![]() |
![]() |
Epopée
fluviale au cours de laquelle les pêcheurs Sorko chassent au harpon les hippopotames
du fleuve Niger. Une compétition magique entre l’animal et l’homme.
![]() |
![]() |
Jean
Rouch est resté quatre mois sur une pirogue pour filmer cette technique de
la chasse à l'hippopotame qui est surtout un rituel où les pêcheurs refont
une alliance avec le fleuve Niger.
Le métrage de la pellicule ne permet pas des plans de plus de 22 secondes ce qui donne au film sa dynamique avec son montage rapide et ses changements d'angle obligatoires.
Film tourné avec un objectif de 25 mm sans possibilité de zoom. Pour prendre en gros plan, il faut se rapprocher. Pas de table de montage sonore. Les sons sont transcris sur disque puis mixés sur piste optiques en même temps que le commentaire.
Jean Rouch rappelle l'intérêt d'avoir une personne chargée du montage. Lui voit le contexte : la rive droite puis la rive gauche à traverser mais, sa monteuse lui fait remarquer que lorsqu'il n'a pas de courant et que le soleil est vertical, il n'y a pas de différence à la projection. La monteuse est la première spectatrice.
Lors de la première projection aux indigènes, ceux-ci reprochèrent à Jean Rouch d'avoir mis de la musique : L'hyppopotame a de grandes oreilles: s'il entend, il fuit. Jean Rouch, se sentant victime du cinéma classique, décida depuis lors de n'utiliser qu'avec la plus extrême parcimonie la musique.
Source : entretien avec Enrico Fulchignoni en 1982 sur le DVD, ci-dessous, des éditions Montparnasse
|
Editeur : Montparnasse,
2007. Langue : français. Sous-titres: anglais. Son : mono. Format
: 1,33. 2h44
|
|
![]() |
Supplément sur le DVD : Cocorico ! Monsieur Poulet |