En 1877, Emile Reynaud met au point sa première invention, "le praxinoscope" formé du grec praxis "action" et de skopein "regarder".

Le brevet pour cette invention fut déposé en 1877 par Emile Reynaud. Pour créer le praxinoscope, l'inventeur s'est inspiré de deux créations plus anciennes : le phénakistiscope de Joseph Plateau et le zootropre de Horner.

Le fonctionnement du praxinoscope est basé sur le principe de la vision intermittente : le spectateur ne voit chaque image qu'un bref instant. Les fentes des précédents appareils ont été remplacées par un système de miroir à facettes (souvent au nombre de 18). Grâce à eux, les images reflétées sont plus claires et se fondent pour donner l'impression d'un mouvement plus régulier.

Cet apareil n'était, au départ, qu'un simple jouet, fortement apprécié par les enfants. Tant et si bien que Reynaud regagne Paris pour commercialiser cet appareil, qui se vend très bien dans les grands magasins (Bon Marché, ...).

Le praxinoscope évoluera progressivement pour former le praxinoscope à projection. En 1880, l'inventeur a ajouté à son praxinoscope une lanterne magique. Les saynètes sont donc projetées sur un écran et non plus sur un jeu de mirroir. Les personnages sont dessinés sur des plaques de verre, reliées entre elles par des morceaux d'étoffe. Le nombre de poses est toujours de douze et n'a donc pas évolué par rapport au praxinoscope.

 


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Le praxinoscope
1877