Violents, torturés, explorant les cotés obscures de l'âme humaine, les films d'Abel Ferrara lui ont valu une réputation sulfureuse tout autant qu'une image de réalisateur culte.
Avouant facilement son admiration pour Godard, Fassbinder, Pasolini et Nicholas Ray, les films de Ferrara démontrent un goût pour l'énergie de la tragédie avec pour ingrédients : la violence, la drogue, la religion et la mort.
Ferrara n'est pas un grand raconteur d'histoire, les articulations du récit sont faibles. Ses films sont fondés sur le principe de la scène traitée comme un crescendo. Les personnages apparaissent, commencent à se parler de façon très civile, puis l'échange dérape et aboutit à l'affrontement. Inventivité des entrés et sorties de champ, minimalisme du filmage, attention à l'expression des visages. Cinéaste "familial" avec ses acteurs fétiches et deux scénaristes seulement : Nicki Saint John puis Chris Zois.
Cinéaste italo-américain, né le 19 juillet 1951 à New York, dans le quartier du Bronx, Abel Ferrara mène depuis la fin des années soixante-dix une carrière en marge des sentiers battus, propre à soulever aussi bien la controverse que l'enthousiasme d'un noyau de fans irréductibles, Nicole Brenez en tête.
Dès l'adolescence, il réalise avec son ami Nicholas St. John (qui, par la suite, écrira pour lui de nombreux scénarios) une série de petits films en super-8. En 1979, il met en scène The driller killer, où il s'attribue le rôle d'un tueur fou armé d'une perceuse électrique. Devenu film culte auprès d'un public amateur d'horreur sanglante, ce premier long métrage est bientôt suivi d'un second, d'inspiration similaire, L'ange de la vengeance où Zoe Tamerlis, dans la lignée des grandes meurtrières psychopathes de l'écran, incarne une jeune muette victime de viol qui se met à assassiner tous les mâles croisant son chemin.
Vers le milieu des années quatre-vingt, Ferrara commence à élargir son audience avec New York, deux heures du matin (une sombre excursion dans les bas-fonds de Manhattan en compagnie de Tom Berenger) et China girl (une histoire à la Roméo et Juliette sur fond de guerre entre gangs italiens et chinois à New York).
Déjà s'affirme son goût pour les comédiens et son aptitude à repérer les talents prometteurs comme Melanie Griffith (qui, la même année que New York, deux heures du matin faisait une mémorable apparition dans Body Double de Brian De Palma) ou David Caruso, dont la carrière cinématographique devait être un temps éclipsée par sa prestation dans la série New York Police Blues.
À cette époque, il reçoit de nombreuses propositions de la télévision et collabore à deux séries produites par Michael Mann, Deux flics à Miami avec Don Johnson et Les Incorruptibles de Chicago avec Dennis Farina. Il réalise aussi en 1986 le téléfilm Le Justicier de la route et, en 1997, participera avec d'autres metteurs en scène (entre autres Ted et Jonathan Demme) au film à sketches Subway Stories.
En 1989, il aborde le thriller politique avec Cat Chaser, tiré d'un roman d'Elmore Leonard. Malgré sa renommée grandissante et la présence d'acteurs tels que Kelly McGillis, Peter Weller, Frederic Forrest et Charles Durning, le film ne sera pas distribué en salles.
Un an après, il échappe momentanément au ghetto "culte"
et touche un large public avec Le roi de New York
(1990). Christopher Walken s'y livre à une étonnante composition
de caïd de la drogue tentant de retrouver sa prééminence
après un séjour en prison. Poursuivant son travail sur les acteurs,
Ferrara s'efforce de leur offrir des rôles hors norme, leur permettant
de se mettre à nu et de dépasser leurs limites. C'est le cas
pour Bad Lieutenant (1992), oeuvre imprégnée
de culpabilité chrétienne et de catholicisme exacerbé
où Harvey Keitel joue un policier corrompu cherchant à travers
la drogue, le sexe et la violence le chemin de la rédemption. Avec
sa sensibilité plutôt européenne et des séquences
d'une crudité peu commune dans le cinéma américain, cette
plongée dans les abysses d'une âme tourmentée mène
à Snake eyes (1993), une réflexion sur la création
cinématographique où Keitel, aux côtés de Madonna,
incarne cette fois un metteur en scène en proie à ses démons
intérieurs, incapable de tracer une frontière entre le réel
et la fiction.
Après une tentative plus commerciale, Body snatchers (1993),
troisième adaptation du livre de Jack Finney (succédant à
celles de Don Siegel en 1954 et de Philip Kaufman en 1978), Ferrara retourne
à son univers et ses préoccupations familières. Pour
Addiction (1995), film de vampires en noir et blanc curieusement moins
sanglant (malgré le sujet) que nombre de ses oeuvres précédentes
et pour Nos funérailles (1996), un thriller sur la Mafia situé
dans les années trente, il retrouve Christopher Walken. Mais c'est
à Matthew Modine qu'il demande l'année suivante d'incarner un
autre de ses alter egos, l'acteur alcoolique et drogué de Blackout
(1997), lui aussi incapable de distinguer le cauchemar de la réalité.
En 1998, il tourne New Rose Hotel où il retrouve Christopher
Walken. En 2001, il filme Christmas et Mary en 2005
Filmographie :
| 1979 | The driller Killer |
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Avec : Carolyn Marz, Baybi Day, Harry Schultz, Alan Wynroth, Maria Helhoski. 1h34. New York. Reno Miller, un artiste peintre dans le besoin, rencontre son père, une épave qui a manifesté le désir de le voir dans une église et le rejette violemment. Reno travaille à une grande toile représentant un bison. Il espère vendre cette toile à Dalton Briggs, un marchand de tableaux homosexuel... |
| 1981 | L'ange de la vengeance |
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(Ms. 45). Avec : Zoë Lund (Thana), Albert Sinkys (Albert), Darlene
Stuto (Laurie), Helen McGara (Carol), Nike Zachmanoglou (Pamela), Thana, après s'être fait violer, décide de ne plus jamais être une victime. |
| 1984 | New York, deux heures du matin |
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(Fear City). Avec : Tom Berenger (Matt Rossi), Billy Dee Williams (Wheeler), Jack Scalia (Nicky), Melanie Griffith (Loretta), Rossano Brazzi (Carmine Rae), Dawn Chong (Leila), Joe Santos (Frank). 1h35. |
| 1987 | China girl |
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À New York, la communauté chinoise s'infiltre de plus en plus dans le quartier italien. Elle rachète des commerces, suscitant ainsi jalousies et haines raciales. Très vite, la situation devient explosive. Les Monte ont dû vendre à des Chinois leur établissement familial et si le plus jeune fils, Tony, semble se faire une raison, l'aîné, Alby, en est très affecté. Un soir, dans un dancing, Tony rencontre Tye, une ravissante Chinoise. Entre eux, c'est le coup de foudre mais, depuis la mort de ses parents, la jeune fille est jalousement surveillée par son grand frère Yung Gan et son cousin Tsu Shin, qui veulent qu'elle sorte le moins possible et ne fréquente que des Chinois. Si Yung fait preuve de sagesse et d'un certain sens des responsabilités, Tsu rêve d'étendre au quartier italien le racket qu'il exerce déjà à Chinatown. Or, Gung Tu, le patron de la pègre chinoise et Enrico Perito, le parrain italien, tiennent à ce que la paix règne entre les deux communautés, afin que la police ne vienne pas mettre le nez dans leurs prospères affaires. Malgré leurs recommandations, échauffourées et bagarres continuent. Après un attentat meurtrier de Tsu et sa bande contre un établissement chinois du quartier italien, Alby et ses copains (le plus raciste d'entre eux étant le coléreux Johnny Mercury) font une incursion dans le quartier chinois. Chacun des deux «parrains» décide alors de mettre un peu d'ordre dans ses propres rangs. Les amis d'Alby se font corriger par Perito et Gung fait exécuter plusieurs membres de la bande de Tsu. Ce dernier, cependant, réussit à s'enfuir et Gung ordonne à Yung de l'éliminer. Le jeune homme retrouve son cousin, qu'il supplie en vain de partir pour Hong Kong. Pendant ce temps, au milieu de ces sanglants événements, Tony et Tye vivent en secret leur amour. Mais un jour, ils se font surprendre par Yung qui, furieux, fait avec ses amis une descente dans le quartier italien, au cours de laquelle Alby est poignardé par Tsu. Pour échapper à cette violence, Yung décide de retourner à Hong Kong avec sa soeur. Lorsque Tony vient chercher Tye, Yung le menace d'un revolver, mais la jeune fille s'interpose et il renonce à utiliser son arme. Toutefois, Tsu, nullement attendri, abat sans hésiter les deux amoureux avant d'être lui-même exécuté. |
| 1989 | Cat chaser |
| Avec : Peter Weller , Kelly Mcgillis
, Charles Durning , Frederic Forrest , Tomas Milian , Juan Fernandez 1h38
George Moran en a trop vu. Cet ex-soldat d'élite a participé à l'intervention américaine en République Dominicaine. Aujourd'hui, il n'aspire qu'à vivre tranquillement et à se débarrasser de quelques souvenirs douloureux. Sa rencontre avec Mary De Boya, épouse du général De Boya, l'un des hauts responsables des services secrets dominicains, va changer sa vie. Attiré par la jeune femme, il va être mêlé à un complot visant le général. |
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| 1990 | Le roi de New York
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Avec : Christopher Walken (Frank White), Larry Fishburne (Jimmy Jump), David Caruso (Dennis Gilley) Victor Argo (Roy Bishop). 1h40
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| 1992 | Bad
lieutenant |
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Avec : Harvey Keitel (Le Lieutenant), Brian McElroy (son premier fils), Frankie Acciarito (son second fils).
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| 1993 | Body snatchers |
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Avec : Terry Kinney (Steve Malone), Meg Tilly (Carol Malone), Gabrielle Anwar (Marti Malone), Reilly Murphy (Andy Malone), Billy Wirth (Tim Young), Christine Elise (Jenn Platt), R. Lee Ermey (General Platt).
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| 1993 | Snake Eyes |
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(Dangerous game). Avec : Harvey Keitel (Eddie Israel), Madonna (Sarah Jennings), James Russo (Francis Burns), Nancy Ferrara (Madlyn Israel), Reilly Murphy (Tommy). 2h05. Eddie Israel, un réalisateur tourmenté, traverse une période particulièrement difficile de sa carrière. En famille, avec son épouse Madlyn et leur petit garçon auquel il est très attaché, il semble épanoui et équilibré. Mais sur le plateau, il est la proie de ses démons intérieurs. À la recherche de sa propre vérité, il pousse ses acteurs dans leurs ultimes retranchements et exige d'eux une dévotion absolue à la cause du film. Cette volonté d'atteindre les plus extrêmes limites n'est pas sans danger pour son équilibre psychologique et pour la santé mentale de ses interprètes. En ce moment, Eddie tourne The Mother of Mirrors, l'affrontement d'un couple longtemps uni par la drogue, les orgies et les excès en tous genres; mais, alors que la femme veut changer de vie et se tourne vers la religion, l'homme ne supporte pas ce reniement de leur passé commun. Dans les brumes de l'alcool et les excès de violence, il finira par en arriver au meurtre, plutôt que de voir sa compagne lui échapper. Les deux interprètes choisis par Eddie sont Sarah Jennings, actrice de médiocres feuilletons télévisés, et Francis Burns, un comédien tendance Actor's Studio qui croit nécessaire de boire pour jouer l'ivresse et de se livrer à des voies de fait pour incarner la violence. Le tournage débute plutôt bien, avec une Sarah drôle et détendue, heureuse d'avoir enfin décroché un grand rôle dramatique. Sans penser à mal, ou par habitude, elle passe une nuit avec Francis, et une autre avec Eddie (où elle manque d'ailleurs rencontrer Madlyn, venue rendre une visite surprise à son mari). Cependant, elle supporte de plus en plus mal les exigences de son metteur en scène et les méthodes de son partenaire, qui va jusqu'à la violer vraiment lors d'une scène qui aurait dû être simulée. De son côté, Eddie, pris de remords, avoue à Madlyn son aventure avec Sarah, ainsi que ses frasques passées avec une kyrielle d'actrices, maquilleuses, habilleuses... Horrifiée, Madlyn menace de le quitter. Arrive le tournage de la dernière séquence : sous l'emprise de la drogue, harcelé par un Eddie aussi déboussolé que lui, Francis va-t-il tirer une vraie balle dans la tempe de Sarah ? Va-t-il définitivement effacer la frontière entre fiction et réalité ? Francis appuie sur la détente et s'en va... |
| 1995 | Addiction |
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(The addiction)Avec : Lili Taylor (Kathleen Conklin), Christopher Walken (Peina), Annabella Sciorra (Casanova), Edie Falco (Jean), Paul Calderon (le professeur), Fredro Starr (Black). 1h24 Kathleen est une jeune étudiante en philosophie de l'Université de New York. Malgré les pensées de Kant, de Nietzsche et de Heidegger, elle cherche à comprendre pourquoi le monde a laissé faire les camps de la mort de Dachau et d'Auschwitz et le massacre de My Lai au Viêt-nam. Un soir, dans la pénombre d'une impasse, une belle femme répondant au nom de Casanova l'agresse. Elle la mord au cou, boit son sang et disparaît subitement. Kathleen reprend connaissance. Elle éprouve d'abord une profonde fatigue. Puis une grande soif de sang la gagne. Plus rien ne l'arrête. À l'aide d'une seringue, elle s'injecte le sang d'un SDF dans les veines. Dépendante de cette drogue, Kathleen continue de se shooter et commence à agresser d'innocentes victimes au hasard de ses rencontres nocturnes. Des clochards, bien sûr, mais aussi un rapeur dragueur, ainsi que sa vieille amie de faculté. Kathleen a une liaison avec l'un de ses professeurs. Lui non plus n'échappe pas à la terrible morsure. Elle fait la connaissance de Peina, un vampire philosophe avec lequel elle évoque la question de l'immortalité. En compagnie de quelques amis, Kathleen organise une réception pour célébrer le diplôme de philosophie qu'elle vient d'obtenir. La fête se transforme en carnage. Le sang des invités étanche la soif des créatures de la nuit. Kathleen se suicide. Si une pierre tombale porte bien son nom, c'est pourtant une autre Kathleen, débarrassée du mal, qui reprend goût à la vie. |
| 1996 | Nos funérailles |
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(The Funeral). Avec : Christopher
Walken (Ray Tempio), Chris Penn (Chez Tempio), Annabella Sciorra (Jean),
Isabella Rossellini (Clara Tempio), Vincent Gallo (Johnny), Benicio Del
Toro (Gaspare), Gretchen Mol (Helen). 1h39.
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| 1997 | Blackout |
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(The Blackout). Avec : Matthew Modine (Matty), Claudia Schiffer (Susan), Béatrice Dalle (Annie 1), Sarah Lassez (Annie 2), Dennis Hopper (Mickey Wayne) 1h46 Matty est un acteur doué mais porté vers tous les excès de la drogue et du sexe. Depuis dix-huit mois, pourtant, il semble assagi. Il suit des séances de psychothérapie et participe aux réunions des Alcooliques Anonymes, où il vient de fêter sa première année de sobriété. Sa nouvelle compagne, Susan, une artiste peintre douce et compatissante, lui prodigue sans compter son affection et son soutien. Pourtant, Matty n'est pas heureux. Des cauchemars le hantent, souvenirs confus d'événements survenus un an et demi auparavant à Miami Beach. Il était venu rejoindre sa compagne d'alors, Annie, une actrice française, star du dernier film de Micky, propriétaire d'une boîte de nuit où il organisait des fêtes décadentes immortalisées sur vidéo. Intitulé "Nana" et vaguement inspiré du roman de Zola, le film en question n'était rien d'autre qu'un interminable vidéo-clip auquel participaient quelques personnalités ainsi qu'une foule d'anonymes prêts à payer une coquette somme pour côtoyer leurs vedettes préférées. Matty était alors en permanence sous l'influence de l'alcool et de la cocaïne et, de cette époque, ne surnagent dans sa mémoire que quelques éléments : sa brève participation au tournage ; sa proposition d'épouser Annie lorsqu'il apprit qu'elle était enceinte; le refus de la jeune femme et la nouvelle de son avortement; la violente dispute qui en était résultée; une séance d'orgie avec Micky et deux starlettes; une prise de crack dans les toilettes; une serveuse, elle aussi prénommée Annie, draguée dans un bar et présentée à Micky pour remplacer Annie, l'actrice, disparue sans crier gare ; et, par-dessus tout, l'image obsédante de lui-même en train d'étrangler Annie, l'actrice... Afin de réunir les pièces du puzzle et faire la lumière sur cet épisode obscur de son passé, Matty décide de profiter d'une absence de Susan pour retourner à Miami Beach. Mais il est encore trop fragile. À peine arrivé, il se remet à boire et se procure de la drogue. Il est en plein délire lorsque Micky lui amène Annie, bien vivante. Depuis leur dispute, elle s'est retirée à Acapulco : il ne l'a donc pas assassinée. Mais la vérité est aussi atroce qu'il l'imaginait : en visionnant les cassettes enregistrées lors de la nuit fatidique, Matty se voit sur l'écran en train d'étrangler l'autre Annie, la serveuse. Micky, qui était à la caméra, ne put empêcher le drame et, par la suite, se débarrassa du corps. Bouleversé par cette découverte, Matty décide de se suicider et même Susan, accourue sur la plage, ne pourra l'empêcher de nager vers le large et se perdre dans les flots. |
| 1998 | New rose hotel |
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Avec : Christopher Walken (Fox),
Willem Dafoe (X), Asia Argento (Sandii), Annabella Sciorra (Madame Rosa),
John Lurie. 1h35.
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| 2001 | Christmas |
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(R-Xmas) Avec : Drea de Matteo (La femme), Lillo Brancato (L'homme), Lisa Valens (Lisa, leur fille), Ice-T (Le ravisseur), Victor Argo (Louie), Denia Brache (la femme de Louie). 1h30.
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| 2005 | Mary |
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Avec : Juliette Binoche (Marie Palesi), Matthew Modine (Tony Childress), Forest Whitaker (Ted Younger). 1h23. Mary s'inspire de la mythique Marie Madeleine, disciple de Jésus. Ce récit évoque trois personnages liés par son esprit et son mystère : Marie Palesi, actrice, incarne pour le cinéma Marie Madeleine, disciple de Jésus et reste illuminée par ce personnage ; Tony Childress, le réalisateur qui joue Jésus Christ dans son propre film et Ted Younger, un célèbre journaliste qui anime une émission sur la foi. |
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né en 1951
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| 15 films | ||
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