Les relation entre peinture et cinéma peuvent se décliner sous trois modes différents selon que le cinéaste cherche l'équivalence visuelle, à mettre en scène le travail du peintre ou à filmer le tableau.

Dans le premier cas, la peinture dans le cinéma, le film est souvent emporté par des enjeux communs avec ceux du ou des peintres qu'il cite de manière plus ou moins explicite (partie I). La biographie filmée met la peinture un peu plus à distance et c'est souvent l'enjeu mélodramatique qui importe même si certains films mettent en scène les principales étapes de la création (Partie II). Filmer non avec la peinture ni même le travail du peintre mais les tableaux met encore plus à distance le spectateur de la peinture (partie III).

Les grands mouvements esthétiques du cinéma, tels que Gilles Deleuze les a proposés dans L'image-temps portent souvent des noms communs avec ceux de la peinture. La correspondance des mouvements de la peinture et du cinéma ne suit ni le même ordre ni ne répond toujours aux mêmes concepts. Néanmoins les rapports sont assez étroits pour que nous en recherchions progressivement les rapports (partie IV).

Technique picturale et technique cinématographique utilisent souvent des outils voisins (profondeur de champ, perspective, plan-séquence, couleur...) que nous rapprocherons dans la partie V.

Parce que le cinéma est un art bien plus récent que la peinture ce n'est que très tardivement que celui-ci aura une influence sur celle-là (partie VI).

 

I - La peinture dans le cinéma.

La recherche par les cinéastes des équivalences visuelles, voir de simples citations, est le signe d'une vision commune partagée avec le peintre.

Il peut s'agir d'une recherche d'équivalences visuelles ou d'une citation plus explicite de tableaux.

La mélancolie de Giorgio de Chirico (1912)

 

II - Le peintre au cinéma

La biographie filmée ne constitue souvent pas un apport important à la compréhension des enjeux picturaux. On constatera toutefois au travers de trois exemples particuliers une même convergence vers les étapes essentielles de la création.

III - les tableaux dans le cinéma

Dans son texte, Peinture et cinéma, André Bazin distingue le film d'art, création d'un cinéaste dont le Van Gogh d'Alain Resnais est l'archétype, du documentaire pédagogique qui lui semble voué à l'échec.

IV - Confrontations des courants esthétiques

Les grands mouvements esthétiques retracent les différentes manières de ressentir ; ce que Wölfflin a appelé les bouleversements du sentiment décoratif (ce qui mérite d'être représenté) et du sentiment imitatif (comment le représenter). Nous reprendrons les grands mouvements esthétiques, tels que Gilles Deleuze les a proposés dans L'image-temps. La correspondance des mouvements de la peinture et du cinéma ne suit ni le même ordre ni ne répond toujours aux mêmes concepts. Néanmoins les rapports sont assez étroits pour que nous en recherchions progressivement les rapports.

V - Rapprochements entre concepts de la peinture et du cinéma

Des rapprochements entre les concepts de perspective et de profondeur de champ, entre l'art du gothique international et le plan-séquence et les effets recherchés par certains faux raccords et la technique du cubisme.

 

VI - La peinture s'empare du cinéma

le cinéma est d'abord considéré comme une fabrique de stars par Andy Warhol qui peint Marylyn Monroe ou Liz Taylor. Il est aussi, au même titre que la bande-dessiné, un réservoir de culture populaire. L'exposition Le mouvement des images (Musée d'art Moderne, avril 2006 - janvier 2007) montre l'influence du cinéma expérimental sur la peinture de la fin du XXème siècle.