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Le
professeur Gustav von Aschenbach - compositeur de musique - débarque
sur l'île du Lido (Venise) et s'installe à l'Hôtel des
Bains. C'est un établissement de luxe fréquenté par le
meilleur monde. Fatigué, malade, le professeur berce sa solitude, convoque
ses souvenirs et observe les clients. Il remarque une famille polonaise et
surtout un adolescent aux traits fins, Tadzio. Troublants échanges
de regards entre l'homme et l'enfant.
Ému, désorienté, Aschenbach décide de quitter Venise mais un incident prosaïque survenu à la gare le pousse à retourner à son hôtel. Il est de plus en plus fasciné par la beauté physique de Tadzio et par l'harmonie de ses gestes, de son corps.
À plusieurs reprises, son esprit s'évade vers le passé : il revoit sa femme, sa fillette, un ami avec qui il discute sur l'essence ambiguë de la beauté. Il évoque également ses déboires de chef d'orchestre, une brève visite dans une maison de passe, la mort de sa fille
Mais c'est surtout le présent qui l'obsède : les allées et venues de la famille polonaise, la présence envoûtante de Tadzio, son attitude énigmatique, ses jeux sur la plage, parfois violents, avec des camarades.
Un bruit se répand dans la ville : le choléra serait aux portes de Venise. Aschenbach s'informe, s'inquiète. Ses interlocuteurs le rassurent mais il voit bien que les services municipaux entreprennent un travail systématique de désinfection.
Le professeur déambule dans lu cité, guettant le passage de la famille polonaise. Il apprend qu'elle est sur le point de quitter la ville.
Dans le salon de coiffure de l'hôtel, Aschenbach s'abandonne aux mains d'un visagiste qui s'emploie à le rajeunir en utilisant de la poudre. de la teinture, des fards, des cosmétiques.
Ainsi maquillé, il s'installe sur la plage du Lido. Il regarde Tadzio, lui lance un appel muet. Puis, saisi de malaise, il s'effondre.
Les maîtres-nageurs emportent son corps inanimé.
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