Accueil Partie beaux-arts Histoire de l'art Les peintres Les musées Les expositions Thèmes picturaux

Figure composite, fruit d'une condensation entre trois femmes citées par les Evangiles, Marie-Madeleine est vite devenue une star des représentations iconographiques.

De bonne heure la tradition a en effet confondu en la personne de Marie-Madeleine trois femmes que les évangiles placent dans l'entourage ou sur le chemin de Jésus :

Marie Madeleine
Carlo Crivelli, 1480
Repas chez Simon
Philipe de Champaigne, 1606
Madeleine repentie
Le Caravage, 1597
Marie-Madeleine en extase
Le Caravage, 1606
Conversion de Marie-Madeleine
Artemisia Gentileschi, 1620
Marie-Madeleine pénitente
Johan Moreelse, 1630
La Madeleine à la veilleuse
Georges de la Tour, 1645
L'agonie de Marie Madeleine
Josefa de Óbidos, 1679

Cette partie provençale de l'histoire de Marie-Madeleine n'a aucun fondement scripturaire ni historique. Elle parait avoir été forgée au XIème par des moines de Vézelay pour expliquer et authentifier la présence des reliques dans leur église (but d'un pèlerinage de grande envergure).

Cependant le culte de Marie-Madeleine ne se limitait pas à la Provence ou à la Bourgogne ; il était répandu dans toute la chrétienté.

La Contre-réforme contribua à l'étendre encore davantage, en faisant de Marie-Madeleine la personnification du sacrement de pénitence. Entre La Vierge Marie à la pureté innaccessible et Eve la pécheresse, Marie-Madelaine, dont la longue chevelure rapelle sans cesse son ancien métier de prostituée, permettait à l'église catholique de fournir un modèle moral. Il permet par la pénitence et les pleurs de passer de la fille d'Eve à la fille de Marie.

Retour