I - Mise en scène
Lorsque la critique a vu le premier film distribué en France de Kiarostami : Où est la maison de mon ami ? (1987) tous ont vu en lui l'héritier de Rossellini, qui filme la réalité telle qu'elle est pour qu'elle se révèle. La vision de Close-up (1990), est toutefois venue bouleverser la donne et fait penser que Kiarostami se raprocherait d'Orson Welles, d'un cinéma du faux, de la boucle et de la complication.
Le Rossellini perse
Alain Bergala propose de voir en lui l'heritier de la double culture, occidentale et orientale des perses. L'Islam interdit l'imitation des créatures animées comme le double d'un être vivant mais pas la figuration. Les Perses acceptent un art de l'imitation en accord avec la philosophie platonicienne : le monde que l'on voit n'est que le double d'un monde absolu. Il convient donc de représenter vers l'absolu et non ce que l'on croit voir.
Kiarostami est bien ce cinéaste sensible de la captation des choses mais aussi celui de la géométrie et de l'organisation secrète. Sa spiritualité, aussi prégnante que celle de Rossellini s'incarne dans des motifs qui lui sont propre.
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L'arbre en haut d'une colline ou la répétition
du motif de l'arbre sont très présents dans les miniatures
persanes. Ici : photogrammes de séquences au début et
à au milieu du film Le vent nous
emportera (1999).
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Les troncs d'arbre, "le code barre", signe qui empêche la communication. Dans Au travers des oliviers, le garçon interroge la grand-mère puis la fille.
Le devenir minuscule des personnages dans l'aplat de couleur
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Le vent nous emportera
(1999). Très gros plan de visage comme racheté par un
pur aplat de couleur.
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Dans Au travers des oliviers plan perspectiviste avec barrière, fenêtre qui finit sur un aplat de couleur pure. La caméra, comme l'il la machine, obéit aux règles de la perspective rechercher une représentation autre pas maladroite mais obéissant à d'autres règles Lettre vidéo où la figure est évacuée : le dernier mouton est chassé par la voiture laissant un pur, les figures évacuées ou , le ciel, le devenir minuscule des personnages,
Ligne en Z géométrique
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Deux autres figures du chemin en Z dans Le
vent nous emportera (1999).
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La figure du chemin en Z provient de Où est la maison de mon ami ? où Kiarostami a fait faire un chemin en Z dans un exercice de mise en scène proche du Land art : il a transformé la nature en gravant sur elle.
Ce chemin est sur une colline à 25 km du village. Il y a ainsi 25 kilomètre entre le plan du regard du grand-père et celui du garçon s'en allant au village de son ami par le chemin. Dans Et la vie continue, Kiarostami reprend ce chemin. Il le reprend enfin dans Au travers les oliviers, (qui narre les à-côtés du tournage d'un plan de Et la vie continue). Répétition avec variations : le chemin est alors fleuri et les lieux sont cousus autrement : il y a bien une route à prendre entre le village et le chemin en Z.
Le chemin en Z est devenu ainsi une uvre d'art, connue des Japonais qui le photographient régulièrement. C'est aussi une forme secrète, cachée et récurrente, dans le cinéma de Kiarostami.
De la pellicule film à la caméra video
"Ce n'est pas moi qui suis allé à la rencontre de la caméra digitale, c'est elle qui est venue me trouver, elle s'est imposée à moi" précise le réalisateur. Au départ, ce fut par accident, une bobine de pellicule 35mm pour clore Le goût de la cerise avait été endommagée au labo. Kiarostami a alors recours à la vidéo. Il renouvelle l'expérience pour le documentaire ABC Africa, qui achève de le convertir. Et il ne reviendra plus au support film avant Copie conforme.
"J'étais si fasciné par la liberté qu'éprouvaient les gens face à la caméra numérique que, progressivement, j'ai senti mon esprit se libérer de la caméra 35 et un lien irréversible se nouer entre le numérique et moi" explique Abbas Kiarostami. "Sans caméra numérique, comment aurais-je pu vous exprimer à travers un film l'émotion ressentie face au reflet de la lune dans un étang, simplement avec la lumière de la lune elle-même ?"
De même, un film comme Ten aurait été impossible à réaliser sans caméra numérique. Pour le millénaire qui commençait, Ten, avec ses 2 mini DV fixées dans l'habitacle d'une voiture en mouvement, provoqua une petite révolution esthétique. Par ailleurs, la place que Ten accordait aux femmes accentuait encore la portée politique du cinéma de Kiarostami. Et en Iran aujourd'hui, la vidéo numérique est plus que jamais un instrument politique. "Nous voyons ces jeunes qui s'emparent de leur téléphone portable et gardent des traces des événements actuels, qui deviennent des documents, des preuves" confirme le cinéaste. Mais le réalisateur tient à préciser : "Selon moi, la définition d'un film politique dépend du contexte, de la société en question. Dans un pays comme le nôtre, un film politique est un film qui instruit. Il fournit un terreau nécessaire à une compréhension plus profonde, à une prise de conscience du peuple. C'est cela un film politique, un film pérenne. Autrement, il s'agit de films partisans, de films de propagande. Je ne peux nier l'existence ou la fonction de ces films mais moi, je suis incapable de les faire. Je suis quelqu'un qui ne sait pas crier."
II - Biographie
Né le 22 juin 1940 à Téhéran, Abbas Kiarostami ne fut pas, à l'école, un bon élève car il préférait, de beaucoup, dessiner et peindre. À dix-huit ans, il gagne sa vie comme employé, la nuit, à l'administration de la circulation routière. Dans la journée, il étudie la peinture à la Faculté des beaux-arts
Il commence à monnayer ses talents de dessinateur en concevant des affiches, des couvertures de livres, puis en travaillant pour une société de production de films publicitaires. Il écrit et réalise, de 1960 à 1969, plus de 150 spots qui sont jugés d'excellente qualité, technique et artistique, mais peu commerciaux. "Ce sont les clips publicitaires et l'art graphique qui m'ont appris le cinéma." reconnaîtra plus tard Kiarostami qui, en 1969, fonde au sein de l'Institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes (le "Kanun") un département cinéma. Il y tourne d'abord des courts métrages de fiction dont les protagonistes sont des enfants filmés dans leur quotidien, en famille ou à l'école.
Le premier de ces courts métrages, Le pain et la
rue, est présenté avec succès aux festivals de Moscou
et Venise et attire l'attention de la critique internationale sur son auteur.
Durant toutes les années 70 et 80, le monde de l'enfance est le sujet
presque exclusif du cinéma de Kiarostami nottamment du Passager,
son premier long métrage de Où
est la maison de mon ami ? (1987), couronné au Festival de Locarno
et de Devoirs du soir (1989) qui donne la parole à des enfants
interrogés sur la surabondance de travail scolaire à effectuer
à la maison.
Dans les années 90, Kiarostami bénéficie d'une certaine libéralisation du sytème politique iranien et tourne des films où les enfants, bien que toujours présents occupent une place marginale. Le pessismisme foncier du metteur en scène est contrebalancé par une croyance indeffectible dans les pouvoirs du cinéma.
Kiarostami continue en effet de vivre à Téhéran malgré ses déboires croissants avec le pouvoir, le jeu continuel de rapports de force et de négociations. Il refuse d'en partir bien que chacun de ses films ne soit projeté que dans une salle en périphérie de la ville. Cette projection permet aux journalistes d'écrire que ce n'est pas du cinéma, que c'est nul et que ça n'intéresse personne.
Lorsque Le Goût de la cerise (1996) est sélectionné en compétition officielle au festival de Cannes, il est bloqué pour non-respect du code de la censure qui indique très clairement et très longuement tout ce qu'il ne faut pas faire et notamment parler de suicide. Cependant, la veille du palmarès, Téhéran lâche le film. Présenté le soir même, il obtient le lendemain la palme d'or. A Cannes, Kiarostami embrasse la présidente du jury et, lorsqu'il arrive à Téhéran, où aucun journaliste n'a dit qu'il avait obtenu la palme d'or, ils sont 50 personnes à lui jeter des pierres. Les jets de pierre continueront longtemps dans son jardin...
Kiarostami est non seulement cinéaste mais aussi photographe et poète et pour lui la question de savoir qu'est-ce qu'être artiste passe par le fait de rester un artiste dans son pays. Pourtant, comme tous les cinéastes, il a été reconnu en France où sont les instances de légitimation (Cahiers du cinéma, critique et coproductions). L'institut Kanun reste toujours aujourd'hui l'un des commanditaires de ses films même si la coproduction avec la France par MK2 est devenue majoritaire.
Du 19 septembre 2007 au 8 Janvier 2008, Alain Bergala a conçu une exposition au centre Georges Pompidou autour de la correspondance Erice / Kiatostami.
III - Vidéo- Bibliographie :
IV - Filmographie :
| 1970 | Le pain et la rue
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(Nan va Koutcheh). 0h10. Un petit garcon fuit un gros chien jusqu'a ce qu'il comprenne que ce dernier en veut plus au pain qu'il transporte qu'à lui meme. Il partage avec l'animal pour l'amadouer. |
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| 1972 | La récréation
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(Zang e tafrih). 0h14. Exclu de la classe car il vient de casser une vitre en jouant au ballon pendant la recreation, un enfant erre dans la rue à la fin des cours. |
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| 1973 | Expérience
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(Tadjebeh). Avec : Hossein Yarmohammadi, André Govalovich, Parviz Naderi, Mostafa Ta. 1h00. Mohammad, un adolescent de quatorze ans, est employé à tout faire dans une boutique de photographe où il est autorisé à dormir. Il est amoureux à distance d'une jeune fille de la bourgeoisie qui habite à l'autre bout de Téhéran. |
| 1974 | Le passager |
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(Mossafer). Avec : Hasan Darabi. 1h12. Qasem préfère passer son temps dans les rues du village à jouer au football avec ses copains d'école au lieu de rester à la maison à faire ses devoirs du soir. Quand il apprend que l'équipe nationale joue à Téhéran, il veut aller au match... |
| 1975 |
Deux solutions pour un problème |
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(Dow rahe hal baraye yek massaleh). 0h05. Dana rend a Nader le livre qu'il lui a emprunte. Ledit livre est abime. Deux solutions se presentent a Nader : soit il se venge en abimant a son tour les affaires de Dana, soit Dana repare le livre afin qu'ils restent amis. |
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| 1975 |
Moi aussi je peux |
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(Man ham mitonam). 0h04. Deux enfants imitent les actions des animaux dans un dessin animé chacun a leur tour en pretendant moi aussi je peux, jusqu'a ce qu'ils y voient un pigeon prendre son envol... Plus tard, un avion decole. |
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| 1976 | Le costume de mariage |
| (Lebass baraye arossi, m.m.) | |
| 1976 | Les couleurs |
| (Rang ha, c.m.) | |
| 1977 | Le rapport |
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(Guozarech). Chronique sociale, sombre et amère, dont les personnages, un fonctionnaire et son épouse, traversent une crise grave, morale et conjugale. |
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| 1978 | Solution |
| Un automobiliste creve un pneu. Personne ne s'arrete pour le depanner. Unique solution : pousser sa roue pour la faire reparer, loin, tres loin... | |
| 1979 | Alternative n°1 , alternative n°2 |
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(Ghazieh shekle aval, ghazieh shekle douwon, m.m.). Un jeune homme fait du stop en vain au bord d'une route très frequentée pour rejoindre sa voiture dont il vient de faire reparer la roue. Il finit par se décider à partir à pied, en faisant rouler sa roue devant lui. Il traverse un beau paysage enneige, de plus en plus ravi par cette équipée, et finit par retrouver sa voiture. |
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| 1980 | Rage de dent |
| (Behdasht dandan, c.m.). | |
| 1981 | Avec ou sans ordre |
| (Betartib, ya bedone tartib, c.m.) | |
| 1982 | Le choeur |
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(Hamsarayan). 35 mmn. 17 mn. Un veil homme sourd, muni d'un appareil auditif se promène dans les rues de Rasht, n'hésitant pas à couper le son de son appareil lorsque l'environnement se révèle trop bruyant... |
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| 1983 | Le citoyen |
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(Hamshahri). 16 mm. 52 mn Dans les embouteillages de Téhéran, un agent de la circulation tente de faire respecter une interdiction de pénètrer dans une zone interdite. Mais tous ont une bonne raison d'y aller et tentent de le convaincre. Flexibilité de la règle, flexibilité de l'agent |
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| 1985 | Les premiers |
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(Avaliha). 16 mn. 1h25. Dans une école primaire, dès qu'un conflit éclate, les élèves concernés sont envoyés dans le bureau du directeur. Celui-ci les interroge de façon çà ce qu'ils reconnaissent d'eux-mêmes leur part de responsabilité |
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| 1987 | Où est
la maison de mon ami ? |
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(Khaneh-ye dust Kojast ?). Avec : Babak Ahmadpur, Ahmad
Ahmadpur. 1h25. |
| 1989 | Devoirs du soir |
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(Mashgh e shab). 16mm. 1h26. Face à la caméra, des jeunes écoliers sont interrogés sur le trop plein de devoirs à la maison, leur concurrence déloyale avec les dessins animés à la télé, les punitions que cela entraîne. Introduisant la notion de recompense, le cineaste decouvre qu'ils ne connaissent que la punition. Un par un, ils racontent comment ils sont punis. "L'éducation inadaptée aux enfants, c'est un problème général qui prouve que le monde est malade parce qu'on passe ses meilleurs moments d'enfance dans les pires situations" a déclaré Kiarostami. |
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| 1990 | Close-up |
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(Nema-ye nazdik). Avec : Ali Sabzian, Hasan Farazmand, Abolfarz Ahankhah, Mohsen Makhmalbaf. 1h36 En se faisant passer pour le célèbre cinéaste iranien Makhmalbaf, un homme pauvre et sans emploi, Ali Sabzian, abuse une famille bourgeoise. Kiarostami filme son procès pour escroquerie et reconstitue, avec les intéressés eux-mêmes, ce jeu de rôle, de dupes et de rêves avec le cinéma |
| 1992 | Et la vie continue
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(Zendegi édame dârad). Avec : avec : Farhad Kheradmand (le réalisateur du film), Buba Bayour (Puya), Hocine Rifahi. 1h31. Apres le tremblement de terre qui secoua le nord de l'Iran en 1990, un cinéaste et son fils se rendent en voiture jusqu'au village de Koker, difficile d'accès du fait l'étendue de la destruction. Et pourtant, la vie continue pour les survivants du desastre. |
| 1994 | Au travers
des oliviers |
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(Zire darakhatan zeyton). Avec : Mohamad Ali Keshavarz (le réalisateur du film), Farhad Kheradmand (Farhad). 1h43. Une équipe de cinéma vient tourner dans un village du nord de l'Iran dévasté par le tremblement de terre. Hossein est engagé dans l'équipe et a pour partenaire Farkhonde, dont les parents lui ont jadis refusé la main car il ne possédait pas de maison. Aujourd'hui, toutes sont rasées et Hossein décide de retenter sa chance. |
| 1995 | Un oeuf |
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Segment de Lumière
et compagnie. Un homme rompt au télphone pendant quil fait cuir deux œufs au plat. |
| 1995 | Repérages |
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Segment de À propos de Nice, la suite |
| 1997 | Le goût de la
cerise |
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(Ta'm e guilass). Avec : Homayon Ershadi (Mr. Badii), Abdolrahman Bagheri (Mr. Bagheri), Afshin Khorshid Bakhtiari (un soldat). 1h39. Un homme d'une cinquantaine d'années, désespéré, se met en quète de quelqu'un qui accepterait, moyennant finances, d'effectuer une tâche spéciale. Dans la banlieue de Téhéran, il rencontre une série de personnages, dont un soldat, un étudiant et un gardien de musée. Chacun réagit à sa proposition de manière différente... |
| 1999 | Le vent nous
emportera |
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(Bad ma ra khahad bord). Avec : Behzad Dourani (L'ingénieur) et les habitants du village de Siah Dareh. 1h48 Bezhad, qui se dit ingénieur, a quitté Téhéran avec deux collègues dans un vieux 4x4 pour rejoindre un village reculé du Kurdistan. Ils ne connaissent pas la route, qui serpente à flanc de montagne, et craignent de se perdre. Heureusement, Fahzad, un enfant est envoyé à leur rencontre... |
| 2001 | ABC
Africa |
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Avec: Abbas Kiarostami, Seyfolah Samadian (eux-même). 1h24. Documentaire sur les ravages du SIDA en Ouganda.En avril 2000, Abbas Kiarostami et son assistant Seiffollah Samadian, sollicités par le Fonds international de développement agricole (FIDA), se sont penchés sur la détresse des enfants malades. |
| 2002 | Ten |
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Avec : avec : Mania Akbari (la conductrice) et Amin Maher (Amin). 1h34. Une conductrice de taxi tente de convaincre son enfant du bien fondé de son divorce et de son remariage lors de son trajet vers l'école. Elle échoue... |
| 2003 | Five |
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(Five dedicated to Ozu). 1h14. 1- La caméra accompagne un morceau de bois avec lequel jouent les vagues, au bord de la plage.2- Des personnes se promènent près de la mer. Les plus âgés s'arrêtent, observent les vagues, puis s'éloignent. Plus personne ne passe, reste la mer et les vagues qui se brisent sur la plage.... |
| 2004 | Ten on ten
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Avec : Abbas Kiarostami. 1h22. Sur les traces de TEN, Abbas Kiarostami nous entraîne au cœur du processus de création de ses films et nous livre une œuvre à part entière, une percutante réflexion sur le cinéma. |
| 2004 | Tazieh |
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(Looking at Tazieh). Une commande italienne du Teatro di Roma en 2003. Le Tazieh, forme de théâtre populaire iranien qui commémore le massacre à Kerbala de Hossein : son spectacle et les réactions du public est transformé dès 2004 en représentation vidéo autonome sur trois écrans... |
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2005 |
Tickets -
épisode central |
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Episode central du film Tickets co-réalisé avec Ermanno Olmi et Ken Loach. Trois réalisateurs mondialement connus se réunissent pour raconter trois histoires entrecroisées se déroulant dans le cadre d'un voyage en train reliant l'Autriche à l'Italie (Rome). Les personnages se trouvent confrontés, à travers des rencontres anodines, à l'amour, au hasard et au sacrifice. |
| 2006 | Roads of Kiarostami
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Près d'une quarantaine de photographies, des paysages arides, désolés, en noir et blanc, rayés par le tracé d'une route, le plus souvent un chemin de terre. commentées off par Kiarostami. |
| 2007 | Where is my Romeo
? |
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Episode de Chacun son cinéma |
| 2008 | Shirin |
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Avec : Golshifteh Farahani, Mahnaz Afshar, Niki Karimi,Taraneh Alidousti, Juliette Binoche. 1h34. Cent quatorze personnes assistent dans la salle obscure d'une salle de théatre à l'adaptation de Khosrow et Shirin, un poème iranien de Nezami Ganjevi datant du 12ème siècle |
| 2010 | Copie conforme
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Avec : Juliette Binoche (Elle), William Shimell (James Miller), Jean-Claude Carrière (L’homme âgé), Gianna Giachetti (La patronne). 1h46. James, un écrivain quinquagénaire anglo-saxon, donne en Italie, à l'occasion de la sortie de son dernier livre, une conférence ayant pour thème les relations étroites entre l'original et la copie dans l'art. Il rencontre une jeune femme d'origine française, galeriste. Ils partent ensemble pour quelques heures à Lucignano, petit village près d'Arrezzo... |
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né en 1940
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| 29 films ( y. c. les m. m.) | ||
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| 6 | ||
| histoire du cinéma : Néoréalisme | ||