes. Le matin, ils avaient évacué les civils, signe d'une attaque imminente.

12- Le journaliste Ron Ben-Yishai se rendait se jour là à Docha ville côtière où Tsahal possédait une piste d'atterrissage. Un soldat le prévient des rumeurs sur les camps où un massacre serait en cours. Les Palestiniens y seraient égorgés ou marqués d'une croix au couteau.

13- Dror confirme que ses hommes ont vu des phalangistes tirer sur des femmes et des enfants. Dror prévient le Q.G. Celui-ci confirme qu'il sait et s'en occupe. D'ailleurs le Q.G. de Tsahal est très haut et permet de tout observer.

14- Dans sa villa de Bahabda, le journaliste Ron Ben-Yishai a invité officier Micha Friedman et ses soldats. L'officier lui déclare qu'il paraît que c'est un massacre dans les camps. A 23h30, Ron très préoccupé téléphone à Sharon. Il l'appelle familièrement Arik mais lui affirme son inquiétude sur ce qui se passe dans les camps. Sharon lui demande s'il a vu les massacres de ses propres yeux. Devant la réponse négative, il ne se donne pas la peine de demander ni à vérifier ni à agir.

15- Chez le psy Ari fait le point. Il y avait plusieurs cercles de soldats autour des camps. Lui devait être dans le deuxième ou troisième cercle. A dix neuf ans, il s'est senti coupable, endossant le rôle des nazis.

16- Ron se réveille à cinq heures pour partir vers Sabra et Chatila. il voit un enfant sortir qui lui rappelle la photo de l'enfant du ghetto de Varsovie. Arrive Amos le général de brigade qui demande aux phalangistes de rentrer chez eux

Ron pénètre dans les camps. Il voit le massacre, au sortir d'une rue il voit des soldats effarés. Ari se reconnaît en l'un deux. Il revit alors ce qu'il vit alors. Des femmes en pleurs, un panoramique sur des cadavres d'hommes, une rue jonchée de cadavres. Zoom arrière sur des cadavres autour d'un camion, une fillette tuée
Des cadavres, un visage de femme défiguré, un enfant. Fondu au noir.

Valse avec Bachir est composé de deux parcours et d'une conclusion qui renverse la perspective. Le premier parcours, entre l'hiver 2006 et le printemps 2007 est une suite d'entretiens où Ari rencontre huit personnes qui l'aident à se souvenir de la guerre qu'il a oubliée. Le second parcours est celui de l'opération "Paix en Galilée" tel qu'il a été vécu par les soldats israéliens, du départ de Carmi en bateau le 6 juin à la découverte des femmes en pleurs à la sortie des camps de Sabra et Chatila le 17 juin 1982 au matin. Les cinquante secondes extraites d'un document de la BBC qui concluent le film replacent les Palestiniens au centre de la tragédie collective.

 

Un premier parcours en forme de faux documentaire

Ari rencontre successivement son ami Boaz, son ami psychanalyste Ori et ses compagnons d'arme Carmi, désormais installé en Hollande, Ronny Dayag et Shmuel Frenkel puis la professeur Zahava Solomon. Après ces six entretiens, à la mi-temps du film, Ari revoit son ami Boaz, revoit Frenkel revoit Carmi et revoit Ori. Ces quatre entretiens sont plus intenses que les premiers faits avec ces mêmes témoins : on y apprend que Boaz était amoureux de Yeli, on y voit Frenkel danser avec Bachir, Carmi nie s'être baigné dans la mer et Ori explique l'origine de la partie hallucinée de la réminiscence liée aux camps de concentrations.

Une troisième série d'entretiens a pour but de faire revenir la seconde partie de la réminiscence, liée aux massacres de Sabra et Chatila. Dror Harazi qui commandait un char devant les camps et le journaliste Ron Ben-Yishai, déjà aperçu juste avant la danse de Frenkel avec Bachir interviennent chacun deux fois avant une dernière mise au point avec Ori. La dernière intervention de Ron Ben-Yishai qui raconte son entrée dans le camp est déterminante pour Ari qui se souvient alors avoir été là : la mémoire des femmes fuyant le massacre lui revient.

Il aura ainsi fallu pas moins de huit témoins et de seize interviews (6+4+5+1) pour que la mémoire revienne à Ari.

Pour réaliser son film d'animation, Folman a utilisé le procédé dit animatic consistant à filmer réellement les interviewés avant de les animer en dessin. Ainsi puisque ont été filmé des personnages réels interprétant leur propre rôle dans les conditions du direct, on a bien une partie documentaire dans le film.

Néanmoins seuls six des huit interviewés jouent leurs propres rôles. Les deux personnages clés du film, Boaz et Carmi, ne voulaient pas apparaître à l'écran sous leur véritable identité. Leurs noms sont donc inventés et ce sont des acteurs qui ont joué leurs rôles pour servir de base à l'animation. Le générique donne le nom de ces acteurs : Miko Leon pour Boa et Yehezkel Lazarov pour Carmi.

Cette entorse à la définition du documentaire pourrait être anodine. Les témoignages de ces personnages sont réels nous certifie Folman. Ce n'est que pour les besoins d'une homogénéisation de l'animation qu'il a du recourir à deux acteurs.

On notera pourtant qu'il s'agit des témoins clés de l'histoire de Ari. Folman surinvestit de connotations très personnelles ces personnages. Boaz lui avoue avoir été amoureux de sa petite amie et Carmi semble cacher quelque chose. Après tout, si l'on veut bien admettre que la séquence du début est hallucinée, on ne sait toujours pas pourquoi c'est Carmi que Ari voit dans son rêve et pas Frenkel par exemple qui prend en charge la valse avec Bachir et qui était avec Ari lors de la mort des deux enfants au bazooka. Carmi reste ainsi le plus mystérieux des personnages du film... ce dont on ne se plaindra pas.

Plus fondamentalement en ce qui concerne le genre du film, il faut souligner que la partie documentaire ne concerne que les interviews de 2006-2007 et pas la partie, de loin la plus importante, qui fait appel aux souvenirs de ces protagonistes situés en 1982.

Un vrai film de guerre qui suscite une vraie psychanalyse

Les souvenirs concernant la guerre ont une base réelle mais, comme dans tous les films de guerre, ils ont été réinterprétés avec des personnages qui ont - et c'est bien normal l'air plus jeune que lors des interviews. Il ne saurait ainsi être question de documentaire pour chacune des séquences telles celle des souvenirs de Boaz tuant les chiens devant le village palestinien ou de l'arrivée de Carmi sur la plage libanaise le 6 juin ou encore le massacre des occupants de la Mercedes ou bien encore du premier souvenir de Ari qui doit se "débarrasser" des morts et des blessés amoncelés dans son char. Certes on a bien là des personnages réels mais qui n'interprètent leur propre rôle que grâce au subterfuge du dessin qui peut les rajeunir. En tout état de cause, les personnages de 2006 n'interprètent pas dans les conditions du direct leur souvenir de 1982. C'est bien ainsi un vrai film de guerre que met en scène Folman

L'expérience des soldats israéliens est ainsi souvent perçue comme un trip lié à la nécessité de se protéger des horreurs de la guerre et notamment de tous les massacres horribles et inutiles suscités par la peur et les dommages collatéraux absurdes.

Aux souvenirs concernant la guerre se rajoutent les séquences des réminiscences de la scène traumatique qui revient trois fois au cours du film. Associée à la même musique, cette scène hallucinée, en noir et or, de soldats israéliens émergeant nus de la mer sur une plage de Beyrouth comme des zombies devient une sorte de leitmotiv du film.

Ori nous en donnera l'explication. Il y avait plusieurs cercles de soldats autour des camps durant les massacres. Ari devait être dans le deuxième ou troisième cercle et averti plus ou moins précisément de ce qui s'y passait. A dix neuf ans, il s'est senti coupable, d'endosser le rôle qu'avaient tenu les nazis durant son enfance, ce qui a bloqué sa mémoire. Un premier traumatisme, celui des camps d'extermination vécu à six ans a bloqué le second, les massacres de Sabra et Chatila auquel il a participé en 1982.

Dans La maison du docteur Edwardes, premier film sur une cure psychanalytique, on avait bien aussi un premier traumatisme (la mort du frère) qui empêchait le souvenir d'un traumatisme plus récent (l'assassinat du confrère). On notera pourtant qu'ici la révélation du premier traumatisme est un peu banale. Tout juste renvoie-t-elle à la courte incursion dans le passé du père lorsque Ari raconte sa très courte permission après la bataille de Stalingrad.

Le film semble ainsi lier au sein du dessin animé troubles de la mémoire, souvenirs fantasmés, trip de la guerre subie et mauvaise conscience avant que ne surgisse, telle une libération douloureuse, la réalité vue en face. Le parcours d'Ari est alors symptomatique de celui de l'état d'israélien. Tant qu'il n'aura pas retrouvé la mémoire de ce qu'il fait subir aux Palestiniens, nul espoir de paix n'est possible.

Jean-Luc Lacuve le 8/07/2008

voir aussi : Analyses de séquences à partir de photogrammes

Test du DVD

Editeur : Montparnasse, mars 2009.

Editeur : Montparnasse. L'histoire d'un film par Ari Folman, Scène coupée : "La mort de Bachir", Ari Folman à Cannes, Ari Folman en Israël, festival de Sderot (Israël), Reportage du JT d'Antenne 2 le lendemain du massacre de Sabra et Chatila (le 18 septembre 1982), La Tragédie libanaise, entretien avec Joseph Bahout, politologue.

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(Waltz with Bashir). Avec : Ari Folman, Ori, Ronny Dayag, Shmuel Frenkel, Zahava Solomon, Ron Ben-Yishai (eux-mêmes, en animation), Miko Leon (Boaz en animation), Yehezkel Lazarov (Carmi en animation). 1h30.

 
Voir : Photogrammes
Genres : Film de guerre
Thèmes : Psychanalyse , Conflits palestiniens
dvd chez Carlotta Films
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Voir : Analyse de 20 Photogrammes
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