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Ginza cosmetics

1951

Genre : Drame social

(Ginza keshô / Le fard de Ginza). Avec : Kinuyo Tanaka (Yukiko Tsuji), Ranko Hanai (Shizue Sayama), Yûji Hori (Kyosuke Iwagawa), Kyôko Kagawa (Kyôko), Eijirô Yanagi (Seikichi Kineya), Eijirô Tôno (Hyôbei Sugano). 1h27.

Mère célibataire et hôtesse de bar en fin de carrière, Yukiko Tsuji travaille sans relâche au Bel Ami, un petit club du quartier animé de Ginza à Tokyo, pour subvenir aux besoins de son jeune fils, Haruo, garçon vif et malin, mais livré à lui-même. Lorsque sa patronne envisage de vendre l’établissement, Yukiko, elle-même criblée de dettes, doit faire face aux avances d’un puissant homme d’affaires aux pratiques peu scrupuleuses, afin de trouver l’argent nécessaire à la survie du Bel Ami…

Marquant la renaissance de la carrière cinématographique de Mikio Naruse après-guerre, Ginza Cosmetics offre une éloquente réponse japonaise au néoréalisme italien qui fleurit alors en Europe, en refusant toute dramatisation artificielle pour adopter une narration douce et flottante, au naturalisme presque documentaire. Précieux témoignage sur le Tokyo du début des années 1950, ce récit d’une résilience féminine douce-amère brille par la formidable prestation de Kinuyo Tanaka. Actrice fétiche de Yasujiro Ozu et Kenji Mizoguchi, toute en retenue et profondeur émotionnelle, elle deviendra elle-même réalisatrice.

Film charnière dans l’évolution de Mikio Naruse, Ginza Cosmetics affirme le style singulier et les thèmes que le cinéaste développera dans certains de ses chefs-d’œuvre ultérieurs, en particulier Quand une femme monte l’escalier en 1960, dont Yukiko préfigure la fragile et digne héroïne.

Chronique d’une grande justesse sur la condition des femmes ordinaires, Ginza Cosmetics est à découvrir pour la première fois dans sa restauration 4K distribuée par Carlotta-Films

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