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16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, sort de son collège de Conflans-Sainte-Honorine. Sa voix venue d'outre tombe déclare qu'il n'a jamais voulu être un héros mais seulement susciter des vocation pour les études chez ses élèves. S'il est désormais un héros de la république, après tout, pourquoi pas.
Onze jours plus tôt. Ce lundi matin Samuel Paty conduit joyeusement son fils chez sa mère pour qu'il aille en voiture à l'école sous la conduite de son beau-père. Dans son cours d'instruction civique avec ses élèves de quatrième,il annonce un cours sur la liberté d'expression qui va s'appuyer sur les célèbres caricatures de Charlie-hebdo. Il demande alors à ceux qui pourraient être choqués par ces représentations de Mahomet de quitter brièvement la salle pendant leur projection. Quelques élèves s'exécutent avant de revenir en classe quelques minutes plus tard. Le cours porte sur les points positifs ou négatifs (blasphème, irrespect) de ces caricatures. Samuel Paty conclut en disant que la liberté d'expression protège chaque religion au sein de la sphère privée mais n'interdit pas de s'en moquer dans l'espace public. La notion de phénomènes est donc inexistante en droit français et l'irrespect manifesté par ces caricatures vise d'autres fois toutes religions , tout parti politique ou tout corps constitué. Une blague consignée dans le carnet de Samuel Paty met fin au cours.
Dans le hall du collège, les élèves discutent du cours, surpris par ce qu'ils viennent de leur être montré. Bachira, une élève de quatrième d'une autre classe entend ces propos notamment que Mahomet était nu. Puis par jeu, elle prend la casquette d'un des élèves mais quand cela menace de dégénérer, la proviseur adjointe lui intime l'ordre de ramasser la casquette, ce qu'elle refuse de faire et se voit confisquer son portable qu'elle gardait allumé. La proviseur adjointe, excédée de ce nouveau débordent de Bachira, propose à la proviseur de convoquer la mère de l'élève. La secrétaire se charge de l'opération mais Fatima Saïdi défend comme à son habitude sa fille et refuse la convocation.
Le mardi, Bachira arrive très en retard au cours de Samuel Paty, bien après la diffusion des caricatures. Comme elle est bruyante et sans gêne, Samuel Paty la réprimande et heurte sa chaise, disposée négligemment dans l'allée.
Ce même mardi, la mère de Bachira apprend que sa fille est exclue deux jours pour ses absences répétées et son insolence. Elle s'en inquiète auprès de sa fille tout juste revenue de l'école qui prétend que c'est parce que Samuel Paty a présenté aux élèves la photo d'un homme nu et d'avoir indiqué "C'est le Prophète" qu'elle s'est révoltée au point que Samuel Paty a heurté sa chaise et la fait renvoyée pour deux jours du collège.Se sentant humiliée et méprisée elle ne veut plus y revenir...


C'est un film dossier, spécialité de son réalisateur, où le contenu prime sur le regard porté sur lui. C'est ainsi les terribles mécanismes qui ont conduit Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, à être assassiné par arme blanche et décapité peu après être sorti de son collège de Conflans-Sainte-Honorine qui sont exposés avec clarté, compte-tenu des multiples protagonistes, et sensibilité envers un homme tout dévoué à son travail.
L'abandon dont il est question est celui d'un systeme où personne, si ce n'est la direction du collège, a pris la mesure du danger que courait un homme livré à la pature des reseaux sociaux et la haine inéxorable et sans écoute de deux hommes enfermés dans leur colère et d'un fou radicalisé.
Adminiratifs de l'education nationale, polices nationale et municipale et jsutice ont fait leur travail mais de façon routinière, trop lentement sasn empathie, sans faire bloc. Il en est de même ici des collègues de Samuel Paty dont seulement deux le souteinent vraiment alors que deux autres emontrent hostiles et els autres inquiets. Une enseignante de français au collège du Bois-d’Aulne, a protesté auprès du journal Libération sur cette vision indiquant que Samuel Paty a bénéficié d'un « soutien personnel globalement » de la part de ses collègues, en rappelant qu'ils étaient « au moins quatre à l’emmener au collège le matin et à le ramener chez lui le soir », leurs messages de soutien ayant « abreuvé la boîte mail » de la victime le week-end précédant le drame.
Le scénario est écrit par Vincent Garenq et Alexis Kebbas, en collaboration avec une des sœurs de Samuel Paty, Mickaëlle Paty. Il s’inspire librement du livre-enquête, Les derniers Jours de Samuel Paty, du journaliste Stéphane Simon, publié en 2023.
Le tournage débute dans le plus grand secret le 2 juillet 2025 à Noisy-le-Roi, dans les Yvelines, jusqu'au 4 août suivant. Le 2 mars 2026, quelques heures après le verdict du procès en appel de Paty concernant les quatre hommes impliqués dans l’assassinat, la société de distribution, UGC, dévoile le titre, la bande-annonce et l'affiche du film et précise : "Nous avons choisi de ne pas communiquer pour donner la priorité à la justice et au procès en appel. Le verdict ayant été rendu, nous espérons que ce film prendra le relais, pour que l’histoire de Samuel Paty ne tombe pas dans l’oubli". A l'exception de Samuel Paty et de son assassin tous les noms des protagonistes ont été modifiés.