(1902-1981)
70 films
   
   
5

William Wyler est né le 1er juillet 1902 à Mulhouse, en Alsace. Il fait des études perturbées par la guerre à Paris puis à Lausanne. Neveu du producteur américain Carl Laemmle, il est embauché comme agent publicitaire pour la compagnie Universal en 1919, puis vient à Hollywood comme assistant réalisateur l'année suivante. De 1925 à 1928, il a la possibilité de réaliser une trentaine de petits westerns de complément de programme de deux ou trois bobines.

Naturalisé américain en 1928, il devient deux ans plus tard réalisateur de longs métrages. Durant cinq ans, il affermit sa réputation en signant des adaptations de pièces de théâtre et de best-sellers bien ancrés dans les conventions et les modes popularisées par le "New Deal" du président Roosevelt; à tel point qu'il deviendra très vite le cinéaste "respectable", bourgeois et conformiste, du cinéma américain durant plus de deux décades.

Dodsworth en 1936, d'après un roman de Sinclair Lewis, est son premier grand succès de prestige. Après avoir terminé Le vandale (1936) commencé par Howard Hawks, il confirme sa réputation en signant La rue sans issue qui est aussi l'un des premiers triomphes de Humphrey Bogart. A partir de ce moment, la sortie de chaque film de Wyler sera un événement. En 1938, L'insoumise avec Bette Davis, en 1939, Les Hauts de Hurlevent d'après le célèbre roman d'Emily Brontë, qui réunit le couple britannique Laurence Olivier-Merle Oberon, triomphent sur les écrans. Après Madame Miniver en 1942, qui sera l'un des plus gros succès commerciaux de cette période aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, William Wyler contribue à l'effort de guerre américain en réalisant des documentaires pour l'U.S. Air Force.

Il fait sa "rentrée" en 1946 avec un "film hommage des Américains à leurs soldats", Les plus belles années de notre vie, chronique sensible et touchante du retour des militaires dans leurs foyers et de leur difficile reconversion à la vie civile. L'oeuvre est un triomphe international et les sept Oscars qu'elle remporte contribuent à en faire l'un des films les plus célèbres de l'après-guerre.

Après cette nouvelle performance, William Wyler retrouve immédiatement sa place parmi les cinéastes américains les plus importants et les plus respectés. Il tourne dès lors régulièrement des films bénéficiant toujours d'une grande audience et qui illustrent les domaines les plus divers : le drame policier avec Histoire de détective (1951), La maison des otages (1955), la comédieavec Vacances romaines (1953), le drame de guerre La loi du Seigneur (1956), le western Les grands espaces (1958). En 1959, il est chargé de diriger la nouvelle version de Ben-Hur, l'une des plus grosses superproductions hollywoodiennes qui remportera à nouveau une pluie d'Oscars.

Après avoir surpris son public avec un film intimiste et jugé un peu malsain, L'obsédé (1964), dont le style et les préoccupations ne correspondent guère aux tendances de son oeuvre, il a dirigé les premiers pas cinématographiques de Barbra Streisand dans le fameux Funny Girl (1968).

Sa réputation de cinéaste de prestige aux Etats-Unis n'a jamais connu d'éclipse, même si aujourd'hui son oeuvre n'est plus guère appréciée de la critique.

Après une carrière de plus de 40 années à Hollywood, William Wyler a gagné trois fois les Oscars du meilleur film et de la meilleure réalisation en 1942, 1946 et 1959 avec Madame Miniver, Les plus belles années de notre vie et Ben-Hur. Au total, ses films ont rapporté pas moins de 27 Oscars à ses interprètes et à ses techniciens dans les domaines les plus divers (scénario, photo, décors, costumes, musique, etc.). William Wyler est décédé à Los Angeles le 27 juillet 1981

Filmographie :

1925 : The Crook Buster
1926 :The Gunless Bad Man, Ridin' for Love ,The Fire Barrier, Don't Shoot, The Pinnacle Rider, Martin of the Mounted, Lazy Lightning, The Stolen Ranch.
1927 : The Two Fister, Kelcy Gets His Man, Tenderfoot Courage, The Silent Partner, Blazing Days, Shooting Straight, Galloping Justice, The Haunted Homestead, Hard Fists, The Lone Star, The Ore Raiders,The Home Trail, Gun Justice, The Phantom Outlaw, The Square Shooter, The Horse Trader,Daze of the West, The Border Cavalier, Desert Dust.

1928

Thunder Riders
   
   

1928

Anybody here seen Kelly ?
   
   
1929 The shake down

 

 
   
1929 The love rap

 

 
   
1929 Hell's heroes
   
   
1930 Orages
  (The Stonn)
   
1931 A house divided
   
   
1932 Tom brown of Culver
   
   
1933 Her first mate

 

 
   
1933 Le grand avocat

(Counsellor at Law). Avec : John Barrymore (George Simon), Bebe Daniels (Rexy Gordon), Doris Kenyon (Cora Simon), Isabel Jewell (Bessie Green). 1h20.

La vie frénétique d'un brillant avocat new-yorkais.

   
1934 Glamour

 

 
   
1935 La bonne fée

(The Good Fairy). Avec : Margaret Sullavan (Luisa Ginglebusher), Herbert Marshall (Docteur Max Sporum), Frank Morgan (Konrad), Reginald Owen (Detlaff). 1h30.

Maurice Schlapkohl, le directeur du plus grand cinéma de Budapest, convainc le docteur Schultz d’engager une des pensionnaires de son orphelinat comme ouvreuse du «Dream Palace». Il choisit Luisa Ginglebusher, une jeune fille enthousiaste, naïve et fantasque qui fait rêver ses camarades en leur contant l’histoire de «La Bonne Fée». Au cinéma, Luisa fait la connaissance de Detlaff, un serveur de restaurant. À la sortie, alors qu’elle est courtisée par Joe, elle fait passer Detlaff pour son mari. Ce dernier, pris de sympathie pour Luisa, l’invite le lendemain à une soirée où il est de service. Là, Konrad, le propriétaire d’une compagnie sud-américaine de corned-beef, tente de la séduire. Pour réfréner ses avances, Luisa prétend être mariée à un avocat. Konrad insiste pour connaître son nom afin de l’employer. Luisa désigne – au hasard grâce à l’annuaire – le docteur Max Sporum. Le lendemain, Konrad lui rend visite et prétexte une recommandation de son ami le docteur Metz pour lui allouer 10.000 kronins et un contrat de cinq ans pour gérer ses affaires en Amérique du Sud. Ainsi, la voie sera libre pour séduire Luisa…

Cette dernière, curieuse, rend visite à son «mari», qui croit que son intégrité, son mérite et son travail sont les causes de cette bonne fortune. Luisa n’ose le détromper. Sur les conseils de sa «femme», Max se transforme, de docteur barbu et peu amène, en homme séduisant et jaloux. Konrad, toujours entreprenant, propose à Luisa le mariage. Elle est «sauvée» par Detlaff, toujours prêt à secourir sa protégée. Tandis que Konrad, furieux, avoue à Max qu’il a vu sa femme avec un serveur, Max lui révèle qu’il n’a pas de femme. Luisa et Detlaff arrivent alors, et la jeune femme est obligée d’avouer. Tout rentre dans l’ordre. Konrad, bon joueur, insiste pour garder Max à son service, et Luisa épouse enfin son «mari», l’homme qu’elle aime et qui l’aime.

   
1935 Le gai mensonge
  (The Gay Deception).
   
1936 Ils étaient trois

(These Three)

leur sortie de l'université, Martha et Karen, deux amies inséparables, ont fondé une très honorable institution pour jeunes filles. Elles se sont liées d'amitié avec un docteur, Joseph Cardin, qui les a aidées à s'installer. Bientôt, Jo s'éprend de la brune Karen et lui propose de t'épouser. La blonde Martha, également amoureuse du médecin, s'efface en silence.

Les deux femmes hébergent, bien malgré elles, une tante de Martha, Lily Mortar, vieille actrice insupportable et sans-gène. Un jour, sa nièce prie Lily de quitter la maison. La tante, toujours en veine de ragots, insinue méchamment que Martha souhaite l'éloigner pour rester seule avec Jo et tromper Karen ! Indignée, Martha la chasse. Mais les accusations mensongères de Lily ont été entendues par deux élèves : l'une, Mary, petite-fille de Mrs Tilford, la bienfaitrice de l'école, est une enfant menteuse et méchante; l'autre, Rosalie, naïve et timide, est terrorisée par Mary. Cette dernière voit le parti à tirer des propos de Lily pour discréditer l'école; elle raconte à sa grand-mère qu'il s'y passe la nuit des choses auxquelles des fillettes ne devraient pas assister, et que Rosalie confirme sous la menace de voir Mary dénoncer le vol d'un bracelet. Le scandale éclate. Les parents retirent leurs enfants de l'école. Jo, Karen et Martha perdent leur procès en diffamation contre Mrs Tilford : leur réputation est ruinée. Jo, chassé de son hôpital, part seul pour Vienne : Karen lui a avoué qu'elle craignait parfois qu'il existât une part de vérité dans tous les mensonges concernant ses rapports avec Martha.

La petite Rosalie reconnaît enfin avoir menti. S'il est trop tard pour réparer le tort fait à la réputation des trois amis, rien ne peut séparer désormais Jo et Karen. Quant à Martha, elle a retrouvé toute la confiance de son amie.

   
1936 Dodsworth

Avec : Walter Huston (Sam Dodsworth), Ruth Chatterton (Fran Dodsworth), Paul Lukas (Arnold Iselin), Mary Astor (Edith Cortright). 1h31.

L’industriel Sam Dodsworth se retire des affaires pour profiter de la vie avec Fran, avec qui il est marié depuis vingt ans et qui est plus jeune que lui. Ensemble, ils partent en Europe à bord du « Queen Mary ». Sur le navire, ils rencontrent le major Clyde Lockert, un Anglais avec qui Fran passe ses journées. Quant à Sam, il fait la connaissance d’Edith Cortwright, une Américaine récemment divorcée. Le dernier soir de la traversée, Lockert essaie d’embrasser Fran, qui se montre offusquée. Elle avoue tout à son mari.

À Paris, alors que Sam visite la ville, Fran, qui fréquente la haute société, rencontre le banquier Arnold Iselin. Sam a envie de rentrer en Amérique mais Fran, qui réclame sa liberté, préfère passer l’été dans une villa de Montreux avec ses amis. Le couple se dispute. À contrecœur, Sam repart seul. Très vite, la vie lui semble vide. Sans nouvelles de Fran, il en vient à soupçonner une liaison avec le banquier. Quand elle décide de prolonger son séjour, Sam lui fixe rendez-vous à Paris, où il fait également venir Iselin. Devant sa proposition de divorce, Fran, honteuse, rompt sa liaison.

À Vienne, quelques mois plus tard, Kurt von Obersdorf la demande en mariage. La jeune femme veut divorcer. Sam la quitte et entreprend de voyager. À Naples, il retrouve par hasard Edith Cortwright qui, le voyant malheureux, lui offre l’hospitalité. Peu à peu, il reprend goût à la vie. Edith et lui tombent amoureux. La mère de Kurt, la baronne von Obersdorf, s’oppose au mariage car elle juge Fran trop âgée pour donner un héritier à son fils. Fran le quitte et veut reprendre la vie commune avec Sam qui, en dépit des supplications d’Edith, part la rejoindre. Mais il la trouve d’un tel égoïsme qu’il la quitte définitivement pour vivre avec Edith.

   
1936 Le vandale

(Come and Get It). Coréalisé avec Howard Hawks, et Richard Rosson avec : Edward Arnold (Barney Glasgow), Joel McCrea (Richard Glasgow), Frances Farmer (Lotta Morgan), Walter Brennan (Swan Bostrom). 1h39.

1884, dans les forêts du nord Wisconsin. Barney Glasgow, énergique et ambitieux, dirige l'abattage des arbres pour le compte d'Hewitt, le patron de la scierie. Un soir de bombe, il s'éprend d'une chanteuse, Lotta, qu'il délaisse bientôt, carrière oblige, pour épouser Emma Louise, la fille d'Hewitt. Déçue, Lotta se marie avec Swan Bostrom, le meilleur ami de Barney.

1907. Glasgow est devenu un industriel prospère. Louise lui a donné deux enfants : Evvie, que courtise Tony, un contremaître, et Richard, impatient de se dégager de la tutelle de son père. Celui-ci part se reposer quelques jours à Iron Ridge, où vit Swan en compagnie de la fille née de son union avec Lotta, qui est morte il y a vingt ans. Barney tombe amoureux de la jeune femme, portrait de sa mère dont elle a gardé le prénom... Pour l'avoir près de lui, il héberge les Bostrom non loin de son usine, au risque de compromettre, par ses largesses à leur égard, son affaire, sa réputation et son ménage. Or Richard et Lotta sont attirés l'un vers l'autre et Glasgow, jaloux, tente d'éloigner ce fils devenu rival. Mais Richard, sûr de l'amour de Lotta, refuse de partir. Le jour du bal de l'entreprise, Barney surprend les jeunes gens tendrement enlacés : le père et le fils en viennent aux mains. Bousculé, humilié, Barney réalise qu'il n'est plus qu'un vieil homme ridicule. Emma Louise le réconforte :. Rasséréné, il rejoint ses employés en fête.

   
1937 La rue sans issue

(Dead End). Avec : Sylvia Sidney (Drina), Joel McCrea (Dave), Humphrey Bogart ('Baby Face' Martin), Wendy Barrie (Kay). 1h33.

Dans l'East Side de New York où de somptueux appartements voisinent avec les plus sordides taudis, opère une bande de jeunes voyous qui ne cessent de tourmenter Philip, un garçon riche. Leur idole est Baby Face Martin, un redoutable gangster, né dans le quartier. Un jour, Baby Face, accompagné de son acolyte Hunk, revient voir sa mère et son ancienne amie, Francey. Dave Connell qui a grandi avec lui dans les rues, lui demande de repartir, mais il lui rit au nez...

   
1938 L'insoumise

(Jezebel). Avec : Bette Davis (Julie Marsden), Henry Fonda (Preston Dillard), George Brent (Buck Cantrell), Margaret Lindsay (Amy Bradford Dillard). 1h43.

La Nouvelle-Orléans, 1850. Julie Marstone jeune, riche et jolie héritière, doit épouser Pres Dillard, jeune banquier dynamique, promis à un grand avenir. Julie, d'un tempérament fantasque, se signale par ses caprices et ses excentricités les plus divers, auxquels se soumet Pres, par amour. Un jour, il refuse de céder à son caprice. Pour l'embarrasser en public. Julie décide de porter une robe rouge à l'Olympus Ball, au lieu de la traditionnelle robe blanche que portent les jeunes filles non mariées. Au cours de ce bal, ses fiançailles avec Pres seront annoncées publiquement. Mais Julie se rend ridicule avec cette robe rouge. Pres en profite pour lui donner une leçon. Julie demande à Buck Cantrell, son admirateur depuis toujours, de la raccompagner. Pres rompt ses engagements et part dans le Nord, à Philadelphie. Certaine que Pres reviendra et lui pardonnera, Julie se retire, avec sa jeune tante Belle, à la campagne, dans sa plantation d'Halcyon. Trois ans plus tard, Pres revient à la Nouvelle-Orléans, où une épidémie de fièvre a décimé le personnel de sa banque. Julie prépare une grande réception en son honneur à Halcyon. Pres lui présente Amy, la jeune femme qu'il a épousée dans le Nord. Folle de rage, Julie pousse Buck à provoquer Pres en duel. Mais une épidémie de fièvre jaune s'est déclarée à la Nouvelle-Orléans. Pres s'en va; son jeune frère, Ted, tue en duel Buck. Pres est atteint par la fièvre; Julie se rend auprès de lui et le soigne. La loi martiale a été instituée. Lorsque la milice vient pour placer Pres en quarantaine, Julie supplie Amy de lui permettre de l'accompagner. Si Pres survit, elle promet de s'effacer devant Amy.

   
1939 Les Hauts de Hurlevent

(Wuhering Heights). Avec : Merle Oberon (Cathy), Laurence Olivier (Heathcliff), David Niven (Edgar Linton), Flora Robson (Ellen). 1h43.

Le jeune Heathcliff est recueilli par charité par M. Earnshaw. Hindley, le fils de celui-ci conçoit une profonde haine envers ce nouvel arrivant alors que Cathy, la sœur de Hindley sympathise immédiatement avec Heathcliff. Earnshaw meurt et les années passent...

   
1940 Le cavalier du désert

(The Westerner). Avec : Gary Cooper (Cole Harden), Walter Brennan (le Juge Roy Bean), Doris Davenport (Jane Ellen Mathews), Fred Stone (Caliphet Mathews), Forrest Tucker (Wade Harper), Paul Hurst (Chickenfoot), Chill Wills (Southeast), Lilian Bond (Lily Langtry), Dana Andrews (Hod Johnson), Charles Halton (Mort Borrow). 1h40.

Accusé à tort d'avoir volé un cheval, Cole Hardin est conduit au saloon qui sert également de salle du tribunal au juge Roy Bean. Celui-ci est le seul magistrat à “rendre la justice” à l'ouest du Pecos, et il use et abuse de ce privilège.

Durant la délibération, Cole se rend compte que le juge Bean voue un véritable culte à Lily Langtry. Il affirme au juge connaître très bien Lily. Bean s'arrange pour faire relâcher Cole qui, en échange, s'engage à lui donner une boucle de cheveux appartenant à Lily.

Plus tard, en route pour la Californie, Cole s'arrête à la ferme de Caliphet Mathews. Sa fille, Jane-Ellen, convainc Cole que ce sont les fermiers qui ont raison, dans la lutte qui les oppose aux éleveurs de bétail. Il devient un ardent défenseur des fermiers.

Le juge Bean, au moment de faire arrêter Cole, se souvient de la boucle de cheveux promise, et aide Cole à rassembler le bétail lâché sur les terres des fermiers. Cole lui remet une boucle... prélevée sur la tête de Jane-Ellen !

Par la suite, les hommes de Bean mettent le feu aux récoltes et incendient des fermes. Le père de Jane-Ellen est tué. Cole se rend à Fort Davis où se trouvent Bean... et Lily Langtry. Le duel est inévitable entre Cole et Bean. Ce dernier est mortellement blessé. Cole le porte chez Lily : Bean baise la main de Lily et rend le dernier soupir.

   
1940 La lettre

(The Letter). Avec : Bette Davis (Leslie Crosbie), Herbert Marshall (Robert Crosbie), James Stephenson (Howard Joyce). 1h35.

Un soir que son mari Robert est parti en inspection dans la plantation de caoutchouc qu'il dirige en Malaisie, Leslie Crosbie abat de plusieurs balles de revolver un ami de la famille, Geoffroy Hammond. À la police, elle déclare que l'homme avait tenté de la déshonorer. Son mari la croit sur parole, mais leur avocat, Howard Joyce a des doutes...

   
1941 La vipère

(The Little Foxes). Avec : Bette Davis (Regina Giddens), Herbert Marshall (Horace Giddens), Teresa Wright (Alexandra 'Xan' Giddens), Richard Carlson (David Hewitt). 1h55.

Regina Giddens a une passion : l'argent. Ses frères la servent avec fidélité et soumission dans ses entreprises financières. Découvrant qu'une nouvelle possibilité de faire fructifier son capital lui est offerte mais qu'il lui manque 75 000 dollars, elle envoie sa fille Alexandra à Baltimore pour qu'elle ramène son mari Horace qui se remet d'une grave maladie. Horace comprend vite ce que souhaite Regina mais il se refuse à lui donner l'argent nécessaire. Regina ne pouvant obtenir d'Horace ce qu'elle voulait, son neveu Leo Hubbard qui travaille à la banque réussit à s'emparer de bons négociables dans le coffre d'Horace. Regina en profite pour faire chanter ses deux frères, Ben et Oscar. Horace succombe à une crise cardiaque sans que Regina tente quoique ce soit pour lui venir en aide mais Alexandra découvre la véritable personnalité de sa mère. Elle la quitte alors pour partir avec David Hewitt qu'elle aime.

   
1942 Madame Miniver

(Mrs Miniver). Avec : Greer Garson (Kay Miniver), Walter Pidgeon (Clem Miniver), Teresa Wright (Carol Beldon), Dame May Whitty (Lady Beldon). 2h14.

1939 : à Belham, près de Londres, la guerre va troubler le calme paisible de la famille Miniver : Kay, son mari et ses trois enfants Vin, Toby et Judy. Vin s'engage dans la Royal Air Force; Mrs Miniver fait partie de la défense passive. Fin mai 1940, Mr Miniver est appelé au poste de commandement de son secteur. Au cours de l'absence de son mari, Kay recueille un Allemand blessé qui la menace et la contraint à le nourrir et à le cacher. Bientôt le grand assaut de l'aviation allemande commence et la vie s'écoule le plus souvent dans les abris de fortune. Au beau milieu de la traditionnelle fête florale de Belham, on apprend que les avions allemands se dirigent vers Londres. Vincent Miniver revient avec la jeune fille qu'il a épousée, Carol. Celle-ci sera tuée au cours du raid alors qu'elle se trouvait aux côtés de Mrs Miniver. Dans l'église sinistrée, le pasteur exalte les morts et exhorte les vivants à continuer la lutte pour la liberté.

   
1944 Le Memphis Belle, l'histoire d'une forteresse volante

 

(The memphis Belle). 0h38.

Ce documentaire tourné sur le vif raconte la dernière mission de bombardements sur l'Allemagne du "Memphis Belle" et de ses vétérans. Un des opérateurs de Wyler fut tué lors du tournage.

   
1946 Les plus belles années de notre vie

(The best years of our Life). Avec : Myrna Loy (Milly Stephenson), Fredric March (Al Stephenson), Dana Andrews (Fred Derry). 2h50.

En 1945, trois soldats font connaissance dans un centre de démobilisation aux Etats-Unis : le sergent d'infanterie Al Stephenson, le capitaine d'aviation Fred Derry, le marin Homer Parrish. Leurs sentiments sont partagés entre l'impatience et l'appréhension de rentrer chez eux...

   
1947 Thunderbolt

0h40.

Tourné en 1944, ce documentaire montre les activités du 57e groupe de chasse de l'U.S. Air Force chargé de pilonner les lignes allemandes et d'ouvrir la route de Rome aux troupes alliées.

   
1949 L'héritière

(The Heiress). Avec : Olivia de Havilland (Catherine Sloper), Montgomery Clift (Morris Townsend). 1h15.

A la fin du siècle dernier, Catherine Sloper, une jeune fille maladroite, timide et sans grâce, vit dans une rutilante demeure de Washington Square, le " beau quartier" de New York, en compagnie de son père, Austin, veuf et richissime. Un soir, au cours d'un bal, elle fait la connaissance de Morris Townsend, un jeune homme séduisant qui demande à la revoir....

   
1951 Histoire de détective

(Detective Story). Avec : Kirk Douglas (Détective James 'Jim' McLeod), Eleanor Parker (Mary McLeod), William Bendix (Détective Lou Brody), Cathy O'Donnell (Susan Carmichael). 1h43.

Inspecteur dans le 21e district de New York, James McLeod est un policier qui ignore l'indulgence et la pitié. Il ramène au poste le jeune Arthur accusé d'avoir dérobé de l'argent à son patron.

McLeod poursuit en outre de sa haine le docteur Schneider, soupçonné de pratiquer des avortements illégaux. Au cours d'un transfert pour confronter l'accusé à un témoin, McLeod ne peut contenir sa fureur et le brutalise.

Le chef direct de McLeod, le lieutenant Monaghan, mène sa propre enquête et se voit confirmer ses soupçons : Mary, la propre femme de McLeod, eut jadis recours au docteur Schneider... Ce qui explique l'acharnement du policier. Mais, au cours d'une confrontation ultérieure, Monaghan se rend compte que l'inspecteur n'était nullement au courant de l'opération dont sa femme fut victime.

La vie de McLeod est brisée : son cerveau soupçonneux, sa dureté, son rigorisme nie peuvent lui permettre d'excuser sa femme. PlutÔt que de continuer à vivre dans un monde OÙ ses conceptions puritaines ne sont plus appropriées, il préférera mourir bravement en désarmant un gangster qui menace ses collègues dans le poste de police. Non sans avoir déchiré, au dernier moment, le rapport qu'il rédigeait sur le jeune Arthur : le seul geste de pitié de toute sa carrière...

   
1952 Un amour désespéré

(Carrie). Avec : Laurence Olivier (George Hurstwood), Jennifer Jones (Carrie Meeber), Miriam Hopkins (Julie Hurstwood), Eddie Albert (Charles Drouet). 1h58.

Chicago, au début du siècle. À dix-huit ans, Carrie Meeber a quitté sa province natale pour venir tenter sa chance à la ville, où sa sœur Minnie est déjà installée. Dans le train, elle a fait la connaissance d'un sympathique voyageur de commerce, Charles Drouet, séduit par sa jeunesse et sa beauté.

Les premiers mois sont durs : la sœur de Carrie vit pauvrement, elle-même ne trouve à s'employer que dans une fabrique de chaussures, où le rythme de travail est harassant. Licenciée à la suite d'une maladresse, elle se retrouve à la rue. Elle est recueillie par Drouet, dont elle devient la maîtresse, quoiqu'elle n'éprouve pour lui que de l'amitié. Un jour, dans un restaurant à la mode, elle est remarquée par le gérant, George Hurstwood, bel homme mûr qui tombe éperdument amoureux d'elle. Il lui cache qu'il est marié et père de famille. Leur passion, partagée, va tourner au drame. Hurstwood prélève 10 000 dollars dans la caisse du restaurant afin de fuir avec Carrie à New York, où il l'épouse. Sa femme, Julia, s'interpose avec éclat. Fitzgerald, le patron du restaurant, lance un inspecteur sur la trace des fuyards. Hurstwood est accusé de bigamie et contraint de rembourser son vol.

La vie avec Carrie, d'abord idyllique, devient de plus en plus difficile. L'argent manque. Pour subvenir aux besoins du ménage, Hurstwood doit accepter une place de serveur dans un bar de troisième ordre. Son fils, pendant ce temps, s'est marié et a fait fortune. Carrie finit par se détacher de ce compagnon vieillissant qui a perdu toute sa superbe. Elle entame une carrière théâtrale, qui lui vaut d'être bientôt une des actrices les plus en vue de Broadway.

Un soir, à la sortie des artistes, un vieillard lui demande l'aumône : c'est George, que la déchéance a réduit à la mendicité. Elle voudrait l'aider à remonter la pente, mais il est trop tard. Il disparaît, avec des idées de suicide en tête...

   
1953 Vacances romaines

(Roman Holyday). Avec : Gregory Peck (Joe Bradley), Audrey Hepburn (Princesse Ann), Eddie Albert (Irving Radovich). 1h58.

Il était une fois une toute charmante princesse, Anne, dont les nerfs, mis à rude épreuve par un protocole draconien, craquèrent un jour alors qu'elle était en visite officielle à Rome. Avant que le puissant somnifère qu'on lui a administré ne fasse effet, elle a le temps de fuir l'ambassade et de gagner les rues de la ville éternelle. C'est là, sur un banc public, que Joe Bradley, jeune et beau journaliste américain, la recueille endormie et l'emmène finir sa nuit chez lui...

   
1955 La maison des otages

(The desperate hours). Avec : Humphrey Bogart (Glenn Griffin), Fredric March (Dan C. Hilliard), Arthur Kennedy (Jesse Bard). 1h52.

La police recherche activement trois bandits évadés : deux frères, Glenn et Hal Griffin, et une brute criminelle qui les accompagne, Sam Kobish. Les fugitifs font irruption dans la maison d'une paisible famille américaine, les Hilliard. Dan et Eleanor Hilliard ont deux enfants : un petit garçon, Ralphie, et une jeune fille, Cindy...

   
1956 La loi du Seigneur

(Friendly Persuasion). Avec : Gary Cooper (Jess Birdwell), Dorothy McGuire (Eliza Birdwell), Anthony Perkins (Josh Birdwell). 2h17.

1862. La guerre de Sécession n’a pas encore touché l’existence paisible de la famille Birdwell, qui vit dans l’État nordiste de l’Indiana. Jess, sa femme Eliza, et leurs trois enfants, Josh, Mattie et le petit Jess, sont quakers et respectent leur prochain. Comme chaque dimanche, ils vont à la “maison de réunion” faire pénitence. Comme chaque dimanche, en chemin, Jess encourage son cheval à faire la course avec celui de son voisin Sam Jordan, dont le fils, Gard, courtise Mattie...

   
1958 Les grands espaces

(The big Country). Avec : Gregory Peck (James McKay), Jean Simmons (Julie Maragon), Carroll Baker (Patricia Terrill). 2h45.

Venant de Baltimore, James McKay arrive dans le petit village de San Rafael, au cœur de l'Ouest américain, pour y retrouver sa fiancée Patricia, fille du major Terrill, gros propriétaire de la région. Une terrible rivalité oppose ce dernier à l'éleveur Hannassey : tous deux désireraient s'emparer d'une petite bande de terre, Big Muddy, contenant la seule source d'eau potable de la contrée...

   
1959 Ben-Hur

Avec : Charlton Heston (Judas Ben-Hur), Jack Hawkins (Quintus Arrius), Haya Harareet (Esther), Stephen Boyd (Messala). 3h34.

Judas Ben-Hur, prince de Judée, et sa famille accueillent dans leur demeure un ami d'enfance, Messala, venu prendre la tête de la garnison de Jérusalem. Ben-Hur et Messala, tout à la joie de se retrouver, boivent ensemble à leur amitié. Mais leurs caractères se heurtent : Ben-Hur ne pense qu'à la liberté pour son peuple, Messala ne voit que l'incomparable grandeur de Rome...

   
1961 La rumeur

(The Children's Hour). Avec : Audrey Hepburn (Karen Wright), Shirley MacLaine (Martha Dobie), James Garner (Joe Cardin). 1h47.

Fiancée au docteur Joe Cardin, Karen Wright dirige, en association avec Martha Dobie, une école pour jeunes filles de bonne famille. Les deux femmes rencontrent maintes difficultés avec Mary, une menteuse pathologique âgée de douze ans, petite-fille d'Amelia Tilford, l'une des femmes les plus influentes de la région...

   
1964 L'obsédé

(The Collector). Avec : Terence Stamp (Freddie Clegg), Samantha Eggar (Miranda Grey), Mona Washbourne (Tante Annie). 1h57.

Freddie Clegg, jeune employé de bureau et passionné de la chasse aux papillons, nourrit une passion éperdue pour une jolie étudiante en dessin, Miranda Grey. Freddie prend la jeune fille en filature et finit par l'enlever en la chloroformant....

   
1966 Comment voler un million de dollars

(How to Steal a Million). Avec : Audrey Hepburn (Nicole Bonnet), Peter O'Toole (Simon Dermott), Eli Wallach (Davis Leland), Hugh Griffith (Charles Bonnet). 2h03.

Charles Bonnet possède une prestigieuse collection de peintures dont il daigne de temps en temps vendre quelques pièces à de richissimes amateurs. Ces derniers ignorent toutefois qu’il est lui-même l’auteur de ces tableaux, habilement imités des maîtres du passé. Aujourd’hui, il accepte de prêter pour une exposition du musée Kléber-Lafayette une soi-disant «Vénus» de Cellini. Sa fille Nicole s’inquiète : la statuette, réalisée jadis par son grand-père, ne saurait faire illusion si elle était confrontée aux moyens d’investigation modernes. Trop fier de proposer cette œuvre à l’admiration de milliers de badauds, Charles la confie néanmoins à M. Grammont, le directeur du musée. La nuit suivante, Nicole surprend chez elle un cambrioleur, Simon Dermott, venu dérober un Van Gogh récemment exécuté par son père. Elle blesse légèrement l’intrus, mais comme il a beaucoup de charme (et qu’une enquête de police pourrait avoir des conséquences fâcheuses), elle le raccompagne discrètement à son hôtel. En réalité, Simon est un expert chargé de traquer les faussaires. Il a découvert que le Van Gogh était une imitation mais, séduit par Nicole, il renonce à dévoiler le pot-aux-roses à son patron, Maître Solnay. Peu après le début de l’exposition, Charles signe la police d’assurance souscrite par le musée, apprenant trop tard qu’elle est assortie d’une clause d’examen de la Vénus par un expert renommé. Une seule solution : faire disparaître promptement la statuette. Nicole s’adresse alors au seul «voleur» qu’elle connaisse, Simon, et ils réussissent ensemble un rocambolesque cambriolage. Le plus bouleversé de tous est Davis Leland, un milliardaire américain qui espérait obtenir un jour le merveilleux Cellini assorti, si possible, de la main de Nicole. Le malheureux confie son chagrin à Solnay, qui l’adresse à Simon. Ce dernier lui remet la Vénus en lui faisant promettre de ne jamais la montrer et de ne jamais chercher à revoir les Bonnet.

Après avoir avoué à Nicole sa véritable profession, Simon recommande à Charles de cesser définitivement ses activités. Mais l’incorrigible faussaire s’apprête déjà à vendre son Van Gogh à son meilleur client, le señor Paravideo.

   
1968 Funny Girl

Avec : Barbra Streisand (Fanny Brice), Omar Sharif (Nick Arnstein), Kay Medford (Rose Brice), Anne Francis (Georgia James). 2h32.

Fanny Brice a pour ambition de devenir une actrice. Grâce au régisseur Eddie Ryan, elle parvient à être engagée dans la troupe de girls du Keeney's Music Hall. Keeney lui offre un contrat de comédienne et de chanteuse et elle fait la connaissance de Nick Arnstein, playboy et joueur professionnel, puis de l'imprésario Florenz Ziegfeld qui l'engage pour être la vedette de ses nouvelles "Follies".

Fanny ne tient pas compte des directives de Ziegfeld et remporte un succès public considérable. Elle revoit Nick Arnstein et elle décide d'abandonner les "Follies" pour le suivre en Europe. Ils se marient et ont une petite fille. Mais les affaires de Nick tournent mal et Fanny est obligée de retourner aux "Follies". Gêné par le succès de sa femme, Nick est compromis dans une affaire louche et condamné à dix-huit mois de prison. Fanny refuse néanmoins de divorcer. Elle n'accepte la séparation que lorsque Nick sort de prison.

   
1970 On n'achète pas le silence

(The Liberation of L.B. Jones). Avec : Lee J. Cobb (Oman Hedgepath), Anthony Zerbe (Willie Joe Worth), Roscoe Lee Browne (L.B. Jones), Lola Falana (Emma Jones), Lee Majors (Steve Mundine) Barbara Hershey (Nella Mundine). 1h42.