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Quatre goémoniers sont partis en été pour la récolte sur l'île
de Bannec. Ambroise et Jean-Marie, les deux plus jeunes, se disputent une
bouteille de piquette qui se brise et blesse Ambroise. Un panaris se déclare,
empêchant Ambroise de travailler. Rejeté, il se laisse gagner par la fièvre.
Jean-Marie décide de le sauver.
A Ouessant, on a vu que son four s'est éteint et l'on s'inquiète. On dépêche le bon docteur Lesenn vers Bannec...
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Réalisé
un an après La chute de la maison
Usher, oeuvre phare de l'avant-garde des années 1920, Finis terrae
fait preuve du même esprit poétique échevelé dans
ses thèmes et rigoureux dans ses cadrages mais en s'appuyant cette
fois sur une base documentaire : celle des hommes traquant la seule richesse
végétale, l'algue, dans l'archipel d'Ouessant.
Ni chronique sociale des îles du Ponant dans les années 1930, ni une enquête ethnographique sur les travailleurs de la mer, goémoniers, marins ou gardiens de phare, le film se situe à mi-chemin entre L'âge d'or et Terre sans pain de Bunuel.
Pour Claude Beylie, rédacteur en chef de L’Avant-scène cinéma "Finis Terrae peut-être regardé comme un ancêtre du néo-réalisme, par son refus – audacieux pour l’époque – de tout épanchement mélodramatique, son tournage en décors réels, son interprétation confiée à des non-professionnels. On songe parfois à Flaherty devant ce constat austère, qu’imprègne un lyrisme retenu et souvent poignant. (...). Epstein poursuivra cet effort, en solitaire, dans Mor-Vran (1931), L’Or des mers (1932) et une série de courts-métrages, à la fois âpres et raffinés, sans jamais connaître toutefois un vrai succès, commercial ou critique."