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1897-1953
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| histoire du cinéma : Impressionnisme | ||
Jean Epstein est né à Varsovie le 25 mars 1897, de mère polonaise et de père français. Enfance en Pologne, adolescence studieuse en Suisse, études supérieures en France (licence de sciences et études de médecine, à Lyon). Passionné de philosophie, de poésie et de cinéma, il fréquente les milieux intellectuels, publie des articles et des essais ("Bonjour Cinéma", "La Lyrosophie", "Le Cinématographe vu de l'Etna", etc.). Quarante ans avant les jeunes gens de la Nouvelle Vague, Jean Epstein a été d’abord un cinéphile, qui a théorisé sa passion avant de passer à l’acte
Après un bref stage auprès de Louis Delluc, Jean Epstein réalise en 1922, en collaboration avec Jean Benoît Lévy, son premier film, une biographie romancée de Pasteur.
Suivront des adaptations littéraires (de Balzac, Daudet, George Sand, Paul Morand, Edgar Poe), encadrant des oeuvres d'inspiration originale telles que Cur fidèle (qui contient une séquence fameuse de fête foraine) ou Six et demi onze (sur un scénario de sa soeur Marie Epstein), qui le classent parmi les meilleurs représentants de l'avant-garde française, aux côtés de Gance et de L'Herbier.
Toujours à la recherche de formes nouvelles, menant de front ses travaux
littéraires et cinématographiques, Epstein, à partir
de 1929, délaisse l'esthétisme pour le documentaire social.
Il va tourner en Bretagne des films austères, joués par des
non professionnels, dans leur langue.
Mais des échecs commerciaux répétés le contraignent entre 1933 et 1937, à des besognes alimentaires.
Ce n'est qu'au lendemain de la guerre qu'il pourra réaliser un avant-dernier film selon son coeur, Le tempestaire, synthèse de son inspiration réaliste et de ses recherches formelles.
Il meurt à Paris, d'une hémorragie cérébrale, le 3 avril 1953. Ses "Écrits sur le Cinéma" ont été rassemblés en deux volumes et publiés en 1975 aux Éditions Seghers.
Filmographie :
courts-métrages :
1922 : Les vendanges
1923 : La montagne infidèle
1925 : Photogénies
1926 : Au pays de George Sand
1930 : Le pas de la mule
1931 : Les berceaux, Notre-Dame de Paris, Mor vran
1932 : L'or des mers
1934 : Chanson d'Armor, La vie d'un grand journal
1936 : La Bourgogne, La Bretagne
1937 : Vive la vie
1938 : Eau vive, La relève, Les bâtisseurs
1939 : Artères de France
1947 : Le tempestaire
1948 : Les feux de la mer
Long-métrages :
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1922 |
Pasteur |
| Avec Jean Benoît-Lévy. | |
| 1923 | Lauberge rouge |
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1923 |
Cur
fidèle |
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Avec : Léon Mathot (Jean), Gina Manès (Marie), Edmond Van Daële (Petit Paul), Claude Benedict (M. Hochon). 1h07. Marie est une enfant trouvée, durement traitée par ses employeurs, le père et la mère Hochon, tenanciers dans un bar du vieux Port de Marseille. Marie aime Jean, un honnête docker, mais on l'oblige à se fiancer à Petit-Paul, un gredin qui a eu maille à partir avec la police... |
| 1923 | La belle Nivernaise |
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Avec : Blanche Montel (Clara Louveau), Madame Lacroix (Mme Louveau), Maurice Touzé (Victor), Pierre Hot (M. Louveau). 1h09. Un brave marinier, le père Louveau, recueille un enfant abandonné et l'amène à bord de sa péniche, où l'enfant, assez mal accueilli par la mère Louveau, devient vite le camarade de la petite Clara, fille des mariniers. Quelques années ont passé. Victor est devenu le bras droit de Louveau, qui l'aime comme s'il était son propre fils. Au milieu de ces gens heureux, seul le second du marinier, l'équipage, se montre hypocrite et jaloux. A Vernon, Maugendre, le fournisseur habituel en bois du père Louveau, fait la connaissance des deux jeunes gens, les "futurs patrons ", comme dit Louveau. Il raconte l'histoire qui a assombri sa vie, maintenant solitaire; il avait un fils, et ce fils il l'a perdu... Un soir, à Paris, Louveau est invité à passer au commissariat. L'enquête, qui était restée en suspens, a abouti : Victor est reconnu comme étant le fils de Maugendre. Le second, cherchant un moyen de se débarrasser de Victor, avertit Maugendre, à qui Louveau, d'ailleurs, se dispose honnêtement à tout avouer. En l'absence de Louveau, l'Equipage est chargé de faire écluser la péniche. Mais, il s'enivre, abandonne son poste, poursuit Clara jusque dans la cabine et tente de lui arracher un baiser. Aux cris déchirants poussés par celle qu'il aime, Victor lâche le gouvernail et se précipite à son secours. Sans direction, la péniche dérive et menace d'aller se précipiter contre un barrage. Quoique blessé au cours de la lutte qui l'oppose à l'Equipage, Victor finit par avoir le dessus; il redresse la barre de direction, amarre la péniche et sauve ainsi Clara d'une mort certaine. Quant à l'Equipage, il fait un faux pas sur le pont et disparaît à jamais dans les eaux profondes. Louveau et Maugendre arrivent sur ces entre faîtes, Maugendre repart avec son fils, pour qui il forme de beaux projets d'avenir. Il le fait entrer au collège, mais tombe bientôt gravement malade et ne peut plus assurer les études de son fils. Il offre alors au jeune couple une nouvelle péniche : Victor et Clara s'en iront de nouveau sur les rivières. |
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| 1925 | Le lion des Mogols |
| 1925 | L'affiche |
| 1925 | Le double amour |
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1925 |
Les aventures de Robert Macaire |
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1926 |
Mauprat |
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1927 |
Six et demi onze |
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1927 |
La glace à trois faces |
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Avec : Jeanne Helbling (Lucie), Suzy Pierson (Athalia), Olga Day (Pearl). 0h45. Un mondain, passionné de vitesse automobile, est aimé de trois femmes, issues de milieux différents, auxquelles il inspire des sentiments opposés. Lui n'en aime véritablement aucune... |
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1928 |
La
chute de la Maison Usher |
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Avec : Jean Debucourt (Sir Roderick Usher), Marguerite Gance (Madeleine Usher), Charles Lamy (Allan), Fournez-Goffard (le médecin). 1h03. Appelé par son ami Roderick Usher, qu'inquiète la santé fragile de sa femme, un vieil homme, Allan, se rend à la demeure de son compagnon, un lugubre manoir perdu en pleine campagne, au milieu des étangs et des fondrières. Le maître de céans l'accueille. Il vit là dans une étrange réclusion avec sa femme, Lady Madeline, et un docteur attaché en permanence à sa personne. Comme ses ancêtres, Roderick peint avec acharnement. Son unique modèle est son épouse, que les séances de pose épuisent.... |
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1929 |
Sa tête |
| Avec : France Dhélia (Blanche), René Ferté (Jean Bonard), Irma Perrot (Mme Bonard). | |
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1929 |
Finis
terrae |
| Quatre goémoniers sont partis en été pour la récolte sur l'île de Bannec. Ambroise et Jean-Marie, les deux plus jeunes, se disputent une bouteille de piquette qui se brise et blesse Ambroise. Un panaris se déclare, empêchant Ambroise de travailler. | |
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1932 |
L'or des mers |
| 1h13 | |
| 1933 | L'homme à l'Hispano |
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Avec : Marie Bell ("Stéphane", Lady Oswill), Jean Murat (Gaston Dewalter ), Joan Helda (Mme Deléone), Gaston Mauger (M. Deléone). 1h35. Sans famille et sans fortune, Georges Dewalter a décidé de tenter sa chance au Sénégal. Après avoir réuni les cinquante mille francs qui se trouvaient chez son ami le notaire Montnormand, il prend le train pour Bordeaux, où il doit s'embarquer. Sur place, il apprend que son bateau est retardé. Il rencontre par hasard Deléone, un vieux camarade d'escadrille, qui l'invite à passer quelques jours à Biarritz, où l'attend sa femme. Deléone conduit une splendide Hispano Suiza qu'il destine à sa maîtresse, une danseuse légère. Afin de ne pas attirer les soupçons de son épouse, Deléone demande à Georges de piloter la voiture et de laisser croire à tous qu'il en est l'heureux propriétaire. À Biarritz, lors d'une réception chez les Deléone, il est présenté à lady Oswill. Immédiatement, lady Oswill - Stéphane pour les intimes - et lui éprouvent une attirance l'un pour l'autre. Une idylle, nourrie de rendez-vous quotidiens, se noue entre eux. Un après-midi, Georges retrouve un Anglais rencontré dans le train, qui s'étonne de trouver là le prétendu émigrant. Un peu confus, Georges commence à raconter son histoire. L'Anglais ne tarde pas à deviner qu'il y a une femme là-dessous. Rentré chez lui, lord Oswill, car c'est lui, propose à son épouse de partir le lendemain pour le Maroc. Stéphane s'y refuse et retrouve secrètement Georges. Hélas, les modestes ressources de ce dernier ont beaucoup de mal à soutenir le train princier de lady Oswill. Mais, plutôt que de révéler sa pauvreté, il prétexte un impérieux voyage à Paris. Stéphane décide de le suivre. Là, Georges loue un appartement luxueux où il passe avec Stéphane de délicieux moments d'intimité et rêve avec elle à de merveilleux voyages. Mais Oswill, renseigné par un détective privé, surprend sa femme. Contre toute attente, il lui annonce son intention de divorcer afin de lui permettre d'épouser Georges. Arrivé sur ces entrefaites, Georges est persuadé que Lord Oswill a révélé à Stéphane sa pauvreté. La réalité est plus cruelle encore : puisqu'Orwill divorce, Georges se voit contraint d'épouser Stéphane, la multimillionnaire. Au cours d'un séjour dans son domaine familial, Stéphane présente son fiancé à ses amis. Georges, sous prétexte d'affaires à régler avant le mariage, fait venir son ami Me Montnormand. Au cours d'un somptueux dîner, Lord Oswill vient jouer les trouble-fête. Dans un tête-à-tête avec Georges, il lui fait part de son désir de reconquérir sa femme et lui demande de partir à l'étranger en échange d'une forte somme. Georges accepte de disparaître mais, à la place du chèque, il obtient la promesse qu'Oswill ne révélera jamais à Stéphane sa véritable situation sociale. Tandis que les invités valsent, Georges s'éclipse et va se noyer dans l'étang tout proche. |
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1933 |
La chatelaine du Liban |
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1935 |
Marius et Olive à Paris |
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1936 |
Le coeur des gueux |
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1937 |
La femme du bout du monde |
| Perdu dans l'océan, au large des côtes bretonnes, l'îlot Dumont d'Urville n'a pour toute habitation qu'une auberge, où vivent une femme, Anna, son mari privé de raison et un enfant. Un jour, aborde un cargo, le " Saint-Joachim ", qui a pour mission la recherche dans l'île d'un gisement de pechblende. L'équipage, recruté à la diable par un armateur sans scrupules, se compose du capitaine Sueur, du lieutenant au long cours Jacquet, du chef mécanicien Durc, un solide gaillard, de l'ombrageux bosco Bourrhis et de quelques hommes. Molinier, le radio, a aperçu la femme de l'île se baignant nue dans une calanque, piquant la curiosité de ses compagnons. Le " Saint-Joachim " a jeté l'ancre dans cette région déshéritée, et les matelots vont chaque soir traîner à l'auberge, attirés par la beauté de la femme du bout du monde. Tous en tombent bientôt amoureux, y compris le lieutenant Jacquet, pourtant attaché à sa fiancée restée au pays. Personne n'ose toucher à la belle aubergiste, mais chacun s'épie du coin de l'oeil. La moindre alerte déclenche la bagarre. L'arrivée d'un cargo anglais, le " Prétoria ", ne fait qu'accroître la tension. C'est la guerre entre les deux équipages. Deux hommes s'affrontent en haut d'une falaise. L'un d'eux tombe dans la mer. On fait croire à un accident. Malgré les manoeuvres dilatoires de l'armateur, qui tient à cacher à ses commanditaires qu'il n'y a pas de gisement dans l'île, le capitaine hâte le départ, rassemble ses hommes, récupère le mousse et le jeune lieutenant qui s'attardaient encore dans l'auberge, reprend son équipage en main et ordonne l'appareillage vers Le Havre. Dans l'île, Anna guette à l'horizon d'autres navires. | |
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