Plus que l'immense auteur qu'il est, Ernst Lubitsch est l'inventeur de la fameuse "Lubitsch's touch". Son nom est associé à la comédie sophistiquée, au champagne et au... gruyère, grâce à l'un de ses fervents admirateurs, François Truffaut, qui déclarait que "dans le gruyère Lubitsch, chaque trou est génial ", rendant ainsi hommage à son sens de l'ellipse, la marque de son style, disait-il, qui fait du spectateur un personnage à part entière.
L'ellipse que François Truffaut relevait dans oeuvre de Lubitsch n'est toutefois que le moyen subtil et privilégié pour provoquer l'émotion qui est déclanchée par un signe particulier que Gilles Deleuze dénomme indice, attaché à l'image-situation.
Gilles Deleuze fait en effet de Lubitsch le grand maître, avec Charles Chaplin, de l'image-situation. Celle-ci s'oppose à la loi globale ou intégrale de l'image-action. Cette dernière compose, dans les films épiques notamment, un grand écart entre une situation délicate et une situation idéale qui n'existe que pour être comblé par le héros. Dans l'image-situation, Lubitsch va au contraire créer des petites différences qui n'existent que pour être creusées, pour susciter des situations très différentes ou opposables.
L'image-situation va ainsi d'une action, d'un comportement à une situation partiellement dévoilée. Le signe par laquelle on la reconnaît est l'indice : une action, ou un équivalent d'action, un geste simple, qui dévoilent une situation qui n'était pas donnée.
La situation est conclue de l'action par inférence ou par un raisonnement relativement complexe. L'indice est souvent d'autant plus fort qu'il enveloppe un raisonnement rapide.
Par exemple, dans Sérénade à trois l'un des deux amants, George (Gary Cooper) voit l'autre vêtu d'un smoking, au petit matin chez l'aimée commune : il conclut de cet indice (et le spectateur en même temps) que son ami a passé la nuit avec la jeune femme. L'indice consiste donc en ceci que Tom (Frederic March) est "trop" habillé pour être venu rendre visite le matin seulement à Gilda. Tom a repris le smoking qu'il a abandonné à la fin de la soirée et a donc été durant la nuit dans une situation très intime qui n'a pas été montrée.
Dans ce cas l'indice résulte d'une ellipse, un trou dans le récit. Le costume au petit matin est un indice de manque. C'est une image-raisonnement.
Il y a un second type d'indice, l'indice d'équivocité que Lubitsch met en scène par décalage vis à vis d'une situation stéréotypée. C'est comme si une action, un comportement recelait une petite différence qui suffit pourtant à la renvoyer simultanément à deux situations tout à fait distantes et éloignées.
Dans To be or not to be, on se demande, quand un spectateur quitte son siège dès que l'acteur commence son monologue, si c'est parce qu'il en a assez ou parce qu'il a rendez-vous avec la femme de l'acteur ? Une très petite différence dans le geste mais aussi l'énormité de la distance entre deux situations telles qu'une question de vie ou de mort.
Lubitsch travaille perpétuellement les mêmes thèmes et les mêmes motifs repris chaque fois sous des formes changeantes. Eloge du plaisir de vivre basé sur le langage, l'esquive, le retournement et le mouvement perpétuel. Son monde est composé de séducteurs mondains (Herbert Marshall, Melvyn Douglas), de femmes espiègles (Miriam Hopkins, Claudette Colber) et de seconds rôles inoubliables comme Charles Ruggles, Felix Bressart et Edward Everett Horton.
Né à Berlin en 1892, Lubitsch commence à travailler à l'âge de seize ans dans la boutique de son père, tailleur. Atmosphère dont il se souviendra encore quand il réalisera The Shop around the corner (1940), un de ses plus beaux films. Le jeune Ernst se retrouve en 1906 au Gardelegen Theater, avec un débutant de dix-huit ans, Emil Jannings. Un acteur de la troupe de Max Reinhardt, Victor Arnold, lui donne des cours d'art dramatique à partir de 1911, et le présente à Max Reinhart qui lui confie des rôles de second plan dans ses productions berlinoises. En 1912, il retrouve Emil Jannings, qui entre au Deutsche-Theater. Il joue dans une pantomime de Karl Vollmoeller, Das Mirakel, qui sera filmée intégralement la même année, au cours d'une tournée de la troupe à Londres. Cette première expérience attire peut-être Lubitsch vers le cinéma. Il va délaisser le théâtre. Mais de nombreux membres de la troupe de Reinhardt (dont Pola Negri, Wegener, Jakob Tiedtke) se retrouveront plus tard chez Lubitsch, qui ne cachera jamais avoir subi toute sa carrière l'influence de Reinhardt.
C'est en 1913 qu'il fait ses vrais débuts à l'écran dans le rôle de Meyer, comique israélite à l'éternel cigare. Ce personnage devient assez populaire pour faire l'objet d'une série (toujours des films de courte durée). Parallèlement, il interprète une série de " comédies de magasins de couture ", dont il deviendra assez rapidement l'un des réalisateurs avant d'obtenir son premier grand succès avec Der stolz der firma, une comédie en trois bobines où il tient son rôle habituel de commis de magasin. Il écrira et réalisera de très nombreuses comédies en une bobine essentiellement destinées à le mettre en valeur en tant qu'acteur. Jusqu'en 1918, il continue à jouer au théâtre, surtout dans des revues. Il est alors un acteur extrêmement populaire, mais dans un registre bien précis qui est celui de la comédie.
En 1918, Paul Davidsohn, le producteur de toutes les comédies de Lubitsch, prend le risque de lui faire mettre en scène un film sérieux, Les yeux de la momie, avec Pola Negri et Emil Jannings, qui remporte un gros succès. C'est le premier grand rôle de Jannings pour le cinéma. Ce succès aidant, Lubitsch va réaliser une série de cinq " super-productions historiques " (Carmen, Madame Dubarry - 1919, avec Pola Negri et Emil Jannings, qui est le premier film allemand de l'après-guerre à sortir à New York et qui lui vaut la réputation de "Griffith de l'Europe, Sumurun- sa dernière apparition en tant qu'acteur - Anna Boleyn et Das weib des pharaoh) dont le succès va attirer sur lui l'attention des Américains. Mais il ne cesse pas pour autant de réaliser des comédies dont il est le plus souvent le scénariste. Il date lui-même de La Princesse aux huîtres, de 1919, avec Ossi Oswalda, l'apparition de la fameuse " Lubitsch Touch".
C'est en octobre 1921 qu'il fait son premier voyage aux USA. A son retour en Allemagne, il réalise Die flamme (Montmartre) avec Pola Negri. La même année, en 1922, Mary Pickford et United Artists le font venir à Hollywood, avec toute son équipe, pour diriger une nouvelle version de Faust avec Mary Pickford dans le rôle de Marguerite. Ce projet n'aboutit pas, et Lubitsch finit par tourner, toujours avec Mary Pickford, une adaptation de Don Cesar de Bazan qui, pour le cinéma, s'appellera Rosita. Le tournage se passe mal ("Des portes, c'est un metteur en scène de portes ", dira-t-elle). Il signe un contrat avec la Warner l'année suivante et se spécialise dans les comédies de murs, comme Forbidden Paradise (1924, avec Adolphe Menjou) ou L'éventail de Lady Windermere (1925), et devient l'un des réalisateurs les plus cotés de Hollywood.
Son dernier film muet, Eternal Love (avec John Barrymore) est un film dramatique, mais, dès les débuts du parlant, Lubitsch se lance dans un genre dont il va devenir le maître incontesté : l'adaptation d'opérettes (Love Parade en 1929, La veuve joyeuse en 1934, toutes deux avec Maurice Chevalier et Jeannette Mac Donald), tandis que la censure (le code Hays, en vigueur en 1931) contraint le cinéaste à redoubler d'ingéniosité quant aux allusions sexuelles, notamment dans Haute-Pègre (1932), qu'il considérait comme son film le plus achevé sur le plan du style. En 1934, après le succès de La veuve joyeuse, qu'il a dirigée pour la MGM, il passe à la tête de la Paramount, prenant ainsi un peu de recul vis-à-vis de la mise en scène.
De 1937 à 1942, Lubitsch dirige quelques-uns de ses films les plus célèbres : Angel (1937), où Lubitsch offre à Marlene Dietrich son plus beau rôle, en dehors de ses films avec Sternberg ; La huitème femme de Barbe-bleue (1938), avec Gary Cooper et Claudette Colbert. Dans Ninotchka (1939), il transforme le handicap de Garbo (sa froideur) en atout majeur. L'art de la comédie n'exclut pas un regard sur son époque. Ce que souligne Ninotchka ("Il y a moins de Russes mais ils sont meilleurs", dit Garbo à propos des purges staliniennes), deux films, parmi les plus réussis, le confirmeront : The Shop Around the Corner et surtout To be or not to be (1942 ), son "effort de guerre", où une troupe de théâtre entre en résistance tout en continuant de jouer. :
À partir de 1943, la maladie l'éloigne un peu des studios. En 1947, il ne peut terminer sa dernière comédie musicale The Lady in Ermine, achevé par Preminger. Il meurt le 30 novembre 1947, l'année où les Oscars, qui l'ont toujours oublié, lui décernent un prix pour l'ensemble de son uvre. La comédie américaine a ses maîtres (Hawks, Cukor, Preston Sturges, Billy Wilder, qui a commencé avec Lubitsch ), mais l'art de Lubitsch, par sa grâce et son élégance, reste inégalé.
Sources :
1914 : Fräulein Seifenschaum (Miss Soapsuds) ; 1915 : Zucker und Zimt, Der Letzte Anzug, Der Kraftmeier, Blindekuh, Aufs Eis geführt, 1916 : Wo ist mein Schatz ?, Seine neue Nase, Das Schönste Geschenk, Schuhpalast Pinkus (The Shoe Palace), Leutnant auf Befehl, Der Gemischte Frauenchor, Der G.m.b.H. Tenor, Der Erste Patient, Als ich tot war (When I Was Dead) ; 1917 : Wenn vier dasselbe tun, Ossis Tagebuch, der Blusenkönig ; 1918 : Carmen, Der Rodelkavalier, Prinz Sami, Das Mädel vom Ballet (The Ballet Girl), Fuhrmann Henschel, Ein Fideles Gefängnis, Der Fall Rosentopf ;
Puis :
| 1918 | Je
ne voudrais pas être un homme |
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(Ich möchte kein Mann sein). Avec : Ossi Oswalda (Ossi), Curt Goetz (Dr. Kersten), Ferry Sikla (Brockmüller), Margarete Kupfer (La femme du gouverneur). 0h50. La jeune et rebelle Ossi accepte mal le point de vue autoritaire de son oncle sur ce que devrait être une femme. Elle décide alors de s’habiller en homme pour mieux saisir l’autre aspect de la guerre des sexes. Cela va lui procurer de nombreuses mésaventures… |
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| 1919 | Les yeux de la momie |
| (Die augen der mumie Ma) | |
| 1919 | Ivresse |
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(Rausch) |
| 1919 | La poupée |
| (Die puppe) | |
| 1919 | Meyer aus Berlin
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| (Meyer from Berlin) | |
| 1919 | Meine frau, die filmschauspielerin |
| (My Wife the Movie Star) | |
| 1919 | Das schwabenmädle |
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(The Schwab Maiden) |
| 1919 | La princessse
aux huîtres |
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(Die Austernprinzessin). Avec : Victor Janson (Mister Quaker, le roi des huîtres), Ossi Oswalda (Ossi). 1h15. Ossi, la fille d’un milliardaire ayant fait fortune en vendant des huîtres cherche désespérément à se marier avec un homme riche.. |
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| 1919 | Madame du Barry |
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(Madame DuBarry). Avec : Pola Negri (Madame Du Barry), Emil Jannings (Louis XV), Harry Liedtke (Armand De Foix), Eduard von Winterstein (Graf Jean Dubarry), Reinhold Schünzel (Choiseul, le prêtre). Jeanne Vaubemier, une lingère, est séduite par un noble qu'elle épouse pour son titre et devient Madame Du Barry. Elle tombera plus tard amoureuse d'Armand de Foix qui, indigné du luxe de la cour, prendra en défense la cause du peuple révolutionnaire. |
| 1919 | Der lustige Ehemann |
| 1919 | Ich möchte kein mann sein |
| 1920 | Kohlhiesels töchter |
| (Kohlhiesel's Daughters) | |
| 1920 | Roméo et Juliette dans la
neige |
| (Romeo und Julia im schnee).
Avec : Lotte Neumann (Julia), Gustav von Wangenheim (Romeo), Jakob Tiedtke,
Marga Köhler. 0h45. Une des premières parodies de Shakespeare |
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| 1920 | Sumurun |
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(One Arabian Night). Avec : Ernst Lubitsch (Yeggar, l'illusionniste bossu), Pola Negri (Yannaia, la danseuse), Paul Wegener (le vieux cheikh), Jenny Hasselqvist (Zuleika), Aud Egede Nissen (Haidee). 1h43. Bagdad au Moyen Âge. Sumurun, la plus belle femme du harem, est la favorite du cheikh. Mais elle est secrètement amoureuse du marchand de tissus Nour-el-Din. Elle veut fuir le harem et repousse les avances du fils du cheikh, lui aussi sous l'emprise de son charme. Tout change à l'arrivée d'une bande de forains dont font partie la séduisante danseuse Yannaia et un illusionniste bossu... |
| 1920 | Anne Boleyn
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(Anna Boleyn). Avec : Henny Porten (Anne Boleyn), Emil Jannings (Henry VIII), Paul Hartmann (Sir Henry Norris), Ludwig Hartau (Le duc de Norfolk), Aud Egede Nissen (Jane Seymour). 1h40. |
| 1921 | La
chatte des montagnes |
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(Die Bergkatze). Avec : Pola Negri (Rischka), Victor Janson (le commandant), Paul Heidemann (Lelieutenant Alexis) Un jeune lieutenant tombe fou amoureux de la belle Rischka,a Chatte des montagnes. Peu après, son commandant lui confie la direction d’une expédition punitive contre le chef des brigands, qui n’est autre que le père de Rischka... |
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| 1922 | La femme du pharaon |
| (Das Weib des Pharao) | |
| 1923 | Rosita, chanteuse des rues |
| (Rosita). Avec : Mary Pickford (Rosita, une chanteuse de rue), Holbrook Blinn (le Roi), Irene Rich (la Reine), George Walsh (Don Diego), Charles Belcher (le Premier Ministre) | |
| 1923 | Montmartre |
| (Die Flamme) | |
| 1924 | Comédiennes |
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(The Marriage Circle). Avec : Florence Vidor (Charlotte Braun), Monte Blue (Dr. Franz Braun), Marie Prevost (Mizzi Stock), Creighton Hale (Dr. Gustav Mueller), Adolphe Menjou (Le professor Josef Stock), Harry Myers (Le détective). 1h32. Le professeur Josef Stock et son épouse Mizzi s'installe à Vienne. Mizzi reçoit une lettre de sa meilleure amie, Charlotte Braun, qui lui reproche de ne pas lui avoir rendu visite depuis son arrivée. Mizzi prend un fiacre pour aller la voir, et elle y découvre un autre passager le Dr Franz Braum, dont elle ignore qu'il est le mari de Charlotte. Tout en se rasant, Joseph observe le fiacre qui s'en va et entrevoit un bon pretexte pour divorcer de Mizzi. Mizzi s'intérese à Franz et tente d'attirer son attention, mais Franz très amoureux Charlotte descend du fiacre. Mizzi est en train de discuter avec Charlotte quand Franz rentre chez lui, à la grande surprise de l'un et de l'autre, ils feignent de ne pas se connaître. Lorsque Mizzi regagne sa demeure, elle prétend être malade afin de faire venir Franz. Sans savoir ce qui se trame, Charlotte convainc son mari, d'aller la voir. Lorsque Franz prend le pouls de Mizzi, celle-ci lui attrape le poignet. Josef entre au même moment et remarque la scène... |
| 1924 | Trois femmes |
| (Three Women) | |
| 1925 | Paradis défendu |
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(Forbidden Paradise) |
| 1925 | Embrassez-moi |
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(Kiss Me Again) |
| 1926 | L'éventail de lady Windermere |
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(Lady Windermere's Fan). Avec : May McAvoy (Lady Windermere), Ronald Colman (Lord Darlington), Irene Rich (Mme Erlynne), Bert Lytell (Lord Windermere), Edward Martindel (Lord Augustus Lorton). 1h26. La jeune Lady Windermere vit dans l'insouciance jusqu'au jour où elle apprend que son mari a remis de l'argent à Mme Erlynne, une aventurière au passé scandaleux. Pensant avoir perdu son mari, elle cède alors aux avances de Lord Darlington. Mais Mme Erlynne tente de la décourager dans une erreur qu'elle-même a déjà commise. |
| 1926 | Les surprises de la TSF |
| (So This Is Paris) | |
| 1927 | Le
prince étudiant |
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(The student prince in old Heidelberg).
Avec : Ramon Novarro, Norma Shearer, Jean Hersholt.
Après une enfance solitaire auprès de son oncle Karl VII, Karl Heinrich part pour Heidelberg. Il prend pension dans la modeste auberge du vieux Ruder, dont la nièce Kathi est la coqueluche des étudiants de la ville. Pour la première fois de sa vie, le prince est en contact avec des jeunes gens de son âge. Adopté par la confrérie des Saxons, il mène joyeuse existence et goûte aux plaisirs de la danse et de la bière. Il tombe aussi amoureux de la jolie Kathi qui, tout en partageant ses sentiments, ne se fait guère d'illusions sur leur avenir commun.... |
| 1928 | Le patriote |
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(The Patriot). Avec : Emil Jannings (Tsar Paul I), Florence Vidor (Comtesse Ostermann), Lewis Stone (Comte Pahlen), Vera Veronina (Mademoiselle Lapoukhine), Neil Hamilton (Prince Alexander). 1h53. |
| 1929 | L'abîme |
| (Eternal Love) | |
| 1929 | Parade d'amour |
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(The Love Parade). Avec : Maurice
Chevalier (Comte Alfred Renard), Jeanette MacDonald (la Reine Louise),
Lupino Lane (Jacques), Lillian Roth (Lulu), Eugene Pallette (le Ministre
de la guerre). 1h47.
Au grand désespoir des membres de son cabinet la reine Louise
dirige le royaume de Sylvanie sans chercher à se marier. Le retour
en Sylvanie du comte Alfred qui avait été envoyé
en mission à Paris va brutalement transformer la situation. La
reine lit en effet le récit des incartades amoureuses du comte.
Elle le convoque alors et lui demande de lui prouver qu'il est un aussi
brillant séducteur que la rumeur publique le dit. Les preuves
du comte sont tellement efficaces que la reine l'épouse. |
| 1930 | Paramount on parade |
| 1930 | Monte Carlo |
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Avec : Jack Buchanan (Comte Rudolph Falliere dit 'Rudy le coiffeur'), Jeanette MacDonald (Comtesse Helene Mara), Claud Allister (Prince Otto Von Seibenheim), Zasu Pitts (Bertha), Tyler Brooke (Armand). 1h30. Mara, une comtesse se réfugie à Monte-Carlo pour échapper à son mariage avec Duc von Liebenheim. Un prétendant, le Comte Farrière la suit et se fait passer pour un coiffeur pour l'approcher. |
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| 1931 | Le lieutenant souriant |
| (The smiling lieutenant). Avec : Maurice Chevalier (Lieutenant Nikolaus 'Niki' von Preyn), Claudette Colbert (Franzi), Miriam Hopkins (Princesse Anna), Charles Ruggles (Max (sous le nom Charlie Ruggles)), George Barbier (le Roi Adolf XV). 1h29. | |
| 1931 | L'homme
que j'ai tué |
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(Broken lullaby). Avec : Lionel
Barrymore (Dr. Holderlin), Nancy Carroll (Elsa), Phillips Holmes (Paul).
1h20.
Paris, 11 novembre 1919, le jour du premier anniversaire de l'Armistice. Paul Renard, un jeune Français, confie à un prêtre qu'il a tué un soldat allemand pendant la guerre, alors qu'il écrivait aux siens. Mais l'absolution de l'Église ne suffit pas à cet homme accablé de remords. Il part pour l'Allemagne afin d'obtenir le pardon de la famille de sa victime... |
| 1932 | Une heure près de toi |
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(One hour with you). Réalisé par Cukor et supervisé par Lubitsch. Avec : Maurice Chevalier (Le docteur André Bertier), Jeanette MacDonald (Colette Bertier), Lili Damita (Mitzi Olivier), Pierre Etchepare (Adolphe), Ernest Ferny (Le professeur Olivier), André Cheron (Le commissaire de police). 1h20. Le docteur André Berthier et son épouse Colette forment un couple modèle. L’apparition de Mitzi, une vieille amie de Colette, vient perturber l’entente du ménage quand celle-ci se met en tête de séduire André. Saura-t-il résister à la tentation ? Ernst Lubitsch devait seulement produire Une Heure près de toi dont la réalisation avait été confiée à George Cukor. Mais les tensions entre ce dernier et l’acteur principal, Maurice Chevalier contraignirent Lubitsch à reprendre les rennes. Les deux hommes ont finalement été crédités à la réalisation. Remake des Comédiennes (déjà tourné par Lubitsch en 1924), cette comédie musicale à été nominée aux Oscars dans la catégorie « Meilleur film » en 1932. |
| 1932 | Haute pègre
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(Trouble in paradise). Avec
: Miriam Hopkins (Lily), Kay Francis (Marianne Collet), Herbert Marshall
(Gaston Monescu). 1h19.
Venise. Un homme a convié à dîner une riche et belle jeune femme, dans la suite qu, 'il occupe dans un palace. Or, la belle n'est pas celle qu'elle prétend être : elle se nomme Lily Vautier et fait profession de dévaliser les hommes qu'elle séduit. Mais, tandis qu'elle lui fait les poches, son hôte lui vole ses bijoux! Lily reconnaît alors en Gaston le prince des escrocs, le fameux-roi des pickpockets.... |
| 1932 | Si j'avais un million |
| (If I had a million). Avec : Gary Cooper (Gallagher), George Raft (Eddie Jackson), Wynne Gibson (Violet), Charles Laughton (L'employé), Jack Oakie (Mulligan), Alison Skipworth (Emily). 1h28. | |
| 1933 | Sérénade
à trois |
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(Design for Living). Avec : Fredric March (Tom Chambers), Gary Cooper (George Curtis), Miriam Hopkins (Gilda Farrell). 1h30. George Curtis qui est peintre et Tom Chambers qui est auteur dramatique, deux amis, font la connaissance dans le train qui les conduit à Paris de Gilda Farrell. Ils s'éprennent l'un et l'autre de la jeune femme qui décide de devenir leur muse et déclare qu'il ne doit y avoir entre eux aucune relation amoureuse.... |
| 1934 | La veuve joyeuse
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(The Merry Widow, The Lady Dances). Avec : Maurice Chevalier, Jeannette Macdonald, Edward Everett Horton. Lorsque la ravissante veuve Sonia quitte le royaume de Marshovie pour Paris, le roi est angoissé car Sonia détient 52 % du capital du pays. Sans les revenues de Sonia, le pays risque la banqueroute. Découvrant dans le boudoir de la reine, le (trop) séduisant Danilo, le roi le condamne au banissement... à Paris et le charge d'y conquérir le cur de Sonia, faute de quoi il sera déféré devant une cour martiale... |
| 1937 | Ange |
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(Angel). Avec : Marlene Dietrich (Maria Barker), Herbert Marshall (Sir Frederick Barker), Melvyn Douglas (Anthony Halton). 1h38. Lady Maria Barker et son mari, Sir Frederick Barker, forment un couple encore très amoureux. Mais leur vie est sans doute un peu trop calme. Un matin, profitant d'une mission diplomatique de son mari, Lady Barker part faire un petit voyage, Rome puis Paris où elle n'avait pas été depuis 6 ans. Elle rencontre par hasard, dans l'hôtel de son amie la grande duchesse Anna Dimitrievna, un séduisant célibataire, Anthony Halton, lui aussi diplomate, qui tombe amoureux d'elle. Elle passe la soirée avec lui en se faisant passer pour une mystérieuse Mrs. Brown, qu'il baptise " Ange" et disparaît... |
| 1938 | La
huitième femme de Barbe bleue |
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(Bluebeard's Eighth Wife). Avec
: Claudette Colbert, Gary Cooper, Edward Everett Horton.
Michael Brandon est un homme d'affaire pressé et mal embouché, qui croit que tout doit céder devant ses caprices et sa fortune. Nicole de Loiselle pour le punir de sa suffisance et venger les sept épouses dont il s'est précédemment lassé, l'accule au divorce sans même que le mariage ait été consommé. Après quoi, ayant non seulement obtenu satisfaction, mais réduit l'impétueux Brandon à l'impuissance tant physique que mentale, elle l'épouse une seconde fois, en femme libre et financièrement indépendante. |
| 1939 | Ninotchka |
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Avec : Greta Garbo (Ninotchka, Melvyn Douglas (Conte Léon d'Algout), Ina Claire (Grande Duchesse Swana), Bela Lugosi (Commissaire Razinin), Sig Ruman (Michael Simonavich Iranoff). 1h46. Iranoff, Buljanoff et Kopalski sont chargés par le gouvernement soviétique d'écouler à Paris des bijoux saisis pendant la révolution et d'acheter avec l'argent ainsi obtenu des machines agricoles. L'ancienne propriétaire des bijoux, la Grande Duchesse Swana, demande à un de ses amis, Léon, d'empêcher la vente et de récupérer les joyaux. Or Léon est précisément le guide dans la capitale, des trois Russes. Ayant eu vent de l'affaire, les Soviétiques envoient à Paris Ninotchka, qui trouve les trois compères en train de mener la grande vie... |
| 1940 | The shop
around the corner |
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(Rendez-Vous). Avec : James Stewart (Alfred Kralik), Margaret Sullavan (Klara Novak), Frank Morgan (M. Matuschek). 1h37. Chez Matuschek et Cie, la grande boutique de maroquinerie de cette rue commerçante de Budapest, c'est le jeune Alfred Kralik, le premier vendeur, qui est pratiquement l'adjoint du patron. Tout le personnel vit en bonne intelligence : seul Vadas, un peu trop fat et arriviste, suscite un brin d'antipathie. Un jour arrive dans le magasin Klara Novak : elle est jeune, vive, elle a du bagout et se retrouve, grâce à son talent, vendeuse.... |
| 1941 | Illusions perdues |
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(That Uncertain Feeling). Avec : Merle Oberon (Mrs. Jill Baker), Melvyn Douglas (Larry Baker), Burgess Meredith (Alexander Sebastian), Alan Mowbray (Dr. Vengard), Olive Blakeney (Margie Stallings). 1h24. Jill et Larry Baker forment le couple parfait, malgré les crises de hoquet à répétition de Jill, maladie qu'un psychanalyste dit être causée par son mari. Dans la salle d'attente du médecin, elle rencontre le séduisant pianiste Alexander Sebastian et le coeur des deux jeunes gens s'emballe. Mais Larry n'a pas dit son dernier mot... |
| 1942 | To be
or not to be |
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(Jeux Dangereux). Avec : Carole
Lombard (Maria Tura), Jack Benny (Joseph Tura), Robert Stack (le lieutenant
Sobinski). 1h39.
Un agent nazi, le professeur Siletzky, a réussi à s'approprier la liste des familles des pilotes polonais cantonnés en Grande-Bretagne. Le lieutenant Sobinsky est parachuté aux environs de Varsovie pour tenter d'intercepter cette liste avant qu'elle ne devienne une redoutable arme de chantage entre les mains de la Gestapo. Il se cache au domicile d'une actrice dont il est amoureux, Maria Tura... |
| 1943 | Le ciel peut
attendre |
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(Heaven Can Wait). Avec : Gene Tierney (Martha), Don Ameche (Henry Van Cleve), Charles Coburn (Hugo van Cleve). 1h52 Henry Van Cleve, Américain richissime, est âgé d'une soixantaine d'années lorsque la mort le surprend. C'est avec une dignité étonnante qu'il se présente aux portes de l'Enfer. Le gardien, appelé pompeusement "Son Excellence", se perd en conjectures quant à la raison pour laquelle notre héros désire de lui-même devenir l'un des sujets du royaume de Satan... |
| 1946 | La folle ingénue
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(Cluny Brown). Avec : Jennifer
Jones (Cluny Brown), Charles Boyer (Adam Belinski), Peter Lawford (Andrew
Carmel). 1h40. Londres, juin 1938. La jeune et pétulante Cluny Brown se présente au domicile de Hilary Ames à la place de son oncle Arn, afin de réparer un évier bouché. Elle fait à cette occasion la connaissance du séduisant Adam Belinski, pique-assiette et philosophe anti-nazi, fraîchement émigré de sa Tchécoslovaquie natale... |
| 1948 | La dame au manteau d'hermine |
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(That Lady in Ermine). Terminé par Otto Preminger. Avec : Betty Grable (Francesca/Angelina), Douglas Fairbanks Jr. (le colonel Ladislas Karolyi Teglas/le duc), Cesar Romero (Mario), Walter Abel (Maj. Horvath), Reginald Gardiner (Alberto), Harry Davenport (Luigi), Virginia Campbell (Theresa). 1h29. La comtesse Angelina règne sur la principauté de Bergamo en Italie jusqu'à ce que son royaume soit soudainement envahi par des hussards qui ont à leur tête un impétueux Colonel. |
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1892-1947
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| 70 films | ||
| 2 | ||
| 6 | ||
| 6 | ||
| histoire du cinéma : L'image situation | ||