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À
la veille de la reddition du Japon en 1945, à Okayama, petite ville
du bord de mer. Le brave et dévoué docteur Akagi ne cesse de
parcourir la campagne. Pourtant, à force de l'entendre diagnostiquer
des maladies du foie, ses patients commencent à douter de ses compétences.
Seuls ses pairs reconnaissent l'intérêt de ses travaux. Mais
le docteur Akagi ne se sent véritablement soutenu que par Umemoto,
un bonze débauché, et Toriumi, le chirurgien morphinomane. La
jeune Sonoko, naïve prostituée occasionnelle, parvient à
se faire embaucher comme assistante auprès du praticien, à la
condition qu'elle cesse de se prostituer. Peu après, elle lui avoue
son amour.
Toutefois, Akagi a bien d'autres soucis en tête. Ces malades du foie qu'il met au repos manquent de plus en plus à une armée japonaise dont les responsables commencent à être agacés. Son fils, médecin lui aussi, a été mobilisé. Il est aujourd'hui avec les troupes d'occupation en Chine.
Enfin, Akagi et ses amis ont pris le risque de soigner et d'héberger Piet, un soldat néerlandais, qui s'est évadé d'un camp de prisonniers. Cependant, les compétences de ce nouveau venu aident considérablement le docteur dans ses recherches sur l'hépatite. L'un de ses amis lui offre un microscope. Couplé à la lumière d'un puissant projecteur de cinéma, l'instrument permet au docteur de mener des études très poussées sur un foie humain, don d'un malade avant décès.
Les militaires sont de plus en plus soupçonneux à l'égard du docteur Akagi. Un soir, ils saccagent sa maison, puis arrêtent le médecin et Piet. Celui-ci est exécuté au sabre après un simulacre de duel, tandis que le docteur est relâché après avoir été battu. Akagi a repris son activité, mais pas ses recherches.
Accompagné de Sonoko, il se rend sur une île où il doit soigner un nouveau malade du foie. Au retour, une baleine manque de faire chavirer la barque où ils se trouvent. Sonoko la harponne et tombe à l'eau. Akagi la recueille. Au même moment, la bombe atomique explose à Hiroshima. Pour le docteur, le champignon nucléaire qui est en train de se dessiner dans l'air ne peut avoir que la forme d'un... foie !
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Version solaire de la réflexion sur la bombe après la face sombre qu'était pluie noire. Cinéaste entomologiste, documentaire puis retour à la fiction en 79 avec La vengeance est à moi
Le film semble d'abord relever du plus pur burlesque : Agaki cours dans un
costume invraisemblable, blanc tiré à quatre épingles
avec ce qui ressemble à des guêtres s'effondre dans un champ
et mange un navet pour lui redonner du tonus avant de courir à nouveau.
Il rassemble autour de lui une humanité de déclassés
: une jeune prostituée, un bonze alcoolique, un chirurgien morphinomane
et une tenancière de bar à geishas au grand cur. Relèvent
du burlesque, la répétition du même diagnostique, le mort
qui se réveille pour s'assurer qu'Ogaki prendra soin de sa fille, l'uf
introduit dans le vagin de Sonoko par le client fou se coiffant de l'abat-jour
pour
puis Sonoko refusant l'uf au petit déjeuner du lendemain
et enfin le cadavre déterré pour récupérer un
foi
Sous cette course folle se met en place un tissu symbolique qui donne du poids à la psychologie des personnages. Un flash back explique la situation de la mère de Sonoko obligée de travailler comme geisha pour subvenir aux besoins de la famille et imposant à sa fille un " pasdebaizegratis " qu'elle ne comprendra qu'un peu plus tard mais marquera durablement ses relations amoureuses sous le signe de l'argent. Subissant durement l'opprobre des villageois, elle décide d'arrêter ce métier mais doit se résoudre à le reprendre deux fois contre sa volonté pour rendre service à la tenancière du bar ou a la mère de son ami d'enfance persuadée que si son fils rets puceau, il mourra au combat. La mue de Sonoko, transfigurée par son amour pour Agaki sera donc lente et sa pêche sur le fleuve la nuit puis son bain dans la mer après avoir fait l'amour avec son ami d'enfance sont comme des étapes purificatrices
Agaki d'abord vu au travers des yeux de ses patients semble un charlatan avant que sa visite à Tokyo auprès des éminences universitaires n'en révèle le talent et l'abnégation. Difficile de ne pas voir dans son triomphe lors de cette assemblée ce que Immamura a pu représenter lui-même dans le cinéma japonais. Dans les années soixante, il a été ce cinéaste mal élevé en opposition avec Ozu dont il a été l'assistant. Et si Oshima était un samouraï disait-il, il se disait lui paysan.. Comme pour Agaki, pour lui la sagesse c'est la mort d'où la nécessité de la course.
Médecin mouvement de la conscience sans course la folie gagne la tête. Le corps résiste, la lettre déchirée en mille morceaux pour reprendre la lutte même si, en dessous, peur que le fils se soit compromis dans les horribles expériences sur les limites humaines. Les animaux seuls peuvent se permettre l'anarchie espace domestique détruit
Tenté par les médecins soldats bourreaux. Film extrêmement bien construit, les applaudissements off de la vielle femme qu'il a délaissée pour la science viennent comme un contrepoint cruel a ce que l'on avait d'abord pris comme son triomphe humain
La conscience est un équilibre entre l'immensément grand, la baleine, la bombe, la peinture et l'immensément petit les bactéries vues au microscope. Le cinéma sauve le monde, les pères sauvent le monde, la science sauve le monde équilibre sans doute pas des contraires mais des poids face à l'identique. la bagarre entre Piet et son bourreau vus comme des insecte du haut de la cheminée de l'usine
La peinture, l'art équilibrant l'horreur de la bombe
En creux de ce garnd spectacle ressurgit l'intime. Agaki est peut-être parti en province pour fuir le lieu où son garnd amour est mort. Treize ans après sa diparition, il est toujours veuf bien qu'ayant été une grand sésucteur
La baleine : Le grand bleu, Moby dick, Les Harmonies wemeister ou mêm
le monstre marin de La dolce vita
Avec : Akira Emoto (Dr. Akagi), Kumiko Aso (Sonoko), Juro Kara (Umemoto), Masanori Sera (Toriumi), Jacques Gamblin (Piet). 2h08.
