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(1908 - 1982)
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histoire du cinéma : L'image situation

1 - Mise en scène

"On ne peut éviter de confronter Tati avec Chaplin, écrivait Henri Agel, mais il faut que ce soit surtout pour faire ressortir leurs divergences". Il y a chez Tati un acte de foi dans l'enfance qui est bien son apport personnel, ajoutait le critique. Il y a aussi, au-delà de l'amertume, une sorte de confiance finale dans l'homme. Sans cela Tati pourrait-il affirmer : "la possibilité d'ouvrir une terrasse sur la vie et d'en faire connaître toutes les richesses fait partie des multiples utilisations du cinéma." ?

Tati met en avant ce qu'il y a encore de poétique dans le monde contemporain qui n'est pas un asservissement à la modernité censée apporter le bonheur. D'où sa fascination pour l'Amérique qui apporte la danse dans le bar de L'école des facteurs mais qui contraint le facteur à une surenchère dans sa tournée dans Jour de fête. La critique de la mondialisation pour imposer son mode de vie est manifestés dans Playtime... pourtant tourné en 70 mm pour le marché américain qui, finalement, le refusera.

On pourrait caractériser la singularité du génie comique de Tati-interprète en le caractérisant comme un comique de grande taille. Aux antipodes du corps de Charlot, petit homme mobilisé tout entier dans l'expressivité, le corps de Hulot est de ceux qui doivent se caser, se pencher vers l'autre. La pipe, accessoire omniprésent, accentue son mouvement vers l'avant.

Où est Hulot dans le plan large ?

Peut-être est-ce là ce qui va devenir le principe essentiel de son cinéma : le plan large répété plusieurs fois dans le même film, moins pour en tirer tous les aspects comiques possibles que pour en faire des sortes d'icônes d'un aspect du temps. Tati renonce au privilège de "comique professionnel" ou d'expert du mime, pour mettre en avant la foule de figurants de ses films. Il n'hésite pas à faire appel à des amis du music-hall, les techniciens acceptent de jouer les figurants au milieu d'autres qui jouent leur propre rôle. Sans hiérarchie ni préjugés, les films de Tati reconnaissent à tous les personnages qui apparaissent à l’écran le droit de faire rire.

Tati mobilise ainsi l'attention du spectateur auquel il n'accorde ni contrechamp ni gros plan pour souligner l'effet comique. C'est ce qu'avait remarqué François Truffaut dans sa critique de Mon oncle en 1958, le film sans doute le plus contrôlé de Tati avant que davantage de poésie ne surgisse à nouveau dans le monde moderne avec Playtime et Parade.

Le son

Chez Tati, la parole n'est qu'un bruit parmi d'autres selon l'expression de Georges Sadoul. Tati s'interdit de recourir au gros plan et au contrechamps pour mieux faire surgir le signe sonore dans son plan large. Ainsi le paysan qui regarde le facteur aux prises avec un moustique et obligé à de grands gestes pour s'en débarrasser ne sera jamais vu de face même lorsqu'il redevient le centre d'intérêt du plan, le moustique s'étant cette fois attaqué à lui. La source du son n'est pas toujours aussi bien localisé (le sifflement final dans Trafic du laveur de carreaux qui contribue au licenciement de Hulot) soit étrange (bruit de porte comme un gong dans Les vacances comme un coffre-fort dans Playtime) ou trop systématique : le bruit des pas de la secrétaire ou ceux des invités dans la maison des Arpel dans Mon oncle.

2 - Biographie

Jacques Tatischeff, dit Jacques Tati naîtle 9 octobre 1907 au Pecq. Il est le deuxième enfant d'Emmanuel Tatischeff et de Marcelle Claire van Hoof. Il est le petit fils de Dimitri Tatischeff, né vers 1826 à Moscou, membre de la noble famille Tatischeff et général de l'armée impériale russe qui eut un enfant, Emmanuel, d’une française alors quil est attaché militaire à l'ambassade de Russie à Paris. Le père de Jacques, Emmanuel Tatischeff, né en 1875 à Paris connaît une enfance agitée,: il est enlevé et emmené en Russie ; sa mère ne peut le ramener en France qu'en 1883, quand il a 8 ans. Elle s'installe dans un endroit alors assez retiré, Le Pecq, jouxtant Saint-Germain-en-Laye. La mère de Jacques Tati, née Marcelle Claire van Hoof, est d'origine néerlandaise par son père et d'origine italienne par sa mère. En 1903, Marcelle Claire van Hoof épouse Emmanuel Tatischeff. Ils auront deux enfants, Nathalie (née en 1905) et Jacques trois ans plsu tard.

Le père de Marcelle Claire, est doreur et encadreur. Il est célèbre dans sa famille pour avoir refusé trois toiles que Van Gogh lui avait proposées pour payer ses cadres ; il fait entrer Emmanuel dans son entreprise. La famille Tatischeff bénéficie d'un niveau de vie assez élevé. Par la suite, Emmanuel deviendra le directeur de l'entreprise Van Hoof.

Jacques Tatischeff paraît avoir été un écolier médiocre ; en revanche, il est assez sportif et pratique le tennis et, plus encore, l'équitation. Il abandonne ses études à seize ans (1923) et entre comme apprenti dans l'entreprise familiale, où il est formé par son grand-père. En 1927-1928, il effectue son service militaire à Saint-Germain-en-Laye, dans la cavalerie (16e régiment de dragons). Il effectue ensuite à Londres un stage au cours duquel il s'initie au rugby. À son retour, il découvre ses talents comiques dans le cadre de l'équipe de rugby du Racing Club de France, dont le capitaine est Alfred Sauvy, et l'un des adeptes, Tristan Bernard.

Il abandonne le métier d'encadreur en 1931, au moment où la crise économique mondiale atteint la France, et notamment le monde du spectacle. Il connaît alors une période très difficile, au cours de laquelle il élabore, malgré tout, le numéro qui deviendra Impressions sportives. Il participe au spectacle (amateur) organisé chaque année, de 1931 à 1934, par Alfred Sauvy.

Il est probable qu'il ait eu des engagements rémunérés au music-hall, mais ils ne sont attestés qu'à partir de 1935, année où il joue pour le gala organisé par le quotidien Le Journal en l'honneur du record de la traversée de l'Atlantique par le Normandie. Parmi les spectateurs se trouve Colette, qui fera par la suite un commentaire très élogieux du numéro de Tati. "Désormais je crois que nulle fête, nul spectacle d'art et d'acrobatie, ne pourront se passer de cet étonnant artiste qui a inventé quelque chose... Quelque chose qui participe du sport, de la danse, de la satire et du tableau vivant... En Jacques Tati cheval et chevalier, tout Paris verra, vivante, sa créature fabuleuse : le centaure" Colette, Spectacle de Paris, Le Journal, 28 juin 1936. Jacques est ensuite engagé dans la revue du Théâtre-Michel, puis, en 1936, après un séjour à Londres, dans la revue dirigée par Marie Dubas à l'ABC. À partir de là, il travaille sans interruption jusqu'à la guerre.

Durant les années 1930, il commence aussi à jouer comme acteur de cinéma : Oscar, champion de tennis de Jack Forrester en 1932 (film perdu, très mal documenté) ; On demande une brute de Charles Barrois en 1934, aux côtés d'Enrico Sprocani ; Gai Dimanche, coréalisé avec Jacques Berr en 1935 ; et Soigne ton gauche de René Clément en 1936, aux côtés de Max Martel.

Il est mobilisé dès septembre 1939 au 16e régiment de dragons, puis versé dans une nouvelle unité avec laquelle il participe en mai 1940 à la bataille sur la Meuse. Il se replie avec son unité jusqu'en Dordogne, où il est démobilisé. Entre 1940 et 1942, il présente ses Impressions sportives au Lido de Paris. Il y rencontre la danseuse Herta Schiel, qui avait fui l'Autriche avec sa sœur Molly au moment de l'Anschluss. À l'été 1942, Herta accouche d'une fille, Helga Marie-Jeanne Schiel. Se soumettant aux pressions de sa sœur Nathalie, Jacques Tati refuse de reconnaître l'enfant, quitte la mère et est renvoyé du cabaret. Herta Schiel et sa fille, Helga Marie-Jeanne Schiel, émigrent alors en Angleterre, où Helga Marie-Jeanne épousera dans les années 1960 un M. McDonald. Leur fils, Richard Tatischeff Schiel McDonald, écrit une longue lettre au critique Roger Ebert en 2010, accusant son grand-père d’avoir abandonné sa mère, Helga Marie-Jeanne, la première fille de Jacques Tati. Il se produit aussi à la Scala de Berlin en 1942. Durant l'Occupation, on retrouve Jacques Tati parmi les vedettes régulièrement invitées à l'antenne de la chaîne de télévision allemande Fernsehsender Paris. Puis il quitte Paris et passe quelques mois de 1943 à Sainte-Sévère avec un ami, le scénariste Henri Marquet ; ils y écrivent le scénario et le script de L'école des facteurs.

Il se marie le 25 mars 1944 avec Micheline Winter. Il recommence à travailler comme acteur de cinéma à la fin de la guerre. Envisagé comme substitut éventuel de Jean-Louis Barrault pour Les enfants du paradis, il joue le rôle du fantôme dans Sylvie et le Fantôme de Claude Autant-Lara et figure aussi dans Le diable au corps du même auteur. C'est à cette époque qu'il fait la connaissance de Fred Orain, directeur des studios de Saint-Maurice et de ceux de la Victorine à Nice.

En 1946, année de la naissance de Sophie-Catherine Tatischeff, il réalise un court métrage qu'il intitule L'école des facteurs. Le réalisateur pressenti était René Clément, mais celui-ci étant alors occupé par La bataille du rail, c'est Jacques Tati qui va assumer la fonction. L'école des facteurs est un succès, récompensé par le prix Max Linder du court métrage comique en 1949.

Son premier long métrage, Jour de fête est tourné en 1947, achevé en 1948, mais ne sort en France que le 4 juillet 1949, en raison des réserves des distributeurs français. Le film, bien accueilli à Londres dès mars 1949, connaît finalement un grand succès public en France, même si les critiques sont généralement peu enthousiastes. Il reçoit même le Grand prix du cinéma français en 1950. Ce devait être l'un des premiers longs-métrages français en couleur, mais l'aspect expérimental du nouveau système couleur Thomsoncolor et le coût élevé d'un tirage couleur firent qu’il dut sortir en noir et blanc. Ce n'est qu'en 1995 qu'une copie couleur put être réalisée et présentée au public. Le film est tourné notamment sur le territoire de la commune de Sainte-Sévère dans l'Indre, avec seulement cinq comédiens professionnels. Les autres acteurs étaient des habitants du village. L'année 1949 est aussi celle de la naissance de Pierre-François Tatischeff, alias Pierre Tati.

Avant la guerre, lors d'une visite chez des amis de Saint-Nazaire, M. et Mme Lemoine, installés près de la plage de Port Charlotte, Tati est séduit par la plage voisine de Saint-Marc-sur-Mer (Loire-Atlantique). Il décide d'y revenir pour tourner un film, Les vacances de monsieur Hulot, pour lequel Jacques Lagrange, alors décorateur, devient son collaborateur et le restera jusqu'à la fin de la vie de Tati. Le personnage de monsieur Hulot lui a été inspiré par un véritable monsieur Hulot, l'architecte de l'immeuble dans lequel habitait Tati, qui n'était autre que le grand-père de Nicolas Hulot. Les vacances de monsieur Hulot sort en 1953. Ce nouveau personnage est très remarqué par la critique, mais aussi par le public du monde entier, et le film, qui va recevoir plusieurs récompenses, dont le prix Louis-Delluc, reste l'un des films français les plus appréciés de cette période.

Des problèmes divers vont retarder la sortie du film suivant, auquel Tati pense dès 1954. En 1955, il subit un assez grave accident de voiture, dont il gardera une infirmité de la main gauche et un certain affaiblissement physique. Si le succès des Vacances de monsieur Hulot lui apporte des revenus importants, Jacques Tati s'estime cependant lésé par Fred Orain ; ce différend provoque la rupture de leur association et la création par Tati de sa propre maison de production, Specta Films en 1956. Pierre Étaix entre au service de Tati en 1956.

Mon oncle, son premier film projeté en couleur, sort en 1958, parallèlement à une version anglaise, My Uncle, légèrement différente par la durée et le scénario. Ce film est le prolongement du film Les Vacances de monsieur Hulot. « Je crois que je vais maintenant expliquer davantage aux spectateurs ce qu'est Hulot. Je vais leur faire voir où il habite, où il travaille, et les contacts qu'il a avec la famille, avec le monde qui l'entoure. » Jacques Tati, Entretien télévisé avec François Chalais, Archives INA, 3 mars 1956. Le film reçoit des distinctions importantes en France et à l'étranger, notamment le Prix Spécial du jury à Cannes en 1958 et l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1959. Grâce à ces récompenses, la famille Tati s'installe à Saint-Germain-en-Laye.

En 1961, Jacques Tati revient brièvement au music-hall, lorsque Bruno Coquatrix lui propose de remplacer Édith Piaf qui a annulé son spectacle pour des raisons de santé. Il présente alors Jour de fête à l'Olympia, un spectacle alliant des numéros de variétés, du cinéma et du théâtre.Trois années plus tard, en 1964, Tati réitérera différemment l’expérience. Il louera le cinéma parisien Lux, rue de Rennes, pour y projeter Jour de fête et recréer au sein du cinéma des attractions, une fanfare et des lâchers de ballons.

De 1964 à 1967, très occupé par le projet de Playtime, Tati co-réalise également un court métrage, Cours du soir, dans lequel il tient le rôle du professeur. En 1967, de graves problèmes financiers liés au tournage de Playtime, l'obligent à hypothéquer sa demeure de Saint-Germain-en-Laye ; ses films antérieurs sont placés sous séquestre par décision de justice. Sorti à la fin de 1967, le film est assez bien accueilli en Grande-Bretagne, en Suède et en Amérique du Sud. En revanche, c'est un demi-échec en France, et il n'est pas diffusé aux États-Unis, contrairement à ce que Tati espérait. Playtime, a exigé des investissements énormes (la construction du décor de Tativille) et s'est avéré plus coûteux que prévu. Au total, Tati se trouve en 1968 dans une situation financière catastrophique. La maison de Saint-Germain est vendue après la mort de sa mère Claire Van Hoof ; Tati s'installe à Paris avec sa femme Micheline. Specta Films est placée sous administration judiciaire. La conclusion sera, en 1974, la liquidation de la société, avec une vente aux enchères de tous les droits et films pour seulement un peu plus de 120 000 francs.

Jacques Tati crée dès 1969 une nouvelle société de production, la CEPEC, mais il est amené à réduire ses ambitions : Trafic, quoique projeté en salle en 1971, est au départ conçu pour être un téléfilm. Le réalisateur ne peut monter son dernier long métrage, Parade, qu'avec l'aide de la télévision suédoise en 1973. En 1977, il reçoit un César d'honneur pour l'ensemble de son œuvre.

C'est aussi en 1977 qu'il touche à nouveau des revenus de ses films lorsque des actionnaires créent l'entreprise Panoramic Films et qu'un promoteur immobilier parisien, Nino Molossena del Monaco, rachète les droits et les copies des films qui redeviennent alors disponibles à distribution. En mai 1982, un hommage lui est rendu en compagnie de neuf réalisateurs internationaux lors de la cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes 1982. Affaibli par de graves problèmes de santé, il meurt le 4 novembre 1982 d'une embolie pulmonaire.

Jacques Tati laisse derrière lui un ultime scénario intitulé Confusion, qu'il avait achevé avec Jacques Lagrange et plusieurs fois reporté. Au début du film, monsieur Hulot devait être accidentellement tué en pénétrant dans un studio, en plein milieu d'un tournage d'une scène avec des tirs. L'une des balles devait être réelle et toucher mortellement Hulot.

En 2000, sa fille Sophie Tatischeff présente sous le titre Forza Bastia 78, un documentaire inachevé de Tati sur la finale de la Coupe d'Europe de football. En 2001, elle crée avec Jérôme Deschamps, petit-cousin de Micheline Winter, et donc petit-cousin par alliance de Tati et Macha Makeïeff la société Les Films de Mon Oncle pour racheter les droits du catalogue Tati. Réunissant les ayants droit de l'œuvre du réalisateur, cette société de production sort des copies restaurées de ses films.

3- Biblio-webographie :

4 - Filmographie :

Courts-métrages :

1947 : L'école des facteurs
1978 : Forza Bastia 1978

Longs-métarges

1949 Jour de fête
Avec : Jacques Tati (François, le facteur), Guy Decomble (Roger), Paul Frankeur (Marcel), Santa Relli (Germaine), Maine Vallée (Jeannette), Delcassan (La commère), Roger Rafal (Le coiffeur), Jacques Beauvais (Le cafetier). 1h10.

Un petit village berrichon prépare sa fête annuelle. Les enfants regardent, enthousiastes, les forains monter leurs manèges sur la place. Au cinéma ambulant, François, le facteur, assiste à la projection d'un film sur la pratique ultra-moderne du métier de postier en Amérique. Vexé, il entreprend de montrer qu'il peut, lui aussi, boucler sa tournée en un temps record. Une fois la fête finie, le calme revient dans le village et la vie reprend son cours ordinaire.

   
1953 Les vacances de monsieur Hulot
Avec : Jacques Tati (Monsieur Hulot), Nathalie Pascaud (Martine), Michèle Rolla (la tante), Valentine Camax (l'Anglaise).1h36.

Monsieur Hulot va passer quelques semaines de vacances à l'Hôtel de la Plage dans une petite station de la côte bretonne. A l'écart de la foule, du bruit des gares et des trains, il arrive seul dans sa petite teuf-teuf d'un autre âge.

   
1957 Mon oncle
Avec : Jacques Tati (Monsieur Hulot), Jean-Pierre Zola (M. Arpel), Alain Becourt (Gérard), Adrienne Servantie (Mme Arpel). 2h00.

Hulot, qui habite une pittoresque maison d'un quartier populaire, vient de temps en temps distraire son neveu, qui s'ennuie dans la villa ultra-moderne de ses parents.

   
1967 Playtime
Avec : Jacques Tati (M. Hulot), Barbara Dennek (la jeune étrangère), Georges Montant (M. Giffard). 2h06.

A l'aérogare d'Orly, à l'aube, un groupe de touristes américains débarque pour une visite de 24 heures. On les promène dans un Paris ultra-moderne et inhumain. De son côté, Monsieur Hulot comme toujours ne fait rien de spécial, sinon croiser le groupe de touristes, attendre en vain dans un nouvel immeuble construit tout en verre un certain M. Giffard au creux d'un dédale de bureaux cubiques

   
1971 Trafic
Avec : Jacques Tati (Monsieur Hulot), Maria Kimberly (Maria), Marcel Fraval (le conducteur), Honoré Bostel (Le directeur). 1h36.

Chaque année se déroule à Amsterdam un très important Salon Automobile. Une société parisienne encore artisanale mais ingénieuse, la maison Altra, espère faire sensation en présentant une petite cylindrée révolutionnaire dénommée "camping-car"

   
1974 Parade
Avec : Jacques Tati , Karl Kossmayer, Pierre Bramma, Michèle Brabo, Pia Colombo. 1h24.

Le public se presse pour assister au spectacle du cirque. C'est la fébrilité dans les coulisses où les artistes se préparent mais où, également les ouvriers mettent une dernière main aux décors et aux accessoires. Monsieur Loyal donne le signal de départ : Les acrobates envahissent la piste ronde.

   
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