Le Café des images soutient la production de courts-métrages par :

 

Soirée Café-court, le 29 mars 2019

Vendredi 29 mars c’était le rendez-vous mensuel "Café court" au Café des Images organisé par L'art Régnait en collaboration avec le Cercle Hypatie et Kinedax.

Bancs et chaises longues sont à la disposition des spectateurs de 18h30 à 21h00.

Au programme, 6 courts-métrages présentés par leur réalisateurs

Le prix du jury a été attribué à Shoot ! de Julien Bayard et le prix du public à On caresse les étoiles de Paul Germain.

Les films sont réalisés soit pour le bac L, option cinéma, le concours de la Femis, le Nikon film festival, ou après des études de cinéma. A noter que chacun des jeunes cinéastes se réfère à des réalisteurs qui les ont inspirés. Antoine Meunier cite ainsi Hong Sang-soo pour son refus du champ contre-champ au profit de mouvements de caméra. Gil Audé cite la saturation des couleurs dans les films fantastiques de Dario Argento. Julien Bayard se réfère aux éléments fantastiques des films de Kiyoshi Kurosawa. Il est ainsi bien possible que le retour de la cinéphilie passe par la jeune création cinématographique.

 

Soirée Normandie images, mardi 19 mars 2019

Soirée présentée par Fanny Chéreau, responsable Fonds d’aide création cinéma audiovisuel et accompagnement des professionnels pour Normandie images.

L'association Normandie Images est missionnée par la région pour des aides à la production cinématographique en Normandie. Sont ainsi attribuées des aides aux courts-métrages. Le coût moyen d'un court-métrage financé par une société de production est de 80 000 euros.

Aide à la production de courts-métrages de fiction, d'animation
Cette aide, d'un montant de 15 000 à 35 000 €, concerne les projets d’œuvres cinématographiques de fiction ou d’animation d’une durée inférieure à 60 minutes, présentés par des entreprises de production constituées sous forme de sociétés commerciales et intervenant au titre de producteurs délégués ou coproducteurs délégués.

Au moment du dépôt, la société de production apporte des éléments exposant la possibilité de dépenser en Normandie au moins 100% du montant de l’aide attribuée ou au minimum 20% de la part française du budget définitif de l’œuvre. Sont concernées les dépenses liées à l’emploi, la localisation du tournage ou de la post-production…

Lors de chacune des trois sessions annuelles, 40 dossiers sont examinés par une commission de cinq personnes qui défendent un cinéma d'auteur avec une vision particulière. Au final, l'aide est attribuée pour 3 ou 4 projets, soit une douzaine par an.

Bourse première œuvre destinée à la réalisation d'un premier court-métrage
Cette aide, plafonnée à de 17 000 €, concerne les projets de premiers films d’une durée inférieure à 60 minutes, réalisés dans des conditions professionnalisantes, qui répondent à l’une des conditions générales suivantes : soit un auteur réalisateur domicilié en région Normandie ; soit une structure de production disposant d'un établissement stable en région Normandie ; soit un projet entretenant un lien culturel avec la région Normandie.

La commission de présélection étudie les projets sur dossiers et en retient au maximum 8 en plénière. La commission plénière reçoit en Normandie les auteurs et les producteurs des projets présélectionnés (déplacement à la charge des candidats). Le producteur s’engage à respecter le taux maximum des financements publics en vigueur au CNC. La loi fixe en effet à 80% le montant d'argent public (subventions collectivités locales plus CNC). Un apport extérieur est donc nécessaire : télévisons (mêmes publiques !), producteurs, crownfounding...

Le Moulin D'Andée est aussi un centre d'écriture cinématographique. Le concours de scenario de l'Eure propose ainsi une résidence d'une semaine aux projets sélectionnés avec, pour le projet unique retenu, 20 000 euros pour tourner dans le département.

Pour plus d'informations : Ciclic, les fonds d'aides territoriaux 2019

Projection de trois courts métrages soutenus, accueillis par la région de Normandie et soutenus par Normandie Images. Projection suivie d’une rencontre avec les réalisateur.rice.s

LE PASSAGE DE LA NUIT de Julia Colin. Produit par Quartett Production, 28’, avec Pablo Pauly, Rabah Naït Oufella, Noémie Schmidt… Tourné à Sarceaux (61)

Steve, la trentaine, travaille de nuit dans une station service. Avec son collègue, Samir, ils tuent le temps comme ils peuvent, entre leurs jeux absurdes et les clients loufoques. Mais Steve refuse de voir la tristesse qui l’habite, et la noirceur de la Nuit qui grignote tous les soirs du terrain.

À la station-service de l’aire du Pays d’Argentan,près de l’autoroute 88«l’histoire de deux employés de nuit dans la station, qui s’inventent des jeux pour tromper l’ennui et qui vont faire des rencontres un peu fantastiques», résume Julia Colin. Pour le scénario, elle s’est inspirée de ses souvenirs d’enfance : "On faisait souvent de longs trajets de nuit avec mon père entre Toulouse et Nancy, c’était une ambiance particulière. Je voulais raconter l’histoire de personnes dans un lieu fixe où il y a beaucoup de passage."

POKE de Mareike Engelhardt. produit par Noodles Production, 17’, avec Claire Laffut, Yannick Morzelle, Abdellatif Halimi. Tourné à Caen et Ouistreham (14)

Zoé séduit Alex dans une boite de nuit. Elle s’invite chez lui. Le jeu de séduction devient un jeu de pouvoir qui dérape quand elle prend les choses en main.

 

COQUELUCHE de Aurélien Peyre. Produit par Gladys Glover, 47’, avec Shanen Ricci, Sébastien François, Thibault Servière… Tourné en Bretagne (Île de Brehat) et à Saint-Martin de Bréal (50) par un réalisateur de Normandie

Sur la jetée résonne le claquement de talons hauts. Laurine, jolie bimbo de 19 ans, rejoint son amoureux Olivier qui, comme chaque été, passe ses vacances en famille sur la petite île de Bréhat...

Deuxième moyen métrage d'Aurélien Peyre après La bande à Juliette (2016). Touché par le personnage de Loana du Loft dont il a découvert l'histoire sur internet car trop jeune pour voir l'émission de téléréalité alors. Personnage aussi inspiré par Jane Mansfield chez Tashlin ou Reese Witherspoon dans La revanche d'une blonde (Robert Luketic, 2001).

La bimbo, d'habitude exclusivement objet de ressorts comiques, est enfermée dans le regard que les autres portent sur elle. La mise en scène adopte initialement aussi ce point de vue avec ralentis et gros plans sur son corps. Puis le cadre s'élargit et la fait rentrer dans la réalité du groupe où elle devient un personnage fragile; sa voix d'abord aussi un peu aigue devient plus naturelle, plus grave.

Jean-Luc Lacuve, le 31 mars 2019.

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