La religieuse
1966

Les deux sœurs de Suzanne Simonin ont été richement dotées. Leur père n'a plus les moyens d'en faire autant pour Suzanne qui, de plus, n'est pas sa fille. La solution, au XVIIIe siècle, était simple, expéditive : mettre l'enfant mal-aimée au couvent. Suzanne refuse de prononcer ses vœux, mais nul ne l'entend et elle se retrouve, contre son gré, au couvent de Longchamp que dirige Mme de Moni. Cette dernière convainc la jeune fille d'accepter son destin et de prononcer ses vœux. Mais, après la mort de la Supérieure, Mère Sainte Christine impose une discipline de fer. Elle enferme Suzanne dans sa cellule et pour faire échec à sa tentative de résiliation de ses vœux, affirme qu'elle est possédée du démon. Innocentée, Suzanne est transférée au couvent d'Arpajon où règne une totale liberté instaurée par la supérieure, Mme de Chelles. Celle-ci s'intéresse beaucoup à Suzanne qui, pour échapper aux avances particulières de la religieuse, s'enfuit avec la complicité du Père Morel. Recueillie d'abord par des paysans, puis blanchisseuse, la jeune fille échoue enfin dans une "maison". Pour fuir une dernière fois son destin, Suzanne se jette par une fenêtre.

 

Tourné en 1965, l'affaire éclate en avril 1966, quand le film est totalement interdit à l'exploitation et à l'exportation par le ministre de l'information Yvon Bourges ; l'interdiction est levée en juillet 1967 par le successeur de M. Bourges, M. Gorse.

 

Ciné-club de Caen

Avec : Anna Karina (Suzanne Simonin), Liselotte Pulver (Mme de Chelles), Micheline Presle (Mme de Moni), Francine Bergé (Mère Sainte-Christine), Francisco Rabal (Dom Morel), Christiane Lenier (Mme Simonin), Yori Bertin (Soeur Thérèse). 2h15.