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Mercredi. Il est cinq heures aux horloges de Tokyo. Haruo, huit ans, s'en enquiert auprès d'un passant devant un magasin d'horlogerie. Il file chez lui. Sa mère, Yukiko, habite au-dessus du couple Kyneya, Saku, professeure de Nagauta et son mari, Seikichi, qui a le tort de jouer un peu trop aux courses. En ouvrant la porte, Haruo découvre une paire de chaussures d'homme en bas de l'escalier, signe qu'il n'est pas encore temps de rentrer.
A l'étage, Yukiko Tsuji , 34 ans, reçoit la visite de Tasuzô Fujimura, un ancien amant quitté par sa femme et son fils et qui peine à trouver un travail, réduit à vendre des sonnettes anti-vol. Elle lui prête les 200 yens qu'il lui a mendié. Fujimura croise Haruo sur le chemin du retour et lui achète un cadeau sur ses 200 yens. Haruo rentre avec un livre et croise sa mère qui part travailler.
Yukiko, mère célibataire, est en effet gérante du Bel Ami, un petit club du quartier animé de Ginza. Elle y travaille comme hôtesse de bar avec quatre autres femmes : Yumiko, Akemi, Toshiko et Kyôko, sa jeune cousine*.
Yumiko et Akemi sont sollicitées par "Tsetu le pointu", un petit voyou, pour poursuivre la nuit dans un autre bar et amener Kyôko avec elles; ce qu'elles refusent sachant que Yukiko veut la protéger de mauvaises influences. Un problème retarde la fermeture du Bel-Ami : un client, Chûya Sakurai, dit ne pas avoir d'argent mais promet que son ami va arriver. Il entraîne Yukiko dans un autre bar où elle paie bière et cigarettes et il s'enfuit de nouveau sans payer les 3 000 yens qu'il doit. Yukiko rentre à 1 heure du matin, un peu saoule, heureuse que Kyôko ait veillé sur Haruo.
Jeudi matin, Yukiko va dans le quartier de Shibuya voir Shizue, une ancienne hôtesse désormais entretenue par Eijirô Kasaï dans le but de lui emprunter de l'argent pour régler quelques dettes. Shizue lui avoue profiter d'une vie confortable avec Kasaï qui passe 15 jours avec elle et 15 jours à Osaka. Pour régler ses dettes, elle lui propose de rencontrer Sugano, un ami fortuné de Kasaï.
Le soir, Yukiko a bien du mal à supporter les avances de Gonroku Shirai, un client qui se prend pour un bon chanteur. Elle apprend que sa patronne, Sachiko, envisage de vendre le Bel Ami ce qui la priverait de ressources. Sachiko lui a fixé rendez-vous dans un bar et lui explique que, pour un nouveau projet, il lui manque 200 000 yens sur 500 000, ce qui l'oblige à vendre.
Vendredi, Yukiko a fixé rendez-vous à Sugano, espérant lui soutirer les 200 000 yens dont elle a besoin. Mais Sugano est empressé de coucher avec elle et l'entraîne dans un entrepôt vide qu'il possède. Yukiko se dégage de son emprise.
Samedi matin. Shizue ne lui en veut pas de cet échec, riant de la grossièreté de Sugano. Mais elle lui propose un nouveau marché : elle est amoureuse de Kyosuke Iwagawa, un fils de propriétaire du village qu'elle a connu durant la guerre qu'elle a passée à la campagne et qu'elle a fait venir pour visiter Tokyo. Elle le sait naïf (elle l'appelle " Minot") mais ne peut le voir avant le départ de Kasai pour Osaka dans deux jours. Elle demande à Yukiko de les retrouver sans attendre dans l'hôtel Tsutaya à Kabukicho à 11 heures après qu'elle soit elle-même allée chercher Iwagawa à la gare de Ueno à 10 heures. Prise de cours, Yukiko accepte à contre cœur.
Yukiko fait visiter Tokyo à Iwagawa et tombe sous le charme du jeune météorologue, délicat et lettré. Le soir, ils passent près du Bel-Ami et Yukiko aperçoit Chûya Sakurai qui ne lui a jamais réglé sa note de 3 000 yens. Impulsivement elle crie "au voleur". Iwagawa rattrape Sakurai qui lui remet l'argent mais fait un scandale refusant d'être traité de voleur devant la foule. Yukiko entraîne Iwagawa en courant, traitant Sakurai de fou. Lorsquils sont rentrés à l'hôtel, Iwagawa lui décrit les différentes constellations et ils récitent ensemble un poème romantique.
Yukiko rentre ainsi tard de l'hôtel et retrouve Kyôko qui a de nouveau veillé sur Haruo en lui lisant de la poésie. Haruo se réveille au retour de sa mère, joyeux d'aller le lendemain avec elle au zoo comme elle le lui a promis. Kyôko apprend à Yukiko que Sachiko a trouvé les 200 000 yens qui lui manquait et ne vendra ainsi pas Le Bel-ami. Yukiko discute pleine d'entrain avec Kyôko, étonnée qu'elle se remette à croire en l'homme idéal.
Dimanche matin. Haruo est en larmes : Yukiko est repartie pour son second jour de visite avec Iwagawa, passant outre la promesse de la visite au zoo. Haruo part observer les pêcheurs et attire l'attention de l'un d'eux.
Yukiko et Iwagawa passent de nouveau une belle journée. Yukiko croit possible que Igawaga puisse l'aimer, même veuve avec un enfant selon ses dires. D'autant qu'il admet bien volontiers son argument : " Seulement 6000 étoiles sont visibles à l'œil nu mais un milliard avec un télescope. La plupart brillent faiblement. C'est pareil à Ginza. Derrière les étoiles qu'on voit, il y a beaucoup d'étoiles invisibles et insignifiantes qui sont cachées. Elles méritent autant d'attention". Mais alors qu'ils reviennent à l'hôtel, Kyôko lui apprend que Haruo a disparu. Il n'est pas rentré déjeuner et n'est toujours pas là en fin d'après-midi. Yukiko lui laisse les deux places de théâtre pour le soir, achetées par Shizue, et part à la recherche de son fils. Malgré l'aide des Kineya, Haruo reste introuvable. Ils ne le retrouvent que lorsqu'ils se décident à prévenir la police. Haruo rentre avec un panier de poissons, heureux de sa journée. Mais, impulsive, désemparée, Yukiko le rabroue tant qu'il pleure.
Pendant ce temps Kyôko et Iwagawa, revenus du théâtre, discutent mythologie et astronomie sur fond de tension amoureuse. Il lui propose de l'inviter dans son village. Delà complices, ils admirent La Grande Ourse.
Yukiko veille sur le sommeil de son fils et indique à Saku Kineya qu'elle peut fermer la maison : Kyôko a dû rentrer chez elle, pense-t-elle.
Tôt le lundi matin, Yukiko se précipite à l'hôtel Tsutaya dans l'espoir de rejoindre Iwagawa avant son départ. Une mauvaise surprise l'y attend : Shizue est déjà là et a encore de plus mauvaises nouvelles : non seulement Iwagawa est déjà parti mais il a été raccompagné à la gare par une jeune femme qui aurait passé la nuit avec lui. Shizue est stupéfaite de ce comportement et se voit contrainte de renoncer à "Minot". Yukiko ne dit rien mais comprend que c'est Kyôko qui a passé la nuit avec Iwagawa.
Elle regagne tristement son appartement mais sa colère monte quand elle y retrouve Kyôko toute joyeuse. Elle lui fait part de son dépit de la voir se comporter comme une vulgaire hôtesse de bar aux mœurs légères sans croire que Kyôko ait pu seulement dormir chez Iwagawa. Mais Kyôko la désarme par son innocence et celle qu'elle connaît d'ishikawa. Radoucie, Yukiko souhaite le meilleur à sa jeune cousine, confiante dans la promesse de mariage de Iwagawa.
L'après-midi, Haruo interroge de nouveau un passant sur l'heure qu'il est. Fujimura est de nouveau chez Yukiko. Mais cette fois, elle refuse de lui donner de l'argent et se promet de travailler dur dans le but de fournir la meilleure éducation à son fils. Celui-ci en rentrant croise Fujimura sur le pont du canal qui n'a cette fois rien lui donner ce qui le surprend. Il croise sa maman juste avant qu'elle ne parte travailler. Yukiko lui promet qu'ils iront au zoo dimanche prochain ce qui l'emplit de joie et se met de bonne humeur à son travail scolaire. Vaillante, Yukiko franchit le pont pour entrer dans le quartier de Ginza.
Marquant la renaissance de la carrière cinématographique de Mikio Naruse après-guerre, Ginza Cosmetics offre une réponse japonaise au néoréalisme italien qui fleurit alors en Europe : moderne dans sa dédramatisation, sa fin ouverte et ses personnages saisis dans l'essence du temps quotidien. Durant une semaine, du mercredi après-midi au lundi après-midi, Yukiko, toujours digne dans l'un des rares métiers permettant aux femmes de gagner de l'argent, va encore croire à l'amour avant de laisser la place à sa jeune cousine. Sans amertume, Yukiko reprend alors vaillamment son chemin de mère célibataire. Le plan de la traversée du pont de Ginza, magnifique de discrète éloquence clôture un film où la précision de la mise en scène s'incarne dans la répétition de scènes aux subtiles décalages, où les déplacements des personnages dans le cadre révèlent les mouvements de leur âme que ponctuent fondus au noir et de fondus enchaînés.
Ginza Cosmetics, premier chef d’œuvre de Mikio Naruse
La diffusion très tardive de l'œuvre de Mikio Naruse en France et le reste de l'Europe se fait encore au coup par coup grâce à l'engagement des distributeurs, Les Acacias et, le plus souvent, Carlotta-Films, et aux fonds déployés pour la restauration en copies numériques restaurées. Disposer ainsi de copies d'une qualité inégalée se double du plaisir à réévaluer sans cesse l'œuvre du metteur en scène. Ginza Cosmetics ne bénéficiait ainsi que de quelques mots de Jean Narboni dans son ouvrage Mikio Naruse, les temps incertains (Cahiers du cinéma, mai 2006) lorsque le film était connu dans sa traduction française un peu désuète du Fard de Ginza.
Les premiers films de Naruse révèlent un metteur en scène à l'aise avec la comédie qui tend même parfois vers le burlesque. Ils témoignent aussi d'une forte aspiration au bonheur, comme le suggère par exemple la manifeste bienveillance du réalisateur vis-à-vis du progrès. Mais bien vite le contexte politique et le militarisme envahissant freinent sa carrière, et la guerre y met un terme provisoire. De plus, son union malheureuse avec la comédienne Sachiko Chiba, dont naît pourtant un fils, plonge Naruse dans une dépression profonde. La mélancolie s'affirme dès lors au centre de son œuvre. A partir des années 50, le cinéaste affine sa démarche et se spécialise dans le shomin geki, genre qui vise à dépeindre le quotidien du petit peuple.
Il en est ainsi de Ginza Cosmetics qui peint un univers cloisonné, empoisonné par l’omniprésence des rapports d’argent, et dont toute tentative de mise en branle paraît vouée soit à l’échec, soit à un destin très incertain. Le film, sans s’appuyer sur des événements historiques concrets, constitue une véritable étude des symptômes d’après-guerre.
Kinuyo Tanaka (1909-1977) est l'actrice fétiche de Yasujiro Ozu et Kenji Mizoguchi et deviendra elle-même réalisatrice en 1953. Elle a 41 ans quand elle interprète toute en retenue et en profondeur émotionnelle le rôle de Yukiko. Elle est alors censée avoir 34 ans. Mais comme le lui fait remarquer Sachiko, sa patronne, elle paraît plus âgée que Shizue qui en a deux de plus. Le métier de gérante de bar, cumulé à celui d’hôtesse et de mère célibataire est en effet éprouvant. Yukiko fume, boit volontiers et dort peu. Dans le contexte de l'après-guerre où comme l'ont montré Ozu, Mizoguchi (ou Tanaka dans ses films) nombre de femmes n'avaient pas d'autre choix durant la guerre et après que la prostitution pour survivre, Yukiko a pu faire un autre choix. Diplômée, elle aime la poésie et les écrits de Maupassant et a obtenu la confiance de Sachiko pour gérer le Bel Ami. Elle gagne ainsi suffisamment d'argent pour élever son fils dans de bonnes conditions. Ils vivent un peu à l'écart du quartier de Ginza (qui va progressivement devenir l'équivalent des Champs Élysées parisiens), juste de l'autre côté de la rivière Sumida dans le quartier plus populaire près des installations portuaires. C'est là que se rend Fujimura après ses visites à Yukiko et où il rencontre Haruo sur un autre pont, celui qui enjambe le canal. C'est aussi là que Sugano (Konno dans les sous-titres) entraîne Yukiko dans un entrepôt.

*Kyôko est probablement la jeune cousine de Yukiko. Yukiko présente Kyôko comme sa jeune sœur à Igawaga mais ce n'est qu'un mensonge de plus, anodin, fait au naïf jeune homme. Quand Yukiko et Kyôko discutent toutes les deux au début du film, Yukiko s'enquiert de la santé du père de Kyoko, probablement atteint de la tuberculose. Elle acte que cela doit être dur pour sa famille, certes émotionnellement mais aussi financièrement puisque le père est contraint au repos. Kyôko remercie alors Yukiko d'avoir parlé à sa mère pour la dissuader d'abandonner son projet de faire de sa fille la maîtresse d'un homme riche. Yukiko a ainsi engagé Kyoko, l'hébergeant souvent puisqu'elle habite, comme l'a indiqué Yumiko, à Iwagawa, en bordure de Tokyo et desservie par le train. Yukiko protège Kyôko des mauvaises fréquentations auxquelles sont exposées les plus jeunes hôtesses de bar : Yumiko et Akemi notamment. Toshiko, elle est mariée à un réalisateur qui gagne un maigre salaire (l'une des annotations amusantes du film) et a deux enfants. Elle doit mentir aux clients, prétextant un appel de son frère quand c'est son mari qui cherche à la joindre au Bel Ami.
Shizue a choisi le compromis. Elle est la maîtresse de Kasai qui vit 15 jours avec elle et 15 jours à Osaka, probablement chez sa femme. Shizue est richement entretenue dans une jolie maison proche du quartier de Shibuya. Elle est toujours amoureuse de Iwagawa qu'elle a connu durant la guerre dans le village où elle s'était réfugiée. Pour le conquérir, le temps de sa semi-liberté, elle a besoin d'être indépendante financièrement.
Saku Kineya, la voisine du dessous de Yukiko, est professeure de Nagauta. Saku aimerait semble subvenir seule aux finances du couple car son mari passe son temps à jouer aux courses, y perdant autant d'argent qu'il gagne parfois. Saku aimerait lui donner une leçon comme "à tous les hommes pitoyables" comme elle l'exprime Yukiko quand, elle aussi, a succombé à sa gentillesse en donnant 200 yens à Fujimura.
Des hommes souvent pitoyables et des enfants en devenir
Ces hommes pitoyables dont parle Saku, les hôtesses de bar les voient tous les jours. Le lubrique Sugano dont la noirceur de son agression sexuelle dans l’entrepôt est désarmocée par les deux burlesques témoins de l’autre coté de la porte. Gonroku Shirai fait subir aux hôtesses sa voix "à faire tourner le lait" et Chûya Sakurai s'en tirerait volontiers sans rien payer des 3 000 yens quil doit. "Il faut se méfier des beaux parleurs et ceux qui ont un petit salaire sont dangereux. Les hommes célibataires, sans problèmes parfaits, cela existe t-il ?" C'est alors que surgit le parfait Iwagawa, libre, aimant et riche. Mais il vient de nulle part, d'en dehors de Tokyo en tous les cas, et vit sans doute en partie dans les étoiles.
Les enfants sont particulièrement soumis aux affres de la grande ville. Haruo se laisse entraîner trop facilement par les adultes (le pêcheur mais aussi ceux à qui il demande l'heure ou un cadeau). La jeune chanteuse du bel Ami n'a que huit ans et de petits garçons vendeurs de galettes de riz et les petites filles vendeuses de fleurs, viennent régulièrement travailler la nuit.
Fluidité de la mise en scène.
Naruse ordonne sa mise en scène autour de la répétition des mêmes gestes positions et trajets de ses personnages avec des variations aussi subtiles que particulièrement émouvantes.
Le samedi puis le dimanche Yukiko puis Kyôko éprouvent intensément leur amour de Iwagawa en observant avec lui La Grande Ourse. Yukiko reprend avec lui le poète qu'elle avait longtemps oublié dont il rappelle le début avant qu'elle le prolonge : Je suis la Grande Ourse, inébranlable pour l'éternité. Tu es le soleil dans le ciel de mon cœur. Demain lève toi à l'est et couche toi à l'ouest. Le samedi, c'est Yukiko qui assise couve de son regard l’homme qu'elle aime alors que malgré leur rapprochement, Iwagawa ne regarde jamais Yukiko que comme une femme dont il apprecie la compagnie. Le dimanche soir, c'est Kyôko qui s'offre au regard amoureux de Iwagawa. Les mots sont inutiles tant les regards sont éloquents.
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Encore plus remarquable est la réconciliation entre Yukiko et Kyoko. Le lundi matin en revenant de l'hôtel avec Suzue où elles espéraient retrouver Iwagawa, Yukiko a compris que Kyôko a passé la nuit avec lui. Elle regagne tristement son appartement mais sa colère monte quand elle y retrouve Kyôko toute joyeuse . Elle lui fait part de son dépit de la voir se comporter comme une vulgaire hôtesse de bar aux mœurs légères. Elle refuse de croire que Kyôko ait pu seulement dormir chez Ichigawa sans aller bien au-delà. Kyôko lui répond "Igawaga n'est pas comme ça". Comme foudroyée par la vérité de ce mot Yukiko s'en assoit
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La confrontation, amorcée debout entre les deux femmes, s'en adoucit d'autant et c'est Kyôko qui s'assoit alors aussi.
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Puis Yukiko quitte la fenêtre et les deux femmes sont réunies dans le plan avec un recadrage entre les portes coulissantes.
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On notera aussi deux très beaux fondus enchaînés. Yukiko pleure de soulagement après avoir retrouvé son fils mais se profile aussi pour elle la fin de son rêve d'amour avec Ichigawa puisque celui-ci est dorénavant amoureux de Kyoko.
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Après sa réconciliation avec Kyoko, Yukiko sort de son rêve dont l'avenir est barré par Kyôko et reprend sa place dans un Tokyo qui se modernise.
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A partir de là, le film se conclut par la répétition des scènes du début. Haruo demande l'heure à un passant ; Fujimura rend visite à Yukiko puis retrouve Haruo sur le pont du canal qui, si cette fois, il ne reçoit rien, se précipite à temps pour retrouver sa maman avant son départ au travail. La vie a repris son cours, d'où le très beau plan final où Yukiko franchit le pont vers Ginza sur une musique qui exalte son courage.
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Jean-Luc Lacuve, le 29 avril 2026.